Certaines de ses chansons datent mais parlent à tout le monde. La chanteuse Isabelle Morizet, qui s’est fait connaître sous son nom de scène Karen Cheryl et s’est déjà exprimée cash sur la chirurgie esthétique s’est confiée avec autant de franchise dans les pages de Closer. Alors que les best of de ses chansons s’arrachent, elle est revenue sur son parcours impressionnant mais aussi sur les difficultés qu’elle a rencontrées au fil des ans. Il faut dire que l’industrie musicale, et le monde artistique plus globalement, peut être sans pitié et elle en a bel et bien fait les frais.
Car en plus d’être chanteuse, Isabelle Morizet a aussi fait un passage à la télévision dans Les Filles d’à côté, mais elle avait des rêves bien plus grands que ça. "Quand je ne tournais pas, j’étais dans ma loge au téléphone, à travailler mes idées. Et dès que la journée se terminait, je repartais en rendez-vous. Je me promenais avec mon cartable rouge, que j’ai toujours, rempli de projets de radio et de télévision. C’est le témoin de mes espoirs, de mes chagrins, de mes combats" a-t-elle confié à Closer.
Malheureusement l’image de Karen Cheryl a souvent pris le pas sur les talents d’Isabelle Morizet. "On ne me prenait pas du tout au sérieux. On me recevait aimablement, on souriait à ‘la chanteuse’, on gardait les projets et on ne me rappelait jamais" a expliqué Isabelle Morizet. Et à la question de savoir si certaines de ses idées ont été volées, elle répond par l’affirmative. "Certains projets ont fini par être mis à l’antenne, portés par d’autres. Deux émissions notamment, dont une existe encore aujourd’hui. Je n’irai pas plus loin, mais ceux qui savent, savent".
Des accusations à peine voilées pour celle qui, sans retraite, vit de ses petites économies - que son come-back musical pourrait aider. Pourtant elle a voulu disparaître il y a plusieurs années, après avoir été malmenée sur les plateaux. "A l’époque, on avait beaucoup de mal à imaginer qu’une chanteuse populaire puisse être autre chose que ce qu’on avait décidé pour elle. J’ai compris que pour être légitime, il fallait que je redevienne Isabelle". C’est vers Jérôme Bellay, le président d’Europe 1 devenu ensuite son mari, qu’elle s’est tournée.
Et c’est chez Europe 1 qu’elle a ensuite pu construire sa carrière, plus de 25 ans dans les studios de la chaîne radio. "J’ai eu une deuxième vie, à la radio et à la télévision, loin des projecteurs. Vingt-sept ans sur Europe 1, en étant enfin moi. Cette liberté-là a été essentielle" conclut celle qui a côtoyé les plus grands et repoussé Alain Delon à plusieurs reprises…

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