30 septembre 2020

Juliette Gréco : cet objet de sa fille Laurence dont elle ne se séparait jamais en tournée

Elle a rejoint sa fille unique. Le 23 septembre dernier, Juliette Gréco a rendu son dernier souffle à l'âge de 93 ans après une vie remplie de succès et d'histoire d'amour. "Juliette Gréco s'est éteinte ce mercredi 23 septembre 2020 entourée des siens dans sa tant aimée maison de Ramatuelle. Sa vie fut hors du commun, a fait savoir la famille dans un communiqué. Elle faisait encore rayonner la chanson française à 89 ans." De ses idylles et ses trois mariages - avec Philippe Lemaire, Michel Piccoli puis Gérard Jouannest -, la chanteuse et actrice a toujours gardé d'excellents souvenirs. Mais le véritable amour de sa vie, c'était sa fille, Laurence. Comme le rappelle Point de vue, la mère et la fille étaient tellement fusionnelles que la chanteuse apportait toujours "un ours en peluche" appartenant à Laurence lorsqu'elle partait en tournée. Née de sa première union, la scripte de cinéma s'est éteinte en 2016 à l'âge de 62 ans après une longue bataille contre un cancer. Ce drame, Juliette Gréco a mis des années à l'évoquer.

Ce n'est qu'un juillet dernier, dans les colonnes de Télérama, que la chanteuse et comédienne révélait avoir perdu son enfant unique. "La vie m'a donné une fille et me l'a reprise", confiait-elle avec beaucoup de pudeur. "L'enfant a disparu, alors que Juliette, la mère, n'en avait toujours pas fini avec ses désirs de gamine têtue", écrivait alors l'hebdomadaire culture. Un décès "bouleversant l'ordre des choses" pour Juliette Gréco qui, l'année de la mort de sa fille, a été victime d'un AVC. Après avoir été transportée en urgence à l'hôpital neurologique de Lyon-Bron pour y subir une intervention, la chanteuse avait peu à peu retrouvé la parole. "Elle a bien récupéré, elle va mieux, elle a recouvré toutes ses facultés physiques et intellectuelles", faisait ainsi savoir son attachée de presse à l'AFP. Dévastée par la mort de sa fille et par cet accident vasculaire cérébral, Juliette Gréco avait été obligée de mettre fin à sa tournée d'adieu.

Mais la scène lui a toujours manqué. "Cela me manque terriblement. Ma raison de vivre, c'est chanter ! Chanter, c'est la totale, il y a le corps, l'instinct, la tête, expliquait Juliette Gréco dans les colonnes de Télérama, quelques semaines avant de rendre son dernier souffle. Cela a toujours été une affaire entre moi et moi. Je travaille beaucoup en silence. Je répète à l'intérieur, j'essaie de servir l'auteur, d'être compréhensible. Il faut être une servante convenable." Après avoir perdu sa fille unique, Juliette Gréco a dû dire adieu à son dernier mari et à Michel Piccoli, mort en mai dernier terrassé par un AVC. Mais dans les colonnes de Télérama, la chanteuse et actrice inoubliable affirmait ne pas avoir peur de la mort. La seule chose qui l'effrayait ? "De ne pas être aimée. J'ai peur de cela depuis toute petite et ça continue".

Line Renaud : son anecdote surprenante sur l'une des grandes peurs de Dalida

Elle a couché sa vie sur papier. Dans quelques semaines, le 7 octobre prochain, Line Renaud publiera son autobiographie. Dans En toute confidence, la chanteuse et actrice raconte les rencontres qui ont façonné sa personnalité mais aussi les nombreuses amitiés qui lui importent. Notamment celle avec Jacques Chirac, celle avec Dany Boom ou encore celle avec Dalida. Les deux artistes se sont rencontrées en 1959 sur un plateau de télévision. Et tout de suite, une belle amitié est née entre elles. Ensemble, elles ont partagé de nombreux souvenirs, de beaux duos sur scène et un engagement commun dans la lutte contre le Sida. C'est donc naturellement que Line Renaud évoque avec émotion et nostalgie ses années passées au côté de la chanteuse, disparue en 1987. Invitée sur les ondes de RTL ce mercredi 30 septembre, celle qui a subi un petit AVC a raconté leur amitié.

