23 septembre 2020

Juliette Gréco : pourquoi elle avait caché pendant quatre ans la mort de sa fille

La France a perdu l'une de ses plus grandes artistes. Dans la journée de ce mercredi 23 septembre, Juliette Greco a rendu son dernier souffle, à l'âge de 93 ans. La nouvelle a été annoncée dans la soirée par l'Agence France-Presse : "Juliette Gréco s'est éteinte ce mercredi 23 septembre 2020 entourée des siens dans sa tant aimée maison de Ramatuelle. Sa vie fut hors du commun", a fait savoir la famille dans un texte. "Elle faisait encore rayonner la chanson française à 89 ans", a-t-elle ajouté auprès de l'agence.

Tout au long de sa vie, Juliette Gréco a connu plusieurs hommes, des hommes, dont son premier époux le comédien Philippe Lemaire, l'immense acteur de cinéma Michel Piccoli, et a fini ses jours au côté de son mari, Gérard Jouannest, avec qui elle a partagé une histoire pendant de nombreuses années. Avec son premier mari, Philippe Lemaire, Juliette Gréco a donné naissance à une fille, prénommée Laurence Lemaire. Scripte de cinéma elle est décédée à l'âge de 62 ans, en 2016. Un drame pour sa mère, comme elle l'avait confié dans les colonnes de Telerama : "La vie m'a donné une fille et me l'a reprise."

Si Laurence Lemaire est décédée en 2016, sa mère Juliette Gréco ne l'a annoncé que quatre ans plus tard, en 2020. C'est à l'occasion de cette fameuse interview accordée à Telerama, en juillet 2020, que Juliette Gréco avait annoncé la mort de sa fille unique. "L'enfant a disparu, alors que Juliette, la mère, n'en avait toujours pas fini avec ses désirs de gamine têtue", avait écrit le journal. Si l'artiste avait décidé de garder cette terrible disparition pour elle, c'est avant tout pour se préserver elle-même. Et pour cause, le 12 mars 2016, Juliette Gréco avait été victime d'un AVC alors qu'elle séjournait dans un hôtel du centre ville de Lyon. Après avoir été transportée en urgence à l'hôpital neurologique de Lyon-Bron pour y subir une intervention, elle avait pu reprendre des forces et retrouver l'usage de la parole.

The Resident : la bouleversante histoire vraie qui a inspiré l'épisode 20 de la saison 2

Après la conclusion la semaine dernière de l'intrigue fil rouge autour de QuoVadis, et avant une fin de saison riche en rebondissements qui s'annonce à ne pas manquer mercredi prochain, TF1 diffusait ce soir l'un des épisodes les plus bouleversants de The Resident. Intitulé "Quatre fois plus souvent" ("If Not Now, When?" en VO), cet épisode, le 20ème de la saison 2, voit Devon (Manish Dayal) s'occuper du premier accouchement de sa carrière lorsque Lea Davies, une femme enceinte qui souffre de complications, et son époux arrivent aux urgences. Au vu de son état, une césarienne est pratiquée, mais peu après la naissance du bébé, la patiente commence à se plaindre de vives douleurs au ventre et sa santé se dégrade de minute en minute. Mina (Shaunette Renée Wilson), AJ (Malcolm-Jamal Warner), et Devon découvrent alors que Lea souffre d'une hémorragie interne massive causée par une entaille à la vessie passée inaperçue durant la césarienne. Mais malgré tous leurs efforts, Lea décède au bloc opératoire.

Si cet épisode de The Resident est si fort et si important, c'est parce qu'il s'inspire de l'histoire vraie de Kira Dixon Johnson, décédée dans les mêmes circonstances, des suites d'une césarienne de routine à l'hôpital Cedars-Sinai, en Californie, le 13 avril 2016. Et parce qu'il met en avant un constat alarmant mais bien réel : aux États-Unis, une femme noire a 3,5 à 4 fois plus de chances de mourir de complications liées à son accouchement qu'une femme blanche. Une réalité injuste que les scénaristes de la série ont voulu aborder au cours de cette deuxième saison en racontant le terrible destin de Lea, un personnage inspiré de Kira Dixon Johnson, mais aussi le combat de Devon, qui est totalement conscient du fait que le chirurgien obstétrique en charge du cas de Lea aurait réagi bien plus vite si sa patiente avait été blanche. Et que les discriminations qui font encore rage au sein des hôpitaux, comme ailleurs, ont finalement causé la mort de Lea Davies. Qui aurait complètement pu être évitée.

