20 avril 2026

David Harbour jouera le Colonel Trautman du nouveau film Rambo

Rambo va retrouver son emblématique supérieur dans le prochain film préquel, qui racontera sa jeunesse (avant son retour compliqué à la vie civile raconté dans le premier film de 1982). Et c'est David Harbour, le fameux shérif de Stranger Things, qui va reprendre le rôle.

Il rejoint le casting de John Rambo, pour y jouer le Major Trautman, pas encore promu au grade de Colonel à cette époque...

Le mentor de Rambo était joué dans les films précédents par Richard Crenna, qui a repris le béret vert jusqu'à Rambo III.

Face à Harbour, c'est Noah Centineo (jeune star Netflix de la franchise romantique À tous les garçons que j'ai aimés et de la série d'action La Recrue) qui tiendra le rôle principal : celui de John Rambo, machine de guerre solitaire. L’histoire se déroulera avant First Blood, le film culte porté par Sylvester Stallone en 1982, qui lançait la saga.

Ce prequel reviendra sur les origines du personnage : vétéran du Vietnam, membre des forces spéciales et dernier survivant de son unité. Un homme brisé par la guerre, mais façonné par elle, dont les compétences militaires feront de lui une arme redoutable face à un monde corrompu.

À la réalisation, on retrouve Jalmari Helander (Sisu). Le tournage s’est déroulé en Thailand et est désormais terminé.

Au casting également : Yao (Sinners), Jason Tobin (A Thousand Blows), Quincy Isaiah (Winning Time: The Rise of the Lakers Dynasty), Jefferson White (Yellowstone) et Tayme Thapthimthong (The White Lotus).

Pas encore de date de sortie.

L'acteur Patrick Muldoon est mort à 57 ans

L'acteur et producteur Patrick Muldoon, connu pour ses rôles dans les séries Des jours et des vies, Melrose Place, ou le film de SF Starship Troopers, est décédé subitement le 19 avril, des suites d'une crise cardiaque. Il était âgé de 57 ans. Deadline a relayé la triste nouvelle le même jour.

Né à San Pedro, en Californie, en 1968, Patrick Muldoon a débuté sa carrière d'acteur alors qu'il était encore à l'université, avec un rôle dans deux épisodes de la sitcom Madame est servie. Peu après avoir obtenu son diplôme en 1991, il a décroché un rôle récurrent dans trois épisodes de Sauvés par le gong.

C'est le rôle d'Austin Reed dans Des jours et des vie qui permet à Patrick Muldoon d'exploser aux yeux du grand public. Il interprète ce personnage pendant 496 épisodes, entre 1992 et 2012. Il a également brillé dans le costume du méchant et cruel Richard Hart dans Melrose Place, le mari de Mackenzie Hart, interprétée par Morgan Brittany. Il a campé ce personnage durant 35 épisodes, entre 1995 et 1996.

En 1997, Patrick Muldoon est engagé par hollandais furieux Paul Verhoeven pour incarner Zander Barcalow dans le film de science-fiction culte Starship Troopers. Zander est un pilote émérite à bord du vaisseau Rodger Young et le rival du héros Johnny Rico, campé par Casper Van Dien.

Son dernier film, le thriller policier Dirty Hands, devrait sortir cette année. À noter que Patrick Muldoon a également été producteur de plusieurs longs-métrages, dont The Tribes of Palos Verdes, Arkansas, Marlowe, The Card Counter, The Dreadful, Riff Raff et, plus récemment, Kockroach, avec Chris Hemsworth, Taron Egerton et Zazie Beetz, actuellement en tournage.

Ses proches le décrivaient comme "d’une générosité sans limites, mêlant poésie, humour et une présence inimitable". Selon eux, Patrick Muldoon "aimait profondément les animaux comme les êtres humains, offrait des étreintes inoubliables et possédait ce don rare de faire sentir chacun en sécurité et important", peut-on lire sur Deadline.

