14 juin 2020

La Momie sur TF1 Séries Films : pourquoi Brendan Fraser a-t-il disparu des écrans ?

À la fin des années 90, Brendan Fraser devient une superstar mondiale grâce au triomphe de La Momie. Il enchaîne les succès avec Endiablé, Le Retour de la Momie puis Collision. Soucieux de réaliser lui-même ses cascades, il n'hésite pas à payer de sa personne, manquant de s'étrangler sur le tournage de La Momie où se brûlant gravement la main sur celui de Voyage au centre de la Terre en 2007. "J'étais entouré de bandages, de glace et de compresses de randonnée car elles sont petites et légères et tiennent sous les vêtements. Je me construisais un exosquelette tous les jours", confie l'acteur.

Pour tenir le coup, Fraser subit également de la chirurgie, notamment une laminectomie, procédure permettant de supprimer une ou plusieurs lames vertébrales. Puis c'est une lombaire qui ne tenait plus et il a fallu le réopérer. L'un de ses genoux a dû être partiellement remplacé et ses cordes vocales ont lâché. L'acteur a passé énormément de temps dans les hôpitaux pendant sept ans, payant ce qu'il décrit comme sa volonté de "beaucoup trop forcer, au point que cela devienne destructeur". L'autre raison de son état selon lui ? Son rythme de travail : "J'avais l'impression de travailler encore et toujours et de réparer des trucs que j'avais déjà réparé mais qui se faisaient détruire encore et encore pour le plaisir de tous".

En plus de ses ennuis de santé, Brendan Fraser a dû également passer par une longue phase de reconstruction après une agression sexuelle. Dans une longue interview à GQ en 2018, le comédien trouve enfin le courage de libérer sa parole. Durant l'été 2003, fragilisé par sa santé, Fraser se rend au Beverly Hills Hotel pour un dîner organisé par la Hollywood Foreign Press Association (HFPA). C'est cette organisation qui s'occupe notamment des célèbres Golden Globes. Sur le chemin du retour, il est appelé par Philip Berk, ancien président de la HFPA qui, selon la version de Berk dans son auto-biographie, lui pince les fesses. La version de Fraser est toute autre :

"Sa main gauche s'est approchée, a attrapé ma fesse et l'un de ses doigts a touché mon anus. Et il a commencé à le bouger". A ce moment, Fraser s'est "senti mal. Je me sentais comme un petit enfant. J'avais comme une boule dans la gorge. J'avais l'impression que j'allais pleurer". Depuis, l'acteur et ses représentants ont demandé des excuses à Berk, qui nie la version de Fraser. L'ex-président de la HFPA a cependant écrit une lettre au comédien affirmant : "Si j'ai fait quelque chose qui a dérangé M. Fraser, ce n'était pas intentionnel et je m'en excuse".

Brendan Fraser a trouvé la force de parler grâce à l'avènement du mouvement #MeToo : "Je connais Rose McGowan, Ashley Judd et Mira Sorvino, j'ai travaillé avec elles. Je ne leur ai pas parlé depuis des années mais ce sont mes amies. J'ai suivi leur merveilleux mouvement et ces gens capables de dire ce que je n'avais pas eu le courage de dire". Même depuis qu'il s'est exprimé à ce sujet et qu'il a raconté son histoire, Fraser se dit toujours "effrayé". Son état d'esprit a mis du temps à changer. Il commente : "Est-ce que je sens que j'avais besoin d'en parler ? Absolument. Est-ce que j'ai voulu le faire beaucoup de fois ? Absolument. Est-ce que j'y ai renoncé ? Absolument."

Après cette agression sexuelle, Brendan Fraser sombre dans une longue dépression qui s'accentue sur le tournage des Looney Tunes passent à l'action de Joe Dante. Dans cette comédie, l'acteur donne la réplique à des personnages de dessins animés et joue un cascadeur, doublure de Brendan Fraser. Il en viendra même à croiser le vrai Brendan Fraser à la fin du film. Dans cette scène, le comédien est donc dédoublé à l'écran et se frappe lui-même. "Je crois qu'à cette époque je voulais me tabasser moi-même avant que quelqu'un d'autre ne le fasse", révèle-t-il.