"C'était une immense amie, s'est souvenue avec joie Line Renaud. On allait au sport toutes les deux. Elle me disait : 'Fais-moi rire'." Elle, qui a très bien connu Dalida, se rappelle que la chanteuse de Laissez-moi danser "avait peur de l'âge" contrairement à elle. "Prendre une année de plus pour moi, c'est prendre une année de bonheur, assure Line Renaud. Pour elle c'était une année de malheur." Même lorsqu'elle était jeune femme, Dalida n'osait pas évoquer son âge. "Quand on remplissait les papiers pour la gymnastique, elle sautait la ligne de l'âge", s'est souvenue l'ancienne meneuse de revue. À la mort de celle qu'elle appelait tendrement Dali, Line Renaud était dévastée. "J'ai perdu une amie, une soeur, disait-elle. Elle est toujours dans mon coeur, elle va me manquer."

"J'aimais beaucoup la femme parce qu'elle avait su garder des qualités rares. Elle était d'une grande pureté d'âme, continuait Line Renaud. Et à l'époque dure qu'est la nôtre, c'est pratiquement un état de faiblesse. Et surtout, elle était incapable, je ne l'ai jamais entendu dire du mal de qui que ce soit." Dans Thé ou café en 2017, elle revenait sur le destin tragique de son amie, qui s'est donné la mort il y a plus de trente ans. "Je pense que Dalida était suicidaire. Elle a fait, je pense, plusieurs tentatives de suicide, expliquait, avec grande émotion, Line Renaud à Catherine Ceylac. Elle aimait rire, elle aimait sortir avec moi. Elle avait surtout un problème important, qu'une femme ne doit pas avoir, c'est le problème de l'âge. À partir du moment où vous vous faites du souci, beaucoup de soucis, pour les années qui passent... Ce n'est pas bon, surtout avec notre métier."

Stéphanie de Monaco "inquiète" : son coup de gueule très cash sur une de ses passions

Stéphanie de Monaco est remontée. Dans les colonnes de Nice-Matin, la soeur du prince Albert II a réagi à l'annonce applaudie de Barbara Pompili. Ce mardi 29 septembre, la ministre de la Transition écologique a lancé la "fin progressive" des animaux sauvages dans les cirques itinérants et la fin de la présence d'orques et de dauphins dans les delphiniums français. Si cette annonce était très attendue, elle a aussi été vivement critiquée. Notamment par la princesse de Monaco, qui a poussé un coup de gueule dans les colonnes de Nice-Matin. "C'est le cirque traditionnel, s'est-elle énervée. Celui qui fait partie de nos traditions culturelles. J'estime qu'il ne faut pas faire une généralité." Stéphanie de Monaco, fidèle spectatrice et supportrice des cirques avec animaux a expliqué que les bêtes étaient "des membres de la famille" qui ne sont "ni dressés ni maltraités", seulement "aimés".

Auprès de nos confrères, Stéphanie de Monaco a expliqué que les circadiens ne prenaient "pas de vacances" et vivaient "pour leurs animaux, 24 heures sur 24". Remontée contre cette interdiction annoncée par Barbara Pompili, elle a poursuivi en se demandant pourquoi la France n'empêchait pas "les agriculteurs de se faire de l'argent avec l'élevage" ni ne s'attaquait au "tiercé, parce que là aussi, c'est de l'exploitation animalière". "Il faut tout interdire, et non pas seulement s'acharner sur les familles de cirques", a-t-elle poursuivi, énervée notamment car pour elle, "le cirque, c'est du rêve". À la tête du Festival international du cirque de Monaco, l'un des plus prisés du monde, Stéphanie de Monaco s'est décrite comme "inquiète" après l'annonce de la ministre à la Transition écologique.