"Élégant, charismatique et débordant de vitalité, il vivait chaque journée avec une énergie résolument rock’n’roll." Surnommé "Bobo" par son entourage, Muldoon laisse derrière lui sa compagne, Miriam Rothbart, ses parents, Deanna et Patrick Muldoon Sr., sa soeur et son beau-frère, Shana et Ahmet Zappa, ainsi que leurs enfants, sa nièce Halo et son neveu Arrow Zappa.

Sur le plan personnel, il a notamment entretenu des relations avec les actrices Tori Spelling et Denise Richards, ainsi qu’avec la Française Juliette Binoche entre 2002 et 2006.

Autofiction : ,Pedro Almodóvar en compétition à Cannes dévoile sa bande-annonce

Pedro Almodovar bientôt de retour à Cannes ! AprèsLa Chambre d'à côté, avec Julianne Moore et Tilda Swinton, Lion d'or au Festival de Venise, le cinéaste a réalisé un nouveau long métrage.

Retour à l'espagnol pour Autofiction, après avoir tourné en langue anglaise. Le casting sera composé de Bárbara Lennie, Leonardo Sbaraglia, Aitana Sánchez-Gijón, Victoria Luengo, Patrick Criado, Milena Smit et Quim Gutiérrez.

Le scénario original est signé Pedro Almodovar. L'intrigue suit Raúl, un cinéaste culte en pleine crise créative. Lorsqu’un drame frappe l’une de ses plus proches collaboratrices, il s’en inspire pour écrire son prochain film. Peu à peu, il imagine Elsa, une réalisatrice en pleine écriture, dont le parcours commence à refléter le sien.

"Une telle intensité et une telle maîtrise" : noté 4,1 sur 5, c'est le meilleur film de Pedro Almodóvar !

Les deux cinéastes deviennent les deux facettes d’un même personnage, dans un jeu de miroirs où l’impudeur de l’autofiction dévoile autant qu’elle détruit. Mais jusqu’où peut-on aller pour raconter une histoire ?

Un compte Instagram dédié au film a été lancé, permettant de voir quelques coulisses du tournage. Le film sortira au cinéma en parallèle de sa présentation cannoise, le 20 mai 2026.

Le tournage s'est déroulé l'année dernière à Madrid en Espagne, et à Lanzarote, dans l'archipel des Canaries. C'est sur cette île que Pedro Almodovar avait tourné une partie du film Étreintes brisées, en 2009, comme le rappellent nos confrères de Cineuropa.

Autofiction est le 24ème long métrage de Pedro Almodovar. Précisons que le titre VO, Amarga Navidad, est un clin d'oeil à une chanson de Chavela Vargas. Il signifie Noël amer.

Une rétrospective consacrée à Pedro Almodovar se déroule actuellement, organisée par le Centre Pompidou, avec des séances délocalisées au MK2 Bibliothèque à Paris, jusqu'au 26 mai 2026.

Autofiction sortira au cinéma en France le 20 mai 2026 et sera en compétition pour la Palme d'or à Cannes.

La vie secrète d’un cimetière : Artus et Juliette Armanet dans l'adaptation d'un livre qui se déroule au Père Lachaise

Alors qu’il sera au casting du nouveau film de Michel Leclerc, Les Caprices de l’Enfant Roi, dès le 24 juin prochain, Artus s’apprête à débuter le tournage d’un autre long-métrage.

L’humoriste, comédien et réalisateur du succès Un p’tit truc en plus commencera en juin le tournage du prochain film d’Anne Le Ny, dans lequel il partagera l’affiche avec la chanteuse Juliette Armanet, comme le révèlent nos confrères du Parisien.

Un an après Dis-moi juste que tu m’aimes, dans lequel elle dirigeait Omar Sy, Élodie Bouchez, Vanessa Paradis et José Garcia, Anne Le Ny s’inspire librement du roman "La Vie secrète d’un cimetière" de Benoît Gallot, conservateur du cimetière du Père-Lachaise.

Publié en 2022 aux éditions Les Arènes, le livre raconte la vie secrète du cimetière, son quotidien tour à tour insolite, poignant ou étonnant. Il rend hommage aux gardiens, fossoyeurs, cantonniers et autres travailleurs de l’ombre qui s’activent pour que, à la Toussaint, les visiteurs n’aient plus qu’à changer l’eau des fleurs. L’ouvrage évoque également la flore et la faune de ce lieu de verdure en plein Paris.