Depuis la mort de son épouse, Charles Johnson tente de sensibiliser à la crise de la mortalité maternelle aux États-Unis à travers la fondation 4Kira4Moms, qu'il a créée en l'honneur de Kira. Et il a bien évidemment été consulté par la créatrice de The Resident Amy Holden Jones afin que l'épisode diffusé ce soir sur TF1 soit le plus proche de la réalité et rende justice au mieux à la mort de sa femme. "Je les ai rencontrés et nous avons parlé durant au moins quatre heures de Kira, de mon histoire, et de ce qui s'est passé au Cedars-Sinai le 12 avril", explique Charles Johnson au site The Root. "L'impact que ça a eu sur notre famille, les choses qui selon moi sont la cause de tout ça. (...) Et aussi, c'est tout à leur honneur, nous avons discuté des disparités raciales et du rôle que l'origine raciale a joué dans la mort de Kira. Et j'ai eu de la chance car il n'ont pas juste pris mon histoire pour en faire quelque chose dans leur coin".

De l'aveu même d'Amy Holden Jones, qui a co-écrit l'épisode en question et officie au poste de showrunneuse sur The Resident, le récit de Charles Johnson a ému aux larmes toute l'équipe d'auteurs de la série. Mais il les a également nourris d'une histoire extrêmement forte qui leur a permis d'écrire l'un des épisodes les plus importants de The Resident, qui a pour but de sensibiliser les téléspectateurs à un terrible sujet de société. Dans l'espoir de faire bouger les choses. Et de faire en sorte que ce qui est arrivé à Kira ne se reproduise plus. "Nous essayons de mettre en lumière un problème très important et de le traduire sous la forme d'une histoire bien précise, parce que c'est comme ça que les gens peuvent le comprendre et s'y identifier", confie Amy Holden Jones. "Les gens ne comprennent pas les statistiques. Mais ajoutez-y un visage, une histoire, et une situation commence à se dessiner. Un problème qui doit être résolu et des solutions qui peuvent être apportées". Des solutions qui, selon Amy Holden Jones, pourraient prendre la forme de protocoles encadrés et uniformisés à tous les établissements de santé pour les accouchements, comme c'est déjà le cas pour les autres types d'interventions chirurgicales par exemple.

Avec cet épisode qui fera certainement date dans l'histoire de la série, The Resident continue en tout cas de se faire le reflet de l'actualité et de s'attaquer à de vrais problèmes liés au système de santé américain. Comme ce fut déjà le cas avec l'intrigue centrée sur les fraudes commises par l'entreprise QuoVadis ou en saison 1 lors de l'arche narrative consacrée aux manigances de Lane Hunter (Melina Kanakaredes) et aux tentatives de Nic (Emily VanCamp) de la faire arrêter, qui était en partie inspirée de l'histoire vraie d'une véritable infirmière "lanceuse d'alerte", qui a découvert les agissements d'un oncologue peu scrupuleux.  

Mort de Juliette Gréco : les stars lui rendent hommage

Star de la chanson française, Juliette Gréco est décédée à l'âge de 93 ans. Dans un communiqué transmis à l'AFP, la famille de l'artiste a partagé : "Juliette Gréco s'est éteinte ce mercredi 23 septembre 2020 entourée des siens dans sa tant aimée maison de Ramatuelle. Sa vie fut hors du commun." Alors que la chanteuse a eu une longue carrière de soixante-dix ans, sa disparition soudaine a ému de nombreuses personnalités. À commencer par Line Renaud, qui avait déjà perdu son amie proche, Annie Cordy, quelques semaines plus tôt : "Juliette Gréco s'en est allée et Saint Germain des Prés pleure sa muse. Elle était une femme infiniment libre, la diseuse des poètes. Je pense très fort à elle ce soir." Stéphane Bern a également partagé son émotion : "C'est avec une infinie tristesse que j'apprends la disparition de Juliette Gréco, grande dame de la chanson française, une figure iconique de Saint-Germain des Près, une femme libre, à la fois forte et douce. Je la pleure sincèrement ce soir et pense à sa famille et ses proches." Valérie Trierweiler a dévoilé sobrement : "Juliette Gréco vient de nous quitter. RIP."

