18 février 2026

Santé mentale : Le prince William voudrait voir davantage de « modèles masculins » banaliser le sujet

Sa parole sera-t-elle d'or ? En tout cas, le prince héritier William, qui parle régulièrement des questions de santé mentale, a appelé, mercredi 18 février 2026, davantage de « modèles masculins » à s’emparer de ce sujet afin de le « normaliser », et confié passer lui-même du temps à « comprendre ses émotions ».

« Nous avons besoin de plus de modèles masculins qui en parlent ouvertement et qui contribuent à banaliser ce sujet, afin que cela devienne naturel pour nous tous », a plaidé le prince dans une émission de la BBC consacrée à la santé mentale.

« Personne au monde ne possède tous les outils pour faire face à chaque situation ou à chaque état mental qui se présentera », a encore ajouté le prince William, martelant qu’il « n’y a rien de mal à demander du soutien, à solliciter un ami, à tendre la main ».

William, 43 ans, et son épouse Kate, 44 ans, portent ce sujet – longtemps tabou au sein de la famille royale – depuis plusieurs années. Ils ont ainsi lancé, en octobre 2025, une fondation dédiée à la prévention du suicide qu’ils financent à hauteur d’un million de livres (1,15 million d’euros).

Au cours de cette émission, qui réunissait aussi un panel d’experts, l’héritier de la couronne britannique a également confié qu’il prenait « beaucoup de temps pour essayer de comprendre (ses) émotions », ajoutant que « c’est un processus vraiment important à faire de temps en temps ».

Il n’a pas évoqué le cancer de son père, le roi Charles, ni celui de son épouse Kate. Celle-ci avait annoncé en janvier 2025 être en rémission, et a repris depuis ses engagements royaux. Le monarque a, lui, indiqué en décembre 2025 que son traitement avait été allégé.

Le prince, dont la mère, la princesse Diana, est décédée dans un accident de voiture lorsqu’il avait 15 ans, avait confié que l’année 2024 avait été « la plus difficile » de sa vie, compte tenu de ces deux cancers. En octobre 2025, Il avait fait la Une de la presse après être apparu submergé par l’émotion face à une veuve évoquant le suicide de son mari.

Le cadeau de Raye à ses fans qui se sont vu refuser l’entrée de son concert à Paris

Raye s’est exprimée hier sur le nouveau bug de Ticketmaster qui a affecté plusieurs de ses fans lors de son concert à l’Accor Arena de Paris dimanche dernier. 65 personnes se sont vu refuser l’entrée du spectacle alors qu’elles disposaient de tickets achetés sur une billetterie officielle gérée par Ticketmaster.

Seulement, au moment où ces billets de prévente se sont vendus, le site traversait un « problème technique », à en croire les explications de l’entreprise auprès du magazine People. Si les personnes affectées ont été informées qu’elles seraient « remboursées » et recevraient une « carte cadeau », Raye, de son vrai nom Rachel Keen, a trouvé que ce n’était pas assez pour l’inconvénient que cela a causé à ses admirateurs.

La chanteuse de 28 ans a publié dans ses Stories Instagram un message de solidarité à l’égard de ses fans malchanceux.

« Je suis complètement dévastée pour les 65 détenteurs de billets qui se sont vu refuser l’entrée à notre concert à Paris dimanche soir. C’est absolument inacceptable », a-t-elle tranché. « On m’a dit qu’il s’agissait d’une erreur de système chez Ticketmaster, ce qui signifie que 65 billets n’ont pas été entièrement validés lorsqu’ils ont été achetés, c’était en dehors de mon contrôle et je suis vraiment attristée et déçue », a-t-elle ajouté.

En plus des dédommagements proposés par Ticketmaster, Raye a tenu à offrir aux spectateurs refoulés des billets gratuits pour un futur concert « de leur choix », ainsi qu’un « vinyle dédicacé ». « Je sais que cela ne compense pas du tout ce gâchis, mais c’est tout ce à quoi je peux penser en ce moment pour adoucir le choc », a-t-elle conclu. « Mes plus sincères excuses à ceux d’entre vous qui ont été affectés. Je vous aime, Raye. »

Plusieurs des personnes affectées ont partagé leur frustration sur les réseaux sociaux, à l’instar de Chloé, une utilisatrice de TikTok qui a raconté son expérience dans une vidéo sur la plateforme. La jeune femme a notamment révélé que la soixantaine de personnes affectées par le problème n’avaient pu entrer, malgré les efforts du personnel de l’Accor Arena, car la salle était complète.