Dans cette adaptation, Artus incarnera le conservateur adjoint du Père-Lachaise, tandis que Juliette Armanet jouera une ornithologue. La cinéaste reprendra des anecdotes insolites du livre tout en écrivant une histoire fictive autour de ses personnages.

Après l’adaptation du roman de Valérie Perrin Changer l’eau des fleurs, par Jean-Pierre Jeunet, prévue dans nos salles en décembre prochain, La Vie secrète d'un cimetière s’intéresse également au quotidien d’un cimetière et à ceux qui y travaillent.

Le tournage de cette comédie romantique débutera en juin prochain. Aucune date de sortie n'a encore été annoncée.

La chanteuse Juliette Armanet est actuellement à l’affiche de La Maison des femmes. De son côté, Artus incarnera Cyrano de Bergerac dans Les Caprices de l’Enfant Roi, attendu le 24 juin 2026. Il y partagera l’affiche avec Franck Dubosc (D’Artagnan), Julia Piaton (Madeleine Béjart) et Nemo Schiffman (Molière).

Il retrouvera ensuite Clovis Cornillac, après leur collaboration sur Un p’tit truc en plus. Cette fois, Cornillac passe derrière la caméra pour Il était une fois, un film d’aventures mêlant Histoire et conte. On y suivra Charles Perrault, chargé par Louis XIV de retrouver une mystérieuse inconnue cachée dans un monastère.

Artus partagera enfin l’affiche de Milo de Nicole Garcia avec Marion Cotillard, ainsi que du film policier 43 de Guillaume Renusson avec Nina Meurisse, Céline Sallette et Chiara Mastroianni.

19 avril 2026

Sixième Sens : Bruce Willis, par ce geste, a marqué à jamais l'esprit de ce jeune acteur

Difficile d’oublier l’alchimie entre Bruce Willis et Haley Joel Osment dans Sixième Sens. Leur duo a marqué durablement le cinéma, contribuant à faire de ce film signé M. Night Shyamalan une œuvre à la fois bouleversante et spectaculaire, restée célèbre notamment pour son dénouement inattendu.

Sorti en 1999, le long-métrage, porté également par Toni Collette, s’est imposé comme un classique immédiat. Son succès critique s’est traduit par six nominations aux Oscars, dont celles du Meilleur film, du Meilleur réalisateur et des récompenses d’interprétation pour ses comédiens.

Mais au-delà de sa réussite artistique, c’est une anecdote de tournage racontée par Haley Joel Osment qui illustre une autre facette du projet : la générosité de Bruce Willis. Lors d’une cérémonie où il avait été invité sur scène par Alan Rickman, le jeune acteur a partagé un souvenir marquant de son tout premier jour sur le plateau.

“Le premier jour de tournage de Sixième Sens s’est déroulé à la fin d’un été très chaud et nous tournions en extérieur en faisant croire que c’était une journée fraîche d’automne. Bruce portait un trench-coat, je portais une veste épaisse et il faisait très chaud et humide. Bruce a tendance à attirer une grande foule lorsqu’il travaille à l’extérieur. Tout le monde se concentrait sur son travail : c’est le premier jour et tout le monde veut faire de son mieux, même la foule était silencieuse quand il le fallait et concentrée sur ce qui se passait. Tellement concentrée que personne n’a entendu la cloche du marchand de glaces qui résonnait près du pâté de maisons voisin. Personne, sauf Bruce.”

Ce détail n’en était pas vraiment un. L’acteur a immédiatement réagi, comme le raconte Osment :

“Bruce s’est dirigé vers la fin de la rue, a attrapé l’assistant le plus proche et le plus fiable, l’assistant est allé voir le policier de Philadelphie le plus proche et en un instant, les sirènes ont rugi au loin, poursuivant un homme de bonne humeur sans méfiance, qui a fini avec l’histoire de sa vie lorsqu’il a découvert qu’il allait distribuer des glaces à tous ceux qui étaient venus voir [Bruce]. Et Bruce Willis a payé pour tout le quartier. Le gars n’est parti que lorsque tout le monde a eu sa glace. Enfin, pas tout à fait tout le monde…”

L’anecdote prend alors une tournure plus personnelle, racontée avec humour devant une salle amusée, où l’on pouvait voir le regretté Michael Clarke Duncan rire aux éclats.