Les stars de la télévision ont été nombreuses à rendre hommage à la star qui avait perdu son mari deux ans plus tôt. Ému, Bernard Montiel a déclaré : "La grande Juliette Gréco me disait : 'Bernard, soyez toujours exigeant !' Elle nous manque déjà..." Après avoir partagé un cliché en noir et blanc, Nikos Aliagas a écrit : "Au revoir Madame Gréco. Soyez en paix. Je garde votre voix et vos chansons comme on garde un livre précieux qui nous rappelle le chemin de l'élégante liberté. Je garde aussi ce visage que vous m'avez offert dans toute sa vérité un crépuscule d'avril, dans le reflet d'un miroir qui ne savait plus où donner de la tête. Je garde votre lumière dans la nuit, exaltante, irréfragable." Enfin, Jean-Pierre Foucault en a profité pour révéler une anecdote surprenante : "Un soir à Sacrée Soirée j'ai reçu Paul Mc Cartney... En le raccompagnant à sa loge nous sommes passés devant celle de Juliette Gréco. 'S'agit-il de celle de St Germain des prés ? Je peux la voir ?' Ils sont restés 1 heure à parler. Paul a réalisé un rêve... Juliette était heureuse..."

Sur Twitter, Emmanuel Macron a déclaré avec poésie : "Elle était l'élégance et la liberté. Juliette Gréco a rejoint Brel, Ferré, Brassens, Aznavour et tous ceux qu'elle interpréta au panthéon de la chanson française. Son visage et sa voix continueront à accompagner nos vies. La 'muse de Saint-Germain-des-Prés' est immortelle." De son côté, son prédécesseur, François Hollande, a partagé : "Juliette Gréco aura précédé et accompagné les grands mouvements de la société française. Pour la liberté, elle aura chanté les plus grands auteurs, interprétés les plus grands rôles, partagés les plus grands textes. Son départ tranquille signe une vie trépidante et exaltante." Enfin, Anne Hidalgo a également réagit en écrivant : "Elle était la muse de Saint-Germain des Prés, l'icône du Paris de Boris Vian, de Jacques Prévert, de Raymond Queneau. Chanteuse et actrice de talent, femme libre, sa voix si reconnaissable nous manquera énormément. Merci Juliette Gréco. Mes pensées à sa famille et ses proches."

Mariah Carey : cette tromperie qui l'a aidée à sortir de son premier mariage

Le 5 juin 1993, c'est à tout juste 23 ans que Mariah Carey épousait le président de Sony Music Entertainment, Tommy Mottola. Si le duo a vécu des jours heureux, c'est après la sortie de l'album Daydream que les choses se sont gâtés. Très jaloux, le mari de la chanteuse l'a fait suivre, mise sur écoute, et même enfermer dans sa propre maison ! Finalement, c'est le 30 mai 1997 qu'ils annonçaient leur séparation, avant de divorcer le 2 décembre 2000. Dans un extrait d'une interview accordée à Oprah Winfrey à l'occasion de la sortie de son autobiographie, Mariah Carey s'est laissé aller à quelques confidences, révélant que sa relation avec Derek Jeter à la fin des années 1990 l'avait aidé à quitter son époux.

Face à la diva, Oprah Winfrey a demandé : "Avant de divorcer de Tommy Mottola, vous avez rencontré le joueur de baseball des Yankee, Derek Jeter, et vous dites qu'il a servi un objectif très élevé dans votre vie. C'était une de ces situations où la bonne personne était au bon endroit et au bon moment. Qu'y avait-il à propos de Derek ? Il a aussi sa propre chanson, non ?" En toute transparence, Mariah Carey a révélé : "Il a eu sa propre chanson. Il a eu quelques chansons. Il a été un catalyseur qui m'a aidé à sortir de cette relation parce que je croyais qu'il y avait quelqu'un d'autre." Si Mariah Carey ne connaissait pas encore bien Derek Jeter, elle a tout de suite succombé à son charme : "Je ne savais pas qui il était, nous nous sommes rencontrés et j'ai écrit des chansons à ce sujet."

Si la chanteuse de 50 ans n'est pas restée longtemps avec le sportif, il lui a permis d'avoir un autre regard sur l'amour : "Honnêtement, je ne pense pas que c'était du genre 'Oh mon Dieu, il était l'amour de ma vie'. Comme je l'avais fait avant, parce que je ne pensais pas rencontrer quelqu'un qui ne le ferait pas. Quel est le mot ? J'ai utilisé le mot, j'ai juste pensé à ça la nuit dernière. Pas mépriser, mais qui se sente supérieur à moi parce que je ne suis pas d'une manière ou d'une autre dans l'esprit de la plupart des gens, et ils ont des idées préconçues, peu importe. Mais il a été un catalyseur. Et je pense que c'était magnifique."

