13 avril 2026

Mort de John Nolan à 87 ans

Visage familier du cinéma et de la télévision britannique, John Nolan est décédé ce week-end à l’âge de 87 ans. Les circonstances de sa mort n’ont pas été précisées.

L’acteur, notamment vu dans Batman Begins, était l'oncle du réalisateur Christopher Nolan, qui l'avait fait jouer dans plusieurs de ses films. Le cinéaste lui a rendu un bel hommage dans un communiqué publié par EW :

"Mon oncle John a été le premier artiste que j’ai connu. Il m’a appris plus que quiconque sur la quête de vérité dans le jeu et les joies de la création. Il me manque terriblement, mais je trouve un grand réconfort dans mes souvenirs de lui, notamment ceux de nos collaborations."

Né à Londres, John Nolan débute sa carrière dès 1965, enchaînant les apparitions dans des séries britanniques comme Le Prisonnier. Il décroche ensuite un rôle régulier en 1973 dans Shabby Tiger.

Mais c’est bien plus tard qu’il gagne en visibilité auprès du grand public, en incarnant Douglas Fredericks, membre du conseil d'administration de Wayne Enterprises dans Batman Begins puis dans The Dark Knight Rises. Il avait aussi fait une apparition dans Dunkerque, autre film de Christopher Nolan.

Il collabora également avec un autre membre de la famille, Jonathan Nolan, dans la série Person of Interest, où il prête ses traits à l’antagoniste John Greer.

1000 stars hollywoodiennes s’opposent à la fusion entre Warner Bros. et Paramount

La fusion de Paramount et Warner Bros. n'est pas encore actée. Mais elle suscite déjà l'inquiétude d'une grande partie de l'industrie.

Plus de 1 000 figures du cinéma et de la télévision, dont Joaquin Phoenix, Ben Stiller et Kristen Stewart, ont signé une lettre ouverte publiée lundi pour dénoncer le projet de rachat, en cours d'étude par les autorités américaines, après le retrait de Netflix :

"Nous sommes profondément inquiets des signes de soutien à cette fusion qui privilégient les intérêts d’un petit groupe d’acteurs puissants au détriment de l’intérêt général"; affirme la lettre, publiée par le New York Times et disponible sur le site BlocktheMerger.com. "L’intégrité, l’indépendance et la diversité de notre industrie seraient gravement compromises. La concurrence est essentielle à une économie saine et à une démocratie saine. Tout comme une régulation et une application des règles rigoureuses."

Les signataires ajoutent que cette opération "renforcerait encore la concentration déjà très forte du paysage médiatique, en réduisant la concurrence à un moment où nos industries - et les publics que nous servons - peuvent le moins se le permettre ». Selon eux, cela entraînerait « moins d’opportunités pour les créateurs, moins d’emplois dans tout l’écosystème de production, des coûts plus élevés et moins de choix pour le public, aux États-Unis comme dans le reste du monde". Ils alertent également sur un point jugé particulièrement préoccupant : "Cette fusion ramènerait le nombre de grands studios américains de cinéma à seulement quatre".

Ils estiment par ailleurs que le secteur est déjà "sous forte pression, en grande partie à cause des précédentes vagues de consolidation", évoquant "une baisse marquée du nombre de films produits et distribués, ainsi qu’un rétrécissement des types de récits financés et diffusés". Pour eux, "un petit nombre d’acteurs puissants détermine de plus en plus ce qui est produit — et dans quelles conditions", laissant les créateurs et les structures indépendantes avec "de moins en moins de voies viables pour faire exister leur travail".

Dirigée par le CEO David Ellison, Paramount Skydance a annoncé fin février son intention de racheter Warner Bros. Discovery pour 111 milliards de dollars, après une bataille avec Netflix pour les actifs du groupe.

Parmi les signataires mis en avant figurent notamment Adam McKay, David Fincher, Denis Villeneuve, Jane Fonda, J.J. Abrams, Mark Ruffalo, Rosario Dawson, Ted Danson, Yorgos Lanthimos et bien d’autres.

Damon Lindelof, créateur de Watchmen, actuellement sous contrat avec HBO (Warner Bros. Discovery), a expliqué sa position dans un post Instagram. S’il dit connaître David Ellison et reconnaître chez lui un dirigeant "brillant, ambitieux et passionné", il a malgré tout choisi de signer la lettre, par attachement au tissu "ouvrier" d’Hollywood.

