20 septembre 2020

Prince Harry : pourquoi il a rejoint un club d'hélicoptère en catimini

Récemment, le prince Harry a rejoint un club d'hélicoptère californien, situé non loin de sa nouvelle maison de Santa Barbara. La raison est simple puisque le papa du petit Archie souhaite ne pas perdre la licence de pilote, qu'il a obtenue il y a quelques années durant sa formation dans l'armée de l'air. Pour rappel, le mari de Meghan Markle a passé en 2008 l'épreuve d'aptitude pour apprendre à piloter des hélicoptères militaires.

En 2010, il obtient son brevet de pilote. Presqu'un an plus tard, le frère du prince William réussit son vol test sur l'hélicoptère d'attaque Apache. En avril 2011, il est nommé capitaine. Enfin, le 8 juillet 2013, il apprend qu'il a réussi son examen de commandant de bord. Désormais, le prince Harry peut amener sa femme et son fils avec lui lors d'un vol en hélicoptère puisque sa licence sera renouvelée. En effet, il faut réaliser un certain nombre d'heures de vol par année, que ce soit aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, afin de conserver le précieux sésame. Un ami du fils cadet de Lady Diana, interviewé par The Sun le 18 septembre 2020, a déclaré : "Il est vraiment fier de cette licence. Il a travaillé dur pour cela".

Désormais, celui qui a célébré ses 36 ans le 15 septembre dernier souhaiterait "garder ces heures [de vol, NDLR] pour son usage personnel" puisque cette licence "donne la liberté" de réaliser des trajets aériens quand et où il le désire. Pour l'heure, le prince Harry ne possède pas encore son propre hélicoptère, mais il pourrait très bien décider à l'avenir d'investir... Pour information, il a servi l'armée britannique pendant dix ans. Il a en effet arrêté de se rendre sur le terrain dès le 19 juin 2015.

Blade Runner 2049 sur France 2 : pourquoi le film a mis 35 ans à voir le jour

Il faut une sacrée dose de courage pour oser s'attaquer à la suite d'un monument du cinéma plusieurs décennies après sa sortie. Beaucoup s'y sont frottés, peu s'en sont sortis. En s'entourant d'une équipe solide, dont le cinéaste canadien Denis Villeneuve et le directeur de la photo légendaire Roger Deakins, Ridley Scott a permis à son bébé Blade Runner de s'offrir une sequel digne de ce nom, chaleureusement accueillie par le public, la critique et les fans de la première heure. Le développement de Blade Runner 2049 ne fut toutefois pas une mince affaire puisque le film est l'aboutissement de 19 longues années de négociations, revirements et autres rebondissements en tout genre.

Tout commence en 1998 lorsqu'il est révélé que Warner entreprend, dans la plus grande discrétion, un deuxième volet, intitulé Blade Runner Down et adapté du roman Blade Runner 2 : The Edge of Human, signé K.W. Jeter. Le scénario est confié au méconnu Stuart Hazeldine et reprend l'histoire dix ans après les événements du premier. Deckard est alors devenu l'ennemi public numéro 1 et est employé par Tyrell pour traquer un dernier Replicant. Le projet semble sur une bonne lancée, mais Warner ne met pas la production en marche pour des raisons, officiellement, liées aux droits du livre. Dans son hors-série consacré à la franchise, "Blade Runner, le chef-d'œuvre qui venait du futur", Mad Movies rappelle qu'officieusement les échecs consécutifs de Lame de fond et A Armes égales ont quelque peu compromis la réputation de Ridley Scott et poussé le studio à ralentir les choses.

Fort du succès de Gladiator en 2000, le réalisateur revient sur le devant de la scène et regagne en popularité. Alors qu'il travaille sur le final cut de Blade Runner, il demande au scénariste d'origine, Hampton Fancher, de trouver un concept pour une suite éventuelle. Après 3 années de réflexion et d'écriture, il est annoncé que Ridley Scott dirigera le film et que Harrison Ford n'en sera pas. La réalité est toute autre, comme le précise le magazine : "Les annonces de 2011 [...] résultent d'un deal fraîchement signé entre Scott Free [la boîte de production de Ridley et Tony Scott ; ndlr] et Alcon [Entertainment, producteur du film ; ndlr] sur la base d'une marque plutôt que d'un script précis."

