21 septembre 2020

Prince Harry : ce péché mignon qu'il partage régulièrement avec Meghan Markle en Californie

Loin du prince Harry la vie royale ! Installé à Los Angeles avec sa femme Meghan Markle, le duc de Sussex aiment se faire plaisir culinairement. Et l'un des pêchés mignons du prince Harry est le burger. Alors, c'est avoir beaucoup de surprise que les employés d'un des restaurants de la chaîne In-N-Out ont découvert Meghan Markle et le prince Harry passer commande au drive.

Le journal The Mirror raconte que le couple est allé chercher à manger dans leur restaurant le plus proche, situé entre Santa Barbara et Los Angeles. "Ils vont souvent à In-N-Out Burger à la plus grande surprise des employés qui les sert, rapporte une source. Tous ceux qui connaissent Harry savent qu'il n'aime rien de plus qu'un bon burger ! Il adore les fast food donc ce n'est pas une surprise de savoir qu'il s'y rend." Et pour faire plaisir au père du petit Archie, Meghan Markle ne rate pas une occasion de l'accompagner !

S'ils adorent In-N-Out Burger, Meghan et Harry ont été trollé par une autre chaîne de burgers américaine, à savoir... Burger King ! Le 9 janvier dernier, Burger King Argentine publiait sur son compte twitter officiel un post qui n'a pas manqué de faire rire les internautes, expliquant qu'il est possible d'être indépendant financièrement et de porter une couronne en même temps. À côté d'une image représentant une couronne, les internautes ont pu lire : "Cher(e)s duc et duchesse, si vous êtes à la recherche d'un travail, nous avons une nouvelle couronne pour vous. Travailler avec nous, choisissez le futur que vous voulez", sur le Twitter de Burger King Argentine. Un clin d'oeil qui a assurément fait sourire le prince Harry !

Blade Runner 2049 : une autre fin plus sombre avait été envisagée

Saviez-vous qu'une autre fin avait été envisagée pour Blade Runner 2049 ? Comme le rappellent nos confrères de Première, le scénariste s'était confié, au moment de la sortie du film, sur une autre tournure qu'aurait pu prendre le scénario. Attention, la suite de l'article contient des spoilers.

Le scénariste Hampton Fancher, dans un entretien pour le Los Angeles Times, donnait des détails sur sa première version de Blade Runner 2049. Cette mouture remonte aux années 80 (peu de temps après le premier volet), car comme nous le rappelions dans cet article, la suite de Blade Runner a été particulièrement longue à mettre en place (35 ans au total).

Précisons d'abord que le personnage de K (Ryan Gosling) n'existait pas dans le scénario : "La première fois que Ridley et moi avons envisagé un nouveau Blade Runner, j'avais l'idée de parler de Deckard (Harrison Ford) et de son prochain boulot. Et c'était assez effroyable ce qui se passait dans mon petit fantasme".

Et d'ajouter : "J'avais écrit une histoire courte sur ce nouveau Blade Runner appelé Kard, avec un K. Donc il y avait ce personnage qui enquêtait sur quelque chose et qui pouvait donner vie à la suite. Il y avait aussi une histoire d'amour avec une femme numérique. Donc il y avait déjà quelques ingrédients".

La différence majeure entre cette histoire et celle finalement choisie étant donc l'issue. 

Spoiler : A la fin, Deckard décédait, et non K. comme dans Blade Runner 2049.

Pour mémoire, l'histoire de Blade Runner 2049 se passe dans une société fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a disparu depuis des décennies... 

