10 juin 2020

Alpe d’Huez 2021 : le Festival de Comédie dévoile ses dates

Attention, prévision de nouvelles avalanches de rires pour janvier 2021. Alors que sa 23e édition fait partie des rares événements culturels de l'année à avoir pu se tenir avant la pandémie de COVID-19 et le confinement, le Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez prend déjà rendez-vous pour sa 24e itération, tout en apportant "soutien & bonnes ondes aux Festivals de cinéma et plus largement à toutes les manifestations évènementielles n’ayant pu se dérouler".

Le 24e "FAH" se tiendra ainsi sur les cimes enneigées des Alpes du 19 au 24 janvier 2021, autour d'une sélection donnant la part belle au rire, à la bonne humeur et à la convivialité.

Présidée par José Garcia, la 23e édition avait plébiscité trois films : le déjanté Divorce Club, "pop corn movie" de Michaël Youn qui voit différents individus fraîchement divorcés cohabiter, auréolé du Grand Prix OCS et du Prix Globes de la presse (en salles le 15 juillet) ; la comédie familiale et adultérine Tout nous sourit avec Elsa Zylberstein et Stéphane De Groodt, récompensée par le Prix spécial du Jury les les Prix d'interprétation féminine et masculine (en salles le 11 novembre) ; et la comédie sociale Mine de rien de Mathias Mlekuz, visible en VOD et disponible en DVD le 1er juillet.

09 juin 2020

Reine du Sud (Netflix) : saviez-vous qu'un film avec Eva Mendes avait failli voir le jour ?

Diffusée depuis 2016 aux États-Unis sur USA Network, et disponible en France sur Netflix, la série Reine du Sud (Queen of the South en VO) est le remake de la telelovela La Reina del Sur, elle-même adaptée du roman éponyme de l'écrivain espagnol Arturo Pérez-Reverte. Un best-seller qui suit les aventures d'une jeune Mexicaine qui fuit son pays après la mort de son compagnon et se réfugie en Espagne où elle accède peu à peu à la tête du cartel responsable du meurtre de celui qu'elle aimait, dans l'espoir de le venger. Et si l'action a été déplacée de la péninsule Ibérique vers les États-Unis pour les besoins de la série américaine portée par Alice Braga et Peter Gadiot, l'héroïne, Teresa Mendoza, reste la même dans chacune des versions et aurait même pu faire sa première apparition à l'écran bien avant l'arrivée des deux adaptations télévisées.

En effet, en 2008, un film réalisé par le cinéaste vénézuélien Jonathan Jakubowicz (Secuestro express, Hands of Stone) aurait dû voir le jour avec Eva Mendes dans le rôle de Teresa. Josh Hartnett et Ben Kingsley étaient également annoncés au casting de ce long métrage intitulé tout simplement Queen of the South, dans la peau d'un baron de la drogue lié à l'héroïne et d'un homme d'affaire russe. Mais malheureusement pour Eva Mendes, qui venait de s'illustrer dans La Nuit nous appartient, Ghost Rider, et Live !, cette adaptation cinématographique du roman d'Arturo Pérez-Reverte n'a finalement jamais pu être tournée à cause de la véritable Guerre des cartels (ou Guerre de la drogue) qui faisait déjà rage au Mexique en 2008.

Le tournage devait avoir lieu dans la région de Sinaloa, qui n'était autre que l'épicentre de ce conflit armé entre le gouvernement mexicain et les cartels de la drogue, et la production et le réalisateur ont dû en fin de compte renoncer au film après avoir reçu des menaces de mort de la part d'un cartel du coin, qui n'avait visiblement pas très envie que cette adaptation de Queen of the South voit le jour et soit filmée dans la région. En mars 2009, Jonathan Jakubowicz confiait alors à Variety : "J'ai travaillé très dur pour que très beau film devienne réalité, mais la sécurité de ma famille et de mes équipes passe en premier et le tournage de ce film nous mettrait tous en danger, que ce soit au Mexique mais aussi aux États-Unis". Depuis, Eva Mendes a poursuivi son bout de chemin avec Last Night ou Lost River notamment, Josh Hartnett est devenu la star de Penny Dreadful, et c'est finalement sur petit écran que le public friand de polars et de drames sur fond de trafic de drogue ont pu découvrir les aventures de Teresa Mendoza, qui reviendra bientôt pour une saison 5 déjà très attendue par les fans.

Sister Act sur M6 : Carrie Fisher a travaillé sur le film !