Muni d'un scénario - ou plutôt d'une nouvelle - béton, Ridley Scott parvient à convaincre Harrison Ford de reprendre son rôle et ce malgré les réticences de ce dernier, encore marqué par sa mésentente avec le réalisateur sur le tournage du premier volet. Si tout le monde est de la partie, les emplois du temps peinent à s'accorder et après quelques années de flottement, le metteur en scène est forcé de céder sa place, tout en assurant toujours son poste de producteur. En 2014, il passe alors le flambeau à Denis Villeneuve, également adoubé par la star du film et dont la relève ne fait aucun doute.

La production est officiellement lancée en juillet 2016, quelques mois après la disparition de David Bowie à qui devait revenir le rôle de Neander Wallace. "Notre premier choix était David Bowie, qui a eu une telle influence sur Blade Runner", a déclaré Denis Villeneuve au site anglais Metro. "Quand nous avons appris la triste nouvelle, nous nous sommes mis en quête d’un acteur similaire". C'est ainsi que Jared Leto s'est vu confier le rôle. Une dernière embûche pour cette suite attendue au tournant par une presse et des aficionados prêts à sortir les griffes. Alors, pari réussi ?

L'Ivresse du pouvoir sur Arte : pourquoi Claude Chabrol a-t-il été attaqué en justice ?

Dans L'Ivresse du pouvoir, Claude Chabrol dirige pour la septième et dernière fois l'une de ses actrices fétiches, Isabelle Huppert. Celle-ci incarne Jeanne Charmant Killman, une juge d'instruction chargée de démêler une complexe affaire de concussion et de détournements de fonds mettant en cause le président d'un important groupe industriel. Elle s'aperçoit que plus elle avance dans ses investigations, plus son pouvoir s'accroît. Mais au même moment, et pour les mêmes raisons, sa vie privée se fragilise.

Si le film ne fait pas directement référence à l'affaire Elf, il est aisé de faire des parallèles entre L'Ivresse du pouvoir et ce vaste scandale financier et politique qui a éclaté en 1994 et révélé un important réseau de corruption impliquant des hommes politiques et des grands patrons. Ainsi, le personnage d'Isabelle Huppert s'appelle Jeanne Charmant, nom qui apparaît comme un clin d’œil à Eva Joly, la juge d'instruction en charge du dossier Elf. Le ministre Roland Dumas, impliqué dans l'affaire, est interprété par …Roger Dumas, tandis que Philippe Duclos joue un dénommé Holéo, terme qui évoque le secteur d'activité de la société Elf. Enfin, difficile de ne pas remarquer la ressemblance physique entre François Berléand et Loïk Le Floch-Prigent, l'ancien PDG de l'entreprise pétrolière.

Lors de la promotion du film, Claude Chabrol affirme qu'il s'agit d'un univers entièrement fictif, qui prend soin de ne nommer aucune personne réellement existante. Il précise toutefois : « Pour autant [...] le film laisse entendre qu'il existe quand même, parmi ceux qui ont le pouvoir, certains qu'on pourrait qualifier de racailles et qu'on pourrait nettoyer au Kärcher […]. Quand j'ai décidé de faire ce film, j'ai commencé par dresser une liste des pièges à éviter, et notamment celui de l'identification immédiate et celui de l'imaginaire absolu. Car, de toute évidence, si le film n'avait aucun rapport avec la réalité, il n'aurait guère d'intérêt... » Notons d'ailleurs que le long-métrage s'ouvre sur le carton suivant : « Toute ressemblance avec des faits réels et des personnages connus serait, comme on dit, fortuite... »

Une frontière entre réalité et fiction bien trop floue selon Eva Joly. Lors de la sortie de L'Ivresse du pouvoir, la juge requiert du président du tribunal de Paris d'obtenir une copie du film, afin de « pouvoir étudier d'éventuelles poursuites civiles » pour violation de sa vie privée. Dans une tribune publiée dans le Monde, Eva Joly partage son « sentiment de malaise » de voir « violer l'intimité de ma vie privée. [Chabrol] n'a cessé lors des interviews pour la promotion du film d'ajouter des détails sordides et erronés sur ma vie personnelle ». Si elle reconnaît qu'un créateur a le droit de puiser dans l'actualité, elle n'apprécie pas en revanche les allusions à sa vie privée, notamment le suicide de son mari en 2001, en pleine affaire Elf.

