07 octobre 2020

Batwheels : la Batmobile héroïne d'une série animée pour enfants

Trop sombre, l'univers de Batman ? Warner Bros Animation lance la production de Batwheels, une série pour enfants centrée sur la Batmobile. Selon Variety, on y retrouvera donc Bam la Batmobile (l'héroïne), accompagnée de Bibi (la moto de Batgirl), Red (Redbird, la voiture coupé sport de Robin), Jett (le Batwing) et Buff (le Bat Truck) combattant le crime à Gotham City. La série sera diffusée sur Cartoon Network et HBO Max.

Outre le fait de toucher un nouveau public avec l'univers de Batman (Warner prévoit une série pour les 3-4 ans), il s'agit aussi probablement pour la firme de vendre des jouets. Le titre Batwheels n'est pas laissé au hasard et surfe sur la vague des Hot Wheels, ces petites voitures à succès qui ont déjà donné lieu à des séries, des films d'animation et des jouets vendus par millions. Un film "live action" Hot Wheels a d'ailleurs été annoncé pour 2022.

Quant à la Batmobile version live, on ne la verra pas tout de suite puisque le film de Matt Reeves avec Robert Pattinson a été repoussé au 4 mars 2022 aux Etats-Unis et n'a pas encore sa date française précise.

Mort du comédien Wladimir Yordanoff à 66 ans

Le comédien Wladimir Yordanoff est décédé à 66 ans, en Normandie, des suite d'une maladie fulgurante. Avec le tandem Jaoui-Bacri, il avait marqué le public avec son rôle irrésistible dans Un air de famille (réalisé par Cédric Klapisch) notamment.

Fils du violoniste Luben Yordanoff, Wladimir Yordanoff est l'élève d'Antoine Vitez au Conservatoire. Il mène par la suite une brillante carrière sur les planches, travaillant avec les plus grands metteurs en scène de théâtre, tels que Roger Planchon, Patrice Chéreau ou Bernard Sobel. Aperçu dans la série Les Dames de la côte, il fait ses débuts au cinéma en 1981 dans Un dimanche de flic de Michel Vianey. On le retrouve ensuite chez des cinéastes exigeants comme Margarethe von Trotta (L'Amie, 1982), Andrzej Wajda (Danton, Les Possédés), Andrzej Zulawski (L' Amour braque, 1985) ou encore Robert Altman (il est Gauguin dans Vincent et Théo en 1991).

Mais c'est encore grâce au théâtre que Wladimir Yordanoff accède à la célébrité : il est Philippe, un cadre sup qui fait la fierté de sa mère, dans Un air de famille, la pièce à succès de Jaoui et Bacri en 1994, puis dans l'adaptation cinématographique que signera Klapisch en 1996. Devenue réalisatrice, Jaoui confie à Yordanoff un rôle d'homo snob dans sa comédie de caractères Le Goût des autres en 1999. Sa carrière sur grand écran véritablement lancée, il incarne un président de club de football dans 3 zéros (2002), un patron sans scrupule dans Léo en jouant "Dans la compagnie des hommes" (2004) de Desplechin ou encore un écrivain mondain, séduit par Judith Godrèche, dans Tu vas rire mais je te quitte (2005) de Philippe Harel.

Wladimir Yordanoff continue de balader son physique imposant et bonhomme dans bon nombre de comédies comme Je vous trouve très beau (2006), Enfin veuve (2008), toutes deux mises en scène par Isabelle Mergault, Essaye-moi (2006), la première réalisation de Pierre-François Martin-Laval, Prête-moi ta main (2006) ou encore Une petite zone de turbulences (2010). Mais cette prestance comique ne l'empêche pas de jouer des rôles plus graves dans le drame Mon colonel (2006), où il campe un chef d'état major et le thriller L'Empreinte de l'ange (2008). Alors que sa carrière au cinéma se déroule sous les meilleures auspices, il n'oublie pas d'arpenter les planches de théâtre et de tourner pour la télévision dans de nombreux téléfilms (Bienvenue aux Edelweiss, Sauvons les apparences!, La Fonte des neiges ...).

