05 mars 2025

Le retour sur grand écran de Juliette Lewis dans un western

Depuis qu'elle a crevé l'écran dans Les Nerfs à vif de Martin Scorsese en 1991, Juliette Lewis s'est souvent illustrée dans des rôles décalés, sombres, organiques et souvent badass, dont elle a fait sa marque de fabrique au cours de sa carrière.

L'actrice et chanteuse peut se targuer d'avoir tourné avec de grands noms du cinéma comme Oliver Stone, Kathryn Bigelow, Robert Rodriguez, Christopher McQuarrie, Todd Phillips, Drew Barrymore, Zal Batmanglij ou encore M. Night Shyamalan.

Ses grands succès et ses rôles marquants, elle les doit aux films Les Nerfs à vif, Gilbert Grape, Tueurs nés, Basketball Diaries, Une nuit en enfer et aux séries Wayward Pines, I Know This Much Is True et plus récemment Yellowjackets.

Cette année, vous pouvez retrouver Juliette Lewis dans Du sang dans la neige, un western moderne intense et visuellement hypnotique, qui lui a permis de raviver les souvenirs des plateaux de tournage de son père Geoffrey Lewis, qui a travaillé avec des légendes comme Sergio Leone, Clint Eastwood et Michael Cimino.

Présenté en avant-première à la 50ème édition du Festival du cinéma américain de Deauville, Du sang dans la neige est désormais disponible en VOD, DVD et Blu-ray en France.

Dans Du sang dans la neige, Juliette Lewis incarne une violente tueuse, surnommée "Cut Throat Bill", qui a kidnappé Lula (Esme Creed-Miles), la sœur de Jack (Levon Hawke, fils d'Ethan Hawke et Uma Thurman).

Ce dernier fait appel aux services du redoutable chasseur de primes Reginald Jones (Peter Dinklage) pour la sauver. Une longue traque à travers le Texas les mènera jusqu’au Big Thicket, une forêt maudite redoutée de tous.

Cut Throat Bill n'est pas qu'une simple méchante, elle a des failles, une enfance faite de violence et de blessures psychologiques qu'elle porte à travers ses cicatrices et sa voix rauque qui la font passer pour un homme aux yeux des autres. Et Juliette Lewis s'est investie corps et âme dans son interprétation.

"J'ai créé beaucoup de choses pour incarner le personnage. La voix est la première chose qui m'est venue à l'esprit. Avec ce rôle, je pouvais en faire trop ou pas assez. Il fallait que je trouve un équilibre. Mais quand je joue, je tiens aussi à pouvoir me transcender et faire honneur à mon personnage. J'essaie vraiment de créer une vérité qui est si crédible que vous avez une sensation viscérale."

Il était important pour l'actrice de se donner à fond dans son interprétation car elle ne choisit jamais ses rôles au hasard car elle y croit toujours profondément. Au point que cela peut parfois brouiller les pistes entre la fiction et la réalité.

"Je ne veux pas que le public voit l'actrice, je veux que les gens croient pleinement que je suis cette personne. Et la plupart du temps, les gens pensent que je suis le personnage que je joue."

Mais le personnage de Cut Throat Bill était un véritable défi pour Juliette Lewis. "Ce personnage a probablement été l’une des choses les plus difficiles que j’ai jamais faites parce que je dois faire croire que je suis comme un homme", a-t-elle expliqué.

Juliette Lewis a alors travaillé son personnage et lui a donné de la matière pour enrichir sa performance pour ne pas tomber dans le cartoonesque mais plutôt conserver une part d'humanité.

"Avec les quelques détails qu'on m'a donnés sur son passé et sa trame de fond, j’ai créé beaucoup de choses pour incarner le personnage. Aussi, les gens qui vivent à cette époque avaient beaucoup de difficultés à surmonter et traversaient tout à cheval. Elle vit pratiquement à cheval et sur des sols durs, donc je dois faire ressentir le goût de l'épreuve."