Au final, cette bataille judiciaire n'ira pas plus loin et n'empêchera pas le film d'être un succès et de dépasser le million d'entrées en salles. Le 13 septembre 2010, au lendemain de la mort de Claude Chabrol et de la diffusion à la télévision, en son hommage, de L'Ivresse du pouvoir, Eva Joly confie au micro de RTL : « Je n'ai pas aimé ce film et je ne pense pas que ça soit le meilleur film de Claude Chabrol. […] Je n'ai pas aimé le regard que Claude Chabrol portait sur l'affaire Elf. Ce qui faisait sa force, le regard sur la petite bourgeoisie française, cette grille de lecture-là, sur l'affaire Elf, ne fonctionne pas ».

Karin Viard : ce complexe familial qui ne l'a jamais quittée

Grande, mince, blonde... On pourrait penser que Karin Viard a tout pour elle. Et pourtant ! À 54 ans, la comédienne a révélé souffrir d'un complexe : son physique. Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, elle a en effet confié : "Beaucoup de gens sont soucieux de leur image, notamment les actrices, qui la gèrent plus ou moins bien. Moi, je ne sais pas faire, sans doute parce que je ne m'estime pas assez. C'est comme avec les enfants : chacun se débrouille au mieux avec ce dont il hérite !" L'origine de son mal-être ? Sa mère. La comédienne a expliqué : "Je fais plus confiance à mon intelligence et à ma sensibilité qu'à mon physique, avec lequel j'entretiens depuis toujours un rapport compliqué : j'ai eu une mère très belle et je ne me suis jamais sentie autorisée à rivaliser avec elle. Alors je préfère tirer avantage de ce que je ne peux pas changer et m'amuser à être jolie dans certains films et effrayante dans d'autres..."

Cinq ans plus tôt, c'est pour Madame Figaro que Karin Viard s'était confiée sur son enfance. Alors qu'elle avait souffert de ne pas recevoir de compliments à propos de son physique lorsqu'elle était plus jeune, elle avait confié : "Je n'avais pas le physique qui m'aurait permis de jouer à la fifille. Je n'ai pas grandi en m'entendant dire : 'Comme tu es ravissante !' J'ai été élevée à la rude." La comédienne continuait : "Ma mère était la beauté de la famille. Il a fallu que je trouve une autre identité. J'ai pris celle de la rigolote. Mais avec le temps, j'ai découvert que je pouvais aussi être sexy. Je me suis autorisée à être multiple : à la fois comme ma mère, ma soeur, ma grand-mère et toutes ces femmes qui m'entourent."

Si elle admet ne pas supporter de se voir vieillir, Karin Viard apprend peu à peu à s'aimer. Pour le Journal du Dimanche, la comédienne a expliqué : "J'adore les semaines passées avec mes partenaires en plateau, mais il y a toujours le moment où on me met l'image sous le nez et là, je me dis : 'Oh mon Dieu !' Quand je m'aperçois de face dans le miroir de la salle de bain, le plus souvent, je ne m'aime pas. Mais je me suis habituée à ce que je vois et j'ai appris à supporter le reflet."

UniversCiné lance sa plateforme

Déjà incontournable auprès des cinéphiles, la plateforme de VoD " made in France ", UniversCiné et son catalogue de 8000 titres, lance son offre de vidéo à la demande par abonnement à compter du 22 septembre. Le nouveau service de streaming rendra ainsi disponible 800 films à son lancement pour augmenter jusqu'à 1000 œuvres d'ici la fin de l'année.