“Je travaillais, je faisais une scène avec Bruce et bien sûr je devais continuer à travailler, et euh… je n’en ai pas eue. Les gens m’ont demandé comment j’avais fait toutes ces scènes de pleurs, eh bien, je n’arrêtais pas de penser à ce premier jour de travail. Tout le monde a eu de la glace, tout le monde sauf moi.”

Le comédien a ensuite conclu en s’adressant directement à son partenaire de jeu : “Bruce, merci d’avoir sauvé le monde un instant et d’avoir partagé une larme avec moi le moment suivant. Tu étais destiné à devenir plus grand que nature à cause de la taille de ton cœur.”

Après l’annonce en mars 2022 de la maladie de l’acteur – démence fronto-temporale – et de sa retraite, Haley Joel Osment a de nouveau tenu à lui rendre hommage publiquement. Sur les réseaux sociaux, il a exprimé son admiration intacte pour celui qui fut à la fois un modèle et un ami.

“Cela a été difficile de trouver les mots justes pour quelqu’un que j’ai toujours admiré – d’abord sur grand écran, puis par un coup de chance, en personne. C’est une véritable légende qui a enrichi nos vies à tous avec une carrière singulière qui s’étend sur près d’un demi-siècle. Je suis très reconnaissant pour ce dont j’ai pu être témoin en personne et pour l’énorme œuvre qu’il a construite pour que nous puissions en profiter pendant des années et des années à venir. Je voulais juste exprimer le respect et la profonde admiration que j’ai pour Bruce et sa famille alors qu’ils vont de l’avant avec le courage et la bonne humeur qui les ont toujours définis.”

Les plus belles années de notre vie : sorti il y a 80 ans, c’est l’un des films les plus bouleversants sur la Seconde Guerre mondiale

Par sa durée, son intensité, son échelle planétaire, l'ampleur terrifiante de ses destructions, sa dimension génocidaire et industrielle de ses crimes de masse, la Seconde Guerre mondiale a toujours constitué un terreau fertile pour le cinéma, qui n'en finit pas de puiser abondamment dedans. On ne compte plus - et c'est heureux- la quantité de chefs-d'oeuvre de films de guerre prenant pour cadre ce conflit.

Le cinéma américain s'est logiquement et souvent taillé la part du lion en produisant une quantité industrielle de fictions sur ce conflit. De Raoul Walsh à Howard Hawks, en passant par Fritz Lang, Henry King, Douglas Sirk, Fred Zinneman, John Huston, George Stevens, Lewis Milestone, les cinéastes furent nombreux à contribuer à l'effort de guerre, en mettant en scène des oeuvres qui célèbrent le courage des soldats, la résistance contre les oppresseurs nazis ou japonais, qui saluent les victoires ou évoquent douloureusement les défaites.

En 1946, l'Amérique voyait chaque jour 35.000 soldats démobilisés revenir au pays. Des hommes profondément marqués par la guerre, parfois abandonnés ou oubliés par des familles devenues au fil du temps amnésiques. Des hommes parfois trompés par leur femme, ne supportant plus l'absence de leurs conjoints partis à la guerre. Des hommes qui découvrent que l'Amérique a continué à vivre sans eux et a même appris à se passer d'eux, éprouvant parfois les pires difficultés à se réinsérer dans une société qu'ils ne comprennent plus.

Cet aspect est le coeur même d'un chef-d'oeuvre signé par William Wyler sorti en 1946 : Les plus belles années de notre vie. S'il n'est techniquement pas vraiment un film de guerre, au sens où on l'entend généralement, il peut malgré tout rentrer dans cette catégorie, puisqu'il parle des conséquences de la guerre sur les individus.