Jennifer Aniston : son apparition surprise avec Courteney Cox et Lisa Kudrow aux Emmy Awards 2020

Elles sont amies pour la vie ! Dimanche 20 septembre 2020, alors que s'est tenue la 72ème cérémie des Emmy Awards, Jennifer Aniston a fait une belle surprise aux téléspectateurs. En effet, en direct de chez elle, l'actrice de 51 ans est apparue aux côtés de Courteney Cox et Lisa Kudrow. Les trois comédiennes de Friends ont ainsi rendu nostalgique toute une génération. Comme le précise le site Us Magazine, c'est pour une interview avec Jimmy Kimmel que les trois drôles de dames ont fait leur apparition. "Bien sur que je suis là, on vit ensemble. On est colocataires depuis 1994" s'est d'ailleurs amusée Courteney Cox.

A noter que le trio star de la télévision des années 90 - qui a travaillé avec Matthew Perry, David Schwimmer et Matt LeBlanc - se retrouve régulièrement pour profiter du bons moments ensemble ou travailler sur de nouveaux projets, comme aussi le retour de Friends. "Ce qui est excitant, c'est que nous allons tous nous réunir pour la première fois dans une salle et parler de la série. Elle va passer sur HBO Max. Je suis tellement excitée", avait ainsi déclaré l'interprète de Monica Geller. Et d'ajouter : "On va passer un super moment. Ça va être génial." Sur les réseaux sociaux, Jennifer Aniston, Courteney Cox et Lisa Kudrow ne râtent donc jamais une occasion de s'afficher côte à côte. Preuve que malgré le temps qui passe, leur amitié reste intacte.

En raison de la Covid, la cérémonie des Emmy Awards 2020 ne s'est pas déroulée en présentiel. Pas de tapis rouge ni de robes paillettes donc. C'est depuis leur domicile que les stars américaines ont assisté à la 72ème cérémonie. Pour cette édition particulière, des caméras ont ainsi été installées chez les candidats en lice afin d'avoir leur réaction en direct. Retrouvez tout le palmarès ici.

ADN, Wakanim, Crunchyroll : les animés du 21 au 28 septembre

Radiant (Crunchyroll, Netflix)

Un adolescent en quête de frissons et d'aventures, un univers entier bercé par la magie et une guerre sans pitié entre monstres et détenteurs de pouvoirs… Tel est le scénario d’action fantastique que propose Radiant. On y suit le quotidien peu ordinaire de Seth, jeune sorcier courageux et têtu, déterminé à combattre les Némésis, des créatures tombées du ciel qui menacent la société.

Bien que son pitch soit peu original, et rappelle sans peine la plupart des shônen classiques comme Fairy Tail, cette oeuvre a tout de même réussi à se faire une place de choix dans l'histoire de l'animation japonaise. Et pour cause : né de la plume de Tony Valente, Radiant est le tout premier manga français à avoir été adapté au sein de studios nippons. Fort de l'imagination de son auteur qui maîtrise parfaitement les codes du genre, et du savoir-faire de Lerche dont les équipes ont travaillé, entre autres, sur Angel Beats, Assassination Classroom et Kengan Ashura, cette collaboration est l’occasion de faire valoir la place des talents occidentaux en tant que mangakas. Et si vous ressentez une petite faiblesse au niveau du rythme dans les débuts de la première saison, accrochez-vous : les épisodes vont en s’améliorant !

Made In Abyss (Wakanim)

À la surface de cette planète, un seul endroit demeure encore mystérieux et inexploré : un trou gigantesque surnommé « L’Abysse ». Dans cette crevasse sans fond dorment des trésors que l’humanité ne semble plus pouvoir reproduire. La fascination et l’émerveillement que représente L’Abysse poussent de nombreuses personnes à s’y aventurer. Au fil des générations, ces courageux explorateurs qui bravent le gouffre furent appelés caverniers. Rico est une jeune orpheline habitant à Orse, la ville bâtie aux abords de l’Abysse. Son rêve est de devenir une grande cavernière comme sa mère, Lisa, et de découvrir le secret de ce gouffre. Bien que les personnages principaux de Made In Abyss soient des enfants, le récit, lui, est plutôt sombre et adulte. Il sait toutefois se montrer aussi léger, drôle et émouvant.