"C’est une ville de milliers de techniciens : machinistes, éclairagistes, chauffeurs, décorateurs, équipes caméra, catering… Et ils sont tous sur le point de se faire avoir", écrit-il. Il estime qu’une consolidation de cette ampleur entraînerait mécaniquement moins de films, moins de séries, et donc moins d’emplois. "Quand deux studios historiques deviennent la même entité, l’un finit toujours par devenir une ville fantôme".

Il conclut en disant sa peur, mais aussi sa volonté de ne pas rester silencieux : "Une bataille est déjà perdue si elle n’est jamais menée."

American Horror Story son grand retour pour une saison 13 !

Après plusieurs semaines sans aucune nouvelle série, le créateur le plus prolifique de la télévision américaine, Ryan Murphy, a enfin donné de ses nouvelles aux spectateurs. Après L'histoire d’Ed Gein en octobre, All’s Fair en novembre, The Beauty en janvier et Love Story en février, le scénariste a annoncé une partie du casting de sa prochaine création : la 13ᵉ saison de sa série à succès American Horror Story (AHS), diffusée sur Disney+ en France. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les fans sont déjà en furie ! 

C’est via un post Instagram que Ryan Murphy a annoncé la nouvelle aux téléspectateurs : l’actrice Sarah Paulson rejoint officiellement le casting de la 13ᵉ saison d’American Horror Story. Si cette annonce n’a en soi rien de particulier (Paulson est une habituée des productions Murphy), c’est le rôle pour lequel elle a été engagée qui a déchaîné les passions. 

Sarah Paulson se glissera en effet dans les habits de Cordelia Goode, un personnage déjà apparu dans la 3ᵉ saison d’AHS. Une annonce qui a fait l’effet d’une bombe chez les fans de la franchise, puisque c’est la première fois qu’une nouvelle saison d’AHS sera la suite directe d’une autre saison. D’autant que ce retour fait suite à celui de l’actrice Jessica Lange, elle aussi personnage iconique de la saga et de l'œuvre de Murphy, qui avait déjà électrisé les téléspectateurs. 

Les deux actrices rejoignent un casting déjà chargé. Evan Peters, Angela Bassett, Kathy Bates, Emma Roberts, Billie Lourd, Gabourey Sidibe et Leslie Grossman, tous des comédiens bien connus des fans, seront de retour, et seront même rejoints par la chanteuse et actrice Ariana Grande, qui avait participé à la série Scream Queens du même Ryan Murphy. Un casting sous forme d’apothéose, qui est vraiment digne d’un film Avengers pour les fans de la série. 

American Horror Story est disponible sur Disney+.

Le Réveil de la Momie : pourquoi le film est-il interdit aux moins de 16 ans ?

Après Invisible Man et Wolf Man, la société hollywoodienne Blumhouse continue de déterrer les grands monstres du cinéma. L'Irlandais Lee Cronin, aux commandes d'Evil Dead Rise, réveille La Momie pour une toute nouvelle version, bien différentes des films d'aventure familiaux avec Brendan Fraser et même du classique de 1932 avec Boris Karloff.

Attendu en salle dès ce 15 avril, Le Réveil de la Momie a reçu une classification assez rare de la part du CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée) : interdiction aux moins de 16 ans avec avertissement.

Le CNC partage cette description pour justifier sa classification : "De nombreuses scènes d'une grande violence au sein d'une famille, un climat général horrifique et une ambiance sonore oppressante peuvent heurter un public sensible. L'"avertissement" ajoute une interdiction un peu plus poussée en raison du caractère gore du film. Elle précède d'ordinaire l'interdiction aux moins de 18 ans.

Dans Le Réveil de la momie, une jeune fille disparue dans le désert égyptien réapparaît mystérieusement huit ans plus tard. Les retrouvailles tournent vite au cauchemar lorsque son comportement devient de plus en plus inquiétant. Sa famille se lance alors dans une course contre la montre pour comprendre l’origine du mal. Ce qu’ils vont découvrir dépasse tout ce qu’ils imaginaient.

Pour ce film, le réalisateur Lee Cronin s'est aussi bien inspiré de L'Exorciste de William Friedkin et Poltergeist de Tobe Hooper que de Seven de David Fincher.

Le Réveil de la momie, au cinéma le 15 avril

Bande-annonce de Hunger Games 6

La sortie du prochain Hunger Games, intitulé Lever de soleil sur la moisson, approche à grands pas. Le studio Lionsgate lève le voile sur une nouvelle bande-annonce remplie d'images inédites. De quoi se faire une idée du ton de ce sixième volet qui s'annonce beaucoup plus coloré que le film précédent.