Sortie au début des années 1990, la comédie musicale Sister Act voit une jeune femme, témoin d'un meurtre, intégrer un couvent pour se protéger. Petit à petit, elle va donner un nouvel élan à l'établissement religieux, invitant notamment les bonnes soeurs à une réorchestration musicale de leurs chants. A l'occasion de la diffusion du film, ce soir sur M6, retour sur l'une de ses caractéristiques : Carrie Fisher a travaillé sur le scénario !

L'inoubliable interprète de la Princesse Leia de Star Wars a en effet participé à l'écriture de Sister Act en tant que "script doctor". Il s'agit d'une profession qui consiste à améliorer certaines scènes ou répliques d'un film. Sur cette comédie réalisée par Emile Ardolino, elle a été engagée par Whoopi Goldberg pour réécrire une partie de ses dialogues (occasionnant par la même occasion de nombreux conflits avec les dirigeants de Disney...).

Si "script doctor" est une activité de l'ombre, non créditée au générique, elle est toutefois bien rémunérée. Outre Sister Act, Carrie Fisher a oeuvré sur de nombreuses productions après avoir été révélée grâce à la célèbre saga intergalactique. Parmi les films sur lesquels elle a contribué à l'écriture, nous pouvons compter L'Arme fatale 3, La Rivière sauvage, Alerte, La Menace fantôme et ses deux suites, Coyote Girls ou encore Mr. & Mrs. Smith.

Sister Act a connu un très grand succès commercial (231 millions de recettes mondiales pour un budget de 30). Une suite, Sister Act, acte 2, réalisée cette fois par Bill Duke et toujours portée par Whoopi Goldberg, a donc été conçue dans la foulée mais sans connaître le même succès (57 millions de recettes). Dans les années 2000, le long métrage a été adapté en spectacle musical et un troisième film est actuellement développé pour Disney+.

I May Destroy You sur OCS : l'histoire vraie qui a inspiré la série

Trois ans après la saison 2 de Chewing Gum, qui ne connaîtra vraisemblablement pas de suite, Michaela Coel est de retour avec I May Destroy You, une co-production HBO/BBC programmée chez nous sur OCS. Une dramédie en 12 épisodes sur les agressions sexuelles, le consentement et la fameuse zone de grise, on ne peut plus d'actualité, qui frappe fort et qui sonne juste. Et pour cause : elle est insipirée de la propre expérience de la comédienne et scénariste, qui a vécu un traumatisme équivalent à celui de l'héroïne qu'elle incarne.

Dans la série, après le triomphe d’un papier sur Internet, Arabella Essiuedu – facilement distraite, insouciante et qui ne s’engage pas – se retrouve honorée comme la « voix de sa génération », avec un agent, une commande de livre et une sacrée pression. Après avoir été agressée sexuellement dans une boîte de nuit, sa vie change de manière irréversible et Arabella est obligée de tout remettre en question : sa carrière, ses amis et même sa famille. Alors qu’Arabella peine à comprendre ce qui s’est passé, elle commence une introspection.

En 2018, Coel révèle qu'elle a elle-même été victime d'une agression alors qu'elle travaillait tard sur un script qu'elle devait finaliser. Le point de départ est très similaire à ce qu'elle a vécu, même si elle insiste bien sur le fait qu'il s'agit avant tout de fiction. Elle a témoigné courageusement lors d'un discours au Festival de séries d'Edinburgh, devant un parterre de professionnels :

"Je faisais une pause et prenait un verre avec un très bon ami qui n'était pas loin de là. J'ai compris ce qui m'était arrivé après des heures plus tard, en écrivant la saison 2 de Chewing Gum. J'ai eu de la chance. J'ai eu un flashback, je me suis souvenue. Un groupe d'inconnus m'a agressé. Les premières personnes que j'ai appelées après la police, avant même ma famille, ce sont les producteurs." Mais elle n'a pas obtenu la réaction qu'elle était en droit d'attendre.

"Comment opére-t-on dans cette grande famille de la télévision dans un cas d'urgence comme celui-ci ? Eh bien je les ai vus, en l'espace d'une nuit, se transformer en une équipe d'employeurs et d'employés. Ils se balançaient en avant et en arrière, à faire preuve d'empathie, puis ne plus savor ce qu'était du tout. Quand la police est impliquée, qu'il y a des images de gens qui transportent votre scénariste endormi dans des endroits dangereux, quand des coupures sont visibles, quand il y a du sang, c'est quoi votre job à votre avis ?" s'est-elle indignée. On comprend doublement pourquoi elle a choisi d'arrêter là sa collaboration avec les producteurs de Chewing Gum et se tourner vers une nouvelle équipe pour I may Destroy you.

