Alessandra Sublet, très discrète sur sa vie privée, n’a pourtant jamais eu peur de dire les choses telles qu’elles sont. Invitée d’Un dimanche à la campagne, diffusé le dimanche 25 janvier 2026 sur France 2, l’ancienne animatrice devenue romancière s’est livrée avec une sincérité rare sur l’une des périodes les plus sombres de sa vie. Sa dépression post-partum. Un témoignage fort et accueilli avec beaucoup d’émotion par Frédéric Lopez et les autres invités de l’émission.
Après deux semaines d’interruption dues à la diffusion de la Champions Cup de rugby, le programme dominical faisait son retour à l’antenne avec un casting éclectique. Karl Sanchez, alias Nicky Doll, Marine Delterme et Alessandra Sublet. L’occasion pour cette dernière de revenir sur son parcours, depuis ses débuts très exposés à la tête de C à vous jusqu’à son virage vers l’écriture, marqué par la parution de son roman T’as le blues baby ?
Lorsque Alessandra Sublet prend les commandes de C à vous, elle est alors une jeune trentenaire propulsée en première ligne. Et ce rôle lui vaut de nombreuses critiques, souvent teintées de sexisme. ‘‘J’ai été attaquée sur le fait d’être une femme.’’ raconte-t-elle en citant des remarques violentes. ‘‘Comment peut-on mettre la nana de L’amour est dans le pré sur la chaîne de la connaissance et du savoir ?’’ L’ancienne animatrice Alessandra Sublet explique avoir lu ces articles, parfois blessants, mais aussi s’en être servi comme moteur.
À cette pression médiatique s’ajoute l’incertitude permanente autour de l’émission. ‘‘Tous les quinze jours, on nous disait que le programme pouvait s’arrêter.’’ se souvient-elle. À la fin de la troisième saison, alors que les audiences restent fragiles, elle apprend que l’avenir de l’émission est encore incertain. ‘‘À un moment donné, il faut avoir les reins solides.’’ confie-t-elle aujourd’hui avec le recul.
C’est dans ce contexte déjà éprouvant qu’Alessandra Sublet, maman de deux enfants, donne naissance à sa fille Charlie, en juin 2012. Elle reprend pourtant l’antenne à peine deux mois plus tard. Très vite, elle sent que quelque chose ne va pas. ‘‘Je voyais bien que je n’allais pas bien et ça, ça ne me ressemble pas.’’ avoue-t-elle. ‘‘Je n’avais même plus envie de m’occuper de ma fille.’’ Elle y évoque également la difficulté vécue par son ex-mari face à cette situation.
Avec le temps, le diagnostic devient évident. ‘‘J’ai compris après que c’était une vraie dépression, une vraie maladie, et que ça arrivait à beaucoup de femme.’’ Alessandra Sublet décrit un quotidien marqué par les larmes, l’incompréhension et une culpabilité écrasante. ‘‘Tu chiales tout le temps… avec la culpabilité de ne pas être une bonne mère.’’ Et malgré tout, chaque soir, elle doit afficher le sourire à l’antenne. ‘‘Tu as le sourire tous les soirs, mais tu vis un cauchemar.’’ résume-t-elle. C’est précisément cette épreuve qui l’a poussée à écrire et en parler sans filtre. ‘‘Je vous emmerde. Si ça doit arrêter ma carrière, ce n’est pas grave.’’ tranche-t-elle. Un choix assumé qui lui a valu de nombreux messages de soutien. ‘‘C’est un sujet important, il faut en parler.’’ conclut-elle, déterminée à briser le silence autour de la dépression post-partum.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire