22 janvier 2025

Made in France sur France 2 : Cécile Bois révèle sa surprenante méthode pour préparer son rôle

France 2 continue la diffusion de sa série inédite Made in France ce mercredi 22 janvier 2025, dès 21h10. Dans cette nouvelle fiction plaisante et addictive, Cécile Bois (Candice Renoir) incarne Rita, une femme trompée par son cher et tendre mari (joué par Thierry Neuvic) qui s’arrange pour travailler avec la maîtresse de celui-ci…

"L’autre femme" de cette histoire s’appelle Olympe et évolue dans le milieu de luxe. Cette dernière travaille en effet dans une maison française de haute couture et s’avère être une femme d’affaires redoutable. Bien que Rita ne connaisse rien à ce monde, elle forme pourtant avec sa rivale un duo de choc sur le plan professionnel !

D’ailleurs, comment les stars de Made in France ont-elles préparé leurs rôles ? Lors d’une conférence de presse, celles-ci se sont exprimées à ce sujet et Antonia Desplat (Olympe) explique : "J'ai fait beaucoup de recherches et regardé des documentaires sur les grandes maisons de mode françaises. Je connais un petit peu le milieu du luxe mais pas dans les détails."

"Je voulais comprendre les étiquettes dans ce travail. Cela m'a énormément aidé pour me glisser dans la peau d'Olympe son monde. Enfin, j'avais le personnage de Meryl Streep dans Le Diable s'habille en Prada en tête, ce personnage qui est si difficile à cerner et intimidant", termine la comédienne.

Cécile Bois, quant à elle, a pu adopter une méthode totalement différente : "Rita n'évolue pas dans cet univers-là au départ. Je ne me suis donc absolument pas renseignée parce que je voulais arriver, comme elle, comme un cheveu sur la soupe ! Dans la vraie vie, ce domaine ne m'est pas du tout familier et je trouvais ça très bien de débarquer sans connaître les codes et sans aucun savoir."

Un face-à-face savoureux entre les deux femmes, à découvrir dans la suite de Made in France, la série proposée ce soir sur France 2 (ou en replay sur france.tv), dès 21h10.

Dylan O'Brien rejoint Rachel McAdams dans le nouveau film d'horreur de Sam Raimi

En octobre, au moment où il s'apprêtait à sortir sa production Don't Move, Sam Raimi était annoncé aux commandes de Send Help. Un thriller horrifique porté par Rachel McAdams à partir d'un scénario de Damian Shannon et Mark Swift. Des auteurs connus pour un tout autre registre : ils ont écrit ensemble la comédie Baywatch - Alerte à Malibu avec Dwayne Johnson et Zac Efron. 

Sam Raimi n’ayant plus tourné depuis Doctor Strange in the Multiverse of Madness en 2022, ce projet a immédiatement intrigué ses fans, d'autant plus que le créateur d'Evil Dead reviendra ici au cinéma horrifique en filmant deux collègues coincés sur une île après un accident d'avion. Il y a dix ans, il avait bien dirigé le pilote de la série dérivée Ash vs. Evil Dead, mais la dernière fois qu'il a mis en scène un véritable film de flippe remonte déjà à 2009 avec Jusqu'en Enfer.

Deadline révèle à présent que c'est Dylan O'Brien qui incarnera le deuxième personnage clé de ce film. Le comédien du Labyrinthe aime changer de style à chaque film : ces derniers mois, on l'a vu dans Saturday Night, le film racontant les coulisses de l'émission américaine culte ou dans le thriller produit par M. Night Shyamalan, Caddo Lake, et il présentera demain à Sundance la dramédie Twinless, au pitch intrigant : "Deux jeunes hommes nouent une amitié improbable après s'être rencontrés dans un groupe de soutien pour jumeaux sans jumeau."

Grimes en a ras-le-bol d’être attaquée pour les actes de son ex Elon Musk

«Je ne suis pas lui. » C’est ce qu’a répondu Grimes alors qu’elle se retrouve avec un flot de messages lui demandant – pour les moins virulents – de justifier les deux saluts nazis effectués par Elon Musk (et dont il s’est défendu sans conviction) lors de l’investiture de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

A une internaute qui promettait d’arrêter de suivre la chanteuse et de recouvrir les tatouages qu’elle arborait en son honneur à la suite de ces gestes du nouvel homme fort de l’administration Trump, Grimes a répondu en détail sur X, plateforme détenue par le milliardaire. Si elle « respecte profondément » les inquiétudes de sa fan, « c’est aussi très malsain que les gens soient à ce point énervés alors que je n’ai pas été en ligne de la journée et que je découvre tout comme vous cette controverse à l’instant ».