Du sang dans la neige est un western écrit par Chris Kelley (scénariste sur les géniales séries Banshee et Preacher) et réalisé par Elliott Lester (Blitz, Aftermath, Nightingale). Il s'agit d'une adaptation du roman de Joe R. Lansdale, publié en 2013, qui nous ramène au début du XXème siècle au Texas.

Ce film est un projet de très longue date auquel Peter Dinklage est attaché depuis 2014 ! Après des années, Du sang dans la neige démarre sa préproduction en 2020 avant d'être stoppé par la pandémie mondiale.

Ce n'est qu'en 2023 que le film entre enfin en production avec l'arrivée de Juliette Lewis, qui a remplacé Noomi Rapace entre temps. Et ce projet passion a rassemblé toute l'équipe autour de Peter Dinklage et leur a donné enfin de se donner à fond pour honorer le projet :

"Il y avait un esprit d'équipe. D’une part, je n’avais pas joué dans un film depuis six ans, je pense, donc c’était important. Et puis, j'aime tellement Peter. Il est tellement beau dans ce film. Sa performance, si particulière. J'adore sa subtilité. Il me rappelle beaucoup De Niro.

La pression que je me mets, c’est sur moi-même. Je recherche toujours la transcendance dans mon jeu d'actrice. Je veux que ça vienne de mes tripes. Je me suis mis beaucoup de pression pour ce rôle. J'aurais pu en faire trop ou pas assez et il fallait que je trouve le bon équilibre. Les rôles extrêmes ne sont pas faciles."

Propos recueillis par Mégane Choquet le 9 septembre 2024 au Festival de Deauville.

Le film "Du sang dans la neige" est disponible en VOD, DVD et Blu-ray.

04 mars 2025

Dolly Parton annonce le décès de son époux, Carl Dean

Dolly Parton, icône incontestée de la musique country, a marqué des générations avec sa voix unique et ses compositions. Née le 19 janvier 1946 dans le Tennessee, elle a débuté sa carrière à un jeune âge, bénéficiant du soutien de son oncle, Bill Owens, qui l'introduit à la radio locale et qui lui écrit plusieurs morceaux. Son talent la propulse rapidement sur le devant de la scène, notamment grâce à des titres phares comme Jolene et I Will Always Love You. Au fil des décennies, la chanteuse a accumulé de nombreuses récompenses, dont plusieurs Grammy Awards, et a collaboré avec des artistes de renom tels que Kenny Rogers.

Malgré le temps qui passe, Dolly Parton demeure une figure incontournable de la scène musicale. Récemment, elle a surpris ses fans en s'associant à des artistes de la nouvelle génération. En 2023, elle a partagé la scène avec Miley Cyrus lors d'un concert mémorable pour la nouvelle année. Plus récemment, elle a collaboré avec Sabrina Carpenter en reprenant le titre Please, Please, Please, une reprise qui a conquis le cœur du public.

Seulement, en ce début du mois de mars, Dolly Parton a révélé une bien triste nouvelle. Ce 3 mars, elle a publié un message sur son compte Instagram, annonçant le décès de son époux, Carl Dean, à l'âge de 82 ans. Elle a exprimé sa gratitude pour les prières et le soutien reçus, tout en partageant la douleur de perdre celui qui a été son compagnon pendant près de six décennies : "Carl et moi avons passés des années formidables ensemble. Les mots ne peuvent pas décrire l’amour que nous avons partagé pendant plus de 60 ans. Merci pour vos prières et votre sympathie. La famille demande le respect de sa vie privée dans cette période difficile", peut-on lire sur Instagram.

Carl Dean, homme d'affaires discret, a toujours préféré rester en dehors des projecteurs, soutenant sa femme depuis les coulisses. Le couple s'était rencontré en 1964 devant une laverie automatique à Nashville, alors que Dolly Parton n'avait que 18 ans. Deux ans plus tard, ils se mariaient lors d'une cérémonie intime en Géorgie. Bien qu'ils n'aient pas eu d'enfants, leur amour a été une source d'inspiration pour beaucoup. La chanteuse mentionnait souvent Carl Dean comme son plus grand soutien et celui qui lui avait inspiré le célèbre morceau Jolene. En septembre 2024, lors d'une rare interview, elle avait confié que le secret de leur longévité résidait dans leur capacité à rire ensemble et à apprécier les petites choses de la vie.