Meurtre de Tupac Shakur : Le juge refuse la demande de rejet des preuves du principal suspect

Les preuves récoltées lors d’une perquisition au domicile de Duane “Keffe D” Davis en juillet 2023 seront bien prises en compte dans le procès pour le meurtre de Tupac Shakur. Le chanteur de hip-hop avait été pris dans une fusillade, le 7 septembre 1996 à Las Vegas, alors qu’il se trouvait sur le siège passager d’une voiture conduite par Suge Knight, le cofondateur du label Death Row Records. Tupac Shakur est mort le 13 septembre 1996 de ses blessures.

Duane “Keffe D” Davis est accusé par les autorités d’avoir organisé cette embuscade mortelle. Le suspect, qui a plaidé non coupable, s’était impliqué lui-même en 2009 lors d’un interrogatoire avec la police et le procureur de Las Vegas, affirmant que Sean Combs avait offert 1 million de dollars au gang South Side Crips – dont il était l’un des leaders – pour tuer Tupac et Suge Knight. Une guerre entre rappeurs de la West et East Coast faisait rage à cette époque : le rappeur Notorious B.I.G., protégé de Sean Combs, a été assassiné quelques mois plus tard, en mars 1997 à Los Angeles.

Duane “Keffe D” Davis a réitéré ses accusations contre P. Diddy et son implication dans ses mémoires, Compton Street Legend, un livre publié en 2019, et a affirmé avoir reçu l’immunité des autorités contre son témoignage en 2009.

En juillet 2023, la police de Las Vegas a obtenu un mandat pour perquisitionner le domicile de Duane “Keffe D” Davis. Les inspecteurs ont saisi des ordinateurs, des tablettes, une clé USB, du cannabis et un exemplaire du magazine Vibe parlant de Tupac Shakur et de son livre de 2019. Un grand jury a ensuite retenu contre Duane “Keffe D” Davis un chef d’inculpation pour meurtre dans l’affaire Tupac Shakur.

Les avocats de l’inculpé ont demandé le rejet de ces éléments, arguant que la police de Las Vegas a fait passer leur client pour « un dangereux dealer » dans leur demande de mandat, alors qu’il serait un grand-père paisible et retraité de 62 ans, qui a arrêté le trafic de stupéfiant en 2008 et a travaillé pendant dix ans en toute légalité dans une raffinerie de pétrole. Ils ont accusé la police d’avoir obtenu leur mandat par des « omissions stratégiques ».

Le juge en charge de l’affaire a rejeté leur demande et validé les preuves récoltées par la police. Le procès de Duane “Keffe D” Davis doit commencer le 10 août 2026.

Le cofondateur de Bad Boy Records, Sean Combs, qui purge une peine de cinquante mois pour des faits de transport en vue de prostitution, a toujours nié être lié à l’assassinat de Tupac Shakur. Son ennemi et concurrent de Death Row Records, Suge Knight, purge quant à lui une peine de 28 ans de prison, prononcée en 2018, pour homicide. Il avait renversé, au volant de sa voiture en 2015 à Compton, Cle Sloan, qui s’en est sorti, et Terry Carter, un ancien ami et une relation d’affaires qui est décédé de ses blessures, avant de prendre la fuite.

Sandra Hüller fait sensation à Berlin avec le drame féministe Rose

Révélée en 2006 dans Requiem, puis consacrée en 2016 avec Toni Edermann, Sandra Hüller a connu une année 2023 exceptionnelle, avec deux films récompensés au Festival de Cannes, la Palme d’or de Justine Triet, Anatomie d’une chute, et La Zone d'intérêt de Jonathan Glazer (Grand Prix).

Nommée aux Oscars et aux Golden Globes de la meilleure actrice puis récompensée du César dans la même catégorie grâce à ces deux rôles, l'actrice est de nouveau sous les feux des projecteurs cette année avec Rose. 

Une performance jugée “phénoménale” par Screen, “une fois de plus elle est incroyable” appuie Variety, “une master class d’acting” rapporte The Hollywood Reporter. En résumé, “elle vole la vedette” écrit Loud and Clear… Un plébiscite critique pour la comédienne de 47 ans. 