L'histoire est celle de trois hommes, de retour chez eux. Mais le rêve se transforme vite en cauchemar. Le capitaine Fred Derry retrouve son foyer malheureux et n'intéresse plus sa femme ou les employeurs. Le sergent Al Stephenson est un étranger dans une famille qui a grandi sans lui. Et le jeune marin Homer Parrish est tourmenté par la perte de ses mains, remplacées par des crochets. Ces trois hommes trouveront-ils le courage de reconstruire leur vie ? Ou les plus belles années de leur vie sont-elles déjà derrière eux ?

A l'origine de ce film, le producteur Samuel Goldwyn fut frappé par un article du Time, daté du 7 août 1944, qui posait la question du retour des combattants. Il avait alors commandé un sujet à MacKinlay Kantor, en ayant acheté les droits de son livre, Glory For me.

Il eu la lumineuse idée de confier la réalisation du film à William Wyler : correspondant de guerre durant trois ans, ce dernier avait notamment perdu l’audition du côté droit en filmant un bombardement en juin 1944. Sa propre expérience servi inévitablement l’authenticité de la mise en scène, à l’instar d’Harold Russell, acteur non professionnel, qui incarne le second rôle d’Homer Parrish. En l’engageant, William Wyler fait de son personnage un amputé, et non plus un handicapé moteur, comme il était prévu dans le scénario. En effet, Harold Russell était un ancien parachutiste ayant perdu l’usage de ses deux mains durant la Seconde Guerre mondiale.

"Ce film contient certaines des meilleures choses que j'ai faites et, curieusement, ce fut le plus facile à faire" confia Wyler en 1967, dans un entretien mené avec un tout jeune et futur réalisateur Curtis Hanson, pour sa revue Cinema. "Il était consacré à ceux qui, comme moi, revenaient de la guerre. Je savais ce que ressentaient ces gars. J'étais comme Fredric March |NDR : un des acteurs du film].

Je n'étais plus un jeune homme : je n'avais pas de problème à trouver du travail. Mais j'en avais un pour me réhabituer à la vie civile. Je n'étais pas comme Russell, le garçon qui a perdu ses mains, mais j'avais été un peu touché [...]. Je savais ce que c'était que de revenir plus mal que lorsqu'on était parti. Le but du film était de montrer la condition sociale de notre pays, de tous ceux qui ont connu la guerre".

Réalisé pour environ 2 millions de dollars (soit l'équivalent de près de 34 millions de dollars si l'on ajuste à l'inflation) et ayant rapporté plus de 10 millions de dollars sur le marché américain (soit 170 millions $ aujourd'hui), Les Plus Belles Années de notre Vie fut non seulement le film le plus rentable de 1946, mais aussi le film le plus lucratif de la décennie, et même le plus grand succès au box-office mondial depuis Autant en emporte le vent en 1939.

Tout en étant l’un des premiers films hollywoodiens à mettre en lumière les handicaps physiques et psychologiques des anciens combattants, suscitant ainsi la compassion pour les difficultés liées au retour au pays. "Je veux que chaque homme, chaque femme et chaque enfant d'Amérique voient ce film" disait Goldwyn, avant même que le premier tour de manivelle de tournage ne se fasse. Ses voeux seront exhaucés au-delà de ses espérances.

Couronnée par sept Oscars, dont celui du Meilleur film et du Meilleur acteur dans un second rôle pour Harold Russell -une première pour un acteur non professionnel-, cette oeuvre unique et vraiment bouleversante n'a pas volé son statut de grand classique du cinéma américain.

Si vous n'avez jamais vu ce chef-d'oeuvre, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Et autant vous prévenir, ca ne sera pas forcément évident. En dehors de ses finalement assez rares passages à la TV, Les plus belles années de notre vie n'est disponible que dans un DVD chez nous édité il y a 22 ans, qui reste toutefois encore trouvable.

18 avril 2026

Mort de Nathalie Baye : les chaînes bouleversent leurs programmes pour rendre hommage à l'actrice

La comédienne Nathalie Baye nous a quittés ce vendredi 17 avril, des suites de la maladie à corps de Lewy, à l'âge de 77 ans. Le monde du cinéma n'a pas manqué de rendre hommage à l'actrice, à commencer par Xavier Dolan, qui l'avait dirigée dans Juste la fin du monde.