Lio : son fils de 21 ans, Diego, est mort après s'être immolé

Diego, le plus jeune enfant de la chanteuse Lio, est mort à l’âge de 21 ans. Une tragédie pour l’interprète de Banana Split, qui a toujours été une mère protectrice pour son “petit dernier,” né le 21 mai 2003, à l’aube de ses 40 ans. D'après Paris Match, le jeune homme se serait immolé. Son corps a été retrouvé ce week-end route du Noyer du Chat, à proximité de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Sa soeur Esmeralda, quant à elle, a simplement indiqué dans la soirée de ce lundi 3 mars, dans une story Instagram : “Mon frère est mort. Ne m'envoyez pas de messages svp. Merci pour vos partages” Le jeune homme aurait récupéré la carte bancaire de sa mère avant de prendre la direction de l’aéroport. Il aurait ensuite rempli un jerrycan d’essence dans une station-service à l’enseigne Total, avant de s'immoler. Sa disparition inquiétante avait été signalée aux autorités par sa mère.

Contrairement à sa mère, Diego n’a jamais cherché la lumière. Un tempérament discret, presque en retrait, qui contrastait avec l’énergie débordante de Lio. Quant à son père, Lio n’a jamais souhaité révéler son identité, même si elle avait distillé quelques infos sur ce dernier dans un entretien accordé à Paris Match, en 2014. “Je suis restée en très bons termes avec les pères de tous mes enfants. Celui de Diego, qui était au départ un de mes amis d’enfance, est même devenu mon meilleur ami depuis notre séparation”, avait-elle fait savoir.

Lio a toujours assumé sa vie de mère célibataire, élevant seule ses six enfants, issus de relations différentes. Sa fille aînée, Nubia, est née en 1987 de sa relation avec Michel Esteban, producteur de musique. Ensuite, en 1993, c’est Igor qui voit le jour, suivi d’Esmeralda en 1995, tous les deux étant le fruit de ses amours avec le réalisateur Alexis Tikovoï. Puis viennent les jumelles Garance et Léa, en 1999, issues de son histoire d’amour avec Alexis Zad, un chanteur avec qui elle vivra une relation tumultueuse. Enfin, Diego, né 2003, qui restera à jamais son petit dernier.

Tous ont grandi sous l’aile protectrice de Lio, dans un foyer où l’amour a toujours primé, malgré les épreuves. Car derrière son énergie et son sourire, la chanteuse de 62 ans a dû affronter des épreuves douloureuses. L’un des drames les plus marquants de sa vie reste son histoire avec Alexis Zad, père de ses jumelles, qui l’a plongée dans un enfer de violences conjugales. Un combat dont elle a réussi à se relever, devenant une voix engagée contre les violences faites aux femmes. Aujourd’hui, avec la perte de Diego, c’est une blessure irréparable qui vient s’ajouter à ses plaies…

Andy Serkis annonce que The Hunt of Gollum ne sortira pas avant 2027

En mai dernier, la Warner Bros. a fait des révélations sur le prochain film issu de la franchise Le Seigneur des Anneaux : The Hunt of Gollum sera réalisé par Andy Serkis, qui incarnait Gollum dans les films de Peter Jackson et qui l'avait aidé à mettre en scène quelques séquences en tant que réalisateur de seconde équipe sur ses deux trilogies, sorties entre 2001 et 2003 pour la première et de 2012 à 2014 pour Le Hobbit. Il ne s’agira pas de son premier long-métrage, puisqu'il a depuis signé Mowgli : La Légende de la jungle et le deuxième volet de Venom, mais son retour dans la franchise qui l’a initié à la motion capture est très attendu par les fans de l'univers de J.R.R. Tolkien. Qui vont cependant devoir prendre leur mal en patience...

The Direct a en effet assisté à la Fan Expo de Vancouver, il y a quelques jours, au cours de laquelle Andy Serkis a expliqué qu'il ne pourrait pas le tourner avant plusieurs mois, puisqu'il y a débord toute la phase de pré-production à gérer.