Au tarif unique et très intéressant de 6,99 euros par mois, sans engagement, la nouvelle offre d’abonnement d’UniversCiné permet de visionner des films en illimité jusqu’à trois écrans simultanés, avec 7 jours d’essai gratuit pour ses utilisateurs. Le service sera accessible sur ordinateurs, tablettes, smartphones au lancement puis sur Androïd TV et Apple TV dès novembre prochain. Les applications Androïd et IOS sont compatibles Chromecast et Airplay. L’offre SVOD UniversCiné sera également disponible sur la box VidéoFutur pour l’ensemble de ses abonnés fin 2020.

Christina Milian et M. Pokora parents : pourquoi ils refusent de montrer le visage de leur fils Isaiah ?

Ce samedi 19 septembre 2020, M. Pokora était l'invité d'Eric Dussart et Jade au micro de RTL pour l'émission On refait la télé. L'occasion pour le père de famille de parler de son petit garçon, qui fête ses 9 mois ce 20 septembre. "Ça va, il va bien. Franchement il dort super bien, depuis le début", commence le compagnon de Christina Milian avec fierté, avant de révéler que son bout de chou a su faire ses nuits seulement deux jours "après l'hôpital".

"Je n'ai jamais eu de problème avec lui en termes de sommeil. Il est calme, il ne pleure pas beaucoup, il est super souriant... Franchement c'est un bébé très très cool. Pour l'instant moi je n'ai pas à me plaindre, on verra. Il est serein en tout cas", poursuit M. Pokora, qui semble épanoui avec son enfant unique, avec lequel il a pu passer énormément de temps (notamment les sept premiers mois de son fils, grâce à la période du confinement). D'ores et déjà, le papa du petit Isaiah explique que ce dernier va avoir une "vie de nomade" et qu'il "va beaucoup voyager" à cause du travail de ses parents. Pour rappel, Christina Milian est chanteuse et actrice. "C'est une richesse. Il va avoir une double culture. Il va voyager partout dans le monde. Ça va être, je pense, un enfant ouvert d'esprit", estime l'interprète de Juste une photo de toi.

En évoquant le futur de son enfant, M. Pokora a tenu à mettre les points sur les i car si le fait que son couple soit très médiatisé ne semble pas le déranger plus que ça, il met un point d'honneur à protéger son fils des paparazzis et de la presse people. "On ne montre pas son visage déjà, dans un premier temps", assure-t-il avant de reconnaître qu'il dévoile de temps à autres sur les réseaux sociaux "des photos où il est dessus". "C'est un aspect important de ma vie, donc forcément je ne le cache pas. Mais en tout cas oui son visage et tout ça je vais essayer de le préserver le plus longtemps possible", conclut l'artiste de 34 ans.

Susan Sarandon bouleversante : elle raconte les derniers instants de sa mère

Le 23 septembre 2020, le drame Blackbird sortira au cinéma. Dans ce film britannique signé Roger Michell et qui évoque notamment le sujet délicat de l'euthanasie, Susan Sarandon donne la réplique à Kate Winslet, mais aussi Mia Wasikowska. Pour l'occasion, le Journal du Dimanche a interviewé l'actrice principale afin d'en savoir plus sur son dernier rôle, mais aussi sur son avis concernant le suicide assisté.

Cash, Susan Sarandon déclare : "Je pense qu'on devrait pouvoir choisir de mettre un terme à notre vie, il s'agit de notre corps. En ce qui me concerne, ce serait très dur de demander ce genre de faveur à mes enfants. Je solliciterais plutôt un tiers pour faire le sale boulot ! Quand on arrive au point où on ne peut plus se déplacer, s'alimenter ou respirer seul, c'est l'enfer. Il existe là aussi des inégalités sociales : quand on a de l'argent, on consulte les bons médecins et la fin de vie est moins pénible". Au cours de l'entretien, nos confrères en ont profité pour l'interroger au sujet de la mort récente de sa propre mère. "Elle avait 97 ans, alors je ne l'ai pas ressenti comme un choc", commence la figure emblématique de Thelma et Louise, avant de reconnaître qu'elle a "tout de même du mal à surmonter cette épreuve".