A l'automne 2011, il est au générique de deux films : Présumé coupable, drame inspiré de l'affaire Outreau, dans lequel il défend corps et âme Philippe Torreton, et Polisse de Maïwenn, prix du Jury au Festival de Cannes 2011. Le comédien continue en parallèle à se consacrer à la scène et multiplie les rôles dans des pièces des théâtre (il décroche le Molière du comédien dans un spectacle de théâtre privé pour Qui a peur de Virginia Woolf ?). Il est de ce fait moins présent sur grand écran. Plus récemment, on avait notamment pu le voir dans le film choral Amitiés sincères (2013) de Stephan Archinard et François Prévôt-Leygonie, aux côtés de Gérard Lanvin et Jean-Hugues Anglade, puis Boomerang (2015) de François Favrat. A l'automne dernier, il était au casting de J'accuse de Roman Polanski, dans le rôle du Général Mercier. On le retrouvera en février 2021 au générique de OSS 117: Alerte rouge en Afrique noire, où il succédait à Pierre Bellemare.

L'Enfant rêvé : C'est quoi ce film avec Jalil Lespert, Louise Bourgoin et Mélanie Doutey ?

Depuis l’enfance, François (Jalil Lespert) a consacré sa vie au bois. Celui des arbres des forêts du Jura, qu’il connait mieux que personne. Il dirige la scierie familiale avec sa femme Noémie (Mélanie Doutey), et tous deux rêvent d’avoir un enfant sans y parvenir. C’est alors que François rencontre Patricia (Louise Bourgoin), qui vient de s’installer dans la région. Commence une liaison passionnelle. Très vite, Patricia tombe enceinte. François vacille...

Voici le point de départ de L'Enfant rêvé, 4ème long métrage du discret et talentueux Raphael Jacoulot, remarqué notamment avec Coup de chaud en 2015. Derrière une intrigue qui semble assez "classique" sur le papier, le cinéaste nous happe en y injectant beaucoup de tragédie et la juste dose de thriller, pour nous tenir en haleine, de bout en bout. Avec ce suspense implacable, on pourrait penser qu'il s'agit de l'adaptation d'un roman, mais il n'en est rien. Il s'agit bien d'un scénario original, qui va plus loin qu'un drame conjugal. Le cinéaste inidque qu'il est "très attaché à une écriture et construction précise", "ce qui peut paraitre classique". Et d'ajoute rqu'il a beaucoup pensé à un cinéaste comme François Truffaut pendant l'écriture, "qui a lui-même choisi un cinéma très écrit, marqué par l'importance du récit".

L'Enfant rêvé raconte l'histoire d'un glissement, d'une longue déroute, quand la trajectoire toute tracée ou presque dérape. "La dimension tragique parcourt tous mes films et j'aime le lyrisme qu'elle permet dans le récit, explique le réalisateur et scénariste. (...) J'avais envie de travailler un maelström de sentiments, presque mélodramatiques parfois, d'être au plus près des émotions des personnages et de les transmettre avec force". 

L'enfant, comme le titre du film l'indique, est aussi au coeur du film : l'enfant que ce couple rêve d'avoir, mais aussi celui sur lequel on projette. On y suit aussi le parcours du combattant pour avoir un enfant, entre parcours de PMA (procréation médicalement assistée) et projet d'adoption. "(Le personnage de) François est obligé de poser des mots sur son désir d'enfant ce que dans la vie, on fait rarement. Il est obligé de s'interroger sur son origine, son père, ce qu'il veut transmettre, ce qu'est une famille. Des questions que je me posais moi", comlète Raphaël Jacoulot. On relèvera aussi l'authencité et le réalisme de certaines scènes, Louise Bourgoin ayant accepté de tourner le film alors qu'elle était elle-même réellement enceinte. "Les frontières entre la réalité et la fiction étaient poreuses, je lui suis reconnaissant d'avoir interprété ce rôle", souligne Raphaël Jacoulot. 

Le cadre du film apporte une tension particulière, et en même temps un charme, en jouant beaucoup sur la place de la forêt, des espaces verts et en situant de nombreuses scènes dans la scierie. Le cinéaste avait "envie de filmer ce lieux dangereux, menaçant, fascinant". D'aucuns penseront à la série culte Twin Peaks avec cette scierie où l'on sent le drame possible à tout moment, entourée de grands arbres qui vont assombrir l'intrigue petit à petit. 