"Non, ce ne sera pas en 2026. Je sais qu'on avait d'abord parlé d'une sortie en décembre 2026, mais ce sera plutôt décembre 2027, en fait... Là, on commence tout juste l'écriture, puis on sera dans les préparatifs de tournage et ça, ça demande un temps fou, six ou sept mois, et après on le tournera, l'année prochaine. Ce qui nous amène à cette date de sortie de décembre 2027."

Pas d'annonce de casting non plus, si ce n'est qu'il devrait logiquement reprendre lui-même le rôle de Gollum, comme il l'avait laissé entendre lors de l'annonce du projet en saluant les producteurs historiques de la saga,  Peter Jackson, Fran Walsh et Phillipa Boyens :

"Ouiiiiii, mon Précieux. Le temps est venu à nouveau de s’aventurer vers l’inconnu avec mes chers amis, les extraordinaires et sans égaux gardiens de la Terre du Milieu, Peter, Fran et Philippa."

Depuis, Ian McKellen a fait part de son envie de revenir interpréter Gandalf, mais rien d'officiel n'a été annoncé. Notez qu'en reportant autant The Hunt for Gollum, ce projet de blockbuster est pour l'instant sans concurrence. Seul Disney a programmé des films au-delà de cette date : Avatar 4 et 5 sont attendus en décembre 2029 et 2031 au cinéma.

Mickey 17 : Park Chan-wook réclame 2 Oscars pour Robert Pattinson en 2026

Un seul acteur peut-il être nommé dans plusieurs catégories de trophées aux Oscars pour le même film ? Et à peu près le même rôle ? Dans Mickey 17, le nouveau film évènement de Bong Joon-ho, Robert Pattinson joue Mickey, un infortuné ouvrier du futur parti coloniser une planète glaciale, et qui accepte de se faire cloner à chacune de ses morts. Jusqu’au jour où le 17ème Mickey survit et se frotte à Mickey 18…

Une double performance exceptionnelle pour l’acteur, qui a énormément plu à Park Chan-wook (et à Première aussi) : le compatriote de Bong Joon-ho et auteur de Old Boy a vu le film, il l’a adoré, et il réclame même une double victoire aux Oscars pour le comédien, dans la catégorie Meilleur acteur et Meilleur acteur dans un second rôle. C’est le site indien Times Now qui a déniché un tweet montrant une dédicace de Park Chan-wook sur l’affiche de Mickey 17, où le réalisateur écrit ainsi : "à l’attention des membres de l’Académie, veuillez donner à Robert Pattinson le trophée du meilleur acteur et celui du meilleur second rôle. Donnez-lui les deux !"

Le règlement de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences pourrait presque lui donner raison. Un acteur ou une actrice ne peut pas être nommé plusieurs fois dans la même catégorie pour des films différents, mais iel ne peut pas non plus recevoir plusieurs nominations pour la même performance. Mickey 17 et Mickey 18 sont-elles des "performances" différentes ? Même rôle ou rôles différents ? Y aura-t-il une jurisprudence sur ce sujet en 2026 ?

Pas sûr. De 1938 à 2019, douze personnes (9 femmes et 3 hommes) ont été nommés deux fois la même année. Parmi eux, Barry Fitzgerald, qui avait été nommé aux Oscars 1944 à la fois dans la catégorie Meilleur acteur et Meilleur second rôle pour La Route semée d’étoiles de Leo McCarey. Il avait gagné l’Oscar du Meilleur second rôle, mais l’Académie a depuis changé ses règles et interdit les doubles nominations pour le même rôle. Le dernier doublé en date est celui de Scarlett Johansson, nommée à la fois en Meilleure actrice (Marriage Story) et Meilleur second rôle féminin (Jojo Rabbit).

Incroyable mais vrai, Robert Pattinson n’a jamais été nommé aux Oscars. Par contre, il a gagné quatre fois le MTV Award du Meilleur baiser pour les trois premiers films Twilight. Il pourrait décrocher une nomination pour son rôle dans Die, My Love, le nouveau film de Lynne Ramsay (A Beautiful Day avec Joaquin Phoenix), face à Jennifer Lawrence, pourrait très bien aller au prochain Festival de Cannes.