Les fans peuvent reconnaître Ralph Fiennes dans le rôle d'un plus jeune président Snow, Jesse Plemons dans celui du jeune Plutarch Heavensbee ou encore Elle Fanning sous les traits d'Effie Trinket. Glenn Close y fait également une apparition sous les traits de Drusilla Sickle, hôtesse du District douze, dont le visage est tiré par des épingles.

Ce nouveau film, adapté du dernier livre éponyme sorti en mars 2025, se déroulera 40 ans après les événements du film avec Rachel Zegler et Tom Blyth, Hunger Games : La Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur, et 30 ans avant les événements du premier film avec Jennifer Lawrence.

Découvrez les nouvelles affiches du film :

Rien n'est encore confirmé mais l'actrice oscarisée et Josh Hutcherson, tous les deux héros des quatre premiers films, devraient apparaître le temps d'une séquence dans ce nouveau volet.

Dans Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson, les deux personnages principaux sont incarnés par Joseph Zada et Whitney Peak. Le premier campe la version jeune de Haymitch, le protagoniste joué par Woody Harrelson dans la saga originale. La deuxième joue sa petite amie, Lenore Dove Baird.

Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson, au cinéma le 18 novembre 2026

12 avril 2026

Shirley MacLaine, comme un torrent sur Arte : une singularité hollywoodienne

Entre les extraits de films et interviews, le documentaire réussit à capturer la vérité d’une comédienne qui ne se laisse pas souvent voir…

Si le dernier documentaire consacré à une actrice d’Arte avait rompu avec sa forme initiale - on retrouvait Stéphane Audran, la complice de Chabrol qui narrait, sans voix off, l’histoire d’une comédienne, muse et femme de Chabrol - avec Shirley MacLaine, comme un torrent, la plateforme renoue avec son format habituel, un peu classique... Ici, il y a bien une voix off qui prend le spectateur par la main et le guide. Mais si le film raconte MacLaine, il ne fait pas disparaître sa voix.

Un coup elle danse, celui d’après elle chante, de pirouettes en pirouettes, le documentaire révèle l’étendue de son talent mais aussi de sa personnalité.

Le rose aux joues, le soleil dans la tête, les yeux entourés de bleu et les lèvres maquillées de rouge : bondissant comme un fauve, de film en film, Shirley MacLaine, actrice insaisissable, a dévoré Hollywood sans jamais se conformer. Dans Mais qui a tué Harry ? on la retrouve les cheveux courts, roux, à la garçonne, les jambes écartées sur un porche, dans Can-Can, elle jure avec cette même posture masculine, dans Comme un torrent, plus fardée que jamais, MacLaine est tout sauf discrète… C’est l’histoire d’une femme qui a su s’imposer dans un paysage cinématographique masculin, sans jamais intégrer les codes de la féminité. 

“Vous voyez ces danseurs là-bas ? Ce sont des danseurs de revue. Dans le showbiz, on les appelle les gitans.[...] Je crois qu’on peut dire que je suis une gitane dans l’âme” lâche l’actrice, le sourire aux lèvres, les cheveux ébouriffés, transpirante de vie. A l’écran, Shirley n’est jamais figée. Selon Hitchcock, elle a “le culot d’un braqueur de banque”. Au milieu des figures féminines  blondes et froides  du cinéaste, MacLaine dénote. 

Savamment orchestré, le film alterne entre son rôle à l’écran et celui de sa vie, sans jamais s'essouffler. De temps à autre, au milieu de ses performances, le documentaire marque des pauses et montre une Shirley sincère, brute : parfois blessée, parfois débordante de confiance. Face caméra, elle se livre: “J’aime être moi-même. [...] J’aime ça et j’espère que je ne blesse personne en étant franche et trop honnête.” Trop cash, trop brut, une présence qui parfois lui coûte cher. Pour le réalisateur Don Siegel, avec qui elle a tourné Sierra Torride, “[...] elle n’est pas féminine, elle en a de trop grosses”... Des paroles acerbes reflétant une époque toute aussi dure avec les actrices… Pourtant, c’est cette originalité qui fait son succès.

Blonde ou brune, les cheveux roses pastel, excentrique, rageuse ou aguicheuse, l’arc-en-ciel MacLaine a illuminé Hollywood et l’a bousculé. Avec ses légendaires jeux de jambes, l’actrice a envoyé valser les conventions du cinéma. Ni blonde hypersexualisée comme Marilyn, ni brune à l’élégance très maîtrisée à la façon d’Audrey Hepburn. Elle n’est rien de tout cela, Shirley MacLaine est un produit à part, qui n’a jamais suivi que ses propres règles.

