23 septembre 2020

Alain Delon rend hommage à Romy Schneider, 38 ans après sa mort

Ce mercredi 23 septembre 2020 est une date importante pour Alain Delon puisqu'il s'agit de l'anniversaire de l'une de ses anciennes compagnes. Il s'agit de celui de Romy Schneider, décédée en 1982, mais qui aurait eu 82 ans ce jour. L'occasion pour l'acteur de lui rendre hommage par le biais de l'AFP. Le père d'Anthony, d'Anouchka et d'Alain-Fabien a ainsi déclaré avec tendresse : "Une étoile ne s'éteint jamais. On va t'aimer toujours. Merci."

Des mots brefs mais lourds de sens, qui prouvent qu'Alain Delon n'a toujours pas oublié la magnifique brune avec laquelle il a partagé sa vie de 1959 à 1963. En 2018, il avait déjà honoré sa mémoire en écrivant dans Le Carnet du Jour du Figaro : "Rosemarie Albach-Retty dite Romy Schneider aurait 80 ans aujourd'hui, ce dimanche 23 septembre. Que ceux et celles qui l'ont aimée et l'aiment encore aient une pensée pour elle. Merci". Comme le rappellent Voici, le comédien de 84 ans était revenu sur la raison pour laquelle il n'a pas pu se rendre aux obsèques de son ex, dans le livre Romy une longue nuit de silence, signé de la journaliste Sarah Briand et sorti en 2019.

"Je ne pouvais pas. J'y suis allé après, tout seul... Je ne voulais pas jouer le jeu des photographes. Cela ne changeait rien pour elle. J'y suis allé après", a-t-il affirmé. Pour rappel, Romy Schneider est décédée le 29 mai 1982. C'est son compagnon Laurent Pétin qui la retrouve dans son appartement situé dans le 7ème arrondissement de Paris. Elle n'était alors âgée que de 43 ans. Certains ont pensé à un suicide, d'autres ont pointé du doigt sa consommation d'alcool et de médicaments en assurant qu'elle est morte de ses excès. Quoi qu'il en soit, le mystère plane toujours concernant les circonstances du drame.

Charlotte Gainsbourg : ce cadeau de sa fille dont elle ne se sépare plus

Charlotte Gainsbourg est une maman épanouie et heureuse. Avec ses trois enfants, Ben, 23 ans, Alice, 18 ans et Jo la petite dernière, elle est comblée. D'ailleurs, le 21 juillet 2020, pour son anniversaire, la mère de famille a reçu un très beau cadeau de la part de sa deuxième fille. Jo lui a acheté un gri-gri qui ne la quitte plus jamais. Dans le 13 heures de France 2, samedi 19 septembre 2020, elle a révélé de quoi il s'agissait. "C'est un cadeau que m'a fait ma fille. Elle me l'a acheté avec ses sous, et puis j'aime les singes, donc voilà, c'était pour me faire plaisir. Voilà, je n'ai pas grand chose à raconter si ce n'est qu'il reste dans mon sac et que c'est devenu quelque chose d'un peu sentimental", a-t-elle raconté plutôt gênée.

Si Charlotte Gainsbourg ne fait aucune différence entre ses trois enfants, elle partage plus de moments, actuellement avec Jo, puisqu'elle est plus jeune et qu'elle a encore besoin de sa maman. Régulièrement, elle partage des moments de complicité que mère et fille ont ensemble en prenant bien soin de camoufler le visage de sa petite fille. Il faut dire que Jo sait bien rendre tout l'amour que sa mère lui porte. Le 16 juillet dernier, alors qu'elle soufflait ses neuf bougies, elle a dessiné un joli portait de famille et a désigné sa mère comme étant la "meilleure maman du monde".

La passion pour les singes semble se transmettre de génération en génération dans cette famille. En 1971 déjà, Jane Birkin, la mère de Charlotte Gainsbourg, apparaissait avec son doudou Munkey sur la pochette d'Histoire de Melody Nelson, de Serge Gainsbourg. D'ailleurs, cet animal a suivi la chanteuse durant toute sa carrière. "C'était un singe que mon oncle avait gagné à une tombola, dans un pub anglais je crois. Ce personnage était celui que je gardais avec moi tout le temps. Je l'ai mis dans le cercueil de Serge, je savais qu'il voulait toujours mon singe et qu'il avait toujours son oeil dessus et ça le réconforterait peut-être qu'il soit dedans...", avait-elle confié.