Pour Ving Rhame, Tom Cruise est le seul acteur "qui ne voit pas la couleur de la peau"

Ving Rhames est le seul acteur à avoir joué dans tous les films de la saga Mission: Impossible aux côtés de Tom Cruise. Et cette fidélité se poursuit avec le huitième volet de la franchise, Mission: Impossible: The Final Reckoning.

Si Rhames revient encore et encore dans l'équipe, c’est parce qu’il adore son célèbre coéquipier. Lors de la promotion de son nouveau film, Uppercut, l’acteur de 65 ans a fait part de son admiration pour Tom Cruise, interrogé par ComingSoon  :

"Ce que je retiens de mes années Mission : Impossible ? Travailler avec l’équipe et apprendre à connaître Tom Cruise ! Il traite vraiment ses acteurs et son équipe de façon très spéciale".

L'interprète de Luther Stickell assure qu'au-delà du professionnalisme, la vision du monde de Tom Cruise est à saluer :

"C’est le seul homme que j’ai rencontré qui ne voit pas les couleurs de peau. Un jour, il m’a raconté une conversation avec son fils adoptif, un enfant noir, qui avait alors 8 ou 9 ans. Son fils lui a dit: ‘Papa, pourquoi tu as toujours tendance à rabaisser les noirs ?’ Le fait qu’il ose partager cela avec moi a été un moment très spécial. Car je n’avais jamais entendu ça auparavant."

Réalisé et co-écrit par Christopher McQuarrie, Mission: Impossible: The Final Reckoning promet une conclusion épique aux aventures d’Ethan Hunt. Rendez-vous en salles le 21 mai en France.

Adrien Brody a battu un record vieux de 80 ans pendant la cérémonie des Oscars 2025

The Brutalist, film à la durée XXL (3h34, entracte inclus), établit un autre type de record de durée, par l'intermédiaire de son acteur principal, Adrien Brody !

Au moment de recevoir son Oscar du meilleur acteur - son second après Le Pianiste en 2003 -, l'acteur s'est lancé dans un discours particulièrement long, battant ainsi un record, vieux de 80 ans.

Quelle a été la durée de ce discours ? Et quel record a-t-il battu ? Adrien Brody a tout simplement livré le plus long discours de toute l’histoire des Oscars, en l'occurrence en restant sur scène pendant une durée précisément de 5 minutes et 40 secondes.

Il bat de quelques secondes le record détenu par l'actrice britannique, Greer Garson. Son record datait de 1943 selon le Guinness World Records. Pour mémoire, la durée supposée d'un discours est censée être de 45 secondes !

The Brutalist était nommé à 10 reprises aux Oscars et a remporté 3 statuettes : meilleur acteur donc, mais aussi meilleure photo (Lol Crawley) et meilleure musique (Daniel Blumberg).

Depuis sa présentation au Festival de Venise - où il a été sacré Lion d'argent en septembre 2024 -, ce drame historique a séduit les spectateurs du monde entier et s'est imposé comme l'un des grands favoris de la saison des prix. En France, le film a rassemblé 323 853 spectateurs.

Disney+ abandonne la série animée Tiana

Walt Disney Animation a pris une décision qui marque un tournant dans sa politique de contenus destinés à Disney+, apprend-on via The Hollywood Reporter. Le studio a officiellement annoncé qu’il abandonnait la production de Tiana, une série animée inspirée du film La Princesse et la grenouille (2009). Ce choix s’inscrit dans une refonte plus large de la stratégie de diffusion de Disney, qui revoit sa manière d’aborder le streaming.

Cette décision découle d’une volonté de recentrer les investissements sur des productions cinématographiques destinées au grand écran plutôt que sur des séries originales en streaming. Après l’expérience mitigée de certains projets exclusifs sur Disney+, l’entreprise semble privilégier les longs-métrages, qui continuent de générer des revenus conséquents en salles.