A travers son histoire, le documentaire de Jean Lauritano raconte celle d’une génération de comédiennes sous le feu des projecteurs et du patriarcat…

Mais le réalisateur choisit une forme bien classique pour une actrice toute singulière… 

Le fil de sa carrière et de son existence est raconté dans le bon sens, du début à la fin, respectant un ordre bien codifié alors que la comédienne a toujours navigué à contre-courant…

Mis à part le témoignage de Jennifer Aniston, avec qui elle a tourné La rumeur court, l’influence de la vedette de Mais qui a tué Harry ? sur les nouvelles générations d’actrices n’est pas visible. C’est aussi à cet endroit que le documentaire pêche…

Pourtant, bien des comédiennes pourraient se réclamer de sa légende. MacLaine, avec son air renfrogné et son humour assassin, a ouvert la voie de la singularité. On pourrait penser à Diane Keaton avec son look masculin, sa posture désinvolte, son refus de se conformer au cinéma comme dans la vie. Ou encore à Michelle Pfeiffer qui, malgré le caractère fatal de sa beauté ne s’est jamais laissée enfermée dans l’archétype de la blonde. Entre rôle de composition et star power, l’actrice s’inscrit dans la continuité des figures féminines fortes d’Hollywood…

Ces comédiennes avec leur liberté criante ont envoyé valser comme Shirley le modèle de la pin-up, pour en faire exister une autre : plus vivante, qui n’existe que par ses propres codes…

Shirley MacLaine, comme un torrent sera diffusé le dimanche 12 avril sur Arte et disponible en streaming jusqu’au 23 juillet.

Rocky IV : Sylvester Stallone détestait Dolph Lundgren

En 1985, la saga Rocky revient sur le devant de la scène avec son quatrième volet, dans lequel Sylvester Stallone reprend une nouvelle fois son rôle emblématique de Rocky Balboa. Cette fois, le boxeur doit affronter un adversaire d’une puissance presque inhumaine : Ivan Drago, un athlète soviétique chargé de représenter la force de l’URSS. Au-delà du ring, le combat prend aussi une dimension symbolique, puisque Rocky est poussé à défendre bien plus que sa propre survie.

Ce film, Rocky IV, deviendra le plus grand succès international de la franchise, engrangeant environ 300 millions de dollars pour un budget de 30 millions. En France également, il marque les esprits avec près de 5 millions d’entrées, dépassant largement les performances des précédents épisodes et s’imposant comme le plus populaire de la saga en salles.

Mais derrière ce succès se cache une anecdote marquante liée au choix de l’acteur incarnant Ivan Drago. Le rôle est finalement attribué à Dolph Lundgren, dont la première rencontre avec Sylvester Stallone a fortement marqué ce dernier. L’acteur américain est revenu sur cet instant lors de l’émission An Experience With en décembre 2019, avec une franchise totale.

Selon lui, l’impact physique et la présence de Dolph Lundgren ont été immédiats et presque écrasants. Sylvester Stallone avoue avoir été jaloux.

Il décrit alors le comédien suédois de façon extrêmement imagée : “Vous savez pourquoi j’ai engagé Dolph [en 1985] ? Il est entré dans la pièce et je l’ai détesté. Ce type a fait un bond de 1000 ans sur l’échelle de l’évolution. Il mesure 1,96 m, il a des cheveux qu’il faut couper au sécateur, des pommettes qui ressemblent à celles d’une Harley et des lèvres si grosses qu’elles exploseraient s’il volait à plus de 3000 mètres d’altitude.”

Puis il ajoute encore, impressionné par sa stature et son intelligence : “Il a un cou... des épaules... Et c’est un génie. Il est physicien et ingénieur chimiste. Il est diplômé du MIT. C’est un étudiant érudit. Et il a les yeux bleus. Ce n’est même pas un humain, c’est un robot. Je le détestais”, a-t-il conclu avec franchise.

Derrière cette jalousie initiale se cache surtout une forme d’admiration et une volonté de compétition. Sylvester Stallone cherchait un adversaire crédible et physiquement impressionnant pour pousser son personnage à ses limites, et Dolph Lundgren correspondait parfaitement à cette vision.