Mort de Juliette Gréco à 93 ans

Enfant délaissée par son père, Juliette Gréco est séparée de sa mère et de sa sœur pendant la Seconde Guerre Mondiale, toutes deux déportées à Ravensbrück jusqu’à leur Libération en 1945. Alors prise en charge à Paris par un professeur de français, elle fréquente le quartier des artistes à Saint-Germain-des-Prés où elle côtoie Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Boris Vian et Miles Davis. Sa beauté ténébreuse et son effronterie séduisent le cercle des intellectuels. Elle obtient quelques rôles au théâtre et chante dans des cabarets. Sa carrière au cinéma débute lorsqu’elle interprète des personnages secondaires pour Au royaume des cieux de Julien Duvivier, Orphée de Jean Cocteau et Elena et les Hommes de Jean Renoir.

Artiste complète, Juliette Gréco mène toujours une carrière musicale en parallèle. Son premier album sort en 1951 Je suis comme je suis écrit par Jacques Prévert et Joseph Kosma. Grâce à ses chansons, elle chante à l’Olympia en 1954 et gagne les faveurs d’ Hollywood. Elle se rend sur l’autre continent en 1957 pour jouer dans son premier film américain Le Soleil se lève aussi d’Henry King où elle rencontre un influent producteur et amant, Darryl F. Zanuck. Il lui permet de jouer des rôles de femmes sensuelles, véritables objets de désir, dans des films importants tels que Les Racines du ciel de John Huston avec Errol Flynn et Orson Welles, qu'elle retrouve dans Drame dans un miroir de Richard Fleischer. Mais l’actrice indomptable face à un homme possessif qui engage des détectives privés pour la surveiller, renonce à rester aux États-Unis. Elle regagne l'Europe et apparaît en 1958 dans Bonjour tristesse d’Otto Preminger, l’adaptation du roman de Françoise Sagan, pour chanter la célèbre chanson du même nom.

Au début des années 60, revenant davantage à son domaine de prédilection qu’est la musique, elle chante des titres célèbres de Serge Gainsbourg, Jacques Brel et Léo Ferré, La Javanaise, La Chanson des vieux amants, Jolie Môme. Elle rencontre Michel Piccoli et passe dix ans de sa vie avec lui. Le cinéma prend une place moins conséquente, mais l’actrice continue à faire des apparitions dans plusieurs longs métrages comme La Case de l'Oncle Tom de Geza von Radvanyi. Adepte tout au long de sa carrière de rôles audacieux et d’histoires d’amour, elle remporte également un franc succès en jouant le fantôme intouchable de Belphégor- feuilleton télévisé en 4 épisodes- par Claude Barma, aux accents ésotériques. Elle fera un rôle clin d’œil dans le remake de ce dernier, Belphégor, le fantôme du Louvre (2001) réalisé par Jean-Paul Salomé avec Sophie Marceau.

Au cours des années 70 et 80, Juliette Gréco part en tournée à travers le monde accompagnée au piano par son mari Gérard Jouannest, et reçoit la légion d’honneur le 23 octobre 1984 des mains du Premier ministre Laurent Fabius. En 1993, puis en 2004, elle fait deux concerts à l’Olympia. Les « Victoires de la musique 2007 » lui remettent une « Victoire d’honneur » pour l’ensemble de sa carrière. Toujours en activité, elle travaille ensuite avec de nombreux nouveaux chanteurs français comme Abd Al Malick, Benjamin Biolay et Olivia Ruiz, et obtient la médaille d’or de la Sacem.

Au cours de l’année 2010, elle revient au cinéma cette fois pour parler d’elle-même. Un documentaire à cœur ouvert lui est consacré Je suis comme je suis de Brigitte Huault-Delannoy. Elle y exprime son désir insatiable de découverte et de vie: « J’ai faim de tout ce que je ne sais pas. Il y a un univers de choses que j’ai loupées. Je partirai sur ma faim. Je ne partirai pas rassasiée », dira-t-elle.