"Nous nous battons de notre côté avec la fédération mondiale pour faire reconnaître les arts du cirque comme faisait partie de notre patrimoine culturel, a expliqué la princesse à Nice-Matin. C'est un spectacle vivant, de tradition, qui a commencé avec des clowns et des chevaux, et non pas avec des acrobates au trapèze. Protégeons les animaux, oui, mais aussi les humains. Notamment les enfants ou les femmes battues. Il y a des causes plus nobles que de s'acharner à tuer le cirque." Consciente que ses propos pourront choquer de nombreuses personnes, Stéphanie de Monaco a rappelé que c'était simplement son "opinion" et qu'elle respectait "celle des autres" : "Dans notre monde numérique, on a besoin de s'accrocher à nos racines, à nos traditions. Je ne défends les cirques avec animaux que dans la mesure où les choses sont bien faites. Je serais la première à condamner s'il y avait des abus".

Bande-annonce de Marvel's 616

Après avoir dévoilé les premières images de la série documentaire Marvel's 616 en juillet dernier, Disney+ vient de mettre en ligne la bande annonce officiel de la série qui plonge les spectateurs dans les coulisses de Marvel. Au fil des 8 épisodes, vous pourrez découvrir les passerelles qui relient le monde qui nous entoure à l’univers foisonnant de Marvel, riche en histoires, personnages et créateurs.

Disponible en intégralité à partir du vendredi 20 novembre sur la plateforme, chacun des épisodes a été mis en scène par un réalisateur différent, et va permettre d’aborder le contexte historique, culturel et sociétal des récits Marvel. Ainsi Gillian Jacobs (Community) va mettre un coup de projecteur sur les pionnières de l’univers Marvel Comics, tandis que Paul Scheer (The League), reviendra sur les personnages oubliés des BD. Alison Brie, David Gelb, Clay Jeter, Andrew Rossi, Sarah Ramos et Bryan Oakes viendront également faire un tour derrière la caméra.

Bande-annonce de Rouge, avec Zita Hanrot

Librement inspiré de différents faits réels, Rouge suit le personnage de Nour, campée par Zita Hanrot. Cette dernière vient d’être embauchée comme infirmière dans l’usine chimique où travaille son père, délégué syndical et pivot de l’entreprise depuis toujours. Alors que l’usine est en plein contrôle sanitaire, une journaliste mène l’enquête sur la gestion des déchets.

Les deux jeunes femmes vont peu à peu découvrir que cette usine, pilier de l’économie locale, cache bien des secrets. Entre mensonges sur les rejets polluants, dossiers médicaux trafiqués ou accidents dissimulés, Nour va devoir choisir : se taire ou trahir son père pour faire éclater la vérité.

Après la comédie Good Luck Algeria, le metteur en scène Farid Bentoumi opère un virage à 180 degrés avec ce thriller sur fond de désastre écologique. Le film, qui fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020, est inspiré du scandale des boues rouges rejetées par l'usine Alteo de Gardanne, située dans les Bouches-du-Rhône. Ces "boues rouges" provenaient de la transformation de la bauxite en alumine et étaient rejetées dans la Méditerranée jusqu’au 31 décembre 2015.

"Cela fait plusieurs années que le gouvernement et la préfecture leur demandent d’arrêter de polluer la mer. Mais cette usine, c’est aussi 500 emplois à la clé, ce qui n’est pas rien dans un endroit comme Gardanne déjà marqué par le chômage. Lorsque j’ai vu les photos de cette usine et ses boues rouges, j’ai trouvé ça très frappant en termes cinématographiques. J’ai transposé mon histoire dans ce type d’usine qui existe aussi ailleurs dans le monde. Je me suis ensuite beaucoup documenté sur d’autres histoires d’usines polluantes, d’autres destins de lanceurs d’alerte", confie le réalisateur Farid Bentoumi.

Lauréate du César du meilleur espoir pour Fatima, Zita Hanrot interprète Nour, la lanceuse d'alerte. Epaulée par une journaliste (Céline Sallette), elle va devoir faire face à son père, Sami Bouajila, et un patron implacable, Olivier Gourmet. Ce thriller, qui fait écho au récent Dark Waters avec Mark Ruffalo, ou à Erin Brockovich seule contre tous, sortira en salles le 25 novembre prochain.