Kate Middleton : cet adorable détail de sa tenue pensé exclusivement pour ses enfants

Où qu'elle aille, Kate Middleton porte ses enfants avec elle. Mardi 22 septembre, la duchesse de Cambridge s'est engagée plus que jamais auprès des jeunes parents britanniques afin d'échanger avec eux à propos des longs mois de confinement qu'ils ont traversé. Un déplacement qui s'est fait dans un parc de Londres pour l'épouse du prince William, qui pour l'occasion avait opté pour une tenue décontractée. Et si certains parents étaient accompagnés de leurs enfants, la duchesse aussi, mais à sa façon.

En effet, autour du cou de Kate Middleton, impossible de ne pas remarquer son adorable collier où l'on peut remarquer trois petits médaillons sur lesquels on peut lire les initiales de ses trois enfants, George, Charlotte et Louis. Un bijou fin et élégant pour la duchesse, signé de la marque Spells of Love, de la créatrice galloise Hayley Jones, et qui coûte 85 livres, soit environ 90 euros.

De quoi égayer sa tenue décontractée à petit prix, puisque Kate Middleton avait pour l'occasion ressorti le pantalon de son tailleur rose fétiche de la marque Mark & Spencer, avec lequel elle portait un simple t-shirt blanc. Mais si ce n'est pas la première fois que l'épouse du prince William porte un bijou comportant les initiales de ses enfants, comme le médaillon gravé et personnalisé "Gold Midnight Moon" de la créatrice Daniela Draper, comparée à Meghan Markle, elle s'épanche beaucoup moins sur ce genre de détail. Il faut dire que la duchesse de Sussex aime pour sa part les symboles, ainsi que les clins d'oeil à son fils Archie mais aussi à son époux Harry, avec des breloques et bijoux discrets.

Enrico Macias se confie sur les mois difficiles qui ont suivi son hospitalisation

Après avoir été confiné pendant de longues semaines pour limiter la propagation du coronavirus, qu'il a lui-même contracté, Enrico Macias avait hâte de pouvoir ressortir de chez lui lorsque le gouvernement a décidé de lever le confinement. Ainsi, fin mai 2020, il a décidé de sortir de chez lui pour retrouver les rues parisiennes. Seulement, la balade ne s'est pas du tout déroulée comme prévu. "J'ai commencé à sortir de chez moi, heureux de revivre enfin, de retrouver ce Paris qui m'a pris dans ses bras. J'ai raté une marche sur un trottoir. Je suis tombé lourdement et je me suis cassé le col du fémur. On m'a opéré le soir même et j'ai ensuite passé deux mois dans une chambre d'hôpital", a-t-il confié dans les colonnes du Soir Mag. A peine sa liberté retrouvée, qu'il devenait de nouveau prisonnier d'un endroit, cette fois-ci : l'hôpital.

Un nouvel enfermement qui a été très difficile à vivre pour le chanteur âgé de 81 ans. Même s'il reconnaît que les infirmières étaient à ses petits soins, il a beaucoup souffert. "Je dormais beaucoup, mais mal, car on me réveillait tôt le matin pour les soins. J'étais tellement épuisé que je n'arrivais même pas à regarder la télévision. Pour être sincère, j'ai également connu des moments de forte déprime", a-t-il encore raconté. Enrico Macias avait donc le moral au plus bas. Heureusement, aujourd'hui il a pu sortir de l'hôpital et est en pleine forme.

Les derniers mois n'ont pas été tendres avec le chanteur. Juste avant d'avoir été victime de son accident, il avait contracté le coronavirus. S'il n'a pas du tout eu les symptômes courants, il a en revanche été très mal. "Je n'ai pas eu de fièvre, je ne toussais pas mais j'ai eu des douleurs abdominales terribles", avait-il expliqué. S'il n'a pas eu besoin d'être hospitalisé, il a tout de même eu très peur et été très fatigué.

Kobe Bryant : sa femme Vanessa lance une action en justice très inattendue

Vanessa Bryant demande réparation. Près de huit mois après la mort tragique de Kobe Bryant dans un crash d'hélicoptère, son épouse a décidé d'intenter une action en justice contre le shérif du comté de Los Angeles, rapporte TMZ. La raison : elle reproche à Alex Villanueva d'avoir permis que des photos du terrible accident dans lequel est également morte sa fille Gianna, soient rendues publiques, et ce sans sa permission.

dans sa plainte, Vanessa Bryant fait état que sur les lieux du drame, "pas moins de 8 adjoints du shérif ont sorti leurs téléphones portables personnels et pris des photos des enfants, des parents et des entraîneurs morts". "Les députés ont pris ces photos pour leur propre satisfaction personnelle", a-t-elle ainsi déclaré. Des photos prises afin que l'accident soit un sujet de discussion au sein du bureau su shérif, rapporte TMZ, mais qui ont été par la suite massivement partagées, au point qu'un député s'est retrouvée en leur possession, et a été surpris dans un bar en train d'essayer de d'impressionner une jeune femme avec ces clichés.