Avec le recul, cette tension initiale a laissé place à une véritable complicité entre les deux acteurs. Leur collaboration s’est poursuivie bien après Rocky IV, notamment dans la saga Expendables, où ils ont partagé l’affiche à plusieurs reprises. Dolph Lundgren a également repris son rôle d’Ivan Drago dans Creed II en 2019, face à un Sylvester Stallone devenu entraîneur de la nouvelle génération.

A,gélique : Michèle Mercier règle ses comptes avec Jean Rochefort qu'elle n'apprécie pas beaucoup

Surnommée "la Brigitte Bardot brune", Michèle Mercier est indissociable de l'héroïne de la saga culte des années 1960, inspirée des romans historiques de Anne Golon : Angélique, marquise des anges. Rejeté par Brigitte Bardot et refusé à Catherine Deneuve et Mireille Darc, le rôle de la fameuse Marquise de Monteloup fera le bonheur de la comédienne. "J’aime cette Angélique, elle me passionne, je la sens dans les fibres de mon être, mieux, je suis Angélique, elle est mon portrait physique, moral, psychologique" dira l'actrice, voyant son personnage comme son double.

Un double qui sera aussi artisan de son malheur. De 1964 à 1967, sous l’égide de Bernard Borderie et pour cinq feuilletons costumés, celle qui incarna aux côtés de Robert Hossein un idéal de sensualité et d’émancipation à la française, aura toute les peines du monde à se défaire de ce personnage, lui fermant même paradoxalement des portes.

Dans son nouveau numéro, le magazine trimestriel Schnock consacre un long portrait à cette actrice iconique, que l'on réduit bien trop souvent, par facilité, à ces seuls rôles, oubliant qu'elle a aussi eu une carrière internationale assez incroyable. Un portrait d'autant plus passionnant qu'il est particulièrement nourri de propos de l'actrice, qui ne se prive pas de décocher quelques flèches salutaires.

Comme celles réservées justement à Robert Hossein, son partenaire à l'écran dans la saga des Angélique : "Robert Hossein a été un partenaire merveilleux. Nous avons tout de même fait sept films ensemble, c'est pas rien dans une carrière. Mais je dois avouer que je n'ai jamais accepté ni compris pourquoi il ne m'a pas contactée lorsqu'il a remonté Angélique au théâtre. Il n'a toujours pensé qu'à lui, il n'a jamais renvoyé l'ascenseur".

Et d'adresser en prime un tacle appuyé à Jean Rochefort, qui joua dans la saga sous les traits d'un personnage dénommé François Desgrez. L'acteur n'a pas laissé un souvenir impérissable à la comédienne...

"Qu'est-ce qui lui a pris de me traiter si mal ? Lui, il est tombé sur la tête. Quand je pense à toutes les horreurs qu'il a dites... Il a dit que j'étais une vraie harpie alors que tout s'était formidablement bien passé sur les Angélique... Alors lui, si je l'avais rencontré, la paire de gifles, elle serait partie !"

Si Rochefort avoua ne pas eu un grand plaisir à jouer dans la saga, il lâchera quand même ce commentaire : "J'étais désespéré de jouer dans Angélique, marquise des anges. Il y avait un tel rassemblement d'abrutis ! Heureusement le soir, je jouais Pinter au théâtre avec Delphine Seyrig. J'étais un acteur qui passait, dans la même journée, de Mercier à Seyrig. Chapeau !" Pas très élégant effectivement, c'est le moins que l'on puisse dire...

10 avril 2026

Concerts de Céline Dion : plus de 1000 euros pour une place en fosse, les fans crient au scandale

L’excitation est à son comble. Après des années d’absence et un retour très attendu sur scène, Céline Dion s’apprête à retrouver son public à Paris. Mais en quelques heures à peine, l’enthousiasme des fans s’est transformé en colère. En cause : des prix de billets qui ont littéralement explosé, atteignant des sommets inattendus. Au départ, tout semblait pourtant clair. Les tarifs officiels pour les seize concerts programmés à Paris La Défense Arena étaient annoncés entre 89,50 euros et 298,50 euros. Une fourchette déjà conséquente, mais jugée acceptable pour une artiste de cette envergure.