L’artiste canadienne rappelle par ailleurs qu’elle n’est pas citoyenne américaine et, surtout, qu’elle est rendue responsable de « quelque chose qu’un ex a fait », ce qui est « absurde ».

Grimes et Elon Musk ont été en couple jusqu’en septembre 2021, lorsqu’ils ont annoncé qu’ils étaient « semi-séparés ». Ils ont trois enfants ensemble : X Æ A-Xii (4 ans), Exa Dark Sideræl (3 ans), et Techno Mechanicus (2 ans).

La chanteuse, de son vrai nom Claire Boucher, a passé une bonne partie de l’année dernière à se battre contre le milliardaire pour que ses droits en tant que mère soient respectés. Elle a, entre autres, accusé Elon Musk de lui soustraire leurs enfants. « Je n’ai pas vu l’un de mes bébés pendant cinq mois », avait-elle notamment indiqué dans un message sur X le 20 novembre dernier.

Dans ces circonstances, il est d’autant plus aisé de comprendre son agacement d’être associée, en permanence, aux décisions de celui qui ne partage plus sa vie depuis plusieurs années et qui la lui rend visiblement difficile. Si elle sait que « l’inquiétude » de ses fans « part d’une bonne intention », elle ne compte absolument « pas faire un communiqué à chaque fois qu’il fait quelque chose ». D’autant que Grimes souhaite que sa parole publique, plutôt rare, serve à « ajouter quelque chose de positif ».

« Pour être claire, je pourrais dire des conneries, me retrouver en couverture des magazines, être une héroïne féministe et en tirer un certain pouvoir – mais ça ne servirait à rien. Je choisis le bien-être de mes enfants. Je vous jure qu’on ne se sent pas bien quand on est détesté pour des choses dont on n’est même pas au courant, qu’on ne peut pas prédire et sur lesquelles on a aucun contrôle. J’ai aussi choisi cette voie, et je l’accepte. J’essaye d’en tirer le meilleur et je vous souhaite simplement à tous bonheur et santé », a conclu Grimes.

Le Tatoueur d'Auschwitz sur M6 : une mini-série historique émouvante à ne pas manquer pour commémorer la libération des camps

Le 27 janvier 1945 a eu lieu là libération du camp de concentration d’Auschwitz par les soldats de l’armée rouge. Pour marquer les 80 ans de cet événement historique, M6 va diffuser ce mercredi 22 janvier la mini-série Le Tatoueur d’Auschwitz adaptée du best-seller éponyme de Heather Morris, qui s’est écoulé à plus de 14 millions d’exemplaires dans le monde.

Loin des fictions habituelles sur l’holocauste, Le Tatoueur d’Auschwitz, qui est inspiré de l’histoire vraie du survivant Lale Sokolov, nous raconte surtout une histoire d’amour née dans l’horreur des camps de concentration.

A 87 ans, Lale Sokolov, joué par Harvey Keitel (Taxi Driver), a des flashs de son temps passé dans le camp d'Auschwitz durant la Seconde Guerre mondiale. Récemment veuf, il décide de raconter son histoire à Heather (Mélanie Lynskey), une écrivaine en herbe, afin de garder une trace.

Lali, incarné dans sa version jeune par Jonah Hauer-King (La petite sirène) était en effet l’un des tatoueurs chargés d’inscrire les numéros d’identification sur les bras des autres prisonniers dans le camp d’Auschwitz.

Un jour, il rencontre Gita (Anna Próchniak) alors qu’il lui tatoue son numéro. Il tombe immédiatement sous son charme. Malgré les horreurs auxquelles ils doivent faire face chaque jour, ils tombent peu à peu amoureux l’un de l’autre.

En racontant son passé à Heather, Lali affronte enfin les fantômes traumatisants de sa jeunesse et revit ses souvenirs d’amour dans les moments les plus sombres de l’Histoire.

Avec son habile jeu de flashbacks, Le Tatoueur d’Auschwitz permet de capturer l’horreur et la noirceur des camps de concentration tout en apportant une note d’espoir. Dès le départ, le téléspectateur sait que le narrateur s’en est sorti, mais combien des personnes qu’il a pu croiser, aider ou côtoyer peuvent en dire de même ?

Chaque fois qu’un prisonnier connaît un destin tragique, la série se met en pause pour montrer son visage sur le son d’une cloche. Une belle manière de rendre hommage aux millions de personnes qui ont perdu la vie en franchissant les portes d’Auschwitz, mais aussi d’interpeller les téléspectateurs qui n’ont d’autres choix que de soutenir leurs regards meurtris.