Bande-annonce de Balle Perdue, avec avec Alban Lenoir, Nicolas Duvauchelle et Ramzy Bedia

Après un teaser en mai dernier, Balle perdue, la prochaine production française Netflix, se dévoile dans une nouvelle vidéo. Réalisé par Guillaume Pierret, dont c'est le premier long-métrage, Balle perdue s'annonce comme un film d'action musclé au vu de ces images.

Alban Lenoir y incarne Lino, un petit génie de la mécanique réputé pour ses voitures-bélier. Jusqu'au jour où il se fait arrêter pour un braquage qui tourne mal. Repéré par le chef d'une unité de flics de choc, il se voit proposer un marché pour éviter la prison. 9 mois plus tard, Lino a largement fait ses preuves. Mais soudain accusé à tort de meurtre, il n'a d'autre choix que de retrouver l'unique preuve de son innocence : la balle du crime, coincée dans une voiture disparue.

Lenoir est entouré de Nicolas Duvauchelle, Ramzy Bedia, Stéfi Celma, Rod Paradot et Sébastien Lalanne, qu'il retrouve après Hero Corp et L'Intervention. Récemment vu dans la série horrifique Netflix Marianne et la comédie Les Crevettes pailletées, Alban Lenoir fait ici son retour dans le film policier d'action, sous-genre qu'il avait déjà exploré avec Antigang.

Balle perdue sera disponible sur Netflix le 19 juin prochain.

Polémiques sur les violences policières : Olivier Marchal apporte son soutien aux forces de l'ordre

Il y a cinq jours, le site Streetpress dévoilait une enquête menée sur un groupe facebook de discussions privées réservé aux forces de l'ordre, et qui compte plus de 8000 membres, mettant au jour de nombreux montages, messages et commentaires racistes et sexistes. Ce lundi, le site a dévoilé une nouvelle page privée, comptant près de 9000 membres, dans laquelle sont partagés des messages à caractère raciste.

Alors que plusieurs rassemblements contre le racisme et les violences policières ont rassemblé 23.300 personnes en France samedi, selon des chiffres du ministère de l’intérieur, le locataire de Beauvau, Christophe Castaner, a tenu, lundi 8 juin, une conférence de presse au "sujet de la question du racisme et de la mise en cause des forces de l’ordre". "Ce cri [contre le racisme, contre la haine, contre toutes les discriminations], je l’entends", a assuré le ministre de l’intérieur. Mais, a-t-il poursuivi, "dans ces manifestations, il y a parfois eu des dégradations, des violences, qui sont le fruit de l’action d’une minorité. Je le regrette et je le condamne fermement." Et d'ajouter : "Il n’y a pas d’institution raciste ou de violence ciblée, [...] Je ne laisserai pas les agissements odieux de certains jeter l’opprobre sur toute une institution. Ces dernières semaines, trop ont failli dans leur devoir républicain. Je veux une tolérance zéro contre le racisme dans notre République".

C'est dans ce contexte que s'inscrit la prise de parole du réalisateur Olivier Marchal, qui a tenu à apporter son soutien aux forces de l'ordre. Au-delà de son profil actuel, celui d'acteur-réalisateur, c'est aussi en tant qu'ancien policier qu'il exprime son soutien; lui qui fut notamment membre de la Brigade Criminelle à la PJ de Versailles de 1980 à 1982, pour ensuite intégrer la section antiterrorisme au sein des renseignements généraux.

Le cinéaste s'est donc fendu d'une lettre de soutien, intitulée "Larmes de flics", mise en exergue par le syndicat de police ALLIANCE PN sur son compte Twitter. "Oui, il y a des flics qui ne méritent pas de pitié. Oui, il y a des flics qui se comportent parfois de façon pitoyable. Mais combien sont-ils ? Si peu, si vous saviez... Ceux-là méritent d'être jugés. Et durement. Les autres ne méritent pas l'amalgame. Ils ne méritent que notre reconnaissance. Et nos applaudissements... Et moi, ceux-là, je les aime..." écrit Marchal en conclusion.

Les Avengers dans Le Magicien d'Oz : découvrez l'incroyable deepfake

Et si Iron Man, Spider-Man, Thor et Star-Lord partaient faire un petit tour au pays d'Oz ? Après l'incroyable vidéo deepfake dans laquelle Robert Downey Jr. et Tom Holland s'étaient retrouvés dans la peau de Doc et Marty de Retour vers le futur, un nouveau montage s'est amusé à croiser l'univers des Avengers et celui du Magicien d'Oz.

A mi-chemin entre la parodie et l'hommage à Stan Lee, le résultat est pour le moins déroutant, nous présentant un Chris Hemsworth en Lion Peureux, un Robert Downey Jr. en Epouvantail, un Chris Pratt en Homme de Fer et un Tom Holland... en Dorothy. Sans compter la roulotte du Professeur Marvel au début du film, qui n'a absolument pas été retouchée, et qui constitue sans nul doute le trait d'union parfait entre les deux univers. 

