15 septembre 2020

Charlotte Gainsbourg : pourquoi les tournages avec Yvan Attal sont parfois compliqués

Ce mardi 15 septembre 2020, Le Figaro a dévoilé un article concernant Yvan Attal, à l'occasion de la diffusion sur Canal + dès 22h50 du documentaire intitulé Cinéma par... Yvan Attal. L'occasion d'interviewer aussi celle qui partage la vie du réalisateur franco-israélien depuis 1991. Charlotte Gainsbourg, avec laquelle il a eu trois enfants (Ben âgé de 23 ans, Alice qui a 17 ans et Joe le cadet qui a 9 ans), est aussi une des actrices avec laquelle il travaille souvent.

En effet, la fille de Jane Birkin et de Serge Gainsbourg et le cinéaste de 55 ans se sont donnés la réplique dans plusieurs films, dont Ma femme est une actrice (2001), Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants (2004), ou encore plus récemment dans Mon chien stupide, en 2019. Malgré tout, la comédienne de 49 ans n'a pas forcément de privilège ni de traitement de faveur de la part de son chéri lors des tournages. Face à nos confrères, elle a fait part des difficultés qu'elle rencontre avec Yvan Attal derrière la caméra. "Je ne comprends pas pourquoi tu es si dur et nerveux avec moi quand tu me diriges", demande-t-elle au père de ses enfants, visiblement très exigeant. Une interrogation qui prouve que le réalisateur du Brio, sorti en 2017 et porté à l'écran par Daniel Auteuil et Camélia Jordana, ne fait pas de cadeaux à sa femme au travail, même s'il est en couple avec elle depuis bientôt trente ans.

Pour rappel, Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg se sont rencontrés au début des années 90, lorsqu'ils ont joué tous les deux dans le film Aux yeux du monde, signé Eric Rochant. Il aura fallu un an au comédien et scénariste pour attirer l'attention de la jolie brune. Lorsqu'ils sont sortis ensemble pour la première fois, ce n'était pas une période facile pour la sœur de Lou Doillon, qui venait de perdre son père. Finalement, ils ont emménagé sous le même toit assez vite et sont devenus parents quelques années plus tard. Malgré leur relation solide, les amoureux ne se sont jamais passés la bague au doigt.

Justice League : Jason Momoa dénonce à son tour un comportement odieux lors des reshoot du film DC Comics

La Justice League s'est trouvée un nouvel ennemi : Joss Whedon. Il y a quelques semaines, Ray Fisher (Cyborg) dénonçait publiquement l’attitude du cinéaste, mais également des producteurs Geoff Johns et Jon Berg, coupables selon lui d’un comportement "odieux et non-professionnel" lors du tournage de scènes supplémentaires du long métrage super-héroïque, suite au départ de Zack Snyder pour raisons familiales. En croisade seul contre tous, l’acteur britannique n’avait jusqu’alors pas reçu le soutien de ses partenaires de jeu du film DC Comics, malgré leur "réunion" (via webcam, en raison du covid) lors de l’événement digital DC Fandome.

C'est finalement cette nuit que Jason Momoa a décidé de prendre la parole sur Instagram pour confirmer les propos de Fisher ; utilisant le hashtag #IstandWithRayFisher ("je suis avec Ray Fisher" en français), l’interprète d’Aquaman a dénoncé le traitement "merdique" dont les acteurs du film ont fait l’objet lors des reshoot de Justice League, appelant par le même biais les studios Warner Bros. à mener une vraie enquête sur les agissements perpétrés lors de ce tournage décidément maudit. Joss Whedon n’est toutefois pas nommé dans ce message "liké" plus de 400 000 fois.

"CETTE MERDE DOIT S’ARRÊTER ET DOIT ÊTRE EXPOSÉE. RAY FISHER ET TOUS CEUX QUI ONT SUBI CELA SOUS LA SURVEILLANCE DES STUDIOS WARNER BROS MÉRITENT UNE VRAIE ENQUÊTE. Je trouve que c’est vraiment n’importe quoi qu’un faux communiqué posté sans ma permission ait tenté de détourner l’attention des propos de Ray Fisher sur la façon merdique dont nous avons été traités lors des reshoots de Justice League. Des choses sérieuses se sont passées. Il faut qu’une enquête soit menée et que les gens concernés paient les conséquences de leurs actions."