Dans Rose, réalisé par Markus Schleinzer, un ancien directeur de casting de Michael Haneke, Sandra Hüller joue une femme qui, pendant la guerre de Trente ans (une série de conflits armés qui ont déchiré l’Europe aux XVIIe siècle) se fait passer pour un soldat. Un défi qui a piqué la curiosité de l’actrice, comme elle l'a explique à The Hollywood Reporter :

“J'ai aimé l'idée d'incarner quelqu'un comme ça et la possibilité de lui créer une sorte de monument, un testament en son nom. Je voulais aussi savoir si j'en étais capable. Parce que j’ai trouvé que c'était un vrai défi de jouer une personne se déguisant ainsi et qui a vécu une telle histoire. Je n’avais jamais fait ça auparavant.”

Rose est en lice pour l’Ours d’or, aux côtés du très remarqué Dao d’Alain Gomis - le directeur du Festival du film de New York, Dennis Lim, qualifiait l'œuvre de “déterminante pour 2026” - et s’attire toutes les éloges à la Berlinale.

2026 s'annonce comme une grande année pour Sandra Hüller, qu'on verra aussi s'illustrer aux côtés de Ryan Gosling dans Projet Dernière chance, avec Tom Cruise dans le prochain film d’Alejandro González Iñárritu, Digger, ou encore dans le nouveau Pawel Pawlikowski, 1949.

Warner Bros. accepte de rouvrir les négociations avec Paramount

C'est un nouveau rebondissement dans l’affaire du rachat de Warner Bros. Discovery... Si l’on pensait la bataille perdue pour Paramount, qui faisait des pieds et des mains pour rester dans la course, c’était sous estimer son PDG, David Ellison, qui n’est pas prêt d’abandonner. Même si le groupe Warner penchait plutôt pour l’offre de Netflix qui s’élevait à 83 milliards de dollars. 

Après avoir été devancée par le numéro 1 des plateformes de streaming, Paramount a contre-attaqué en engageant des poursuites contre Warner. Selon Bloomberg, le concurrent de Netflix a ensuite rencontré plusieurs dirigeants de la Commission européenne dont le président français Emmanuel Macron dans l’espoir de réveiller “la sensibilité historique de la France aux acquisitions affectant son industrie cinématographique [...] “. Enfin, le rival de Netflix a fini par écrire une lettre ouverte à l'industrie français.

Pour tenter de renverser la situation, Paramount s’attaque désormais au cœur du problème et a décidé d’améliorer son offre. Au deal initial de 30 dollars par action s’ajoute une prime de 650 millions de dollars en numéraire pour chaque trimestre où l’offre concurrentielle du géant du streaming n’a pas été honorée. Paramount accepte aussi de couvrir les 2,8 milliards de dollars d'indemnités de rupture que Warner Bros. devrait à Netflix si la fusion n’était pas actée au 31 décembre 2026.  

Warner Bros. a toujours des doutes sur l'offre de Paramount, mais pour la première fois le conseil d'administration considère que la proposition de Paramount pourrait être meilleure, ou pousser Netflix à améliorer la sienne. Et Variety confirme aujourd'hui que Warner accepte d'ouvrir les discussions avec Paramount, même si la compagnie "continue d'unanimement recommander favorablement la fusion avec Netflix". Les actionnaires de Warner sont appelés à voter le 20 mars prochain... 

Shia LaBeouf a été arrêté à La Nouvelle-Orléans pendant Mardi Gras

L’acteur américain fait de nouveau parler de lui loin des plateaux

Deux ans après son rôle remarqué dans Megalopolis, de Francis Ford Coppola, Shia LaBeouf a été arrêté à La Nouvelle-Orléans après une altercation qui aurait éclaté en marge des célébrations de Mardi Gras.

La star révélée enfant dans la série Disney La Guerre des Stevens - et qu'on a vu depuis dans des films comme Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal, la saga Tansformers, Nymphomaniac, Fury ou Pieces of a Woman  -  a été interpellé peu après minuit mardi 17 février, après "un week-end prolongé de tournée des bars" dans le quartier français de la ville de Louisiane.