Fraser n'étant plus que l'ombre de lui-même, l'industrie hollywoodienne commence à l'oublier : "Le téléphone professionnel a cessé de sonner et j'ai commencé à me demander pourquoi. Cela tient à de nombreuses raisons, mais [ce qui s'est passé avec Berk] est-elle l'une d'entre elles ? Je crois que oui." Sa dépression a aussi été liée à la pression du métier d'acteur à Hollywood. "Je ne suis pas réservé ou quoi, mais j'ai senti que je ne pouvais plus faire partie de ce monde du cinéma. Je ne m'y sentais plus à ma place". En 2010, il tourne aux cotés d'Harrison Ford dans Mesures exceptionnelles avant de définitivement se détourner d'Hollywood. L'échec de La Momie 3 n'a pas arrangé les choses et l'artiste est remplacé par Dwayne Johnson dans Voyage au centre de la Terre 2.

Fraser ne tournera plus que des films indépendants jusqu'à son come-back dans la série Trust, dans laquelle il se fait à nouveau remarquer. Le comédien va beaucoup mieux et semble reprendre du plaisir à jouer la comédie, comme on peut notamment le voir dans Doom Patrol. Il y incarne le super-héros Robotman alias Clifford Steele. "Vous pouvez parfois penser que vous n'êtes pas à la hauteur, que vous avez échoué. C'est faux. C'est une nouvelle époque, une nouvelle ère, et des changements positifs vont découler des témoignages sur les agressions sexuelles. Je suis optimiste et je garde espoir". Désormais installé à Bedford (New York), l'ex-George de la Jungle se détend en faisant du tir à l'arc et en s'occupant d'un cheval qu'il a recueilli sur le tournage de la série historique Texas Rising en 2015.

47 Ronin sur TFX : pourquoi ce film d'action est-il le plus gros échec commercial de Keanu Reeves ?

Avant de revenir sur le devant de la scène avec John Wick, Keanu Reeves est à l'affiche en 2014 de 47 Ronins, qui s'inspire d'une vieille légende nippone, elle-même basé sur un fait réel. Le film raconte comment 47 samouraïs errants jurent de venger l'assassinat de leur maître par un perfide seigneur de guerre.

Avec un budget estimé entre 175 et 200 millions de dollars, 47 Ronin, qui mêle arts martiaux et fantastique, devait être l'un des succès cinématographiques de 2014. Mais les résultats au box-office sont catastrophiques : seuls 38 millions de dollars de recettes sont récoltés sur le territoire américain, sur un total de 151 millions de dollars dans le monde. Même au Japon, où le sujet et le casting auraient pu séduire les spectateurs, c'est un échec. Variety précise à l'époque qu'il s'agit du plus mauvais démarrage pour un film ayant coûté plus de 150 millions de dollars.

La réalisation de 47 Ronin est confiée à un novice, Carl Rinsch. Il s'agit de son premier et dernier long-métrage. Au-delà de son manque d'expérience, encore plus handicapant sur une grosse machine comme celle-là, on raconte que la production est tendue car Rinsch souhaite faire un pur film de samouraïs, tandis qu'Universal veut un objet plus mainstream et grand public. Cette incompatibilité s'ajoute à un tournage chaotique : le script est sans cesse réécrit, jusque durant le tournage, réduisant par exemple le personnage important de Kapitan à une courte apparition silencieuse.

Bien que mettant en scène une histoire et des personnages japonais, 47 Ronin est une production américaine. Afin de rendre le film plus authentique, on décide d'entourer Keanu Reeves d'acteurs japonais, dont Hiroyuki Sanada, Tadanobu Asano et Rinko Kikuchi. Certains, ne maîtrisant pas la langue de Shakespeare, sont contraints de prononcer leur texte phonétiquement avant d'être doublés. Enfin, il est décidé au dernier moment de tourner en 3D stéréoscopique, ce qui ralentit la production en plus de plomber le budget. Une gestation compliquée qui crée un bouche-à-oreille négatif autour de 47 Ronin avant même sa sortie.