Réalisée par Tali Shalom-Ezer, Le Tatoueur d’Auschwitz est une série nécessaire qui montre sans détour la cruauté des camps et suit un personnage qui n’a rien de parfait. Car oui, Lale a fait le choix de pactiser avec ses bourreaux dans l’espoir de ne pas mourir comme ses camarades.

Il le dit lui même : il avait 26 ans, et il voulait vivre. Il s’est vu offrir une opportunité, il l’a saisi. Mais il doit désormais vivre avec la culpabilité de ce qu’il a fait. Lale n’est d’ailleurs pas un narrateur fiable.

A plusieurs reprises, il modifie l’histoire à son avantage, car il n’est pas prêt à affronter les démons qu’il a enfouis depuis toutes ces années. Une manière habile de montrer qu’une même histoire peut avoir plusieurs versions en fonction de la personne qui la raconte, mais aussi de répondre aux détracteurs qui ont souvent remis en question la véracité historique du roman d’Heather Morris.

Si Le Tatoueur d’Auschwitz est loin d’être une série joyeuse, l’histoire d’amour entre Lale et Gita permet d’apporter cette touche de lumière qui nous donne envie de continuer à regarder, et nous permet de supporter le pire.

Nous nous prenons vite d’affection pour ce couple qui tente de trouver de la joie dans cet environnement empli de peine et de souffrance. Anna Próchniak et Jonah Hauer-King, les acteurs qui incarnent ce couple, ont d’ailleurs une alchimie indéniable qui nous hypnotise et nous donne envie de savoir quel va être le destin de leur histoire d’amour tragique.

En somme, malgré la dureté de son propos, Le Tatoueur d’Auschwitz est une mini-série historique à ne pas rater.

Retrouvez les deux premiers épisodes du Tatoueur d’Auschwitz ce mercredi 22 janvier à partir de 21h10 sur M6. La soirée se poursuit à 23h15 par la diffusion du documentaire “L’histoire vraie du tatoueur d’Auschwitz”.

Sonic 4 a une date de sortie au cinéma en 2027

Fraîchement milliardaire, la franchise Sonic va continuer de foncer tête baissée sur les écrans. Paramount a annoncé une date de sortie pour Sonic 4. La suite débarquera dans les salles vers le 19 mars 2027 (certainement le 17 mars 2027 en France).

On retrouvera donc le hérisson bleu d'ici deux ans environ, et au printemps, suivant un rythme de sorties parfaitement huilé. Le premier film Sonic était en effet sorti à l'hiver 2020. Puis Sonic 2 était arrivé un peu plus de deux ans après, au printemps 2022. Deux ans plus tard, Sonic 3 est sorti à l'hiver 2024. Et suivant cette logique, il faudra donc attendre un peu plus de deux années pour voir Sonic 4, au printemps 2027.

Il faut rappeler que Sonic 3 a rapporté 422 millions de dollars dans le monde à ce jour. Il est le plus gros succès de la franchise jusqu'à présent.

21 janvier 2025

Frances Farmer : Retour sur son destin tragique

Machine toujours prompt à fabriquer et vendre du rêve, l'usine hollywoodienne a aussi fracassé au cours de son Histoire de nombreux destins d'hommes et surtout de femmes à l'esprit trop rebelle. Ou, en tout cas, jugés trop inaptes à se glisser dans le moule tyrannique du glamour et des paillettes.

Quand ce ne sont pas les faits divers sordides qui émergent de l'arrière-cuisine de la nouvelle Babylone... La dépression et le tragique destin de la comédienne Frances Farmer, actrice intelligente et sensible, à fleur de peau, mais aussi individualiste résolue au tempérament autodestructeur, en est sans doute l'un de ses plus éclatants et tristes symboles.

Née en septembre 1913 à Seattle dans l'Etat de Washington, fille d'un avocat réputé, Frances (Elena) Farmer se fait très tôt remarquer par sa vivacité d'esprit, sa curiosité, son intelligence, et son goût prononcé pour l'écriture. En 1931, alors élève de la West Seattle High School, elle gagne le Concours d’écriture créative avec son essai God Dies, et remporte 100 $. Premier coup d'éclat pour Frances, et premier scandale. Le sujet de sa dissertation et son Prix sont relatés dans le journal local sous ce titre : "La fille de Seattle rejette Dieu et gagne le Premier Prix".

Volontiers indépendante, même si son père peut subvenir aux besoins de la famille avec trois enfants à charge, Frances Farmer effectue plusieurs petits boulots, comme ouvreuse au cinéma ou serveuse, pour payer ses études à l'université de Washington.

