Figure bien connue du paysage audiovisuel français, Laurence Boccolini s’est imposée au fil des années comme une animatrice incontournable. Révélée au début des années 2000 grâce au succès de l’émission Le Maillon faible sur TF1, elle a ensuite enchaîné les projets à la télévision, alternant divertissements et programmes populaires. Après plusieurs années sur la première chaîne, elle avait rejoint France Télévisions en 2020 où elle a notamment animé Tout le monde veut prendre sa place puis Les Enfants de la télé. Mais ces derniers mois, la situation avait dégringolé jusqu’à valider son départ du groupe public.
En effet, après avoir été évincée des Enfants de la télé, Faustine Bollaert a repris sa place, puis de l’émission Mot de passe : le Duel, l’animatrice a décidé de reprendre sa carrière en main. C’est dans ce contexte qu’elle a rejoint l’équipe des Grosses Têtes auprès de Laurent Ruquier puis plus récemment à l’animation d’une célèbre émission de TF1, Quatre mariages pour une lune de miel. Et c’est face à Isabelle Morini-Bosc sur sa chaîne Twitch que Laurence Boccolini a choisi d’évoquer la situation, mais aussi d’aborder un sujet très personnel. L’impact que son apparence physique a pu avoir sur sa carrière à la télévision.
Avec franchise, l’animatrice est revenue sur une réalité souvent méconnue du grand public. Selon elle, à ses débuts, certaines marques refusaient de collaborer avec elle en raison de son poids. "Avec Marianne James, on peut le certifier. On n’avait pas des L’Oréal ou de grands couturiers qui venaient nous chercher pour incarner une image body positive. Pas du tout", a-t-elle expliqué. Une situation qui compliquait parfois la préparation de ses émissions, notamment lorsqu’il s’agissait de trouver des tenues adaptées pour les tournages. "Moi quand je demandais qu’on me prête des fringues, parce que je n’avais pas de quoi m’habiller pour les primes… on me répondait non !", a-t-elle raconté.
Selon elle, ces refus venaient parfois directement de grandes maisons ou de marques reconnues. "On me disait : “Non, on ne veut pas que notre marque se retrouve sur une grosse.”" Fort heureusement, malgré ces obstacles, Laurence Boccolini assure ne jamais avoir subi de pression directe de la part des chaînes avec lesquelles elle travaillait. Elle tient notamment à souligner l’attitude de TF1 durant les années où elle animait Le Maillon faible, un programme qui avait rencontré un immense succès. "Je dois reconnaître qu’ils ne m’ont jamais rien demandé", a-t-elle expliqué.
Même lorsque sa popularité était à son apogée, personne ne lui aurait demandé de modifier son apparence. "Quand j’animais Le Maillon faible ou quand je tournais dans Mademoiselle Joubert, j’avais même un poids plus élevé qu’aujourd’hui. Et personne ne m’a jamais dit qu’il fallait maigrir." Pour l’animatrice, il était évident qu’elle ne laisserait jamais son physique définir sa valeur professionnelle. "J’avais le physique que j’avais et je me suis toujours dit que c’est avec ce physique-là que je vais travailler." L’animatrice insiste d’ailleurs sur un point qui lui semble essentiel. "Ce n’est pas mon physique qui a du talent. Ce ne sont pas mes bourrelets qui présentent l’émission !", a-t-elle déclaré avec humour.
Pour elle, l’essentiel reste la capacité à créer un lien avec le public. "Si les gens arrivent à passer au-dessus de ça et qu’ils reçoivent autre chose, ça veut dire que c’est gagné." Au cours de la discussion, Laurence Boccolini a également évoqué l’évolution des mentalités dans le monde médiatique et dans l’industrie de la mode. Aujourd’hui, de nombreuses personnalités revendiquent le mouvement body positive et encouragent une représentation plus diverse des corps dans les médias. "Quand j’entends certains dire : “Voyez comme moi j’ouvre les portes”… non. On les a ouvertes avant vous ! Et on a pleuré du sang !", a-t-elle lancé.

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