Dans sa plainte, Vanessa Bryant demande des dommages et intérêts qui n'ont toutefois pas encore été spécifiés, et réclame une peine punitive pour toutes les personnes qui sont à l'origine de ces photos, ainsi que ceux qui les ont toujours en leur possession. "Mme Bryant se sent mal à l'idée d'étrangers regardant les images de son mari et de son enfant décédés, et elle vit en craignent qu'elle ou ses enfants ne soient un jour confrontés à des images horribles de leurs proches en ligne", a ainsi fait savoir son avocat.

Une plainte qui devrait aboutir et jouer en la faveur de Vanessa Bryant, puisque quelques semaines après l'accident dont Kobe Bryant et sa fille Gigi ont été victimes, Alex Villanueva, le shérif du comté, "a parrainé une loi qui établit que le partage de photos non officielles de cette nature sera considéré comme un crime pour le personnel de la sécurité publique", précise TMZ.

Affaire Iacono : bande-annonce de la mini-série Le Mensonge, avec Daniel Auteuil, bientôt sur France 2

C'est une nouvelle mini-série inspirée d'une histoire vraie qui viendra prendre la relève de Laëtitia dont la diffusion s'achève le 28 septembre prochain sur France 2.

Le Mensonge nous plonge dans le paradis de la Côte d'Azur, et plus précisément dans la commune de Vence où Claude, maire de la ville, se destine à devenir sénateur. Avec un beau mariage et une carrière professionnelle réussie, rien ne semble pouvoir contrecarrer ce projet. Mais tout bascule le jour où son petit-fils, Lucas, l'accuse de viol... C'est le début d'une affaire médiatique de grande envergure qui opposera deux membres d'une même famille, jusqu'à l'explosion de la vérité quinze ans plus tard.

Quatre ans après Au nom de ma fille, inspiré de l'affaire Kalinka, le réalisateur Vincent Garenq et le comédien Daniel Auteuil se retrouvent pour une nouvelle fiction judiciaire. Librement adapté du drame familial de Christian Iacono, le programme en 4 épisodes retrace la déchéance d'un homme qui a tout perdu suite aux accusations de son petit-fils. Pendant plus de dix ans, l'accusé enchaîne les procès et les passages en prison. Ce fait divers très médiatisé en raison du statut de maire de Christian Iacono ne connaît son dénouement qu'en 2014, lorsque le plaignant se rétracte finalement, mettant ainsi fin à la condamnation de son grand-père.

Au casting pour la première fois d'un format série, Daniel Auteuil nous livre, par son interprétation, une réflexion poignante sur la présomption d'innocence, les conflits familiaux et le mensonge comme appel à l'aide.

A ses côtés, le public retrouvera Victor Meutelet, actuellement à l'affiche de la série TF1 Grand Hotel, mais également, Charlie Bruneau et Grégoire Bonnet des programmes En famille et Scènes de Ménages sur M6.

Les deux premiers épisodes du Mensonge seront diffusés le lundi 5 octobre à partir de 21h05 sur France 2.

Game of Thrones : il faudra attendre 2022 pour voir le prequel House of the Dragon

Les fans de Game of Thrones vont devoir s'armer d'un peu de patience pour découvrir à l'écran de nouvelles aventures issues de l'imagination de George R.R. Martin. Selon le site Deadline, Casey Bloys, le big boss de la chaîne HBO, vient en effet de confirmer que la série prequel House of the Dragon ne devrait être diffusée... qu'en 2022 ! Il y aura donc vraisemblablement eu près de trois ans d'attente entre la fin de la série culte en mai 2019 et un nouveau show se déroulant à Westeros.

Casey Bloys a par ailleurs indiqué que le casting de ce House of the Dragon était toujours en cours, la production étant à la recherche des comédiennes qui incarneront les deux personnages principaux que sont Rhaenyra Targaryen et Alicent Hightower. L'action de cette série prequel, basée sur le livre Fire & Blood de George R.R. Martin, se déroule 300 ans avant les événements de Game Of Thones et revient sur les origines de la Maison Targaryen...