Anthony Delon : sa future femme Sveva Alviti lui adresse une tendre déclaration d'amour pour son anniversaire

Son dernier anniversaire comme simple fiancé. D'ici quelques semaines, Anthony Delon épousera Sveva Alviti, sa compagne depuis plusieurs mois, comme ils l'ont annoncé il y a peu. Mais en attendant de pouvoir passer la bague au doigt de la comédienne italienne, le fils d'Alain Delon fête son 56e anniversaire ce mercredi 30 septembre. Pour l'occasion, sa future épouse lui a dédié de tendres déclarations d'amour. En story Instagram, elle a partagé plusieurs clichés de son amoureux. "Bon anniversaire à mon partenaire de crime, mon âme-soeur, mon tout, je t'aime", a notamment écrit la future mariée en légende d'une photo des amoureux au bord d'une piscine. Elle a également publié un instantané d'Anthony Delon, son "âme-soeur" et un en compagnie de deux de ses filles pour rendre hommage au "père le plus spécial de ces deux anges".

De tendres messages qui ont dû faire chaud au coeur du fils d'Alain Delon, impatient de pouvoir épouser en 2021 celle qui fait battre son coeur depuis de longs mois. Dans les colonnes de Paris Match, le couple évoquait la demande en mariage d'Anthony Delon sur la côte amalfitaine. "Un moment doux, fort, émouvant. Il m'a offert deux bagues. Il tenait absolument au lieu, Positano, mais, comme celle qu'il avait commandée n'était pas prête, il m'en a donné une autre en attendant", s'amusait Sveva Alviti. Dans les colonnes de nos confrères, les futurs mariés sont également revenus sur leur coup de foudre. "C'était après une journée de travail, j'étais fatiguée, a raconté l'actrice. J'ai décidé de me rendre à un dîner, Anthony arrive accompagné d'un ami commun qui nous présente. Il s'assoit en face de moi." Et entre eux, l'alchimie a été instantanée.

"Nous avons parlé pendant cinq heures. Nous étions en osmose, confiait Sveva Alviti à Paris Match. Je n'avais jamais connu d'expérience pareille." Et si l'amour a été quasi immédiat entre les deux, c'est parce qu'ils partagent des valeurs communes. "Nous sommes très sensibles et nous avons des parcours identiques, continuait-elle. Mes parents ne travaillent pas dans le cinéma et ils sont toujours ensemble, mais je suis partie tôt de chez moi, à 18 ans, pour aller à New-York. J'ai souffert de la solitude, lui aussi. Il est mon âme-soeur." Plus amoureux que jamais, les deux tourtereaux ont hâte de pouvoir se dire "oui" pour la vie. Et puisqu'ils s'aiment passionnément, ils fourmillent également de projet : un film, une marque de vêtement... et un enfant. Déjà papa de trois filles - Alyson, Liv et Lou -, Anthony Delon a très envie d'agrandir sa famille. Dans les colonnes de Paris Match, il assurait : "J'aurai sûrement d'autres enfants. Quel bonus magnifique !"

Matrix 4 : l'agent Johnson (Daniel Bernhardt) de retour dans la suite

Attendu pour le 30 mars 2022 en France, Matrix 4 ne signera pas le retour de l'agent Smith, l'ennemi de Néo, interprété par Hugo Weaving. En revanche, un autre agent sera de la partie : l'agent Johnson, visible dans le second volet de la saga sorti en 2002, Matrix Reloaded, sous les traits de Daniel Bernhardt, qui reprendra son rôle. Dans la suite, ce personnage mineur était le leader d'une version améliorée des agents et affrontait Morpheus (Laurence Fishburne) dans la célèbre scène de course-poursuite sur l'autoroute. Reste à savoir si l'antagoniste occupera un rôle plus important dans le nouveau chapitre de la saga.

À l'écran, Daniel Bernhardt est surtout connu pour ses talents de cascadeur, en participant à de nombreuses grosses productions telles que Logan, John Wick, Atomic Blonde, ou encore plus récemment Birds of Prey et la fantabuleuse histoire de Harley Quinn. Il rejoint donc un casting déjà bien rempli, composé de Keanu Reeves, Carrie-Anne Moss, Jonathan Groff, Priyanka Chopra-Jonas, Jada Pinkett Smith, Jessica Yu Li Henwick, Yahya Abdul-Mateen II, Max Riemelt, ou encore Neil Patrick Harris.

