05 janvier 2026

Hakim Jemili tacle les téléspectateurs de CNews

Hakim Jemili n’a jamais été du genre à mâcher ses mots, mais cette fois, l’humoriste et comédien est allé encore plus loin. Invité par David Barbet dans l’émission Censuré, diffusée sur YouTube, l’acteur s’est livré à une interview sans filtre, mêlant coups de gueule, confidences personnelles et retours francs sur sa carrière. Un entretien qui fait déjà beaucoup réagir, notamment en raison de ses propos très virulents à l’encontre de certaines chaînes d’information en continu.

Au cours de l’entretien, Hakim Jemili évoque longuement son rapport aux médias et à l’actualité. Très critique envers des chaînes comme CNews et BFMTV, il dénonce ce qu’il considère comme une dérive du débat public et une saturation de l’espace médiatique par des opinions permanentes.

"Vous savez que c’est catastrophique. Les gens qui trouvent ça bien sont des cons", lâche-t-il sans détour. Avant d’enfoncer le clou : "On ne peut pas avoir un avis sur tout. Ferme ta gueule, c’est beaucoup mieux".

Pour l’acteur, le problème dépasse largement les chaînes elles-mêmes. Il pointe du doigt une société qu’il juge épuisée par la surinformation et la polarisation des discours. "Nous sommes foutus : nos sociétés sont en pleine dégringolade", affirme-t-il, visiblement inquiet du climat ambiant.

Des propos crus, assumés, qui reflètent un ras-le-bol généralisé et qui n’ont pas manqué de provoquer de vives réactions sur les réseaux sociaux, entre soutien et indignation.

Mais l’un des moments les plus marquants de l’interview reste sans doute lorsque Hakim Jemili se livre sur un aspect beaucoup plus intime de sa vie : sa timidité extrême, qu’il décrit comme une véritable maladie.

"Je voulais vaincre ma timidité. Je tremblais quand j’étais devant un public, c’était horrible", raconte-t-il avec une sincérité désarmante. Pendant près de deux ans, il se force à affronter cette peur quotidienne, au prix d’un immense effort psychologique.

"J’ai énormément pris sur moi. C’était très dur, c’était contre nature", explique-t-il, avant d’ajouter :

"Le problème était trop grave, c’était problématique dans ma vie. C’était vraiment une maladie".

Cette anxiété sociale l’a même handicapé dans ses études : "Dans mon école de publicité, je n’arrivais pas à faire une présentation devant la classe. C’était grave". Un paradoxe frappant pour celui qui, aujourd’hui, remplit des salles et s’exprime librement devant des millions de spectateurs.

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