C'est là qu'elle étudie le journalisme, puis l’anglais et l’art dramatique. Actrice dans plusieurs pièces étudiantes, elle remporte les suffrages des critiques, ce qui alimente à la fois la satisfaction par procuration de sa mère mais aussi la frustration de celle-ci; elle qui rêvait de faire une carrière d'actrice à Hollywood...

En 1935, elle remporte un nouveau concours, organisé par un journal marqué politiquement à gauche, The Voice of Action. Premier prix : un voyage en Union Soviétique. En dépit des protestations de sa mère, Frances prend le bateau pour l’URSS. Plus tard, ces deux événements de sa vie joueront un rôle important dans la naissance de violentes rumeurs, qualifiant la jeune femme d’athée communiste...

Au retour de son voyage, Frances s'arrête à New York plutôt que de retourner directement à Seattle, dans l’espoir d’y devenir actrice de théâtre. C'est là qu'un agent la repère et la persuade de signer un contrat de sept ans chez Paramount. Gagnant rapidement le surnom de la "nouvelle Garbo" grâce à sa beauté, Frances démarre sa carrière sur les chapeaux de roue, occupant la première place de l’affiche dans deux films de série B, dont l’un avec Bing Crosby, Rythm on the Range.

En 1936, son premier grand rôle, dans Le Vandale, est salué par la Critique. En 1937, elle interprète le rôle principal dans la production théâtrale Golden Boy écrite par Clifford Odets et le premier rôle féminin dans L'Or et la Femme de Rowland V. Lee. Prêtée à Samuel Goldwyn par la Paramount, elle tourna aussi dans plusieurs films à succès, dont Le Chevalier de la vengeance avec Tyrone Power, ou Le Voilier maudit avec Ray Milland.

Mais Frances est frustrée par la manière dont sa carrière est gérée par la Paramount, qui met en valeur davantage sa beauté que ses réels talents de comédienne. A une époque où les Majors contrôlent toutes les facettes de la carrière de leurs pépinières de talents, le caractère indépendant et anticonformiste de Frances Farmer pose problème. Détestant le Star System, fuyant les soirées mondaines, elle déclare en plus régulièrement ne rien aimer à Hollywood, sinon l'argent.

Dès le début de sa carrière, les reproches commencent déjà. Peu de temps après avoir signé son contrat avec Paramount, Frances est convoquée par le staff du studio pour un recadrage. On lui reproche son comportement jugé non glamour, ne de pas porter de chapeau dans la rue, tandis que ses chaussures et son manteau sont jugés indignes de la mode. "Les fans de films attendent plus de choses de la part de leurs vedettes préférées" lui souffle-t-on.

La réponse de l'actrice, cinglante, est fidèle à sa (trop grande) franchise : "Je n'ai jamais rencontré quelqu'un du bureau de la direction, donc je ne saurai pas m'y rendre. Auriez-vous l'obligeance de monter et de leur porter un message de ma part ? Leur direz-vous que s'ils prêtaient autant d'attention aux rôles qu'ils offrent à leurs actrices qu'ils n'en accordent à leurs tenues, nous ferions probablement plus d'argent eux et moi ?" Autant dire que ce genre de propos résonnent presque comme une déclaration de guerre, d'autant qu'elle a eu le malheur de se mettre à dos le Mogül Adolph Zukor et d'autres magnats.

Ses ennuis sérieux commencent le 19 octobre 1942, à la suite d'un incident banal : conduite en état d'ivresse, sans permis et pleins phares dans une zone de restriction lumineuse. Au commissariat, elle fait bondir les policiers en leur répondant "suceuse de bites" à la question concernant son métier. Un juge la condamne à 180 jours de prison avec sursis et à 500 $ d'amende.

En janvier 1943, n’ayant pas réglé la totalité de son amende et pour ne pas s'être présentée devant son agent de probation, accusée par une coiffeuse du studio de lui avoir démis la mâchoire, et même de s'être baladée en soutien-gorge au milieu de la circulation sur Sunset Strip à L.A., elle est finalement de nouveau arrêtée. Cette fois-ci dans un hôtel -le Knickerbocker-. La Police frappe à la porte de sa chambre, mais, n'ayant aucune réponse, rentre avec un double des clés. Frances, alors nue et ivre dans sa baignoire, devient hystérique.