Rappelons que HBO a annulé fin 2019 un autre prequel de Game of Thrones, qui devait être emmené par l'actrice britannique Naomi Watts et évoquer les origines des Sept Couronnes.

Supergirl annulée : la saison 6 sera la dernière

Après Arrow, une autre série historique de l’Arrowverse va s'arrêter ! La chaîne américaine a en effet annoncé cette nuit que Supergirl prendrait fin au terme de sa sixième saison, dont le tournage s’apprête à débuter dans la région de Vancouver au Canada. Très active sur les réseaux sociaux, l’actrice principale du show Melissa Benoist a confirmé l’information, partageant par la même occasion un émouvant message sur les liens qui l'unissent à la célèbre héroïne DC Comics :

"Dire qu’incarner ce personnage iconique a été un immense honneur pour moi serait un euphémisme. L’impact qu’a eue la série sur des jeunes filles du monde entier m’a laissé humble et sans voix. Elle a eu un impact sur moi aussi. Elle m’a fait découvrir une force que je ne pensais pas avoir, elle m'a apparis à trouver la lumière dans les périodes les plus sombres, et que nous sommes plus forts lorsque nous sommes unis. Les valeurs qu’elle défend nous incitent à devenir de meilleures personnes. Elle a changé ma vie, et je lui serai reconnaissante pour toujours. Je suis très excitée que nous puissions panifier notre conclusion de cette aventure magnifique, et j’ai hâte de vous dévoiler ce que nous avons prévu de faire. Je vous promets que cela sera une saison finale épique."

Selon Deadline, l’annulation de Supergirl vient d’une décision prise en commun par la production, le studio, la chaîne et Melissa Benoist ; néanmoins, la série bénéficiera cette année d’une saison exceptionnellement plus longue que d’habitude, cela pour assurer une conclusion à la hauteur des attentes des fans du show.

Toujours selon nos confrères, d'autres annulations pourraient être annoncées au cours des prochaines semaines par la CW, laissant donc présager que d’autres séries de l’Arrowverse pourraient s’achever en 2021, notamment Legends of Tomorrow et Flash qui forment elles aussi la première "vague" de l’univers connecté DC Comics...

Rappelons que du fait de l’épidémie de Covid-19, les séries de la CW ne feront leur retour à l’antenne qu’à partir du mois de janvier prochain.

Enola Holmes sur Netflix : de quels romans s'inspire le film avec Millie Bobby Brown ?

Comme son grand frère Sherlock, avec qui elle partage ce sens de la déduction et ce goût pour le mystère, Enola Holmes est née dans un livre. Mais son père n'est pas Sir Arthur Conan Doyle, l'auteur des aventures du célèbre détective consultant, et c'est même à une femme que l'on doit sa création : l'Américaine Nancy Springer, auteure spécialisée dans la science-fiction, la fantasy et les romans pour jeunes adultes, et qui aime revisiter les mythes de la littérature anglo-saxonne à sa sauce. Après Rowan Hood, la fille de Robin de Bois, place donc à la cadette de Sherlock Holmes, héroïne de six romans parus en 2006 et 2011.

Et c'est le premier d'entre eux, "La Double disparition", qui est aujourd'hui adapté en long métrage par le réalisateur Harry Bradbeer (Fleabag, Killing Eve) et le scénariste Jack Thorne (A la croisée des mondes). La star de Stranger Things Millie Bobby Brown y prête ses traits à l'héroïne, plongée dans une enquête particulièrement mouvementée pour son baptême du feu : envoyée dans un pensionnat par ses deux frères, le jour où leur mère disparaît sans laisser de traces, elle s'enfuit et part à la recherche de cette dernière. Un voyage qui la mène dans la ville de Londres, où elle se retrouve confrontée à un jeune Lord en cavale.

Si ce premier long métrage, disponible sur Netflix depuis le 23 septembre, devait être un succès, il y aurait donc de la matière pour cinq autres histoires, ce qui permettrait notamment de faire intervenir le Docteur Watson, présent dans le troisième roman, "Le Mystère des pavots blancs". Pour le moment, parmi les noms familiers de l'univers créé par Conan Doyle, il n'y a que l'Inspecteur Lestrade (Adeel Akhtar), Mycroft Holmes (Sam Claflin) et, donc, Sherlock, incarné par Henry Cavill et présenté comme quelqu'un de plus enjoué et chaleureux, qui est même capable d'éprouver des émotions. Et c'est ce qui pose problème aux ayants droits de l'auteur anglais, qui reprochent à son homologue américaine de s'être inspirée, pour sa réinvention, d'une histoire publiée en 1923, où le personnage devenait plus humain, en écho aux pertes subies par le romancier pendant la Première Guerre Mondiale, au cours de laquelle son fils puis son frère ont péri. Or il s'agit là de l'un des dix récits écrits par ses soins à ne pas être libre de droit à ce jour, ce qui fait de ses histoires de vraies adaptations selon eux.