Un coup dur pour Keanu Reeves, qui, un mois plus tôt aux États-Unis, n'a pas non plus rencontré le succès avec Man Of Tai Chi, sa première et unique réalisation. Également consacré aux arts martiaux, ce long-métrage n'a rapporté que 5,4 millions de dollars, pour 25 millions de dollars de budget. Heureusement pour le comédien, le carton de John Wick relancera sa carrière moins d'un an plus tard.

Bande-annonce de T’as pécho, avec Ramzy Bedia

Arthur, 15 ans, a un coup de foudre pour Ouassima, qui ne le regarde même pas… Alors que lui n’a jamais pécho, elle sort avec Matt, le beau gosse du collège. Pour s’approcher d’elle, Arthur rassemble une bande de losers célibataires et lui propose de leur donner des cours de péchotage, à 10 euros la leçon. Dans les vestiaires de la piscine, débute alors un long apprentissage intime et collectif sur "les filles et l’amour : mode d’emploi".

Pour son premier long-métrage, Adeline Picault - scénariste à la télévision et au cinéma - nous propose une comédie adolescente et dans l’ère du temps, autour d’un groupe de lycéens marginaux. Si sur le papier, T’as pécho ne propose rien d’original, le long-métrage compte sur une distribution plutôt sympathique composée de jeunes talents prometteurs (Paul Kircher, Inès d'Assomption, Sophie-Marie Larrouy, Renely Alfred…) et d’acteurs confirmés comme Ramzy Bedia, Vincent MaCaigne et Moussa Mansaly pour nous faire rire. Le teaser nous dévoile d’ailleurs quelques gags.

Si les cours seront déjà fini d’ici là, T’as pécho vous donne rendez-vous sur les bancs de l’école et les sièges rouges du cinéma dès le 29 juillet.

Percy Jackson - la mer des monstres sur Disney+ : pourquoi cette suite a failli ne jamais voir le jour ?

En 2013 sortait sur nos écrans Percy Jackson : la mer des monstres, second volet de la saga cinématographique adaptée des romans par Rick Riordan. Dans ce nouvel opus, le héros campé par Logan Lerman part à la recherche de la légendaire Toison d’Or avec ses amis, cachée au cœur du Triangle des Bermudes. Si le film a fait près d’1,5 millions d’entrées en France, il aurait pu ne jamais voir le jour. Et pour cause, Le Voleur de Foudre n’avait pas rencontré le succès escompté. 

Le premier film Percy Jackson, réalisé par Chris Columbus, sort en 2010 et reçoit des avis partagés de la part de la critique et des spectateurs, qui estiment que le scénario a pris trop de libertés par rapport au matériau d’origine. Riordan lui-même fera part de sa déception aux studios durant le tournage : si le film n’est pas fidèle à son livre, ses lecteurs n’iront pas le voir au cinéma. Mais rien n’y fait. Dans le script, le fils de Poséidon est âgé de 17 ans, alors qu’il en a seulement 13 dans le livre. Dès sa sortie dans les salles américaines, Le Voleur de Foudre rencontre un succès moyen, loin des prédictions du studio (88 millions de dollars aux Etats-Unis pour 95 millions de budget). Ces chiffres remettent sérieusement en question la mise en chantier de la suite, qui est stoppée par la société de production. Il faut attendre les chiffres à l’internationale pour que cela fasse pencher la balance favorablement : Le Voleur de Foudre récolte ainsi 137 millions dans le monde. Une suite est officialisée en mars 2011 (plus d’un an après la sortie du premier opus).