Et les chaînes de télévision françaises ne sont pas en reste, elles qui ont pris la décision de bouleverser leurs programmes pour célébrer comme il se doit la mémoire de l'actrice aux 4 César.

Vénus Beauté (institut) sur France 2

France 2 a choisi de diffuser Vénus Beauté (institut) ce dimanche 19 avril, à 21h10. Initialement, la chaîne avait prévu de programmer Le Sens de la famille, avec Franck Bubosc, Alexandra Lamy et Artus.

Dans ce long-métrage signé Tonie Marshall (César 2000 du Meilleur Film et César de la Meilleure Réalisation), Nathalie Baye campe Angèle, esthéticienne à la vie sentimentale chaotique. Farouchement indépendante, elle revendique sa liberté dans tous les domaines. Jusqu'au jour où elle croise le chemin d'Antoine (Samuel Le Bihan), qui ne se résout pas à n'être que de passage dans la vie de cette femme. Portrait de femmes et chronique douce-amère, Vénus Beauté (Institut) marqua le retour au premier plan de Nathalie Baye.

Le Petit Lieutenant sur France 3

C'est le film qui a valu à Nathalie Baye son 4ème César, Le Petit Lieutenant est programmé ce lundi 20 avril, à 21h10 sur France 3.

Le film policier de Xavier Beauvois suit le parcours d'une flic, ancienne alcoolique, désabusée et lucide sur son métier et le pouvoir de la justice face au crime. L'arrivée d'une recrue (Jalil Lespert) la sort de sa léthargie cynique... Couronnée par le César de la Meilleure Actrice en 2006, sa prestation fascine par sa profondeur. Cette héroïne est hantée et au comble du désespoir, Nathalie Baye transcrit à la perfection cette vie saccagée. Le film remplace Sexygénaires (avec Thierry Lhermitte) sur cet horaire.

La Baule-Les-Pins sur Arte

Arte choisit, quant à elle, de nous proposer La Baule-Les-Pins, chronique ensoleillée (mais pas dénuée de noirceur) d'un été en famille. Le film sera diffusé ce lundi 20 avril, à 20h55. Doté d'une distribution de haute tenue (Bacri, Berry, Lindon... et Baye), le film de Diane Kurys est un modèle d'écriture où tous les personnages sont parfaitement dessinés et subtilement caractérisés.

Mort de Nathalie Baye à 77 ans

Nathalie Baye est décédée à 77 ans, vendredi soir, à son domicile parisien . Sa famille l'a annoncée à l'AFP. L'actrice est décédée de la maladie à corps de Lewy.

Fille de peintres bohèmes, Nathalie Baye, enfant dyslexique, abandonne ses études à 14 ans pour intégrer une école de danse à Monaco. A 17 ans, elle part à New York compléter sa formation dans les ballets russes. Mais à son retour, elle s'oriente vers le théâtre, et entre au Cours Simon puis au Conservatoire. En 1972, alors que Faustine et le bel été marque sa première apparition au cinéma, elle fait une rencontre décisive, celle de François Truffaut, qui lui offre le rôle de la scripte dans La Nuit américaine. Preuve de la confiance que lui accorde le maître de la Nouvelle Vague, elle prête sa voix à l'énigmatique standardiste de L'Homme qui aimait les femmes et, surtout, donne la réplique au cinéaste dans un de ses films les plus personnels, La Chambre verte (1978).

Nathalie Baye travaille très tôt avec deux autres grands réalisateurs : Pialat (La Gueule ouverte, 1974) et Godard. Celui-ci la dirige dans Sauve qui peut la vie, qui lui vaut le César du Meilleur second rôle en 1981, récompense qu'elle décrochera l'année suivante pour Une étrange affaire. Aux suffrages des cinéphiles viennent s'ajouter ceux du grand public, qui s'identifie à cette comédienne discrète au sourire charmeur, jouant les profs chez Tavernier (Une semaine de vacances, 1980) et les Provinciales chez Goretta. A l'affiche de deux succès de 1982, Le Retour de Martin Guerre et La Balance, elle décroche, pour sa composition de prostituée dans le film de Bob Swaim, le César de la Meilleure actrice en 1983. Si le mélo J'ai épousé une ombre asseoit son statut de star, elle n'en continue pas moins de tourner avec les rois de la déconstruction Blier (Notre histoire) et Godard (Détective).