Ratched sur Netflix : décryptage du mystérieux générique et sa musique

Attention, cet article contient des révélations sur l'intrigue de la série Ratched.

Elle est l'une des méchantes les plus emblématiques du cinéma américain. L'infirmière Ratched, inoubliable dans le film Vol au-dessus d'un nid de coucou, a droit à sa propre série grâce à l'imagination de Ryan Murphy et Evan Romansky. À l'écran, elle est interprétée par Sarah Paulson, actrice phare de la série American Horror Story. Disponible sur Netflix, ce programme en huit épisodes revient sur l'histoire personnelle du personnage et les nombreuses rencontres qui ont bouleversé sa vie et ce, dès 1947. Visuellement très travaillée, la série s'ouvre, à chaque épisode, avec un générique lyrique et obscur, rempli de symboles et de détails cachés. Explications

La première image du générique montre une jeune femme, vêtue d'une nuisette blanche, d'un manteau et d'une écharpe rouge, faisant face à une étendue d'eau. L'atmosphère est brumeuse et mélancolique, à l'image de la vie de Mildred Ratched. C'est elle qui apparaît de dos. Sa silhouette fluette laisse penser qu'elle est encore adolescente. Elle se penche et récupère un fil rouge qu'elle s'apprête à suivre aveuglement. Dans la culture asiatique, le fil rouge symbolise le destin et le lien qui unie deux personnes qui finiront, quoi qu'il arrive, par se rencontrer.

Durant tout le générique, Mildred Ratched traverse de nombreux décors. Elle quitte le paysage funeste pour une salle de réception, puis un couloir - dans lequel un homme est en train de tisser le fil -, avant de s'engouffrer dans une forêt lugubre. Cette trajectoire n'est autre que le parcours, mouvementé et tragique, de l'héroïne et les nombreuses étapes qu'elle a dû traverser. Le paysage représente sa solitude et l'inconnu; la salle de réception est l'univers bourgeois dans lequel elle a été recueillie lorsqu'elle était orpheline; le couloir évoque l'univers médical et donc son futur métier; tandis que la fôret n'est autre qu'une métaphore pour le danger.

À la fin de ce voyage, la jeune et innocente protagoniste se retrouve face à elle-même, une femme adulte, abîmée par les épreuves de la vie, qui finit par couper le fil rouge avec des ciseaux. Elles se rencontrent enfin, Mildred peut devenir Ratched. Le générique lève le voile sur le passé de l'infirmière et montre ce qu'elle a enduré pour devenir celle que les téléspectateurs s'apprêtent à découvrir.

Lorsque Mildred Ratched traverse la salle de réception, le décor apparaît saccagé. Les fauteuils et les lampes sont renversés, des débris jonchent le sol, des vases volent en éclats et les lustres n'émettent plus aucune lumière. Cet environnement agité illustre parfaitement le chaos dans lequel cette martyre a grandi. Par la suite, des plans particulièrement violents, comme celui d'une personne asphyxiée dans un sac en plastique ou d'un couteau ensanglanté, viennent entrecouper le générique. Or, dans la série, le personnage de l'infirmière ne tue personne de ses propres mains, elle se contente simplement de manipuler son entourage pour se débarasser de ses ennemis. Ces images évoquent l'esprit torturé de Mildred Ratched, qui tente d'enfouir des pensées beaucoup plus sombres.

Une autre chose frappe immédiatement en découvrant le générique : c'est son air entêtant. Cette musique, très connue, déjà entendue dans nombre de films et séries (de Shrek 3 à Hugo Cabret, en passant par Buffy contre les vampires, par exemple) n'est autre que la Danse Macabre, de Camille Saint-Saëns.

Ne serait-ce que par son titre, et sa musicalité anxiogène, Danse macabre colle parfaitement avec les images énigmatiques décrites ci-dessus. Le nom de Camille Saint-Saëns renvoie par ailleurs inévitablement au cinéma, car sa musique y est souvent utilisée et surtout associée à son Carnaval des animaux, l'un de ses "tubes", qui est la musique d'ouverture des séances du Festival de Cannes depuis plusieurs décennies.

Outre ce générique, la musique est très présente dans la série, et permet ainsi de glisser d'autres clins d'oeil à des œuvres, par exemple à Shining de Stanley Kubrick ou encore au cinéma d'Hitchcock.