Pour rappel, le deepfake est un procédé numérique permettant de mêler plusieurs images entre elles et de les associer. Autrefois réservé aux professionnels, ce jouet virtuel s'est récemment démocratisé pour permettre aux talentueux amateurs de recréer - par exemple - leurs castings alternatifs de films culte. 

The Batman : un nouveau Joker introduit par Matt Reeves ?

Le Joker va-t-il rencontrer le Batman bientôt incarné par Robert Pattinson ? Cela pourrait être le cas si l'on en croit les informations glanées par le site The Direct. D'après elles, le réalisateur Matt Reeves envisage de faire apparaître le clown psychopathe non pas dans le premier volet des aventures de la chauve-souris, mais dans le 2e ou 3e opus de la trilogie. En revanche, il serait fait référence au Joker dès le premier film, qui arrivera le 29 septembre prochain dans les salles.

Malgré le succès de Joker incarné par Joaquin Phoenix, il y a très peu de chance qu'il s'agisse de cette version du personnage. S'il devait y avoir une suite au film de Todd Phillips, il est probable qu'elle se situera dans "sa" version de Gotham City, sans lien avec celle que proposera bientôt Matt Reeves.

Si cette rumeur s'avère justifiée, la présence du Joker dans les 2e et 3e films obligerait à choisir un nouvel acteur pour incarner ce supervilain iconique de l'univers DC Comics, en passant juste après l'interprétation remarquée de Joaquin Phoenix, sans parler des précédentes dans The Dark Knight, Suicide Squad ou Batman (1989).

Selon les dernières informations, The Batman reprendra son tournage dans les jours qui viennent. Selon Matt Reeves, il reste 75% du film à mettre en boîte.

Flash saison 7 : Hartley Sawyer (Elongated Man) viré de la série pour des propos racistes et misogynes

L’Homme élastique quitte l’équipe de Flash ! La production de la série DC Comics a en effet décidé d’écarter du programme le comédien Hartley Sawyer, après que des propos à caractère misogynes et racistes aient refait surface sur les réseaux sociaux de l’acteur américain ; leur publication est certes antérieure à l’arrivée de ce dernier dans le show en cours de saison 4, mais le contenu de ces tweet demeure encore aujourd’hui extrêmement dérangeant dans leur manière de tourner en dérision des sujets aussi délicats que le harcèlement sexuel et le viol.

Dans les heures qui ont suivi cette annonce choc, Sawyer a réagi en publiant un texte d’excuses, évoquant "une tentative d’humour qui était à la fois blessante et inacceptable" et un sentiment de honte quant au contenu de ces messages rédigés dans le seul but "d’attirer l’attention". Sur son compte Instagram, Grant Gustin a tenu à réagir au renvoi de son partenaire de jeu, expliquant que la révélation de ces messages coïncidait avec une période critique dans la société américaine, et qu’il paraissait nécessaire de prendre des actions contre tout type de comportement pouvant creuser encore un peu plus les sillages entre les communautés.

Rappelons que la série Flash avait déjà été mêlée à des affaires de ce genre, quand le cocréateur du programme Andrew Kreisberg avait été démis de ses fonctions de showrunner après avoir fait l’objet de plusieurs plaintes pour harcèlement sexuel lors du déclenchement du mouvement #MeToo.

08 juin 2020

Camping sur TF1 : il y aura bien un 4ème film

La saga Camping bientôt de retour au cinéma ? Alors que le premier opus est passé ce soir sur TF1, un quatrième opus pourrait finalement voir le jour. C'est en tout cas ce que laisse entendre le réalisateur Fabien Onteniente, coauteur avec Franck Dubosc des trois premiers films de la franchise. Jusque-là, le 4ème opus des Camping était un projet abandonné, selon les dernières déclarations de l'interprète de Patrick Chirac. Mais au micro de RTL le 21 mai dernier, Onteniente a donné des nouvelles du projet : :

"J'ai souvent Franck au téléphone à ce sujet. Et c'est vrai qu'on nous le réclame tout le temps, donc un moment on va répondre à cette demande collective."

Camping 3, sorti en 2016, présentait Patrick Chirac revenant une fois de plus au camping des Flots bleus mais cette fois en covoiturage. Accompagné de trois jeunes, Patrick va leur faire découvrir le camping, tout en espérant que sa fille va le rejoindre pour les vacances. La saga Camping est l'un des gros succès du cinéma, avec 12,6 millions d'entrées réalisés en trois films.