Selon The Hollywood Reporter, l’acteur - déjà passé par des cures pour alcoolisme - aurait "provoqué du désordre et adopté un comportement de plus en plus agressif" dans un établissement de Royal Street (information initialement révélée par TMZ). Un employé aurait tenté de l’expulser. Une fois dehors, Shia LaBeouf aurait frappé un homme à plusieurs reprises à coups de poing. Toujours d’après le rapport de police, plusieurs personnes auraient essayé de le maîtriser. Relâché "dans l’espoir qu’il parte", il serait revenu à la charge, frappant à nouveau la même victime puis une autre personne au nez avant d’être immobilisé jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre.

L’acteur a d’abord été conduit à l’hôpital pour soigner des blessures dont la nature n’a pas été précisée.

Il a ensuite été placé en état d’arrestation et inculpé de deux chefs d’accusation pour violences simples.

Une affaire d’autant plus triste que, selon TMZ, il venait justement chercher un nouveau départ dans la ville après sa rupture l’an dernier avec l'actrice Mia Goth, il aurait quitté Los Angeles en décembre pour s’installer en Louisiane, achetant une maison de trois chambres et trois salles de bain et demie pour un peu plus d’un million de dollars, à une vingtaine de minutes du French Quarter de la Nouvelle-Orléans. Sur place, il aurait confié vouloir "reset and refocus" - repartir à zéro. Un nouveau chapitre de sa vie qui commence mal.

Chris Hemsworth tease l'avenir de Thor après Avengers 5 Doomsday

Alors que Crime 101, le thriller dans lequel il retrouve son complice Mark Ruffalo, vient de sortir en salles aux États-Unis, Chris Hemsworth a évoqué le futur de Thor au micro du podcast SmartLess. Et d'après le comédien australien, le Dieu du Tonnerre, présent dans le MCU depuis 2011, a encore un bel avenir devant lui !

Annoncé au casting de Avengers: Doomsday, réalisé par les frères Russo et prévu dans nos salles le 16 décembre prochain, Thor devrait encore figurer dans d'autres films Marvel, comme il le révèle.

"Je vais encore reprendre le rôle quelques fois après Doomsday", confie Hemsworth, expliquant qu’il a discuté avec Kevin Feige des directions possibles pour la suite. "Il m'a dit que c'était cool, car le public s'attend désormais à des rebondissements dramatiques avec le personnage. Et quoi que nous fassions ensuite, nous avons des idées pour faire quelque chose de vraiment unique et différent."

Chris Hemsworth revient ensuite sur l'évolution du ton des films Thor au fil des longs métrages : "Il faut faire attention. Quand nous avons réalisé Ragnarok, ça a été un vrai revirement avec le film de Taika. Et c'était tellement amusant. Ce changement a été très apprécié. Puis, avec Love and Thunder, c'était un peu comme un sketch des Monty Python, et nous avons probablement un peu trop exagéré, ce qui a suscité des réactions négatives. Les gens se demandaient : “Pourquoi est-il aussi ridicule ? Pourquoi est-ce comme ça ?” Le public s'est senti offensé, alors que de notre côté, nous nous amusions et avons tenté quelque chose de différent."

L’arc narratif de Thor n'est donc pas terminé, comme le dévoilait d’ailleurs l’un des teasers de Doomsday, montrant le fils d’Odin dans les bois, sans doute à l’aube d’une bataille, en pleine prière envers son père, qu’il supplie de le renvoyer sain et sauf chez lui après le combat, afin qu’il puisse revoir sa fille et lui transmettre des valeurs moins belliqueuses que celles avec lesquelles il a grandi.

Avengers: Doomsday sort dans nos salles le 16 décembre prochain. À ce stade, aucun cinquième film solo Thor n’a encore été officiellement annoncé par Marvel. Mais les propos de Hemsworth renforcent l’idée que le personnage aurait encore plusieurs chapitres à écrire, que ce soit à travers de nouveaux longs métrages ou des apparitions dans d’autres événements d’envergure comme Avengers: Secret Wars.

Emily Deschanel en profileuse de renom dans une série pour NBC

Les comédiens de Bones ont décidément le vent en poupe ces derniers jours. Après David Boreanaz, qui incarnera le personnage principal dans The Rockford Files, c’est au tour d’Emily Deschanel, sa partenaire de jeu pendant plus de 12 ans, de trouver son nouveau projet.

Selon les informations de Deadline, l’interprète de l’iconique Temperance Brennan a obtenu le rôle principal d’une nouvelle série policière destinée à être diffusée sur NBC.