Son nouveau passage devant un juge est une nouvelle épreuve. Dévisageant la foule de photographes amassés autour d'elle, elle leur lance un "fumiers ! fumiers ! fumiers !" Lorsque le juge Hickson -beaucoup moins bienveillant que le précédent- l'interroge sur son addiction à l'alcool, elle s'emporte et hausse le ton : "Ecoutez, je mets de l'alcool dans mon lait. Je mets de l'alcool dans mon café et dans mon jus d'orange. Vous voulez quoi ? Que je meurs de faim ? Je bois tout ce que je trouve, même de la benzédrine".

Remonté, le juge la condamne à sa peine effective de 180 jours de prison. Dans sa fureur, elle jette un encrier à la tête du juge chargé de l'affaire. Frances tente de s'enfuir pour appeler son avocat, lance un coup de poing en direction d'une gardienne, et envoie même un policier au tapis.

Dans le même temps, sa carrière artistique, jadis au zénith sous les auspices de la Paramount, dégringole jusqu'aux productions bas de gamme, sous la tutelle de Monogram Pictures. Sa mère explique alors à des journalistes de Seattle que les difficultés de sa fille ne sont qu'un coup de publicité destiné à lui procurer l'expérience concrète du cachot.

"Ils devraient envisager pour elle un film avec des scènes en prison, comme ça elle pourra jouer en s'inspirant de choses qu'elle a vécues" ose dire sa mère à la Presse. Tout en ajoutant, le plus sérieusement du monde, que les ennuis de sa fille sont dû au communisme international...

Les services sanitaires qualifient alors Frances de malade mentale et recommandent de la placer dans le sanatorium de La Crescenta. Elle y reçoit 90 traitements-choc à l’insuline (cure de Sakel) et rentre au Western Washington State Hospital à Steilacoom d’où elle s’échappe.

"Frances avait refusé de travailler en prison. Elle se retrouva collée dans un sanatorium privé pour y subir pendant trois mois les écrasantes injections quotidiennes d'une cure de Sakel; une pratique aujourd'hui complètement discréditée. Après l'horreur du sanatorium, l'attendaient dix années dans l'enfer absolu de l'asile psychiatrique. Elle fut déclarée folle en 1944 et placée dans la maison de fous de Steilacoom, dans l'Etat de Washington. [...]" écrit Kenneth Anger dans son ouvrage culte Hollywood Babylone (et publié pour la première fois en France aux éditions Tristram en 2013).

"Son internement s'y révélerait le pire supplice auquel une star fut jamais soumise - la plus abominablement tragique des tragédies hollywoodiennes. Le purgatoire d'Hollywood [...] l'avait rendue malheureuse. Ses étoiles sans pitié la laissèrent en proie à un Enfer de camisoles de force, de lanière de cuir et de gardiennes démoniaques [...]. Sa chute avait suscité peu de compassion dans la cité glamour qui l'avait exploitée. Elle avait été une "invivable fauteuse de troubles", ils étaient ravis d'être débarrassés d'elle".

Sa mère, apprenant les traitements que sa fille a subis, obtient que la tutelle de sa fille soit transférée de l'État vers elle. Mais en 1944, Frances agresse sa mère qui la fait à nouveau interner. Après un séjour de trois mois, et un traitement incluant des électrochocs, Frances est déclarée guérie. Résidant toujours chez ses parents, elle profite d’une visite chez une tante pour fuguer. De nouveau internée en mai 1945, toujours sur ordre de sa mère, Frances reste cette fois-ci enfermée près de cinq ans.

Commence alors pour elle un nouveau véritable enfer. Outre les conditions de vie, les humiliations et des traitements continuels d’électrochocs, elle aurait été victime de nombreux viols commis par le personnel soignant, comme elle le révélera dans un livre autobiographique publié à titre posthume en 1973, au titre on ne peut plus évocateur : Will There Really be a Morning ?

D'autres affirmations sont malgré tout sujettes à caution. Un de ses biographes, William Arnold, affirmait que Frances avait subi une lobotomie trans-orbitaire, évènement que l'on trouve dans le (superbe) film qui relate sa triste vie, Frances, mais admit, lors d'un procès, qu'il avait inventé l'épisode.

Toutefois, la propre soeur de Frances, Edith Elliot, révèle dans son ouvrage Look Back in Love, que leur père fit une visite au Western State Hospital en 1947, et arriva juste à temps pour stopper la lobotomie : "s'ils tentent une de leurs opérations de porcs sur elle, ils auront à subir de dangereuses poursuites [judiciaires]" aurait dit leur père.