Une plainte visant également le film a donc été déposée en 2020, et le Conan Doyle Estate demande donc que des droits lui soient versés dès lors qu'il est fait de Sherlock autre chose qu'un homme dénué de sentiments. Miramax et le long métrage Mr. Holmes avaient eux aussi été attaqués, il y a cinq ans, pour avoir montré le héros à la retraite, ce qui se produit dans l'une de ses dernières aventures, publiées entre 1923 et 1927. Mais un arrangement avait pu être trouvé et c'est peut-être ce qui attend Enola Holmes. Car si l'affaire est restée en suspens, elle n'a pas bloqué sa sortie ce mercredi 23 septembre.

Un Homme ordinaire sur M6 : comment un vrai hackeur a inspiré le personnage d'Emilie Dequenne

La série Un Homme ordinaire, qui s'est achevée hier soir sur M6, s'inspire librement de l'affaire Dupont de Ligonnès. Et si le personnage d'Anna-Rose interprété par Emilie Dequenne, jugé plutôt durement par la critique, semble avoir été parachuté dans l'histoire pour servir de point de vue d'entrée, il s'inspire au contraire d'une véritable personne : un hackeur qui s'est activé sur les réseaux sociaux afin de tenter de retrouver le principal suspect des meurtres, disparu sans laisser de traces depuis 2011.

"C'est une des premières enquêtes qui a fait intervenir le net de façon phénoménale, avec un hacker, resté dans l'anonymat mais qui a été jugé. C'était un homme, et nous en avons fait une femme, et il a créé un site qui a entraîné un court-circuitage de l'enquête de police, car le net a été plus vite qu'eux" explique Pierre Aknine, le créateur de la série. "Ça nous a permis d'inventer des situations qui auraient certainement existé, car à partir des lettres auxquelles nous avons eu accès, nous avons imaginé des scènes à part entière, émis des hypothèses. Il fallait que ce personnage de hacker, qui est devenu une hackeuse, et Christophe de Salin se rencontrent, pour donner de l'émotion, produire du destin, de la fatalité."

Une rencontre qui est un véritable électrochoc pour ce personnage défini comme "obsessionnel" et "borderline" par les créateurs de la série. "C'est ce qui la fait plonger. Elle rencontre le mec, et découvre qu'il vit à côté de chez elle ! C'est le fatum. Symboliquement, on s'en sert comme plan d'entrée dans le récit, même si ça ne correspond pas à la réalité."

L'affaire Dupont de Ligonnès a marqué une première en France. Très répandu aux Etats-Unis, le web sleuthing (la recherche d'informations et l'élucidation de crimes par des groupes de passionnés de faits divers en ligne) n'a pris une véritable ampleur en France qu'après la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès. Indépendament de la police, un groupe d'amateurs s'est mis à traquer le fugitif, et un hackeur, surnommé "Chris la Vérité", a créé une page Facebook privée centralisant les recherches, mais aussi des informations confidentielles de l'enquête obtenues par le biais au piratage. Le cyber-justicier a été condamné en 2016 à une amende avec sursis pour recel de violation du secret professionnel. Une source d'inspiration essentielle pour le personnage d'Anna-Rose. "C'est un personnage qui est complètement obsédée par cette histoire, l'envie de comprendre, et ça ne lâche pas", commente Emilie Dequenne. "Ça vous donne une énergie folle, et on a beaucoup travaillé sur cette envie, cette obsession dont est nourri le personnage. Et aussi m'amuser à apprendre une nouvelle façon de faire vivre un personnage, de manière plus solitaire. On apprend beaucoup dans la nouveauté et je me suis bien amusée avec elle. "

Mais lorsqu'on s'attaque à un fait divers aussi médiatisé, la réalité dépasse bien souvent la fiction. "Il est d'une importance capitale de savoir mettre une distance. j'ai vécu cette difficulté-là, mais il y a une vraie démarche artistique quand on s'attaque à ce genre de fiction", ajoute l'actrice. 

Les quatre épisodes d'Un Homme ordinaire sont disponibles en intégralité sur le site 6play