Tandis que l’enquête continue de battre son plein, rappelons qu’un nouveau montage intitulé Justice League : The Snyder Cut sera diffusée l’an prochain sous la forme d’une mini-série de quatre épisodes sur la plate-forme HBO Max aux Etats-Unis.

Cristina Cordula : ses rares confidences sur son couple avec Frédéric Cassin

Pour convaincre Cristina Cordula, ce n'est pas facile. Tous les soirs de la semaine, les candidates des Reines du Shopping, sur M6, en font les frais. La professionnelle du relooking est très exigeante et ne laisse passer aucun faux pas ni aucune faute de goût. Pourtant, lorsqu'elle a rencontré celui qui deviendra son mari, Frédéric Cassin, il semblerait qu'il n'avait pas un look sensationnel. C'est en tout cas ce qu'elle a laissé sous-entendre sur Europe 1, dans l'émission Ça fait du bien, diffusée le mardi 15 septembre 2020. "Il m'a dit l'autre jour : 'Cristina, tu m'as graves relooké'. C'est vrai que quand on s'est connu, il s'habillait d'une façon que j'aimais moins. Mais je ne l'ai pas relooké, c'est lui aussi qui a eu envie de changer. Quand on fait les boutiques, je lui dis que je trouve certaines pièces sympas, mais je ne le force à rien. C'est venu de lui-même et maintenant il est super looké. Il était bien avant mais là il a vraiment un bon swagg", a-t-elle déclaré follement amoureuse de son mari.

Depuis le 6 juin 2017, elle est en effet une femme mariée. Depuis, entre les deux tourtereaux tout semble aller pour le mieux. "Je suis toujours mariée, ça se passe très bien avec mon mari. On verra bien dans le futur mais pour l'instant tout va bien", a-t-elle confié. Lors de la cérémonie qui avait eu lieu à Capri, Cristina Cordula avait opté pour une robe jaune "magnifaïk" signée Giambattista Valli, en clin d'oeil à son pays natal, le Brésil.

Après avoir épousé l'homme d'affaires français, le 18 décembre 2018, elle a obtenu la nationalité française. "J'étais très fière. Honnêtement, recevoir la nationalité française, c'est une consécration", a-t-elle encore déclaré. Aujourd'hui, l'animatrice de M6 est très heureuse dans sa vie professionnelle et personnelle. Pour rien au monde, elle ne changerait quoi que ce soit.

L'actrice Ashina Sei s'est suicidée à l'âge de 36 ans

Le cinéma japonais est en deuil. Lundi 14 septembre, le corps d'Ashina Sei a été retrouvé sans vie dans son appartement par son frère. Selon les premières constatations de la police de Tokyo, l'actrice de 36 ans s'est suicidée, rapporte Variety. Tandis qu'elle n'a laissé aucune note et aucun mot pour expliquer son geste, c'est sa famille qui a donné l'alerte dès le dimanche 13 septembre, tandis que la star ne répondait plus à leurs appels ni aux messages.

Une tragédie pour le cinéma japonais, dont Ashina Sei était la figure depuis quelques années. Née en 1983 à Fukushima, la comédienne a débarqué avec sa famille à Tokyo à l'âge de 8 ans. Adolescente avec des rêves plein la tête, elle se lance dans le mannequinat avant de décrocher son premier rôle dans la série Shiawase no Shippo, The Tail of Happiness. Après quoi, Ashina Sei, née Igarashi Aya, va s'illustrer à la télévision, mais aussi au cinéma, notamment dans Silk de François Girard, sorti en 2007, où elle donne la réplique à Keira Knightley et Michael Pitt.

Rôle principal dans le film Nanase: The Psychic Wanderers, sorti en 2010, Ashina Sei a enchaîné durant la dernière décénie de nombreux rôles au cinéma et à la télévision, notamment dans la série Aibo : Tokyo Detective Duo, dont la saison 19 sera diffusée en octobre prochain. Actrice accomplie, elle a également doublé en japonais la comédienne Emily VanCamp dans la série Revenge, qui incarne le personnage d'Emily Thorne / Amanda Clarke-Porter.