Le 25 mars 1950, Frances Farmer recouvre la liberté. Craignant que sa mère ne l'expédie à nouveau en Institut psychiatrique et de revivre l'enfer de la camisole de force, Frances fait en sorte de se libérer de la tutelle de sa mère. En 1951, un juge accède à sa demande, et lui redonne tous ses droits. L'ex comédienne commence alors à travailler dans un pressing de l’Hôtel Olympic, là où en 1936, elle fut célébrée lors de l'avant-première de son film Le Vandale... Brièvement remariée, elle est par la suite secrétaire et comptable pendant trois ans dans un studio de photographie.

En 1957, elle rencontra son troisième mari, Leland Mikesell, un Executive travaillant à la télévision, qui la persuade de tourner à nouveau. S’arrangeant pour que la presse publie un article sur sa femme, alors réceptionniste dans un hôtel, il lui permet de retrouver ses premières amours : les planches, en Pennsylvanie. En 1958, elle apparaît dans le show TV This Is Your Life et la série Tongues of Angels, puis tourne son dernier film, The Party Crashers.

Voici d'ailleurs un extrait de son passage au Show This is Your Life. Une vidéo émouvante, alors que Frances est sommée par son interlocuteur de revenir sur un douloureux passé...

Ce retour en grâce, modeste, culmine entre 1958 et 1964, quand elle présente finalement une émission de télévision devenue populaire, Frances Farmer Presents, à Indianapolis. En 1968, elle commence à travailler sur son autobiographie, Will There Really be a Morning ?, qu'elle ne pourra achever. Le 1er août 1970, Frances Farmer est emportée à l'âge de 56 ans par un cancer de l'oesophage. Une fin tristement prématurée pour cette icône rebelle d'Hollywood, qui le lui a fait chèrement et cruellement payer.

En 1982, la vie de Frances Farmer fut portée à l'écran par Graeme Clifford, avec dans le rôle titre Jessica Lange, qui trouve ici probablement le meilleur rôle de sa grande carrière. Le film est disponible en DVD / Blu-ray, ainsi qu'en VOD.

Il était une fois en Amérique : Jean Gabin voulait jouer dans le film, mais à une condition !

Retour sur une histoire folle, le moment où Sergio Leone a rencontré Jean Gabin afin de lui proposer un rôle important dans Il était une fois en Amérique ! Pour le rôle de Max, finalement incarné par James Woods dans le film, Leone envisageait le célèbre acteur français connu pour La Bête humaine, Le Quai des brumes ou Le Clan des Siciliens.

En mai 1974, Sergio Leone partage avec son ami le critique, romancier et scénariste français Noël Simsolo un concept qu'il a en tête pour son prochain film, intitulé Il était une fois en Amérique :

C’était au début [du projet]. Je voulais que Max soit français", déclare-t-il à Noël Simsolo dans Conversations avec Sergio Leone. "Pas uniquement pour une question de coproduction : j’avais le désir d’évoquer les Français qui vivaient en Amérique. (...)"

"Gérard Depardieu est un immense comédien. Il crevait d’envie d’être Max. (...) J’étais tenté. Je l’avais trouvé vraiment génial dans 1900, et je savais aussi qu’il avait fréquenté le Milieu…" Et pour jouer Max âgé, Sergio Leone imagine demander à l'une de ses idoles, l'acteur Jean Gabin. Les deux hommes se rencontrent durant la période 1974-1975. Leone se souvient :

"Je crois [que Gabin] m’aimait bien. Et moi, je l’admirais depuis toujours. Il m’avait donné son accord à condition qu’il ne prenne pas l’avion. Il m’avait dit : 'Écoutez, Leone, nous irons en Amérique par le bateau. Tous les deux. Comme ça, on aura entièrement le temps de discuter du rôle et de tout préparer. Moi, l’avion, ça me plaît pas. Le bateau, j’aime. Je connais. Mais ce que je préfère, c’est le 'dur'. Le train. C’est le moyen le plus peinard pour voyager'."

Cette rencontre ne sera hélas pas suivie d'effet. L'année suivante, après la sortie de L'Année sainte de Jean Girault, Jean Gabin décède d'une leucémie le 15 novembre 1976. Leone voit son idée s'effondrer. Une fois l'acteur retiré de l'équation, Leone reconsidère son histoire et change de braquet :

"(...) J’ai senti que je risquais de réduire la portée de l’histoire en lui donnant cette coloration. Avec un héros français, l’aventure semblerait refléter un cas unique. (...) Cela ne collait plus de mettre un comédien français dans cette histoire. Et je renonçais par-là, même à une autre belle idée : prendre des acteurs différents selon l’âge des personnages. Il y aurait eu les enfants, les adultes et les vieillards… Ils se seraient ressemblé..."