Ce pilote qui n’a pour le moment pas encore de nom a été écrit par Dean Georgaris, qui a notamment écrit En eaux troubles, et John Fox. Cette série ambitieuse s’inspire des travaux d’Ann Burgess, un autrice experte en profilage qui a notamment aidé le FBI à élaborer un profil psychologique moderne pour les tueurs en série.

Ce n’est d'ailleurs pas la première fois que la fiction s’empare de l’histoire d’Ann Burgess puisque le personnage de Dr Wendy Carr, jouée par Anna Torv dans Mindhunter, était également inspiré par elle.

La fiction de NBC suivra la professeure Georgia Ryan (Emily Deschanel), une psychologue pionnière qui a révolutionné le domaine de la criminologie en recentrant les enquêtes sur la victime, plutôt que sur l’auteur du crime.

Une nouvelle vision qui lui permet de découvrir des indices cruciaux que les méthodes plus traditionnelles négligent. Avec son équipe, cette experte pionnière collabore avec le FBI pour résoudre les affaires les plus déroutantes et les plus difficiles à élucider.

Emily Deschanel s’est fait connaître en 2005 grâce à son rôle de l’anthropologue judiciaire Temperance Brennan dans la série policière Bones. Pendant plus de 12 ans, elle a donné la réplique à David Boreanaz.

Depuis l’arrêt de la série en 2017, la comédienne est notamment apparue dans The Rookie et Animal Kingdom. Si ce projet de série venait à voir le jour, il signerait le grand retour d’Emily Deschanel sur le devant de la scène.

Découvrez Le Mystérieux regard du flamand rose au cinéma

Début des années 1980, dans le désert chilien. Lidia, 11 ans, grandit au sein d’une famille flamboyante qui a trouvé refuge dans un cabaret, aux abords d’une ville minière. Quand une mystérieuse maladie mortelle commence à se propager, une rumeur affirme qu’elle se transmettrait par un simple regard. La communauté devient rapidement la cible des peurs et fantasmes collectifs. Dans ce western moderne, Lidia défend les siens.

En salle cette semaine, Le Mystérieux regard du flamant rose détonne par son titre intrigant… mais pas que ! Récit chargé de tension et de passion, propos avant-gardiste, références nombreuses et maîtrisées au genre western… Autant de raisons qui ont permis au premier long-métrage du cinéaste chilien Diego Céspedes de briller à la dernière édition du Festival de Cannes – où Céspedes avait déjà été nommé à deux reprises pour ses courts-métrages L’Été du lion électrique et Les Créatures qui fondent au soleil – et d’obtenir le prestigieux prix Un certain regard.

Plaisante coïncidence, puisque c’est précisément du regard dont ce premier long-métrage est question. Tantôt arme de séduction infaillible, tantôt facteur de malédiction, celui-ci se retrouve ainsi pivot de l’intrigue. Élevée au sein d'une communauté vivant dans un cabaret, la jeune Lidia se retrouve régulièrement prise à partie par les jeunes garçons de la communauté avoisinante, effrayés par le regard de “Flamant rose” – surnom d’une artiste travestie (terminologie prédominante à l’époque) et charismatique qui joue pour Lidia le rôle de mère. En effet, croiser son regard, ou celui de l'une des personnes de cette communauté, pourrait contaminer les hommes d'une maladie mortelle... mais aussi les séduire, qu'ils refusent de le reconnaître.

Un regard tentateur mais dangereux, métaphore à peine dissimulée du VIH, auquel le cinéaste Diego Céspedes a été confronté dès sa jeunesse. “J’ai grandi avec une mère hantée par le VIH, raconte-t-il. Elle regardait à la télévision un « soap opera » où était représenté le premier personnage séropositif. Elle en parlait d’une manière terrible si bien que j’avais très peur de le regarder. L’idée de la maladie m’effrayait.”

C’est précisément à cette “mythification” du virus que Diego Céspedes s’attaque avec Le Mystérieux regard du flamant rose. Située dans les années 80, l’intrigue du long-métrage permet d’interroger toute la désinformation propagée autour de l’épidémie, notamment par les communautés masculinistes machistes et homophobes, pour qui la maladie était considérée comme une véritable malédiction. Plus encore que les effets de la maladie, c’est surtout la tentation charnelle interdite qui effraie ces hommes. Car la troupe du cabaret, composée majoritairement d’artistes travestis, s’avère aussi séductrice que sympathique, véritable refuge familial pour Lidia (brillamment incarnée par la jeune Tamara Cortes).