06 octobre 2020

Le musicien Eddie Van Halen, du groupe Van Halen, est mort à 65 ans

Eddie Van Halen s'en est allé. Le guitariste américain est décédé mardi 6 octobre des suites d'une longue bataille contre un cancer de la gorge, qui a duré plus de dix ans, rapporte TMZ. Il avait 65 ans. Son fils Wolfgang Van Halen a annoncé la nouvelle sur Twitter dans un bref communiqué. "Je n'arrive pas à croire ce que j'écris, mais mon père, Edward Lodewijk Van Halen, a perdu sa longue et ardente bataille contre le cancer ce matin. Il est le meilleur père au monde. Tous les moments que j'ai partagé avec lui sur scène et en dehors étaient précieux. Mon coeur se brise et je pense que je ne me remettrai jamais de cette perte."

Wolfgang Van Halen écrit encore : "Mon coeur est brisé et je pense que je ne me remettrai jamais vraiment de cette perte. Je t'aime tellement, papa." Le fils du guitariste partage une photo de son père riant aux éclats, vraisemblablement heureux. Les messages de condoléances se sont multipliés sur la toile. Pour l'heure, aucun autre membre du groupe Van Halen n'a réagi à la disparition du musicien.

Originaire des Pays-Bas, Eddie Van Halen s'était fait connaître avec les tubes Jump et Panama. Le groupe Van Halen avait été fondé par Eddie et son frère aîné Alex, à la batterie, avec le chanteur David Lee Roth. Eddie Van Halen avait suivi de nombreuses chimiothérapies, en vain. Il avait été admis à l'hôpital de nombreuses fois ces derniers mois. Selon TMZ, il voyageait entre les Etats-Unis et l'Allemagne dans le cadre de sa radiothérapie.

Alain Delon : ce compliment plutôt rare à son fils Alain-Fabien sur sa carrière d’acteur

Petit à petit, Alain-Fabien Delon commence à se faire un nom en tant qu'acteur. Le fils cadet d'Alain Delon sera dès ce mercredi 7 octobre 2020 à l'affiche du thriller Un monde ailleurs, aux côtés de Paul Bartel et d'Emile Berling. Du 3 au 24 septembre, le jeune homme de 26 ans était sur TF1 dans la série télévisée dramatique Grand Hôtel, signée Aurélie Belko et Sébastien Le Délézir.

Il jouait alors le rôle de Xavier Vasseur. Interviewé par Télé-Loisirs ce 6 octobre, Alain-Fabien Delon s'est confié au sujet de ses dix années de carrière (plutôt discrètes), dans le cinéma (lui qui a commencé ses premiers pas face caméra en 2002 en jouant dans la mini-série Fabio Montale avec son père), le mannequinat et l'écriture. Pour rappel, l'ex-compagnon de Capucine Anav a publié début 2019 son premier livre intitulé De la race des seigneurs. Auprès de nos confrères, le jeune acteur a révélé que son père commence enfin à reconnaître la valeur de son travail et à le considérer comme un vrai comédien digne de ce nom. "Maintenant il me le dit", assure-t-il en faisant référence au fait que son paternel est fier de lui et de la manière dont il gère sa vie professionnelle.

"Vu que ses derniers 'gros coups', ce sont des séries sur TF1 à 10 millions de téléspectateurs, 'Grand Hôtel' avait pour lui une consonance très forte : 'Si mon fils a été pris dans la série, c'est qu'il a travaillé dur pour en arriver là'. Le jeudi [jour de diffusion de la fiction sur la Une, NDLR], il m'appelait avant l'épisode et après pour débriefer", explique Alain-Fabien Delon, qui a su susciter l'intérêt de son papa, avant de préciser avec enthousiasme : "J'ai bien aimé, ça c'est nouveau !"