"Je me trouvais à ses côtés à la fin, je la prenais par la main, je la regardais dans les yeux pour qu'elle sache que je ne la quitterais jamais", poursuit l'actrice de 73 ans. "J'ai essayé de lui donner un peu d'énergie. Je considère comme un cadeau d'avoir pu la voir s'en aller. Être présente jusqu'au bout auprès d'elle, avec mes sœurs, m'a aidée à accepter les choses", explique Susan Sarandon, qui conclut, avec optimisme : "Je crois qu'on guérit plus vite après".

Black Panther : des comics au film... Comment est né le super-héros incarné par le regretté Chadwick Boseman

Le 28 août dernier, Chadwick Boseman, devenu une véritable icone avec son rôle de T'Challa, nous quittait à l'âge de 43 ans. Introduit dans Captain America Civil War, le souverain du Wakanda est apparu dans Avengers Infinity War et Endgame, mais il a surtout triomphé dans Black Panther. Le long-métrage, mis en scène par Ryan Coogler, a été un succès retentissant, autant critique que commercial. Il a notamment reçu sept nominations aux Oscars, dont celui du meilleur film, et rapporté 1,3 milliard de dollars de recettes mondiales.

Chadwick Boseman, qui porte le film sur ses épaules, souffrait à l'époque d'un cancer du colon, contre lequel il s'est battu jusqu'au bout. Sans rien dire à personne à part sa famille, le comédien a continué à tourner malgré la douleur et les traitements médicaux. Grâce à son implication et sa performance, l'acteur a su imposer au cinéma ce personnage emblématique de la pop culture, devenant presque un symbole politique. Mais d'où vient T'Challa ? Par qui a-t-il été créé et pourquoi n'a-t-il pas connu plus tôt une adaptation sur grand écran ?

La première apparition de T'Challa alias Black Panther remonte à juillet 1966, avec la publication du 52e numéro de la revue Fantastic Four, Vol. 1. Ce personnage imaginé par Stan Lee et Jack Kirby a rapidement conquis le public, par delà les clivages ethniques et culturels. Au fil du temps, le succès de la série ne s’est pas démenti, comme en attestent les nombreuses nouvelles publications dont elle a fait l’objet, notamment celles du réalisateur Reginald Hudlin ou du journaliste Ta-Nehisi Coates. La Panthère noire, nom du 761e bataillon de chars US durant la Seconde guerre mondiale, aurait inspiré Stan Lee pour nommer ce premier super-héros noir de comics. À noter que Black Panther a été inventé trois mois avant la création de la Black Panther Party. Il régnait alors une confusion auprès du public, ce dernier croyant que les comics faisaient ouvertement référence au mouvement révolutionnaire. Il a été décidé de renommer le personnage Black Leopard avant que les créateurs ne reviennent finalement sur leur décision. 

À l'époque de la création du héros, le contexte social et politique des USA était très électrique. Deux ans après l'assassinat de Martin Luther King, le pays était toujours en proie à des émeutes et tensions raciales meurtrières sur fond de combat pour les droits civiques. Le PDG des studios Marvel, Kevin Feige, a salué une création courageuse pendant ces temps troublés : "Stan Lee, Jack Kirby et toute l'équipe des scénaristes ont fait de Black Panther un personnage supérieurement intelligent, plus intelligent même que n'importe quel autre personnage blanc au milieu des années 1960. Ils ont eu le cran de faire ça au milieu des années 1960. Le moins que nous puissions faire est de nous élever à ce niveau, de raconter l'histoire telle qu'elle doit l'être, et ne pas nous montrer timides là où les fondateurs de Marvel ont au contraire embrassé les changements de cette période du mouvement des droits civiques". C'est dans cet esprit que Black Panther rejoint les Avengers à sa création, super-héros noir accepté comme un égal au milieu de ses confrères.