Sauf que la réalité a rapidement dépassé ces chiffres. Dès l’ouverture des ventes, certains acheteurs ont découvert des montants bien supérieurs à ceux communiqués. Sur la plateforme AXS notamment, des billets ont été proposés à des prix allant jusqu’à 600, 700… voire plus de 1 000 euros. Et ce, sans qu’il s’agisse de prestations VIP ou de formules incluant des services supplémentaires. Une situation qui a immédiatement fait réagir. Sur les réseaux sociaux, les témoignages se sont multipliés. Captures d’écran à l’appui, plusieurs internautes ont dénoncé des tarifs atteignant 460, 565, 611 ou encore 750 euros pour des places pourtant classiques. Une inflation brutale, parfois en quelques minutes seulement, qui a laissé de nombreux fans perplexes.

Certains parlent même d’une véritable loterie, où les prix semblent évoluer sans logique apparente. Face à la polémique, la plateforme de billetterie a tenté d’apporter des explications. AXS évoque un nombre très limité de billets concernés, précisant qu’il s’agissait de places particulièrement bien situées, restées disponibles après l’écoulement des catégories standards. Une justification qui n’a pas suffi à calmer les esprits.

Car pour beaucoup, le problème dépasse largement la question du placement. Ce qui choque, c’est l’écart entre les tarifs annoncés et ceux réellement pratiqués. Une différence parfois du simple au double, voire davantage, qui donne le sentiment d’un système peu transparent. D’autant que des phénomènes similaires auraient également été observés sur d’autres plateformes partenaires, comme Ticketmaster.

Rapidement, AXS a reconnu un “incident temporaire” et annoncé que les acheteurs concernés seraient remboursés de la différence. Une décision qui vise à apaiser les tensions, mais qui ne fait pas disparaître le malaise. Pour certains fans, la confiance est déjà entamée. Cette situation relance un débat bien connu dans l’univers des concerts : celui de la tarification dynamique.

Une pratique qui consiste à ajuster les prix en fonction de la demande en temps réel. Si elle est déjà répandue dans d’autres secteurs, elle reste très controversée dans le domaine culturel, où elle est souvent perçue comme injuste. Dans le cas de Céline Dion, l’émotion est d’autant plus forte que son retour sur scène revêt une dimension particulière. Après des problèmes de santé qui l’ont tenue éloignée du public, chaque date est perçue comme un événement.

Le pionnier du hip-hop Afrika Bambaataa est mort à 68 ans

Le DJ américain et pionnier du hip-hop Afrika Bambaataa, est mort à l’âge de 68 ans, a annoncé sa maison de disques historique Tommy Boy Records jeudi. Ces dernières années, sa réputation avait été entachée par des accusations d’agressions sexuelles sur mineurs. « Afrika Bambaataa […] est largement considéré comme un pionnier du hip-hop et de la musique électro. À l’annonce de son décès, nous pensons à ses contributions au genre et à la culture au sens large, qui se prolongent jusqu’à aujourd’hui », peut-on lire en légende d’une photo en noir et blanc de l’artiste sur l’Instagram du label.

Le site d’actualités people TMZ, citant des sources anonymes, rapporte qu’Afrika Bambaataa (Lance Taylor de son vrai nom) est mort des suites d’un cancer dans la nuit de mercredi à jeudi en Pennsylvanie, aux Etats-unis. A l’origine du tube de 1982 « Planet Rock », il figure, aux côtés de DJ Kool Herc et de Grandmaster Flash, parmi les pères fondateurs du hip-hop, mouvement musical et culturel reposant sur quatre piliers : le DJing, le rap, le graffiti et le breakdance.

Né dans une cité du Bronx le 17 avril 1957, il avait co-fondé en 1973 (considérée comme l’année de la naissance du hip-hop à New York) la Zulu Nation, une organisation s’érigeant contre la violence des gangs et utilisant le hip-hop pour véhiculer des valeurs pacifiques, à travers notamment des « block parties » (fêtes de quartier) dans cet arrondissement de la mégapole américaine. « Afrika Bambaataa a contribué à façonner l’identité naissante du hip-hop en tant que mouvement mondial fondé sur la paix, l’unité, l’amour et l’amusement. Sa vision a fait du Bronx le berceau d’une culture qui atteint aujourd’hui tous les coins du monde », écrivent sur Instagram plusieurs organisations, dont The Hip Hop Alliance, qui défend des travailleurs du secteur.

Celles-ci évoquent aussi un « héritage complexe », alors que l’artiste a été visé depuis 2016 par plusieurs accusations d’agressions sexuelles sur mineurs dans les années 1980 et 1990, qu’il a contestées, sans avoir été condamné au pénal. En 2025, une action civile intentée contre lui a été tranchée en sa défaveur après qu’il ne s’est pas présenté à l’audience.