Riverdale : une première photo du tournage de la saison 5 dévoilée

Les affaires ont officiellement repris à Riverdale, et visiblement le confinement n'a pas eu d'effets sur les bonnes habitudes d'Archie. Repoussé en raison de la situation sanitaire mondiale liée à l'épidémie de coronavirus, le tournage de la saison 5 de la série ado adaptée des comics Archie Comics a enfin débuté hier à Vancouver, au Canada. Le créateur et showrunner de Riverdale, Roberto Aguirre-Sacasa a lui-même annoncé la bonne nouvelle sur les réseaux sociaux, en postant dimanche une photo sur laquelle il est entouré de Camila Mendes (Veronica), Lili Reinhart (Betty), Madelaine Petsch (Cheryl), Cole Sprouse (Jughead), et Drew Ray Tanner (Fangs), qui ont ainsi pu retrouver le chemin des studios après avoir passé deux semaines en quarantaine, comme stipulé dans le protocole de reprise des tournages établi par la Colombie-Britannique.

Et Roberto Aguirre-Sacasa ne s'est pas arrêté là puisqu'il a ensuite mis en ligne hier un cliché de la première séquence de la saison 5 mise en boîte par les équipes, sur lequel on peut apercevoir Archie (K.J. Apa) torse nu dans un sauna. "Même dans un monde bouleversé par le Covid, certaines choses ne changent jamais", a-t-il commenté avec humour. Selon Deadline, les tournages de près de 20 séries produites par Warner Bros. Television, dont Flash et Batwoman, devraient avoir redémarré d'ici la fin du mois. Laissant ainsi espérer aux fans de Riverdale et des autres dramas de la CW que leurs séries préférées pourront bel et bien revenir à l'antenne en début d'année 2021.

Pour rappel, le tournage de la saison 4 de Riverdale avait été interrompu en mars à cause de la pandémie de Covid-19. Les trois derniers épisodes, qui n'avaient pas pu être mis en boîte, deviendront ainsi les trois premiers de la saison 5, puis un saut dans le temps de plusieurs années sera opéré par les scénaristes.

Kendall Jenner consommatrice de cannabis

Aux États-Unis, fumer du cannabis est une pratique beaucoup plus répandue que chez nous en France. Plusieurs États l'ont pleinement légalisée, dont la Californie, ou l'ont simplement dépénalisée, comme par exemple l'État de New York. Il n'est donc pas rare de voir des célébrités assumer qu'elles consomment du cannabis, quand elles ne sont pas prises en flagrant délit avec un joint à la main. Dans la famille Kardashian-Jenner, Kim Kardashian a déjà confié à la presse qu'elle utilise souvent des cosmétiques à base de CBD, ou encore qu'elle prend régulièrement du CBD pour l'aider à se calmer et s'apaiser. "Ça m'a fait vraiment aidé à surpasser beaucoup de choses", avait-elle confié à People, en septembre 2019. L'influenceuse de renom avait même mis le CBD au centre de la baby shower de son dernier fils Psalm, en avril 2019.

Récemment, ce lundi 14 septembre, ce sont les sœurs Kendall Jenner et Kourtney Kardashian qui ont ouvertement parlé cannabis, alors qu'elles étaient invitées par Kate Hudson et son frère Oliver, dans leur podcast Sibling Rivalry, ("Rivalité fraternelle" en français). "S'il y avait un fumeur de marijuana dans votre famille, qui ce serait ?", a-t-on demande à la businesswoman de 41 ans et le mannequin de 24 ans. De but en blanc, Kourtney Kardashian a répondu : "Kendall". À son tour, le top-model qui vit dans une sublime villa à Los Angeles a pris la parole et a délibérément confessé : "Je suis une fumeuse de marijuana. Personne ne connait cette information, donc c'est la première fois que j'en parle vraiment ouvertement comme ça." Le podcast aurait été filmé il y a des mois de cela, en janvier, avant l'épidémie de Coronavirus.