Annoncée en décembre 2020, Tiana devait être une série musicale portée par Anika Noni Rose, qui reprenait son rôle emblématique de la première princesse noire de Disney. La série était conçue pour approfondir l’histoire de Tiana après les évènements du film et explorer son quotidien de souveraine de Maldonia.

Malgré plusieurs changements au sein de l’équipe créative et des efforts pour concrétiser le projet, comme on vous le racontait fin 2023, Tiana n’a jamais atteint un stade de développement avancé. Selon des sources proches du projet, son coût de production élevé et les nouvelles priorités stratégiques de Disney+ ont conduit à son abandon.

L’annulation de Tiana n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, Disney a amorcé un virage dans sa politique de streaming. Pixar a récemment annoncé qu’il ne produirait plus de séries longues pour Disney+ après Gagné ou perdu, et Vaiana 2, qui devait initialement être une série animée, a finalement été transformé en film destiné aux salles de cinéma.

Disney mise désormais sur le succès en salle comme modèle économique principal, notamment après l’incroyable performance de Vice-Versa 2, qui a rapporté 1,7 milliard de dollars au box-office mondial. À l’inverse, les productions exclusives Disney+ ont souvent rencontré des difficultés pour rentabiliser leurs coûts de production, ce qui explique en partie l’abandon de Tiana.

L’arrêt de Tiana entraîne également des répercussions chez Disney Animation. Le studio de Vancouver, qui travaillait sur plusieurs projets destinés au streaming, va subir des licenciements en raison de ce changement de cap.

Cependant, l’univers de La Princesse et la Grenouille ne disparaît pas pour autant. Disney a récemment transformé l’attraction Splash Mountain en "Tiana’s Bayou Adventure" dans ses parcs aux États-Unis, preuve que la princesse reste une figure importante du catalogue du studio. De plus, un spécial animé inspiré du film serait en développement, bien que peu d’informations aient été dévoilées à ce sujet.

Malgré l’annulation de Tiana, Disney semble vouloir continuer à exploiter cet univers, mais sous d’autres formats et avec une approche plus prudente.

03 mars 2025

1923 : la série est l’une des plus chères jamais produites !

Lorsque l’on parle des séries les plus chères de tous les temps, on pense généralement aux productions Marvel ou aux fresques de fantasy, du type Game of Thrones ou Les Anneaux de Pouvoir. Mais il ne nous viendrait jamais à l’idée qu’une série western puisse figurer parmi ces blockbusters de la télévision. Et pourtant…

L’une des séries les plus chères jamais produites est bel et bien un western, et pas n’importe lequel. 1923 est un préquel de Yellowstone, l’une des séries les plus regardées ces dernières années. Ce programme, qui se déroule plus de 80 ans avant l’intrigue de la série principale, met notamment en scène Harrison Ford, dans le rôle d’un propriétaire de ranch vieillissant.

La série est tournée en décors naturels, entre le Montana et le Texas, mais également en Afrique pour les scènes dans lesquelles apparaît le neveu du couple, Spencer Dutton (Brandon Sklenar). Pour cette raison notamment, le budget de la série est estimé à environ 30 millions de dollars par épisode, soit l’équivalent du budget moyen d’un long métrage américain.

Ce budget ne semble pas avoir effrayé la plateforme Paramount+, qui a accepté de financer une seconde saison de huit épisodes supplémentaires. Cela témoigne l’immense confiance accordée par le service de streaming au créateur de 1923, Taylor Sheridan. Le scénariste américain a d’ailleurs évoqué à nos confrères de Deadline l’important budget de sa série western :

"Paramount est très sensible quant aux besoins des raconteurs d’histoire, ou en tout cas aux miens. Ils commandent des épisodes supplémentaires car j’en ai besoin pour finir l’histoire. Quand on pense à une série dont les épisodes coûtent entre 30 et 35 millions de dollars à produire et qu’on demande à faire huit épisodes supplémentaires, cela revient tout simplement à demander la somme de 240 millions de dollars."