Moins présente sur les écrans à partir de la fin des années 80, Baye trouve en 1990 un de ses plus beaux rôles, celui d'une mère divorcée qui perd pied, dans le premier film de Nicole Garcia, Un week-end sur deux. En 1999, année-charnière, elle retrouve les faveurs des spectateurs en campant une des esthéticiennes du très couru Vénus beauté de Tonie Marshall et obtient le Prix d'interprétation à Venise pour Une Liaison Pornographique. Redevenue une actrice de premier plan, elle est choisie par Spielberg pour incarner la mère de DiCaprio dans Arrête-moi si tu peux (2002). Longtemps abonnée aux rôles de femme raisonnable, la comédienne n'hésite plus à laisser libre cours à sa fantaisie (Ca ira mieux demain, L'Un reste, l'autre part). Politicienne sans scrupules pour Chabrol (La Fleur du mal), Nathalie Baye, très sollicitée par les cinéastes de la jeune génération, incarne au contraire des femmes vulnérables pour Noémie Lvovsky (Les Sentiments), Thierry Klifa (Une vie à t'attendre) ou encore Xavier Beauvois (Le Petit lieutenant, 2005). En 2008, elle retrouve Josiane Balasko, sept ans après Absolument fabuleux, qui la dirige cette fois dans Cliente.

Fuyant les difficultés de sa vie dans Ensemble c'est trop (2009) avec Pierre Arditi, elle en retrouve les fantaisies et les joies dans De vrais mensonges de Pierre Salvadori, de nouveau aux côtés d'Audrey Tautou. Pour la sixième fois à l'affiche d'un film avec Gérard Depardieu dans Small World (2010), l'actrice est également sollicitée par le jeune prodige du cinéma, Xavier Dolan, qui lui offre le rôle de la mère d'un homme voulant changer de sexe, dans Laurence Anyways.

L'actrice continue ensuite de jongler avec les genres avec brio ; on la voit notamment dans le thriller L'Affaire SK1, revenant sur la traque du tueur en série Guy Georges. Elle retourne ensuite du côté de la comédie avec Les Reines du ring et Lou ! Journal infime. Nathalie refait ensuite un détour par le thriller avec La Volante en 2015 avant de briller dans les drames Préjudice et Moka aux côtés d'Emmanuelle Devos. L'actrice tourne à nouveau sous la direction de Xavier Dolan en 2016 avec Juste la fin du monde. Elle y incarne la mère exubérante de Gaspar Ulliel, Vincent Cassel et Léa Seydoux.

L'année suivante, l'artiste joue pour la première fois avec sa fille Laura Smet dans la série Dix pour Cent. Les deux femmes sont ensuite réunies pour la première fois au cinéma par Xavier Beauvois dans Les Gardiennes, un drame historique se situant en 1915. Elle retrouve ensuite la comédie avec Alibi.com de Philippe Lacheau et tourne dans la série Nox, créée par Quoc Dang Tran et diffusée sur Canal+.

Mort à 57 ans de Nadia Farès à 57 ans

La comédienne Nadia Farès est décédée le 17 avril 2026 à l'âge de 57 ans. L'actrice est morte à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, où elle avait été transportée dimanche 12 avril, après avoir été retrouvée inconsciente dans une piscine d’un club privé de la rue Blanche, à Paris. Elle a fait un malaise en raison d’un "incident cardiaque", ont précisé ses filles à l’AFP. Une enquête est ouverte. L'artiste était notamment connue pour ses rôles dans Les Rivières pourpres, Nid de guêpes ou la série Marseille.