Les stars réagissent au décret de Donald Trump pour reconnaître « deux genres seulement »

En annonçant la signature d’un décret reconnaissant légalement « seulement deux genres, le masculin et le féminin », Donald Trump lançait un message clair à la communauté LGBTQ+ ainsi qu’aux stars qui défendent depuis longtemps les minorités de genre – et qui sont souvent les mêmes qui dénoncent ses propos et contre-vérités.

Eh bien, gage que le message est passé, puisque les célébrités ont été nombreuses à lui répondre. En tête de file, on retrouve Ariana Grande, qui a partagé, en Story Instagram, un message de Matt Bernstein. Le podcasteur rappelle que « les personnes queer et trans existaient avant Donald Trump et continueront d’exister après sa mort ».

Et de s’adresser directement au nouveau Commandant en Chef : « Le soleil se fiche que vous signiez un décret lui interdisant de se lever chaque matin, il le fera quand même ».

Un message qu’a également partagé Demi Lovato, qui a depuis longtemps annoncé être non binaire, ainsi que plusieurs autres, dont celui du chanteur country Chris Housman : « Ne laissez pas les ténèbres des autres éteindre votre lumière ».

Garbage a également rappelé sur Instagram que les personnes « queer, trans et non binaires existent depuis la nuit des temps ». Et de leur apporter son soutien, précisant que « seule une personne sans éducation ou cruelle par plaisir » peut penser que la communauté LGBT+ doit disparaître.

Lizzo, de son côté, s’adresse à ceux « qui peuvent avoir peur ou être déçu et triste ». La chanteuse de Truth Hurts estime qu’il est temps de se rassembler et de « ne pas laisser ce qu’il se passe dans le monde changer votre monde ». « Souvenez-vous de la valeur d’avoir un cœur pur et d’être une bonne personne », a-t-elle ajouté dans sa longue vidéo sur ses réseaux sociaux.

Une fois n’est pas coutume, Donald Trump s’est un peu emmêlé les pinceaux lors de son discours d’investiture en mélangeant « sexe » (biologique) et « genre ». Son administration a donc dû clarifier (via BBC) ce que contient le décret : la reconnaissance de deux sexes – terme que devront exclusivement utiliser les employés de la fonction publique – le masculin et le féminin, et l’impossibilité d’en changer.

Une clarification qui ne semble pas avoir fait mouche du côté de Caitlyn Jenner, qui a félicité Donald Trump pour son investiture qu’il doit, selon elle, à « Dieu ». Certains internautes ont tout de même eu l’amabilité de lui expliquer ce que cela signifie. « Il vient d’ordonner au gouvernement de t’appeler Bruce », lui a ainsi précisé l’activiste américaine Olivia Julianna.

Caitlyn Jenner est née Bruce Jenner et a annoncé sa transition en avril 2015. Celle qui a été mariée à Kris Jenner, avec qui elle a deux enfants, Kendall et Kylie Jenner, avait documenté sa vie en tant que femme sans se cacher - ce qu’elle considérait comme une libération - dans une téléréalité, I Am Cait (soit Je m’appelle Cait, en français).

Vanessa Hessler : que devient la célèbre mannequin, ex-égérie des publicités Alice ADSL ?

Vanessa Hessler célèbre ses 37 ans ce mardi 21 janvier. Mannequin italo-américaine, elle a marqué les esprits dans les années 2000 en incarnant le personnage d'Alice dans les publicités du fournisseur d'accès à Internet Alice ADSL en France, Allemagne et Italie. Son visage angélique et sa présence charismatique ont rapidement fait d'elle une figure emblématique de la marque, la propulsant sur le devant de la scène médiatique européenne.

Forte de cette notoriété, celle qui a passé son enfance en Italie a élargi ses horizons en se lançant dans le cinéma. En 2008, elle interprète le rôle de la princesse grecque Irina dans le film Astérix aux Jeux Olympiques, aux côtés d'acteurs renommés tels que Clovis Cornillac, Alain Delon et Gérard Depardieu. Ce rôle au sein d'une production à grand budget a consolidé sa position dans le milieu artistique et lui a ouvert de nouvelles opportunités professionnelles.

Après ses succès dans la publicité et le cinéma, Vanessa Hessler a poursuivi sa carrière en Europe, apparaissant dans diverses productions télévisées et cinématographiques. Elle a notamment joué dans des téléfilms italiens tels que Cenerentola, en 2011, et Le mille e una notte: Aladino e Sherazade, diffusé l'année suivante. En parallèle, la jeune femme a continué le mannequinat, collaborant avec des marques prestigieuses comme Calvin Klein ou Giorgio Armani par exemple.