Avant que Marvel Studios ne mette en chantier l'adaptation que l'on connaît, le protecteur du Wakanda devait être incarné par Wesley Snipes. En juin 1992, le comédien déclare qu'il prend en main le projet Black Panther, avec la ferme intention de prêter ses traits au super-héros. "Je pense que Black Panther me parlait car il était noble, et l'antithèse des stéréotypes sur les Africains, l'Histoire africaine et les royaumes d'Afrique. Il avait une importance culturelle et sociale. C'est quelque chose que les communautés noire et blanche n'avaient jamais vu auparavant. Ça m'a toujours beaucoup, beaucoup attiré. Et j'aimais cette idée de technologie avancée. C'était une pensée très avant-gardiste", confie l'acteur. Deux ans plus tard, Stan Lee donne son accord et plusieurs scénarios sont alors proposés au célèbre auteur.

Le temps passe, le projet stagne au fil des réécritures et Lee n'est toujours pas satisfait. "Nous avons étudié trois versions du scénario et quelques options de réalisateurs - des options très intéressantes à l'époque", explique Snipes. John Singleton est un de ces cinéastes approchés mais sa vision de Black Panther diffère totalement de celle du comédien. "Nous n'avons pas réussi à trouver la bonne combinaison de scénario et de réalisateur et, à l'époque aussi, le mode de pensée n'était pas aussi avancé et la technologie n'était pas disponible pour permettre de recréer ce qui existait déjà dans les comic books", analyse l'artiste. Finalement, le projet ne verra jamais le jour et Snipes se consolera en se glissant dans le costume de Blade à trois reprises. "Je me suis dit, allez, si je ne peux pas faire le roi du Wakanda, du Vibranium et du royaume caché d'Afrique, je n'ai qu'à faire un vampire noir."

Après l'échec du projet de Wesley Snipes, Marvel reprend les choses en main et relance la machine. Grâce au succès du MCU (Marvel Cinematic Universe) au cinéma, le studio est devenu un acteur majeur de l'industrie hollywoodienne, sous l'impulsion du producteur Kevin Feige. Ce dernier tient à ce que Black Panther rejoigne à son tour la troupe des Avengers. Pour lui, un seul acteur était capable d'endosser le rôle du super-héros : Chadwick Boseman. Le grand manitou de l'écurie Marvel a été impressionné par ses performances dans 42, où il campait Jackie Robinson, ou Get On Up, où il interprétait James Brown. Pour lui, Boseman était le seul choix.

Nous étions assis autour d'une table, nous inventions l'histoire de Civil War lorsque Nate Moore, notre producteur délégué, a suggéré de faire appel à Black Panther parce qu'on cherchait un tiers qui ne serait pas nécessairement du côté de Captain America ou d'Iron Man. Presque instantanément, nous avons tous dit : Chadwick." Avant sa mort, l'acteur se souvenait avec émotion du jour où il a appris qu'il allait devenir Black Panther au cinéma : "Nous étions à Zurich, je sortais du tapis rouge pour Get On Up et mon agent m'a dit : 'Tu dois absolument prendre cet appel.' Et ce qui est fou, c'est que je n'avais même pas les appels internationaux sur mon téléphone jusqu'au matin même. Dans une interview, j'avais entendu quelqu'un dire 'Passez à l'international sur votre téléphone et appelez votre mère', alors des choses importantes se sont littéralement produites ce soir-là."*

Brutus vs César de Kheiron sur Amazon : l'histoire vraie du traître Brutus

Raconter et réhabiliter l’un des plus grands traîtres de l’histoire par l’humour, tel était le projet de Kheiron avec Brutus vs César. Si dans son film, le premier est présenté comme un "marginal" rejeté par son père et qui se retrouve bien malgré lui à combattre aux côtés des Gaulois, dans les faits, c’était tout autre chose. On vous raconte tout.

Si dans Brutus vs César, le héros a été rejeté par son père César suite à la mort de sa mère, et qu’il vit comme un reclus aux abords de Rome, Marcus Junius Brutus était en réalité un grand homme politique, brillant et droit. Passionné par la philosophie et fidèle admirateur de Platon, le jeune homme va se battre sa vie entière pour la liberté et pour la République. Jusqu’à organiser un coup d'Etat visant à éliminer le grand César. Il est présenté par les historiens de l'Antiquité comme un héros tragique.