William et Harry : ce scandale public passé qui a ébranlé leur complicité

C'est un scandale dont l'Angleterre se souvient encore. Dans sa jeunesse, le prince Harry a fait de nombreuses fois la Une de la presse britannique, lui qui a vécu une adolescence mouvementée, notamment suite au décès de sa mère la princesse Diana, en 1997. Alors mineur, le jeune prince a été surpris plusieurs fois en train de boire et fumer de la marijuana. Un comportement qui avait même valu au prince rebelle d'aller en centre de désintoxication, selon les obligations de son père le prince Charles.

Seulement un scandale particulièrement important était venu ébranler sa réputation, en janvier 2005. Alors que le prince Harry essayait de redorer son image, des photos de lui dans un uniforme nazi étaient parues en Une du Sun. Le fils de la princesse Diana avait choisi ce déguisement de mauvais goût pour une soirée costumée. Également invité à la soirée, son grand frère le prince William avait lui opté pour un costume d'animal. Peu de temps après, le jeune homme âgé de 20 ans s'était empressé de présenter ses excuses, via un communiqué officiel de la famille royale britannique. En plus d'entacher sa réputation, le costume du prince Harry aurait causé un certain froid entre lui et son grand frère.

Dans son récent livre Battle of Brothers, l'expert en royauté Robert Lacey, explique que les deux frères ont développé un grand froid, suite à cette fameuse soirée déguisée. Le prince Harry aurait commencé à se sentir aliéné de sa famille, après cet incident. "Pour la première fois, leur relation a vraiment souffert et ils se parlaient à peine", a confié une ancienne aide de la famille royale dans l'ouvrage, rapporte le Mirror. "Harry n'a pas apprécié le fait que William s'en soit sorti si facilement", a ajouté la source. Ces dernières années, les deux frères se seraient de nouveau éloignés, notamment à cause de leurs épouses, Kate Middleton et Meghan Markle, qui auraient du mal à s'entendre.

Marc Lavoine : de quelle maladie souffre le chanteur ?

Marc Lavoine souffre de lypémanie. Une maladie peu connue héritée de sa mère qui a des conséquences sur sa vie de tous les jours. En effet, en 2018, dans l'émission On n'est pas couché, l'actuel coach de The Voice avait assuré qu'il en souffrait énormément. "La lypémanie c'est un peu plus profond que la mélancolie. Ma mère était atteinte de cette maladie. (...) C'est une mélancolie un peu plus haute que les autres." "Ma mère a toujours attendu quelqu'un qui n'est jamais venu. Et son chagrin, elle me l'a donné [...] Parfois, j'ai l'impression d'être comme elle, d'attendre quelqu'un qui ne vient pas", avait-il encore ajouté.

Selon le site spécialisé dans les maladies, Médisite, la lypémanie signifie exactement qu'il s'agit "d'un état psychologique dépressif déterminé par une mélancolie profonde pouvant évoluer en obsession morbide ou folie dépressive". Les personnes qui sont touchées par cette maladie, comme l'est Marc Lavoine, estiment souvent qu'elles sont attaquées de toute part. Elles se sentent persécutées. Une situation qui les place dans une grande souffrance et détresse. De son côté, le chanteur de 57 ans ne veut pas parler de dépression, mais vraiment de mélancolie. "Je trouve ça important de nommer les choses comme elles sont. La mélancolie, c'est une chose, la lypémanie, c'est une autre forme de mélancolie. Dépression, c'est un terme avec lequel, d'un coup, on entre dans un truc angoissant, et je ne crois pas que ce soit aussi angoissant que ça".

Pour rassurer ses fans, il assure qu'il va bien et qu'il se soigne tous les jours en essayant d'aller bien. "Ma mère me disait : 'Quand ça ne va pas, ça va quand même.' C'est quand même très beau la vie, il faut aimer la vie et choisir la vie", a-t-il conclu. Les téléspectateurs vont très vite le retrouver, tout sourire, sur le plateau de The Voice.

Contre-enquête sur NRJ12 : ce film avec Jean Dujardin a été réalisé par un vrai policier

Contre-enquête plonge le spectateur dans l'univers sordide d'une affaire criminelle emmenée par un capitaine confronté au meurtre de sa propre fille. A la barre de ce polar réaliste, Franck Mancuso signe sa première réalisation après 20 ans de bons et loyaux services au sein de la Police Judiciaire.