En décembre 2018, Kim Kardashian avait révélé avoir pris de l'ecstasy, lors de son premier mariage, ainsi que pendant sa fameuse sextape qui l'a révélée au monde entier. L'épouse de Kanye West avait provoqué l'effroi avec ses révélations, dans un épisode de la quinzième saison de L'Incroyable Famille Kardashian. "Je me suis mariée sous ecstasy. La première fois", faisant référence à son mariage avec le producteur de musique Damon Thomas, en 2000. "J'ai pris de l'ecstasy une fois et j'ai fini par me marier. J'en ai repris et j'ai fait une sextape. C'est comme si que des choses mauvaises devaient arriver", avait ajouté la businesswoman. "Je ne suis plus comme cela maintenant. Mais je m'amuse toujours - ne vous y méprenez pas, je suis toujours au cœur de la fête", avait terminé la mère de famille, qui a décidé de ne se fier qu'aux drogues douces désormais.

César : il y aura plus de parité... et toujours Roman Polanski

Petit rappel des faits : avant la cérémonie des César 2020, très mouvementée avec le prix pour Roman Polanski et le départ d'Adèle Haenel, l'association organisant les César (l'Association pour la promotion du cinéma) avait elle-même été secouée par la mise en lumière de dysfonctionnements via des tribunes (par la SRF, puis un collectif de centaines de personnalités).

Ces remous avaient provoqué la démission d'Alain Terzian, son président, ainsi que son conseil d'administration. Une présidente -Margaret Menegoz- a ensuite été nommée par intérim, et un vaste chantier de réformes et de renouvellement, pour notamment aller vers la parité, plus de diversité et de représentativité, et plus de transparence sur son fonctionnement, a été annoncé.

Retardé en raison du confinement (une Assemblée générale extraordinaire devait initialement avoir lieu en avril), le remaniement a bel et bien eu lieu cet été, avec l'élection de nouveaux représentants. Cette liste, accessible ici (qui a fuité sur Twitter), est composée de 182 personnalités du cinéma, et tient compte des annonces faites au sujet de la parité. Ses statuts ont été réformés en juillet dernier et sont accessibles ici. 

Si la parité est à présent (presque) respectée (81 femmes et 101 hommes), la composition de la liste recèle quelques surprises puisqu'on y retrouve notamment le nom de Roman Polanski, parmi les membres historiques. L'Association pour la promotion du cinéma a en effet décidé, dans ses statuts, de reconduire (sur demande écrite de leur part) les membres historiques, en l'occurrence les membres ayant reçu un Oscar.

(Extrait des statuts de l'Association pour la promotion du cinéma, article 6 : "Créée à l’initiative de Georges Cravenne, l’Association se compose : Des professionnels du cinéma français ayant obtenu l’Oscar américain décerné annuellement depuis  1928  par «l’ACADEMY  OF  MOTION  PICTURE  ARTS  AND  SCIENCES», des anciens Présidents de l’Association, et de professionnels du cinéma français déjà membres de l’Associationà la date du 9 juillet 2020, ayant demandé par écrit avant le 31 juillet 2020 à rester membre de l’Association").

Rappelons que dans le même temps, les Oscars ont procédé à l'exclusion totale de plusieurs personnalités, dont Roman Polanski. Une décision confirmée cet été alors que le réalisateur de J'Accuse avait saisi la justice pour s'y opposer. 

Mise à jour, avec réaction d'Andréa Bescond, réalisatrice des Chatouilles, suite à la publication de cette liste :

"@academiedescesar , nous demandons qu'uniquement les personnes présentes aux votes soient nommées. Vous voulez un renouveau, les membres historiques n'ont pas à rester dans cette nouvelle énergie. C'est une mascarade à laquelle nous ne pouvons participer. Merci de réagir, de changer ces vieux statuts, à défaut, ce sera sans nous."