Cependant, ne vous laissez pas attendrir par l'animation colorée et le côté enfantin du character design ; en effet, certaines séquences sont à déconseiller aux âmes sensibles ! Par tous ces aspects, l'anime évoque l'univers de Miyazaki, le cinéaste n'hésitant pas à aborder des thèmes délicats dans son oeuvre, même dans ses films destinés à un public familial. Laissez-vous tenter par l'aventure et lancez-vous dans L'Abysse ! Le long-métrage L'Aurore de l'âme des des profondeurs, qui fait suite à la saison 1, sera d'ailleurs disponible sur Wakanim le 25 septembre.

Les Héros de la Galaxie (ADN)

Dans un futur lointain, l’humanité a été divisée en deux États interstellaires : l'Empire Galactique monarchique et l'Alliance des Planètes Libres démocratique. Deux forces que tout oppose et empêtrées dans une guerre sans fin, menées par Reinhard von Lohengramm et Yang Wen Li, des rivaux prêts à tout pour atteindre la gloire.

Les Héros de la Galaxie tient son origine des romans de science-fiction écrits par l’auteur et producteur Tanaka Yoshiki en 1982. Dérivée en plusieurs mangas et films, la licence reste cependant exclusive au Japon pendant plus de trente ans, avant son arrivée en France en 2015. Sa première adaptation en anime datant de 1998 rencontre un franc succès et vingt ans plus tard, un reboot est annoncé sous la supervision des studios Production I.G. L’occasion parfaite pour le public de (re)découvrir un univers riche et d’assister à des batailles intergalactiques de grande ampleur digne d’un Star Wars animé. Entre complots politiques, jeux de pouvoir et drames romantiques, ce space opéra bien rythmé saura convaincre les amateurs du genre comme les non habitués. Une suite vient d’ailleurs d’être annoncée. 

The Irregular at Magic School (Wakanim)

Websérie japonaise publiée entre 2008 et 2011, The Irregular at Magic High School nous plonge dans le Japon de l’an 2095, après qu’une Troisième Guerre mondiale ait divisé le monde en quatre nations, toutes en quête de puissance depuis qu’un premier cas de magie ait été avéré un siècle plus tôt. Tatsuya et Miyuki, deux frères et sœurs, sont inscrits dans l’un des neuf lycées spécialisés du pays pour être formés au métier de « Magicien ». Mais si les compétences de la jeune fille sont immédiatement reconnues, son aîné, lui, est relégué au rang d’inapte. Mais le garçon pourrait bien finir par se révéler…

Comptant parmi les light novels les plus vendus du Japon avec plus de 10 millions d’exemplaires écoulés, cette uchronie a été popularisée pour son approche originale de la magie via des dispositifs technologiques plutôt que des incantations. Un élément qui apporte de la profondeur au récit et éloigne ses protagonistes des clichés. Et si son côté slice of life en fait un anime plutôt comique, ses scènes d’actions bien menées et sublimées par le travail des studios Madhouse, soulignent un aspect bien plus sérieux de la série. Après un film sequel sorti en 2017, une deuxième saison est attendue le 3 octobre prochain sur Wakanim.

91 Days (Crunchyroll)

91 Days se situe au temps de la prohibition, dans un quartier qui échappe à la loi. Ses rues sont contrôlées par la mafia et l’alcool circule librement. À une époque, Avilio a vécu dans ce district, mais depuis une sale embrouille qui a coûté la vie à sa famille, il s’est mis au vert. Jusqu’au jour où il reçoit une mystérieuse lettre qui réveille en lui son désir de vengeance et l’exhorte à retourner là-bas. Il décide alors d’infiltrer la famille Vanetti et devient proche d’un certain Nero... Sanglante et sans concessions, cette histoire de vengeance ravira les fans de films de gangsters façon Les Incorruptibles, Boardwalk Empire ou Peaky Blinders.