De la même façon que ses confrères Olivier Marchal et Simon Michaël, Franck Mancuso a quitté les forces de l'ordre pour mettre son expérience au service du cinéma. Un milieu dans lequel il est arrivé par hasard : "En 1990, alors que je travaillais au Quai des Orfèvres, l'équipe de "Commissaire Moulin" tournait dans nos locaux. De rencontres en suggestions, je suis devenu consultant" raconte-t-il dans le dossier de presse. "Au fil des mois, mon implication était de plus en plus grande, et on m'a proposé d'aller plus loin en travaillant directement sur la création des histoires. Le premier épisode que j'ai coécrit s'intitulait "Les Zombies", et s'inspirait directement du groupe auquel j'appartenais. J'écrivais un ou deux épisodes par an parce que cela me plaisait."

Mais ce n'est pas pour autant qu'il envisageait de changer de métier. Jusqu'au déclic : "En 2000, après plusieurs de ces expériences très formatrices, on m'a proposé d'écrire un épisode tout seul. Je venais d'avoir 40 ans, j'allais avoir un enfant, je sentais le virage venir et j'ai vu cela comme un signe. Je me suis jeté à l'eau. Il ne m'était plus possible de mener de front mon travail à la police et l'écriture. Je me suis donc mis en disponibilité. J'ai eu la chance que cet épisode fasse un très bon score d'audience et entraîne d'autres commandes. J'ai donc prolongé ma disponibilité et les choses se sont enchaînées, jusqu'à ma participation au scénario de 36 Quai des Orfèvres."

Des affaires comme celle qui est au coeur de Contre-enquête, Mancuso s'y est souvent frotté pendant ses 20 ans de service : "En ce qui me concerne, les homicides d'enfants sont les plus horribles", explique le réalisateur. "Je me suis souvent mis à la place de ces familles. Je me suis demandé ce que je ressentirais dans leur situation, comment je réagirais. L'histoire de Malinowski est une projection de ce que j'ai imaginé, de ce que j'ai redouté et de tout ce que j'ai vécu. C'est une fiction au confluent de bien des réalités humaines. Cette histoire est née à la croisée d'une expérience de flic, d'une affection de père et d'une envie de raconter les histoires."

Ecrire le scénario fut d'ailleurs une véritable épreuve émotionnelle, conduisant le metteur en scène à prendre la pleine mesure de la réalité et l'intensité de ces dossiers. "Seul devant mon ordinateur, je me suis remémoré toutes les expériences vécues, les visages, les faits qui venaient de tellement d'affaires, et tous les sentiments dont je n'avais parfois même pas pris conscience sur l'instant. Quand on a été flic pendant vingt ans, que l'on écrit, que l'on va réaliser, et qu'on est soi-même père d'un enfant de six ans, on s'implique évidemment énormément."

Fort de cette première réalisation et des nombreuses histoires qu'il a en magasin, Franck Mancuso ne s'est pas arrêté à cet essai. Quatre ans après Contre-enquête, le réalisateur réunit Yvan Attal et Pascal Elbé dans le polar R.I.F. qui raconte le récit d'un capitaine de la PJ accusé d'être impliqué dans la disparition de sa femme. Il est également le créateur de la série Lanester dans laquelle Richard Berry incarne un commandant de police atteint de cécité suite à un choc psychologique mais continue tout de même ses investigations grâce à l'aide d'une jeune chauffeur de taxi interprétée par Emma de Caunes. 

Chadwick Boseman : son frère revient sur les derniers moments de l’acteur

Star du film Black Panther , Chadwick Boseman est décédé le 28 août dernier à l'âge de 43 ans d'un cancer du côlon. Plus de cinq semaines après sa disparition, c'est dans un entretien accordé au New York Times que les frères du comédien, Kevin et Derrick Boseman ont parlé avec amour de sa vie et de ses derniers moments. "J'ai essayé de me souvenir de Chad et non de Chadwick. Et il y a juste eu beaucoup de Chadwick dans les airs", a déclaré Kevin, 48 ans. Le frère de la star, qui est danseur, acteur et écrivain, s'est également souvenu de l'époque où la célébrité de son frère était à la hausse : "Vous devez commencer à partager cette personne avec le monde. J'ai toujours essayé de le traiter comme mon frère."