Walker, Texas Ranger : la femme de Jared Padalecki (Genevieve) jouera sa femme dans le reboot

Il ne manquait plus qu'un rôle -de taille- à caster dans le reboot de Walker, Texas Ranger, celui de la femme du nouveau Cordell Walker, incarné par Jared Padalecki, la star de Supernatural. Et la production s'est tout naturellement tournée vers... sa propre femme ! Elle aussi comédienne, Genevieve Cortese Padalecki a notamment incarné Ruby dans Supernatural entre 2008 et 2009, et c'est même sur les plateaux de tournage de la série qu'ils se sont rencontrés et ne se sont plus quittés depuis. 

Dans cette nouvelle version de la série culte, Cordell Walker est de retour à Austin après avoir été agent infiltré durant deux ans. Veuf et père de deux enfants, il va tenter, accompagné d'une partenaire (Lindsey Morgan), de renouer avec sa famille tout en se méfiant de plus en plus des circonstances entourant la mort de sa femme, Emily. Ainsi, Genevieve Padalecki n'apparaîtra qu'à travers des flashbacks ou sous forme de "fantôme". Elle n'est donc pas annoncée comme régulière dans la série, mais récurrente. 

La diffusion de la série est annoncée pour janvier 2021, sur la CW. Le tournage devrait débuter prochainement au Texas.

Cube sur Netflix : la légende urbaine autour de la fin alternative

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants contiennent des spoilers sur le film Cube. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.

Film de science-fiction à petit budget qui a marqué la fin des années 1990, Cube de Vincenzo Natali est dès aujourd’hui disponible sur Netflix. Dérangeant, malsain, violent et complexe, ce premier long-métrage, très inspiré de l’épisode "Cinq personnages en quête d’une sortie" de la série La Quatrième Dimension, du réalisateur canadien met en scène six protagonistes tentant de s’échapper d’une structure cubique de plusieurs pièces renfermant des pièges mortels. Cube est souvent perçu comme une critique de la société et une métaphore du conditionnement des êtres humains à travers les six protagonistes, enfermés dans ces milliers de pièces mouvantes, qui s’entretuent au lieu de s’entraider.

Il faut savoir qu’un seul cube a été construit pour le tournage avec une unique porte pouvant supporter le poids des acteurs. La couleur de la pièce a été modifiée grâce à des panneaux coulissants, ce qui a nécessité une sacré organisation en termes de tournage de séquences. Un autre cube partiel a été construit pour les scènes où le tournage nécessitait les points de vue d’un protagoniste regardant d’une pièce à l’autre. La particularité du film est qu’aucun indice n’a été laissé sur la provenance du cube, sa fonction, qui le contrôle, ni ce qu’il y a à l’extérieur.

Après plusieurs déconvenues, un seul réussit à survivre et à s’échapper du cube : Kazan (Andrew Miller), le jeune handicapé mental, qui se retrouve dans une pièce très éclairée et disparaît dans une lumière très blanche. On ne sait pas ce qu’est devenu Kazan ni ce qu’est réellement le cube et d’où il vient. Mais cette fin ouverte à de multiples interprétations aurait pu être tout autre. Dans la toute première version de Cube, Vincenzo Natali avait tourné une fin qui donnait des explications sur la structure diabolique et sur ce qu’il y avait en dehors. Mais le réalisateur canadien la détestait tellement qu’il l'a enlevé au montage et a même détruit la séquence.

Selon ScreenRant et le wiki LostMedia, les spectateurs des toutes premières projections ont pu découvrir cette scène finale où, selon leurs dires, on voit Kazan sortir du cube et se tenir à l’extérieur sur une falaise. Le jeune homme découvre alors un océan sans fin et comprend qu’il est sur… une planète extraterrestre violette. Lorsqu’il se retourne, l’entrée du cube disparaît. Certains parlent même d'un ciel rempli d'exoplanètes. Cette fin alternative aurait pu remettre totalement le message philosophique du film en question et n’être qu’un énième film de science-fiction sur des aliens. Il est difficile de savoir avec certitude si cette séquence contient véritablement ce passage mais une chose est sûre, elle a bel et bien existé. 