Après cinq mois d'arrêt, le tournage de Matrix 4 a repris durant l'été 2020 à Berlin et se poursuit actuellement aux États-Unis. Dans une récente interview accordée à l'émission The One Show sur la BBC, Keanu Reeves précise que ce film se concentrera "sur une histoire d'amour" et que Lana Wachowski préparait "quelque chose de magique".

Baron Noir : pas de saison 4 pour la série Canal+

Alors que Canal+ développe une saison 2 de son autre série politique Les Sauvages, Télérama nous annonce que Baron Noir s'arrête, elle, à l'issue de la saison 3 diffusée en début d'année. C'est une décision prise par le co-créateur Éric Benzekri (désormais seul à la barre), qu'il dit assumer après y avoir beaucoup réfléchi. Le directeur de la fiction de la chaîne Fabrice de la Patellière confirme : "Pour lui, re-signer, c’était repartir sur un nouveau cycle d’écriture et y consacrer à nouveau six ans de sa vie… Et pour nous, ce n’était pas envisageable de continuer sans lui." 

Ceux qui ont vu le dernier épisode de la saison 3 le savent, la potentielle suite s'annonçait très différente avec ATTENTION SPOILERS l'accession au pouvoir suprême de Philippe Rickwaert (Kad Merad) après la mort de Amélie Dorendeu (Anna Mouglalis). Benzekri explique : "La chute tragique de la saison 3 fermait un cycle puisque Baron noir reposait sur la relation entre Philippe Rickwaert et Amélie Dorendeu, deux personnages aux conceptions différentes de la politique, qui se sont aimés et détestés (...) cela aurait changé la nature de la série (...) Aller plus loin, c’était risquer de tomber dans la science-fiction. À force de trop anticiper, on aurait pu complètement se planter. Et on ne pouvait plus reculer." Il constate, non sans une certaine amertume : "C’est difficile d’écrire une série politique en ce moment. Le corollaire du Covid, c’est l’incertitude. L’impossibilité de prévoir. Baron noir a réussi à anticiper la vie politique, mais nous ne sommes pas des devins". 

Il n'exclut toutefois pas l'idée de faire revenir le personnage dans quelques années si le besoin se fait ressentir et travaille, en attendant, sur un nouveau projet avec son co-auteur de la saison 3 Raphaël Chevènement, qui sera aussi politique mais pas que !

Ida Lupino : 4 films à (re)découvrir d'une réalisatrice précurseur et humaniste

Avant de t'aimer

Une jeune fille est arrêtée suite à un vol de bébé. Dans sa cellule, elle évoque son passé… C'est le premier long métrage mis en scène par Ida Lupino, un peu "par hasard", puisqu'elle reprend les rênes du film suite à l'arrêt cardiaque du réalisateur initial, Elmer Clifton. Productrice et coscénariste du film, elle insuffle son humanité à l'histoire de cette jeune femme prête à tout par amour et qui devient, et notamment pour une raison que nous ne spoilerons pas, "Not Wanted" (le titre original du film, "Non désirée"). Une bonne porte d'entrée au cinéma de Lupino.

Bigamie

Un couple sans enfant demande à adopter. Mais l’enquête préalable met à jour la vie secrète du mari. Ce dernier a une double vie, marié à deux femmes. Ida Lupino a l'intelligence de porter un regard nuancé sur ses personnages. La cinéaste montre la passion de ces deux femmes amoureuses d'un même homme et leur donne une humanité qui fait tout l'intérêt de Bigamie. A l'époque (1953), représenter la bigamie à l'écran sans la condamner complètement n'est pas du tout chose commune. Le film vaut aussi le coup d'oeil pour cela.

Faire face

Après un travail acharné, une jeune danseuse touche à la consécration. Brusquement malade et paralysée, elle est forcée de renoncer à son métier. Le film s'attache à décrire le désespoir d'une femme qui doit renoncer à son rêve professionnel tout en compromettant sa vie amoureuse puisque son petit ami est aussi son partenaire de danse et chorégraphe. Un film d'abord sombre, dans lequel l'espoir reparaît peu à peu, en douceur. Pas toujours original, mais une belle leçon de courage.