Avant que l'acteur décédé ne remporte le succès au box-office et une renommée mondiale, la fratrie a grandi dans la petite ville d'Anderson, en Caroline du Sud. Derek, le frère aîné de Chadwick Boseman se rappelle : "Qu'il soit né là-bas, c'est une inspiration que vous pouvez venir de là et devenir n'importe qui. Chad était doué. C'est probablement la personne la plus douée que j'aie jamais rencontrée." Leur père Leroy leur disait de faire de leur mieux : "Beaucoup de gens pensent que réussir cela signifie devenir une star de cinéma. Je n'ai pas forcé cela. Je savais juste que si Chad voulait travailler dans les arts, il trouverait un moyen et prendrait soin de lui." Kevin Boseman a ajouté : "Il a toujours fait de son mieux. Et cela était incroyable."

Dans ce même entretien, Derrick Boseman, qui est pasteur, a également rappelé la dernière conversation qu'il avait eue avec son frère lorsque la famille avait des appels de gens qui priait pour lui : "Peu importe ce qu'il traversait, il a toujours dit : 'Alléluia.' Il n'a jamais cessé de le dire. Quand il m'a dit cela, j'ai changé ma prière de 'Dieu guéri-le, Dieu sauve-le' en 'Dieu, que ta volonté soit faite.' Et le lendemain, il est décédé." Chadwick Boseman a été inhumé près de sa ville natale six jours après sa mort à son domicile de Los Angeles. Il a été enterré le 3 septembre 2020 au cimetière de l'église baptiste du bien-être à Belton.

Òlòtūré sur Netflix : l'histoire vraie qui a inspiré le film nigérian

Présenté en avant-première en Tunisie le 31 octobre 2019 au Carthage Film Festival, Òlòtūré est un drame poignant qui dévoile la face cachée du Nigeria sur la traite et l'exploitation sexuelle d'êtres humains. Le film réalisé par Kenneth Gyang, qui a ému et convaincu les internautes depuis sa mise en ligne sur Netflix le 2 octobre dernier, suit l'enquête hallucinante d'une journaliste infiltrée, incarnée par Sharon Ooja, cherchant à dénoncer le trafic d'êtres humains mais qui va se retrouver plongée dans le monde impitoyable de la pègre.

Cette intrigue fascinante et extraordinaire est pourtant loin d'être fictive puisque Oloture est inspiré de l'histoire vraie de la journaliste Tobore Ovuorie qui s'est elle-même infiltrée dans un réseau d'exploitation sexuelle sous le nom de Oghogho en 2013. Cette reporter, lauréate de nombreux prix pour ses investigations, a choisi d'enquêter sur ce phénomène caché des autorités nigérianes suite à la perte d'un être cher. Après des mois d'infiltration, d'enregistrements, de notes et de témoignages, Tobore publie son reportage sur la mafia et le trafic sexuel sur Premium Times.

Sept ans après la mise en ligne de son enquête, la journaliste, qui souffre encore d'anxiété et de stress post-traumatique des horreurs qu'elle a vécues pendant son investigation, a été honorée et remerciée avec d'autres journalistes par EbonyLife Films dans le générique de fin de Oloture. Le film et l'enquête de Tobore Ovuorie partagent de nombreuses similitudes comme les classifications des travailleuses du sexe en fonction de leur physique entre les "Forza Speciale", celles qui escortent les clients importants, et les "Forza Strada", celles qui doivent travailler dans la rue.

Dans le film, on voit également des fêtes VIP à Lagos ou Abuja auxquelles Tobore a pu se rendre par le passé lors de son investigation. Comme l'héroïne d'Oloture, la journaliste a aussi signé un contrat avec sa maquerelle et la mafia, a reçu un passeport avec une nouvelle identité et a subi une sorte de rite de passage avant d'être transportée ailleurs. Dans son enquête, Tobore raconte que la mafia organisait également du trafic d'organes, un sujet qu'Oloture ne traite pas. Mais le film et l'enquête se rejoignent sur la fin à la bordure de Sèmè-Kpodji, lieu duquel la journaliste a pu s'enfuir et où l'avenir d'Oloture reste incertain dans le long-métrage.