Vincenzo Natali l’a confirmé sur Twitter en répondant à quelques questions d’internautes sur Cube : "Oui, une scène brève a été tournée et immédiatement retirée de la séquence de montage". Lorsqu’un autre internaute lui demande si cette scène est disponible dans les bonus DVD/Blu-ray ou ailleurs, la réponse du cinéaste canadien est sans appel : "Non, elle ne sera jamais vue. Je l’ai brûlé et je l’ai piétiné". A moins qu’un membre de l’équipe n’ait conservé une copie sans autorisation, il n’existe plus aucune trace de cette fin alternative.

Pour corroborer la piste alien de la fin alternative, certains spectateurs prennent pour preuve une des affiches promotionnelles du film montrant le cube flottant au-dessus d’un océan. Mais un autre tweet de Vincenzo Natali interpelle quant à la véracité des récits de spectateurs sur le passage en question. Le réalisateur a démenti une rumeur selon laquelle on verrait un emballage de barre chocolatée extraterrestre : "Je pense que le mythe autour de cet emballage de bonbon provient de mon autre film Nothing, dans lequel joue également Andrew Miller (Kazan)". Le cinéaste canadien tient à conserver le mystère sur cette fameuse séquence qui aurait pu gâcher la teneur de Cube et son dénouement cryptique.

Cependant, en octobre 2019, Vincenzo Natali a partagé sur Twitter son site personnel regorgeant d’archives précieuses et de documents inédits, parmi lesquels on retrouve pas moins de sept versions du script de Cube, écrites entre 1994 et 1996. Le projet initial avait un ton plus comique et on trouve quelques différences notables selon les scénarios, notamment les noms des personnages. Certains scénarios contenaient des scènes en dehors du cube ou des éléments suggérant que les protagonistes étaient en fait en prison. Dans quelques scripts, les personnage avaient accès à de la nourriture et de l’eau mais ces éléments ont été supprimés pour accentuer le sentiment d’urgence des personnages en pleine tentative d'évasion.

Concernant la fin de Cube, on peut constater dans un script de novembre 1994 que Vincenzo Natali avait annoté une idée d’épilogue dans les bois tandis que dans les derniers scripts de 1996 l’épilogue était une séquence mettant en scène Kazan le nez sur un mur métallique semblable au cube. L’homme se retourne ensuite et se retrouve en pleine ville et absorbé par la foule. Le dernier plan montrait alors une vue d’ensemble d’une ville en plein activité consumériste.

Cette fin, qui n’a probablement jamais été tournée, pourrait être une énième justification d’une critique de notre société moderne mais peut-être aussi une façon de dire que toute l’expérience du cube s’est passée dans la tête de Kazan. Dans tous les cas, le mythe autour de la fin alternative de Cube n’a pour le moment pas de dénouement tant que Vincenzo Natali se refuse à en dire davantage, ce qui laisse libre cours à l’imagination des spectateurs.

Vivarium sur Canal+ : l'art délicat de la conception d'une affiche

L'histoire : À la recherche de leur première maison, un jeune couple effectue une visite en compagnie d’un mystérieux agent immobilier et se retrouve pris au piège dans un étrange lotissement...

Alors que Canal+ diffuse en ce mois de septembre le film Vivarium de Lorcan Finnegan, avec Jesse Eisenberg et Imogene Poots, découvrez les secrets de la création de son affiche.

Cet exercice est suffisamment rare pour être souligné, le distributeur The Jokers a pris le temps de revenir en détails sur ce qui a mené à la conception de l'affiche qui a été placardée pour la sortie du film.

Choix des couleurs, des éléments graphiques, positionnement vis à vis d'autres affiches (comme L'Exorciste, Inception...), ce post de blog (également mis en avant via ce photo-montage sur Instagram) montre dans le détail l'art délicat de la conception d'une affiche, afin de faire passer le message du film et réussir à toucher le public visé. Sans langue de bois, l'article dit ce qui fonctionnait ou ne fonctionnait pas avec les précédents essais, ne cachant pas un dilemme sur la fin de la conception de l'affiche et des choix à visée plus commerciale. On vous laisse découvrir tout ça dans cet article ici. 

"Elle a été looongue à faire cette affiche de #Vivarium. Beaucoup de doutes, beaucoup de retours en arrière… tous racontés dans un billet de blog, dispo en description, dans lequel vous pourrez voir l’essentiel des essais de Laurent Lufroy."