The Suicide Squad : une série spin-off avec John Cena commandée par HBO Max

Attendu dans les salles de cinéma pour l'été prochain, le film The Suicide Squad va faire l’objet d’une série spin-off ! La plate-forme HBO Max a en effet donné le feu vert à une saison de huit épisodes à Peacemaker, consacré à l’anti-héros incarné par l’ex-catcheur John Cena ; le réalisateur James Gunn est lui aussi impliqué dans le projet, pour scénariser l’intégralité de la saison mais également pour mettre en scène plusieurs épisodes, dont le pilote.

Selon nos confrères du Hollywood Reporter, un tournage début 2021 est d’ores et déjà envisagé, afin de permettre à James Gunn d’assurer le tournage de la série avant le début des prises de vues du troisième volet des Gardiens de la Galaxie qui marquera son grand retour dans l'univers Marvel après son renvoi pour propos inappropriés.

Selon des sources internes du studio Warner Bros., le personnage de Peacemaker aurait tapé dans l’oeil de la production après la projection d’un premier montage de The Suicide Squad. Tout semble donc indiquer que 2021 sera une année phare pour John Cena, d'autant qu'on le retrouvera également au casting d’une autre franchise populaire : Fast and Furious 9.

Sharon Stone : Robert De Niro lui a donné son meilleur baiser dans le film Casino

Au cours de sa carrière, Sharon Stone a tourné avec les plus grands. Parmi eux : Arnold Schwarzenegger, Kevin Bacon, Michael Douglas, Richard Gere, Sylvester Stallone, Leonardo DiCaprio, Dustin Hoffman, John Travolta ou encore, Antonio Banderas. Si elle garde un doux souvenir de ses tournages avec ces stars, elle n'oubliera jamais le moment où elle a pu embrasser un acteur connu de tous et de quinze ans son aîné : Robert de Niro ! Dans l'émission Watch What Happens Live avec Andy Cohen, Sharon Stone a en effet révélé que son meilleur baiser à l'écran était avec sa co-vedette de Casino : "Eh bien, Robert de Niro était certainement celui qui embrassait le mieux."

Si la comédienne de 62 ans a particulièrement apprécié ce baiser, elle est également une grande fan de Robert de Niro ! En effet, ce dernier est l'acteur qu'elle admirait le plus et avait longtemps attendu avant de pouvoir le rencontrer : "J'ai tellement une haute estime de lui", a-t-elle poursuivi, révélant que son baiser à l'écran était le "summum" car il y avait "tellement de choses attaché à cela." Avec humour, Sharon Stone a continué : "J'étais tellement follement amoureuse de lui en tant qu'actrice au départ qu'il aurait probablement pu me frapper à la tête avec un marteau et j'aurais été 'Oh ouais!'" Si la jolie blonde qualifie leur baiser de "fabuleux", elle a confié par le suite : "Je ne sais pas si je pourrais comparer autre chose à ça, tout le reste était un peu bof."

En 2018, Sharon Stone avait déjà révélé que travailler avec Robert de Niro était un de ses plus grands rêves. Sur le plateau de Live with Kelly and Ryan, elle avait expliqué : "Mon but... J'avais ce formidable professeur de théâtre, qui est mort maintenant. À chaque fois que je passais une audition pour une pub pour le dentifrice, j'allais le voir. Et un jour, il m'a dit : 'Quel est ton vrai but ?' Je lui ai dit : 'Je veux pouvoir m'asseoir en face de Robert de Niro.' Et il m'a dit : 'C'est ton but ?' Et j'ai dit : 'C'est mon but secret.' Et le fait que j'ai pu le faire, c'est tout pour moi. Le fait même que j'ai pu auditionner et le faire, c'est énorme pour moi. Quand j'ai eu le rôle, je leur devais tout ! Pour m'avoir laisser le faire ! Donc j'ai tout donné, car c'était mon rêve !"

Le chef Pierre Troisgros est mort à 92 ans

C'est une légende de la cuisine française qui s'est éteint ce mercredi 23 septembre 2020. Selon Le Progrès, Pierre Troisgros est décédé à l'âge de 92 ans. Le chef roannais triplement étoilé est à l'origine, avec son frère Jean, d'une institution de la gastronomie française, baptisée Troisgros, une entreprise de restauration et d'hôtellerie basée dans la Loire. Né en septembre 1928 à Chalon-sur-Saône, Pierre Troisgros apprend les ficelles de la cuisine dans un restaurant familiale situé à la Gare à Roanne. Après quelques années, ce dernier pose ses valises à Paris où il perfectionne son art avant de revenir chez lui, dans la Loire et de prendre les commandes de l'établissement de sa famille au côté de son frère Jean.