Le Voyage de la peur

Un tueur en série se fait prendre en stop par deux amis partis pêcher. Le voyage de l’angoisse commence... Presqu'un archétype de la série B, basé sur un scénario simple, avec un nombre limité de protagonistes, beaucoup de scènes de voiture et cela fonctionne. Ida Lupino arrive à insuffler le suspense qu'il faut pour transformer ce petit film en une pépite qui mérite d'être redécouverte.

29 septembre 2020

Emmanuel Carrère : son ex-femme, dans son livre contre son gré, règle ses comptes dans une lettre au vitriol

Écrivain, scénariste et réalisateur français, Emmanuel Carrère a publié de nombreux ouvrages au cours de sa carrière. Si son dernier livre, intitulé Yoga , cartonne en librairie, il est au cœur d'une polémique. Divorcée depuis peu, l'écrivain aurait raconté la fin de son couple avec Hélène Devynck dans ce dernier. Alors qu'Emmanuel Carrère s'était engagé à soumettre à son ex-femme les passages qui parle d'elle, il semblerait que des modifications du manuscrit de Yoga aient été faites après l'intervention d'avocats... Face à la polémique, c'est à travers une lettre publiée sur Vanity Fair qu'Hélène Devynck a souhaité s'exprimer : "Les rumeurs et les fausses informations parues dans la presse m'amènent à clarifier mon rôle dans 'l'ellipse narrative' du livre Yoga d'Emmanuel Carrère."

En colère, la journaliste a expliqué : "Emmanuel et moi sommes liés par un contrat qui l'oblige à obtenir mon consentement pour m'utiliser dans son œuvre. Je n'ai pas consenti au texte tel qu'il est paru. Si je n'ai pas envoyé d'huissier, l'auteur et son éditeur n'ignorent rien de mes difficultés et de ma détermination à faire appliquer ce contrat. Pendant les années où nous avons vécu ensemble, Emmanuel pouvait utiliser mes mots, mes idées, plonger dans mes deuils, mes chagrins, ma sexualité : c'était amoureux et le travail qu'il sollicitait sur ses livres m'assurait que ma personne était représentée d'une façon qui nous allait à tous les deux." Séparée de l'écrivain, Hélène Devynck a continué : "Notre divorce, en mars dernier, a rebattu les cartes. Il en a convenu et l'a matérialisé dans un engagement mûrement réfléchi : je pouvais être assurée que je ne serai plus écrite par lui contre mon gré pendant toute la durée de sa propriété littéraire et artistique."

Triste que les choses aient pris de telle proportions, Hélène Devynck a écrit : "Pendant qu'il négociait, il me cachait qu'il me tirait le portrait. Je l'ai compris quelques jours seulement après la signature du contrat quand j'ai reçu le manuscrit de Yoga accompagné de ce mot : 'Que j'écrive des livres autobiographiques, ne doit pas être une surprise pour toi. (...) Ce récit serait incompréhensible si je ne disais rien du contexte.' Le contexte, en l'occurrence, c'était moi. L'application de notre accord s'est alors heurtée à une âpre résistance de l'auteur. Mes offres de dialogues sont restées lettres mortes. L'éditeur n'a pas hésité à mentir, m'assurant que ni notre fille ni moi ne figurions plus dans la version définitive, ce qui est faux, menaçant d'engager des poursuites à mon encontre si je saisissais la justice." Après avoir expliqué avoir accepté dans le passé que son intimité soit utilisé dans les livres de l'écrivain, elle a ajouté : "Que je le refuse aujourd'hui ne semblait pas être une option dont il avait pris la pleine dimension. Pour avoir dit 'oui' autrefois, je ne pourrais plus dire 'non' ? Je n'aurais pas le droit à la séparation et serais jusqu'à ce que mort s'en suive, l'objet d'écriture fantasmé de mon ex-mari ? Mon personnage était exposé dans une fantaisie sexuelle accompagnée de révélations indésirables sur ma vie privée. C'était désobligeant."