91 Days est un savant concentré d'action et de suspense, avec juste ce qu'il faut de violence sèche pour nous injecter une bonne dose d'adrénaline. Le récit est passionnant et rondement mené durant 13 épisodes seulement. L'ambiance brumeuse de la pègre est très bien retranscrite, sublimée par une excellente musique. L'anime est également une réflexion pertinente sur la vengeance, la trahison et la fraternité. À noter que la série est réalisée par Hiro Kaburaki, metteur en scène du récent (et excellent) Great Pretender sur Netflix. La suite arrive d'ailleurs le 21 septembre au Japon, et sans doute très vite chez nous.

Penn Badgley et Domino Kirke parents pour la première fois

C'est un bébé qui était très attendu. Après plusieurs fausses couches, Domino Kirke, la femme de Penn Badgley, a donné naissance au premier enfant du couple. Le prénom du bébé n'a pas encore été dévoilé mais son visage est déjà connu sur Instagram. C'est sur ce réseau social que la chanteuse a choisi de partager une photo de son bonheur. Dans sa story, on la découvre allongée à côté de son bébé délicatement enveloppé dans une couverture blanche. L'enfant a l'air paisiblement endormi, couvé par les yeux de sa maman.

Dans une autre photo publiée sur Instagram, la femme de Penn Badgley révèle avoir accouché au mois d'août avec cette légende : "#40 jours post partum". Domino Kirke avait déjà choisi d'annoncer sa grossesse sur Instagram, au mois de février dernier, avec ce message plein de tendresse : "Après deux fausses couches d'affilée, nous étions prêts à laisser tomber. J'ai arrêté de faire confiance à mon corps et j'ai commencé à accepter le fait que c'était fini pour moi. (...) Ça me demande tout ce que j'ai de réussir à me détacher des pertes auxquelles j'ai assisté et que j'ai vécues moi-même (...) Tu nous apprends déjà comment rester dans le moment présent d'une manière nouvelle, petit bébé. Merci."

Il s'agit du premier enfant de l'acteur de You et Gossip Girl, du second pour Domino Kirke, déjà maman d'un jeune Cassius, issu d'une précédente relation. La jeune femme avait avoué dans Us Weekly que Penn Badgley était un très bon beau-père pour son fils : "Je n'ai pas grandi avec un beau-parent donc c'est un domaine inconnu pour moi. Mais il prend très bien soin de lui".

Penn Badgley et Domino Kirke sont en couple depuis 2014. Ils se sont mariés à New York trois ans après leur rencontre. Avant elle, Penn Badgley avait été en couple avec Blake Lively, sa partenaire dans Gossip Girl et avec l'actrice Zoë Kravitz, la fille du chanteur Lenny Kravitz, vue aussi dans la série Big Little Lies.

Emmy Awards 2020 : le palmarès

 Meilleure série comique

Schitt’s Creek

Meilleure série dramatique

Succession

Meilleure minisérie

Watchmen

Meilleure actrice dans une série comique

Catherine O’Hara dans Schitt’s Creek

Meilleur acteur dans une série comique

Eugene Levy dans Schitt’s Creek

Meilleure actrice dans une série dramatique

Zendaya dans Euphoria

Meilleur acteur dans une série dramatique

Jeremy Strong dans Succession

 Meilleure actrice dans une minisérie ou un téléfilm

Regina King dans Watchmen

Meilleur acteur dans une minisérie ou un téléfilm

Mark Ruffalo dans I Know This Much Is True

Meilleur second rôle féminin dans une série comique

Annie Murphy dans Schitt’s Creek

Meilleur second rôle masculin dans une série comique

Daniel Levy dans Schitt’s Creek

Meilleur second rôle féminin dans une série dramatique

Julia Garner dans Ozark

Meilleur second rôle masculin dans une série dramatique

Billy Crudup dans The Morning Show

20 septembre 2020

Prince Harry : pourquoi il a rejoint un club d'hélicoptère en catimini

Récemment, le prince Harry a rejoint un club d'hélicoptère californien, situé non loin de sa nouvelle maison de Santa Barbara. La raison est simple puisque le papa du petit Archie souhaite ne pas perdre la licence de pilote, qu'il a obtenue il y a quelques années durant sa formation dans l'armée de l'air. Pour rappel, le mari de Meghan Markle a passé en 2008 l'épreuve d'aptitude pour apprendre à piloter des hélicoptères militaires.