Lorsque la peur et le rejet prennent le pas sur la tolérance, la tension s’accumule et Le Mystérieux regard du flamant rose adopte alors un parfum familier de western, mêlant vengeance et règlements de comptes.

Par son cadre, d’abord, Le Mystérieux regard du flamant rose se révèle propice au développement d’une esthétique “western” directement héritée des grands maîtres du genre. Au milieu du désert chilien aride, deux communautés cohabitent en vase clos – une troupe d’artistes travestis et un groupe de mineurs, majoritairement masculin –. Isolée par le désert du reste du monde, la communauté se referme sur elle-même, comme en huis clos. Entre deux numéros de flamenco, le vent souffle au dehors, présence invisible et fantomatique de la menace qui pèse en permanence sur Lidia et sa famille.

Lorsqu’un événement dramatique frappe la communauté et met le feu au poudre, Lidia prend les armes et affronte les ennemis de ses proches, notamment de sa mère, “Flamant rose” (brillamment incarnée par le magnétique Matías Catalán). Ce tournant de l’intrigue permet alors l’instauration d’une dynamique de tension nouvelle, rappelant les plus grands récits de vengeance : duels de regard, pistolets chargés prêts à faire feu à tout moment, notes latines soulignant les tensions sous-jacentes… Autant de références qui permettent au Mystérieux regard du flamant rose de conjuguer à l’ardeur de son propos la chaleur étouffante de la vengeance.

Hommage passionné au genre western porté par une galerie de personnages flamboyants, vision contemporaine des amours passionnelles et familiales, Le Mystérieux regard du flamant rose de Diego Céspedes, primé à Cannes, est à découvrir dès maintenant au cinéma. 

17 février 2026

Pierre Palmade : pourquoi l’humoriste a-t-il déjà fini de purger sa peine ?

L’annonce a surpris. D’après RTL, le parquet de Bordeaux a confirmé que Pierre Palmade devrait avoir purgé sa peine le 27 février prochain. Une échéance plus rapide que ce que certains imaginaient.

Condamné en novembre 2024 à cinq ans de prison dont deux ans fermes pour blessures involontaires aggravées, après le grave accident de février 2023 alors qu’il conduisait sous l’emprise de stupéfiants, l’humoriste de 57 ans avait pourtant été incarcéré. Alors pourquoi cette fin de peine arrive-t-elle déjà ?

Selon RTL, Pierre Palmade aurait bénéficié des réductions de peine prévues par le barème habituellement appliqué par le juge d’application des peines. Rien d’exceptionnel sur le principe, mais un mécanisme légal encadré. Toujours d’après le parquet de Bordeaux, le magistrat aurait pris en compte son comportement depuis sa condamnation. Aucune infraction relevée, respect strict des horaires, paiement régulier des dommages et intérêts et suivi assidu de ses traitements contre ses addictions. Autant d’éléments qui ont pesé dans la balance.

Après sa condamnation, l’artiste avait été incarcéré à Bordeaux entre décembre 2024 et avril 2025, avant de poursuivre sa peine à domicile sous bracelet électronique. Une exécution de peine aménagée qui entre dans le cadre prévu par la justice.

Si la question judiciaire semble réglée, le plan personnel reste plus fragile. En avril dernier, des proches confiaient que l’humoriste traversait une période difficile, moralement et physiquement. "Pierre est soulagé. Il était très anxieux d'être enfermé. Sa détention s'est globalement bien passée même s'il y a eu quelques moments de tension", avait expliqué l’un d’eux au micro de BFMTV.

Mais une fois sorti, la solitude se serait installée. "Tous ses amis lui ont tourné le dos, à part Michèle Laroque qui l’évoquait dernièrement sur France Inter du bout des lèvres", assurait la même source. "On espère qu’il tiendra la route face à sa solitude". En mars dernier, l’actrice avait elle-même pris la parole sur France Inter. "C'est un sujet extrêmement délicat... Ce qui me lie à Pierre ne regarde que Pierre et moi. Ce que je peux dire, c'est que c'est une énorme tristesse dans ma vie. Je l'ai vu s'autodétruire, ce qu'il a fait est indéfendable et inexcusable. Mais un ami, c'est un ami", avait-elle déclaré. Des mots forts, qui avaient suscité de nombreuses réactions.