À quelques semaines de la sortie de LOL 2.0, l’actrice française fait la couverture de Marie Claire. Dans cet entretien, elle évoque son rapport au succès, les contraintes liées à la notoriété et les conséquences d’une exposition médiatique survenue dès l’adolescence.
Dans cet entretien mené par la journaliste Emily Barnett, la comédienne évoque frontalement ce que représente le fait d’être connue. Interrogée sur son rapport à la célébrité, elle répond sans détour : "Ce n’est pas facile. Je ne vais pas me plaindre. Mais c’est chiant d’être connue. Ça vous change une vie, d’être dans le regard des autres tout le temps."
Selon elle, cette exposition constante impose une posture particulière dans l’espace public. Elle décrit une forme de responsabilité quotidienne, faite de disponibilité et d’attention aux autres. "Ça exige une disponibilité, une écoute. Il faut être présente à chaque fois qu’on me reconnaît, faire un signe", explique-t-elle.
L’actrice souligne aussi l’ambivalence de cette reconnaissance. "Ça vous donne de l’énergie et ça vous en prend aussi", précise-t-elle, avant d’ajouter que cette fatigue est renforcée par sa sensibilité personnelle : " surtout quand on a tendance comme moi à tout prendre un peu trop à cœur." Une réalité qu’elle assume, tout en rappelant qu’elle accompagne son parcours depuis des décennies.
La star française revient également sur les débuts de sa carrière, marqués par un succès fulgurant. Elle n’a que 14 ans lorsque La Boum rencontre un large public. Avec le recul, elle porte un regard lucide sur cette période : "C’était trop jeune. Ça aurait pu me tuer. Ça a failli."
Elle explique avoir été projetée dans un monde qu’elle ne connaissait pas. "Je venais de la lointaine banlieue, je ne connaissais pas le monde. Tout m’est arrivé en même temps." Cette notoriété précoce bouleverse alors son quotidien. "C’était horrible, je n’avais plus de vie. Je ne pouvais plus aller à l’école, me déplacer seule… Vous imaginez ?" Face à cette perte brutale de liberté, elle met en garde : "La célébrité, c’est dangereux. Il faut avoir du recul." Elle reconnaît toutefois que cette expérience l’a forcée à grandir rapidement. "Tomber dans le cinéma si jeune m’a fait mûrir vite. Il fallait se débrouiller." Aujourd’hui, elle observe ce parcours avec distance : "A posteriori, je me dis aussi que j’étais drôlement gonflée."

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