En 2010, il obtient son brevet de pilote. Presqu'un an plus tard, le frère du prince William réussit son vol test sur l'hélicoptère d'attaque Apache. En avril 2011, il est nommé capitaine. Enfin, le 8 juillet 2013, il apprend qu'il a réussi son examen de commandant de bord. Désormais, le prince Harry peut amener sa femme et son fils avec lui lors d'un vol en hélicoptère puisque sa licence sera renouvelée. En effet, il faut réaliser un certain nombre d'heures de vol par année, que ce soit aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, afin de conserver le précieux sésame. Un ami du fils cadet de Lady Diana, interviewé par The Sun le 18 septembre 2020, a déclaré : "Il est vraiment fier de cette licence. Il a travaillé dur pour cela".

Désormais, celui qui a célébré ses 36 ans le 15 septembre dernier souhaiterait "garder ces heures [de vol, NDLR] pour son usage personnel" puisque cette licence "donne la liberté" de réaliser des trajets aériens quand et où il le désire. Pour l'heure, le prince Harry ne possède pas encore son propre hélicoptère, mais il pourrait très bien décider à l'avenir d'investir... Pour information, il a servi l'armée britannique pendant dix ans. Il a en effet arrêté de se rendre sur le terrain dès le 19 juin 2015.

Blade Runner 2049 sur France 2 : pourquoi le film a mis 35 ans à voir le jour

Il faut une sacrée dose de courage pour oser s'attaquer à la suite d'un monument du cinéma plusieurs décennies après sa sortie. Beaucoup s'y sont frottés, peu s'en sont sortis. En s'entourant d'une équipe solide, dont le cinéaste canadien Denis Villeneuve et le directeur de la photo légendaire Roger Deakins, Ridley Scott a permis à son bébé Blade Runner de s'offrir une sequel digne de ce nom, chaleureusement accueillie par le public, la critique et les fans de la première heure. Le développement de Blade Runner 2049 ne fut toutefois pas une mince affaire puisque le film est l'aboutissement de 19 longues années de négociations, revirements et autres rebondissements en tout genre.

Tout commence en 1998 lorsqu'il est révélé que Warner entreprend, dans la plus grande discrétion, un deuxième volet, intitulé Blade Runner Down et adapté du roman Blade Runner 2 : The Edge of Human, signé K.W. Jeter. Le scénario est confié au méconnu Stuart Hazeldine et reprend l'histoire dix ans après les événements du premier. Deckard est alors devenu l'ennemi public numéro 1 et est employé par Tyrell pour traquer un dernier Replicant. Le projet semble sur une bonne lancée, mais Warner ne met pas la production en marche pour des raisons, officiellement, liées aux droits du livre. Dans son hors-série consacré à la franchise, "Blade Runner, le chef-d'œuvre qui venait du futur", Mad Movies rappelle qu'officieusement les échecs consécutifs de Lame de fond et A Armes égales ont quelque peu compromis la réputation de Ridley Scott et poussé le studio à ralentir les choses.

Fort du succès de Gladiator en 2000, le réalisateur revient sur le devant de la scène et regagne en popularité. Alors qu'il travaille sur le final cut de Blade Runner, il demande au scénariste d'origine, Hampton Fancher, de trouver un concept pour une suite éventuelle. Après 3 années de réflexion et d'écriture, il est annoncé que Ridley Scott dirigera le film et que Harrison Ford n'en sera pas. La réalité est toute autre, comme le précise le magazine : "Les annonces de 2011 [...] résultent d'un deal fraîchement signé entre Scott Free [la boîte de production de Ridley et Tony Scott ; ndlr] et Alcon [Entertainment, producteur du film ; ndlr] sur la base d'une marque plutôt que d'un script précis."

Muni d'un scénario - ou plutôt d'une nouvelle - béton, Ridley Scott parvient à convaincre Harrison Ford de reprendre son rôle et ce malgré les réticences de ce dernier, encore marqué par sa mésentente avec le réalisateur sur le tournage du premier volet. Si tout le monde est de la partie, les emplois du temps peinent à s'accorder et après quelques années de flottement, le metteur en scène est forcé de céder sa place, tout en assurant toujours son poste de producteur. En 2014, il passe alors le flambeau à Denis Villeneuve, également adoubé par la star du film et dont la relève ne fait aucun doute.

La production est officiellement lancée en juillet 2016, quelques mois après la disparition de David Bowie à qui devait revenir le rôle de Neander Wallace. "Notre premier choix était David Bowie, qui a eu une telle influence sur Blade Runner", a déclaré Denis Villeneuve au site anglais Metro. "Quand nous avons appris la triste nouvelle, nous nous sommes mis en quête d’un acteur similaire". C'est ainsi que Jared Leto s'est vu confier le rôle. Une dernière embûche pour cette suite attendue au tournant par une presse et des aficionados prêts à sortir les griffes. Alors, pari réussi ?

L'Ivresse du pouvoir sur Arte : pourquoi Claude Chabrol a-t-il été attaqué en justice ?

Dans L'Ivresse du pouvoir, Claude Chabrol dirige pour la septième et dernière fois l'une de ses actrices fétiches, Isabelle Huppert. Celle-ci incarne Jeanne Charmant Killman, une juge d'instruction chargée de démêler une complexe affaire de concussion et de détournements de fonds mettant en cause le président d'un important groupe industriel. Elle s'aperçoit que plus elle avance dans ses investigations, plus son pouvoir s'accroît. Mais au même moment, et pour les mêmes raisons, sa vie privée se fragilise.

Si le film ne fait pas directement référence à l'affaire Elf, il est aisé de faire des parallèles entre L'Ivresse du pouvoir et ce vaste scandale financier et politique qui a éclaté en 1994 et révélé un important réseau de corruption impliquant des hommes politiques et des grands patrons. Ainsi, le personnage d'Isabelle Huppert s'appelle Jeanne Charmant, nom qui apparaît comme un clin d’œil à Eva Joly, la juge d'instruction en charge du dossier Elf. Le ministre Roland Dumas, impliqué dans l'affaire, est interprété par …Roger Dumas, tandis que Philippe Duclos joue un dénommé Holéo, terme qui évoque le secteur d'activité de la société Elf. Enfin, difficile de ne pas remarquer la ressemblance physique entre François Berléand et Loïk Le Floch-Prigent, l'ancien PDG de l'entreprise pétrolière.

Lors de la promotion du film, Claude Chabrol affirme qu'il s'agit d'un univers entièrement fictif, qui prend soin de ne nommer aucune personne réellement existante. Il précise toutefois : « Pour autant [...] le film laisse entendre qu'il existe quand même, parmi ceux qui ont le pouvoir, certains qu'on pourrait qualifier de racailles et qu'on pourrait nettoyer au Kärcher […]. Quand j'ai décidé de faire ce film, j'ai commencé par dresser une liste des pièges à éviter, et notamment celui de l'identification immédiate et celui de l'imaginaire absolu. Car, de toute évidence, si le film n'avait aucun rapport avec la réalité, il n'aurait guère d'intérêt... » Notons d'ailleurs que le long-métrage s'ouvre sur le carton suivant : « Toute ressemblance avec des faits réels et des personnages connus serait, comme on dit, fortuite... »