Comment expliquer un tel budget ? Tout d’abord, la série a été tournée en décors naturels aux États-Unis, mais également en Afrique où se déroule une partie de l’intrigue. Les prises de vues de la première saison se sont déroulées dans trois pays africains différents : l’Afrique du Sud, le Kenya et la Tanzanie.

Taylor Sheridan a souhaité recourir le moins possible à des effets spéciaux numériques. Un choix que tient moins d’une décision purement artistique que d’un intérêt commercial, puisque les animaux qui apparaissent à l’écran sont la propriété du scénariste américain qui détient plusieurs ranchs.

Ainsi, ce dernier impose à la production de tourner avec ses propres vaches et chevaux mais aussi sur ses propriétés. Il assure également la formation des acteurs de ses séries à l’équitation dans son ranch au Texas. Chaque semaine de tournage lui rapporte donc l’équivalent de centaines de milliers de dollars.

Le cachet des acteurs représente également une part importante dans ce budget colossal. À eux seuls, Harrison Ford et Helen Mirren empochent la coquette somme d’un million de dollars chacun par épisode. On imagine également que des pointures tels que l’ancien James Bond Timothy Dalton et Jerome Flynn (Game of Thrones) ne sont pas à plaindre côté salaire.

La seconde saison de 1923 est à retrouver chaque semaine en exclusivité sur Paramount+. 

Lara Fabian raconte comment elle a été brisée par sa marionnette des « Guignols » sur Canal+

Preuve que la confiance en soi n’est pas proportionnelle à la popularité, Lara Fabian a beau avoir du succès aussi bien en France qu’à l’international, la chanteuse a beaucoup souffert des critiques.

Dans l’émission Un dimanche à la campagne du 2 mars, sur France 2, l’interprète de Je t’aime a confié que certaines moqueries qui lui ont laissé des traces. En présence de Manu Payet et de la joueuse de tennis handisport Pauline Déroulède, celle qui a confié avoir souffert de racisme en Belgique en raison de ses origines italiennes a évoqué un personnage dont elle a eu du mal à se défaire.

« Je me souviens des Guignols de l’info, donc il y a une marionnette qui est censée vous ressembler, et à chaque fois que la marionnette pousse la chansonnette, il y a des gens qui vous tapent sur la tête », rappelle Frédéric Lopez, le présentateur de l’émission dominicale. « Où que j’arrive, je suis la fille qui hurle, plus qui chante », répond Lara Fabian, encore meurtrie.

Cette scène est d’autant plus « cruelle » qu’« elle est récurrente ». La star n’était pas « préparée » à une telle violence sur le talent qui était supposé la démarquer.

« Jusque-là, on a compris que je n’étais pas très à l’aise avec ce à quoi je ressemblais, mais ma voix ne semblait pas être un problème », lâche-t-elle avec émotion. « Tout d’un coup, moi je suis l’unique personne qui a la voix qu’elle a et cette voix est laide. Une partie du public va le croire. »

Selon elle, c’était alors « de très mauvais ton de dire qu’on m’aime, qu’on aime ma voix ou qu’on aime mes chansons ». Cette disgrâce, qui ne fera qu’amplifier les désordres alimentaires qu’elle a déjà évoqués par le passé, la pousse même à avoir envie d’en finir en « prenant quelque chose », comme on le devine à demi-mot sur le plateau de France 2. L’interprète de Mon autre a rappelé qu’elle a fini, à l’époque, par peser « 41 kilos », se nourrissant « d’une pomme (coupée) en sept quartiers » pour chaque jour de la semaine, et pouvant aller « jusqu’à 15 à 18 vomissements par jour ».

La star a même révélé à Frédéric Lopez avoir « fait une crise cardiaque » après avoir tant malmené son corps. Un vrai déclic pour l’artiste de 55 ans, qui a compris que c’est avant tout elle-même qu’elle « vomissait » à l’époque.

Vingt-cinq ans plus tard, après un livre autobiographique, Tout, paru en 2022, et de nombreux albums, la chanteuse peut revenir sereinement sur ses déboires. « Aujourd’hui, c’est un vrai plaisir (de manger), que je continue d’observer quand même avec prudence », assure-t-elle.