Nadia Farès effectue ses premiers pas à l'écran dans le téléfilm L'Exil en 1991, puis débute au cinéma en 1992 dans la comédie Les Amis de ma femme de Didier Van Cauwelaert. Mais c'est dans Elles n'oublient jamais de Christopher Frank que Nadia Farès se fait remarquer du grand public en 1994. Elle y incarne la vénéneuse Angela et harcèle Thierry Lhermitte.

L'année suivante, la jeune comédienne est à l'affiche du drame italien Poliziotti, puis tourne pour Alexandre Arcady dans Dis-moi oui. Passant avec aisance des rôles dramatiques à des apparitions plus légères, Nadia Farès accompagne le prestigieux casting de Hommes, femmes : mode d'emploi de Claude Lelouch.

En 1997 elle tourne Les Demons de Jesus de Bernie Bonvoisin, où elle impose son image de dure à cuire dans le rôle de Marie, la fille de la famille. Deux ans plus tard, le réalisateur fait à nouveau appel à la comédienne pour Les Grandes Bouches.

Un caractère fort que Nadia Farès aura l'occasion de retrouver après un détour par le dessin animé Le Chateau des singes pour lequel elle prête sa voix. En 2000, elle est l'énigmatique Fanny du thriller Les Rivières Pourpres signé Mathieu Kassovitz.

Forte et déterminée, elle s'impose comme une femme d'action, une tendance que confirme Nid de guêpes. En 2004, Nadia Farès joue une épouse manipulatrice et fascinée par le crime dans une comédie noire, Pour le plaisir.

Nadia Farès reste dans le registre de la comédie avec L' Ex femme de ma vie, dans lequel elle campe une attachée de presse dynamique qui s'épanouit aux côtés de Thierry Lhermitte. On la voit ensuite dans l'horrifique Insane, le musclé Rogue l'ultime affrontement ainsi que les séries L'Empire du Tigre et Revivre.

Faisant une pause de 2009 à 2015, Nadia revient sur le devant de la scène en jouant l'un des personnages principaux de la série Marseille, celui de Vanessa d'Abrantes, une femme de pouvoir prête à tout pour arriver à ses fins.

Privilégiant le petit écran, elle trouve ensuite des rôles notables dans Les Ombres Rouges et La Promesse. N'en oubliant pas le cinéma, elle prend parallèlement part à Lucky Day, Connectés et Haters. Récemment, on avait pu la voir dans Les Siffleurs et Toujours possible.

17 avril 2026

La tragique histoire de Samuel Paty portée à l’écran : bande-annonce de L’Abandon

C’est le fait divers qui a bouleversé la France... Le professeur d’histoire Samuel Paty est victime d’une attaque terroriste : il est assassiné aux abords de son collège à Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre 2020. Dix jours plus tôt, il donnait un cours sur la liberté d’expression à ses élèves en leur exposant des caricatures du prophète Mahomet réalisées par le journal Charlie Hebdo...

Le réalisateur Vincent Garenq s’attaque à un sujet d’envergure pour son quatrième long-métrage... Le film inspiré du livre-enquête de Stéphane Simon, Les derniers jours de Samuel Paty, retrace les onze jours qui ont précédé la mort du professeur, en tentant d’approcher au plus près les faits... Il a été tourné en secret à l’été 2025. 

L’Abandon livre une bande-annonce sous haute tension, aux allures réalistes. Le long-métrage est en sélection officielle hors compétition au Festival de Cannes.

Antoine Reinartz incarnera Samuel Paty, tandis qu’Emmanuelle Bercot jouera la principale du collège.

UGC avait déjà dévoilé un premier teaser au lendemain du verdict dans le procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty.

“J’amais j’aurais imaginé que mon nom entrerait dans les livres d’histoires.”

Synopsis : “Tout le monde connaît le nom de Samuel Paty, mais peu de gens connaissent réellement son histoire. Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie, est assassiné à la sortie de son collège. À la lumière des enquêtes et des procès, ce film revient sur ses onze derniers jours, et l’engrenage qui a conduit à sa mort tragique.”

L’Abandon sortira le 13 mai prochain dans les salles obscures.