Dès 1956, le duo décroche une première étoile, puis une deuxième en 1965 avant une troisième consécration en 1966. Passionné par son art, Pierre Troisgros a vécu baigné dans la gastronomie. Jusqu'à 2004, ce dernier faisait encore partie du jury du concours des meilleurs ouvriers de France. Les frères Troisgros sont à l'origine de nombreuses recettes emblématiques de la cuisine française, c'est d'ailleurs à eux que l'on doit l'escalope de saumon à l'oseille. Nombreuses sont les célébrités qui ont dîner dans leurs restaurants, parmi elles, l'on retrouve, Johnny Hallyday, Jacques Brel, Coluche ou encore Valérie Giscard d'Estaing.

Aujourd'hui, la famille Troisgros représente une vraie dynastie culinaire. La famille est à la tête de nombreuses tables prestigieuses à travers le globe et a diversifié son savoir-faire. L'héritage du clan s'étend sur quatre générations. Parmi les protagonistes, l'on retrouve Thomas Troisgros, fils de Claude Troisgros, lui-même fils de Pierre Troisgros, qui est à la tête d'un restaurant à Rio de Janeiro, Olympe, baptisé en l'honneur de sa grand-mère. Un temple de la gastronomie brésilienne revisitée à la française.

Miley Cyrus : le bouleversant témoignage de sa petite soeur, Noah, sur sa dépression

En 2006, Miley Cyrus devenait une star en décrochant le rôle principal de la série Hannah Montana. Si la chanteuse et actrice réalisait son rêve, elle embarquait avec elle sa famille entière sous les projecteurs. Ainsi, c'est à l'âge de six ans que sa petite sœur, Noah, a dû gérer une célébrité qu'elle n'avait pas demandé. Si cette dernière s'est également tournée vers une carrière artistique, elle confie aujourd'hui avoir dû se battre contre la dépression et l'anxiété. À l'occasion du second anniversaire de son premier EP, intitulé Good Cry, Noah Cyrus a expliqué sur Instagram : "Sortir cet EP et partir en tournée pendant l'une des périodes les plus dépressives de ma vie a été si difficile. Chaque jour, j'avais envie de soulever des poids de 100 kilos juste pour sortir du lit. La douleur dans ma poitrine causée par la douleur était insupportable..." Honnête, elle a ajouté : " À 18 ans, je ne pensais pas que j'allais être ici pour un 20ème anniversaire et bientôt 21 ans. J'avais l'impression que c'était à des années-lumières. Cela semblait impossible... J'étais si triste, si blessée et si effrayée."

La chanteuse de 20 ans ensuite demandé à ses fans de prendre leur santé mentale au sérieux, avant d'admettre les difficultés de grandir sous les projecteurs : "Chaque jour est un travail quand il s'agit de votre santé mentale et de vos batailles personnelles. Tous les jours ne seront pas l'enfer et tous les jours ne seront pas parfaits. Je suis toujours en train de comprendre cela. Merci d'avoir compris à quel point grandir si publiquement était difficile pour moi. Merci de votre soutien et de continuer à grandir avec moi." Aujourd'hui, Noah Cyrus se bat toujours contre elle-même : "Je continue à avoir besoin de pleurer de temps en temps. Je sais que la douleur est quelque chose que nous DEVONS ressentir et expérimenter (...) Je suis tellement heureuse d'avoir pu créer quelque chose qui concerne tout le monde... J'ai transformé la douleur en quelque chose de beau que les autres peuvent chanter, pleurer ou sourire et rien ne me fait me sentir plus déterminé que cela", a-t-elle conclu.

La jolie brune avait déjà évoqué ses difficultés à grandir avec Miley Cyrus dans son titre Young & Sad, où elle expliquait que cette dernière était un soleil et qu'elle serait toujours dans son ombre. Lors d'un live Instagram, Noah Cyrus avait révélé : "Je me suis toujours sentie comme celle qui n'intéressait pas les gens vu ce que l'on me disait sur Internet. Les critiques sont des choses que j'ai entendues toute ma vie, chaque jour, toute ma vie. C'était insoutenable. C'était soit ça, soit que je ne convenais pas, que ce soit dans mon apparence ou ce que je suis."