Côté vie amoureuse, Vanessa Hessler partage sa vie avec le producteur Gianni Nunnari, âgé de 65 ans. En novembre 2015, le couple a accueilli une petite fille, concrétisant ainsi leur union famille. En 2022, leur deuxième enfant, un petit garçon, vient au monde.

Si aujourd'hui Vanessa Hessler évolue loin du monde de la télévision, il y a quelques années, son nom a fait couler beaucoup d'encre en raison d'un scandale sans précédent. En 2011, l'interprète d'Alice avait fait l'objet d'une controverse majeure en raison de sa relation avec Mutassim Kadhafi, fils de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Après avoir exprimé publiquement son soutien à la famille Kadhafi lors du conflit libyen, elle a déclaré au magazine italien Diva e Donna que les Kadhafi étaient "une famille normale" et que les Occidentaux avaient commis une erreur en soutenant les rebelles.

Ces propos ont conduit Telefónica Europe, propriétaire de la marque Alice, à mettre fin à son contrat, estimant qu'elle n'avait pas pris ses distances avec ses déclarations sur le conflit en Libye. Cette décision a eu un impact significatif sur sa carrière, la contraignant à se retirer temporairement de la scène médiatique. Depuis lors, Vanessa Hessler est très active sur les réseaux sociaux, et profite pleinement de sa vie de mère de famille en voyageant dans le monde entier. Sur les réseaux sociaux, elle a partagé des photos et vidéos depuis les États-Unis, la Grèce, la France, l'Espagne ou encore l'Italie. Une véritable globe-trotteuse.

La pression sociale devient insupportable pour Sabrina Ouazani

Avec Franck Gastambide, Sabrine Ouazani a formé l’un des couples les plus en vue du cinéma français. Leur relation, rendue publique en 2016, avait charmé le public. Mais toutes les belles choses ont une fin, et leur histoire s'est achevée en 2023. Une rupture qui n'a néanmoins été officialisée qu'un an plus tard, le 19 mai 2024. La cause de leur séparation ? Ils auraient eu des visions différentes de leur avenir personnel et professionnel. Mais si les deux artistes sont restés discrets sur les détails, leur rupture a suscité une vague de réactions parmi leurs fans. L'actrice a depuis confié qu’elle préfèrait se concentrer sur ses projets créatifs et sa carrière, un choix assumé et respecté.

A 36 ans, la jeune vedette du cinéma français travaille donc aujourd’hui sur son premier long-métrage. Et ce dernier est consacré à un sujet qui lui tient à coeur : la pression sociale. Un phénomène qu'elle subit tous les jours en raison du fait qu'elle n'a pas d'enfant...

Malgré ses succès professionnels, Sabrina Ouazani n’échappe pas aux remarques intrusives sur sa vie personnelle. La veille de son interview avec le média, une journaliste lui a demandé si elle n’avait pas l’impression d’être passée à côté de sa vie. L'actrice semble visiblement éprouvée par ces interrogations incessantes. Ce genre de remarques ne datent pas d’hier. Elle raconte avoir ressenti un profond malaise lorsque, juste après une séparation, une amie enceinte lui avait adressé un regard de pitié : "Et toi ? C'est horrible, Sabrina, qu'est-ce qui se passe ? Il ne veut pas ? Vous ne pouvez pas ?" Après cette remarque, elle a confié : "Ça m'a fait mal, tellement mal. J'étais en promo en parallèle et tout le monde me saoulait avec ça, j'ai dit ‘allez, donnez-moi une feuille et un stylo, je vais écrire’". Des propos qui lui ont permis d’écrire son long-métrage sur la pression sociale.

À travers son futur long-métrage, Sabrina Ouazani espère faire bouger les lignes. "J'aimerais qu'on n'ait plus honte de dire qu'on n'a pas d'enfant, qu'on arrête d'associer ça à l'échec", explique-t-elle avec passion. Si Sabrina Ouazani souhaite devenir mère, elle révèle que ces dernières années, elle n’a jamais rencontré l’homme qui aurait pu être le père de ses enfants. Aujourd’hui, elle envisage de congeler ses ovocytes pour "sécuriser certaines choses", bien consciente des défis que pose cette démarche en France. "Deux ans et demi pour décrocher un premier rendez-vous, six mois pour le second, et cet âge couperet de 37 ans... C'est fou qu'en France, ce soit si laborieux", déplore-t-elle, même si elle ne perd pas espoir de devenir mère un jour.