Une frontière entre réalité et fiction bien trop floue selon Eva Joly. Lors de la sortie de L'Ivresse du pouvoir, la juge requiert du président du tribunal de Paris d'obtenir une copie du film, afin de « pouvoir étudier d'éventuelles poursuites civiles » pour violation de sa vie privée. Dans une tribune publiée dans le Monde, Eva Joly partage son « sentiment de malaise » de voir « violer l'intimité de ma vie privée. [Chabrol] n'a cessé lors des interviews pour la promotion du film d'ajouter des détails sordides et erronés sur ma vie personnelle ». Si elle reconnaît qu'un créateur a le droit de puiser dans l'actualité, elle n'apprécie pas en revanche les allusions à sa vie privée, notamment le suicide de son mari en 2001, en pleine affaire Elf.

Au final, cette bataille judiciaire n'ira pas plus loin et n'empêchera pas le film d'être un succès et de dépasser le million d'entrées en salles. Le 13 septembre 2010, au lendemain de la mort de Claude Chabrol et de la diffusion à la télévision, en son hommage, de L'Ivresse du pouvoir, Eva Joly confie au micro de RTL : « Je n'ai pas aimé ce film et je ne pense pas que ça soit le meilleur film de Claude Chabrol. […] Je n'ai pas aimé le regard que Claude Chabrol portait sur l'affaire Elf. Ce qui faisait sa force, le regard sur la petite bourgeoisie française, cette grille de lecture-là, sur l'affaire Elf, ne fonctionne pas ».

Karin Viard : ce complexe familial qui ne l'a jamais quittée

Grande, mince, blonde... On pourrait penser que Karin Viard a tout pour elle. Et pourtant ! À 54 ans, la comédienne a révélé souffrir d'un complexe : son physique. Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, elle a en effet confié : "Beaucoup de gens sont soucieux de leur image, notamment les actrices, qui la gèrent plus ou moins bien. Moi, je ne sais pas faire, sans doute parce que je ne m'estime pas assez. C'est comme avec les enfants : chacun se débrouille au mieux avec ce dont il hérite !" L'origine de son mal-être ? Sa mère. La comédienne a expliqué : "Je fais plus confiance à mon intelligence et à ma sensibilité qu'à mon physique, avec lequel j'entretiens depuis toujours un rapport compliqué : j'ai eu une mère très belle et je ne me suis jamais sentie autorisée à rivaliser avec elle. Alors je préfère tirer avantage de ce que je ne peux pas changer et m'amuser à être jolie dans certains films et effrayante dans d'autres..."

Cinq ans plus tôt, c'est pour Madame Figaro que Karin Viard s'était confiée sur son enfance. Alors qu'elle avait souffert de ne pas recevoir de compliments à propos de son physique lorsqu'elle était plus jeune, elle avait confié : "Je n'avais pas le physique qui m'aurait permis de jouer à la fifille. Je n'ai pas grandi en m'entendant dire : 'Comme tu es ravissante !' J'ai été élevée à la rude." La comédienne continuait : "Ma mère était la beauté de la famille. Il a fallu que je trouve une autre identité. J'ai pris celle de la rigolote. Mais avec le temps, j'ai découvert que je pouvais aussi être sexy. Je me suis autorisée à être multiple : à la fois comme ma mère, ma soeur, ma grand-mère et toutes ces femmes qui m'entourent."

Si elle admet ne pas supporter de se voir vieillir, Karin Viard apprend peu à peu à s'aimer. Pour le Journal du Dimanche, la comédienne a expliqué : "J'adore les semaines passées avec mes partenaires en plateau, mais il y a toujours le moment où on me met l'image sous le nez et là, je me dis : 'Oh mon Dieu !' Quand je m'aperçois de face dans le miroir de la salle de bain, le plus souvent, je ne m'aime pas. Mais je me suis habituée à ce que je vois et j'ai appris à supporter le reflet."