Contrairement à ce que l’on croit, et même si les historiens ont longtemps débattu sur la question, Brutus n’est pas le fils de César, mais celui de Marcus Junius Brutus et de Servilia Cæpionis. Cette dernière est l’une des maîtresses de l’Empereur, peut-être l’une des raisons pour laquelle le dirigeant s’était pris d’affection pour lui. Lorsque Brutus prend le parti de Pompée dans la guerre civile qui l’oppose à Rome et qu’il combat les légions de César, ce dernier lui pardonnera cet affront et lui offrit une place dans sa cour.

Mais voilà, Brutus - comme d’autres sénateurs autour de lui - réalise petit à petit l’hégémonie que s’apprête à posséder César. Quelques jours avant sa mort, le Sénat avait nommé l’Empereur romain dictateur à vie. Il sera le Roi. Adieu donc la République, les droits et la liberté, qu’affectionne tant Brutus. Il s’entoure d’autres mécontents et commandite le meurtre de César. Le rendez-vous est donné le 15 mars de l’an 44 av. J.-C, au Sénat. L’Empereur se retrouve entouré de 23 traîtres ralliés à la même cause, qui lui assènent chacun à leur tour un coup de poinçon (une lame très aiguisée). Parmi eux se trouve bien évidemment Brutus. Lorsque le mourant s’aperçoit de sa présence, il lui criera alors “Toi aussi, mon fils…”.

Les 23 traîtres quittent en vitesse le Sénat pour aller se cacher. Brutus finit à Athènes et réalise que la mort de César n’a pas permis le retour de la République. Même s’il est amnistié, il se prépare tout de même à la guerre ou à une attaque imminente. Et il a raison. Marc Antoine ne rêve que d'une chose : se venger de ceux qui ont assassiné César et son frère. En l’an 42 avant JC, Brutus est à la tête de la Macédoine. C’est ici qu’aura lieu la bataille qui l'opposera notamment à Octave, l’héritier de César. Après les multiples défaites de son armée, Brutus décide de s’ôter la vie... C’est la fin de la République.`

19 septembre 2020

Guy Bedos : Nicolas Bedos se confie sur les derniers mois de son père

Le 28 mai dernier, l'humoriste si apprécié des Français Guy Bedos a succombé à la maladie d'Alzheimer, à l'âge de 85 ans. La nouvelle avait été annoncée par son fils Nicolas Bedos, sur son compte Instagram. Quatre mois plus tard, le comédien et réalisateur était invité au micro d'Europe 1, ce samedi 19 septembre. Nicolas Bedos s'est confié sur la tristesse qu'il ressent depuis le décès de son père : "Je suis extrêmement troublé que mon père ait disparu l'année qui, en tout cas à ma connaissance, est la pire année pour la liberté d'expression qui soit", a-t-il déclaré au micro de Michel Denisot dans Icônes, le nouveau podcast d'Europe 1.

Sur sa lancée, Nicolas Bedos s'est dit "presque soulagé" que son père Guy Bedos ait pris "beaucoup de champ avec l'actualité" à la fin de sa vie. "S'il avait été totalement lucide, ça lui aurait paru encore plus étranger", a-t-il ajouté, en évoquant les polémiques qui sont lancées sur les réseaux sociaux à propos des artistes, chanteurs et comédiens. "J'ai l'impression d'avoir 175 ans tellement je suis consterné par ce que j'observe. Je rêve d'un moment où on va tous, tout le monde, se serrer les coudes et dire : 'ça suffit'.", a poursuivi le réalisateur de 41 ans.

Dans un entretien accordé au Point, en juillet dernier, Nicolas Bedos s'était confié sur les derniers instants de l'humoriste octogénaire, qui luttait contre la maladie d'Alzheimer. "Il a recouvré une partie de ses moyens lors des dernières nuits, il s'en est allé avec des regards et des mots d'une grande lucidité. Il savait qu'il partait, et il nous a dit au revoir comme un prince", avait-il expliqué. Et de poursuivre : "Sa manière de se mouvoir était admirable [...] Il a eu la politesse et l'élégance de nous envoyer des signes en amont, afin que l'on se prépare à sa disparition."