Il faudra alors attendre deux ans de plus avant de découvrir la suite, La Mer des Monstres, dans les salles obscures. Columbus laisse sa chaise de réalisateur à Thor Freudenthal. Le budget est un peu moins conséquent que le premier (90 millions) tout comme le box office à l’internationale (200 millions). Et sera officiellement la fin de la saga Percy Jackson au cinéma. Alors qu’un troisième film adapté du roman Le sort du Titan était attendu, Logan Lerman a refroidi les fans en révélant dans cette interview donnée en 2014 qu’il en avait fini avec la franchise et qu’une suite n’était plus à l’ordre du jour. 

Mais bonne nouvelle pour les fans de la première heure : Disney+ développe actuellement une nouvelle série Percy Jackson. Si l’on en croit l’auteur, la première saison prendra le temps d’adapter Le Voleur de Foudre, afin d’être la plus fidèle possible.

Mommy sur Netflix : comment Xavier Dolan a construit son film autour d'une seule scène

Attention, l'article suivant révèle des éléments sur la trame du film.

2014, 67e édition du Festival de Cannes. À seulement 25 ans, Xavier Dolan reçoit le prix du jury pour son cinquième long métrage, Mommy, actuellement disponible sur Netflix. Cette récompense, décernée des mains de la présidente, Jane Campion, ex aequo avec Adieu au langage de Jean-Luc Godard, est une étape de plus dans l'ascension fulgurante du réalisateur. Peu de temps après sa sortie, Mommy occupe la première place du box-office français et franchit même la barre symbolique du million d'entrées. Un succès considérable pour ce film d'auteur québécois, devenu aujourd'hui une œuvre culte pour toute une génération.

Portée par Anne Dorval, Antoine-Olivier Pilon et Suzanne Clément, l'histoire suit le parcours semé d'embûches d'une mère veuve et de son fils, atteint d'hyperactivité. Très vite, leurs vies vont être bouleversées par l'arrivée d'une voisine bègue, qui va leur proposer son aide. Véritable tourbillon d'émotions, Mommy brille, en partie, par son lot de scènes mémorables. Parmi elles, il y a la danse improvisée au milieu de la cuisine sur On ne change pas de Céline Dion, ou le changement de ratio, lorsque le personnage principal, Steve, brise le quatrième mur et élargit l'écran, passant du carré 1:1 au format 1:85. 

Comment ne pas évoquer également la scène où Diane, jouée par Anne Dorval, imagine le futur idéal pour son fils, juste avant de le faire interner de force dans un hôpital psychiatrique. Cette séquence, presque muette et longue de cinq minutes, est rythmée par le titre Experience de Ludovico Einaudi. C'est d'ailleurs à partir de ce morceau que tout le film a été pensé et construit.

Découverte grâce à l'un de ses amis, la musique a bouleversé le cinéaste, qui s'est imaginé toute une histoire autour : "T'entends ça, y'a comme une horloge, comme un cœur qui bat, tu sais que faut que quelqu'un voit sa vie rêvée là-dessus, il faut qu'on voit des enfants grandir, il faut qu'on voit des gens changer, il faut qu'on voit la beauté des gens faner, il faut qu'on voit des feuilles d'automne qui tombent, c'est une chanson qui dit ça.", expliquait-il dans une interview pour Challenges en 2014.

13 juin 2020

Quand Aaron Taylor-Johnson jouait dans un clip de R.E.M.

L'acteur britannique Aaron Taylor-Johnson fête ses 30 ans. Saviez-vous que la star des films Kick-Ass, également connue pour son rôle de Quicksilver dans Avengers : L'ère d'Ultron, avait joué dans un clip du groupe de rock R.E.M. ?

Début 2011, peu de temps après avoir été révélé en incarnant le personnage masqué de Kick-Ass, Aaron Taylor-Johnson tient en effet la vedette du clip de ÜBerlin. Une chanson issue de Collapse Into Now, quinzième et dernier album studio de la formation culte R.E.M., à qui l'on doit des classiques comme Losing My Religion, Everybody Hurts ou encore Shinny Happy People.

Le clip de ÜBerlin est réalisé par Sam Taylor-Wood, la compagne d'Aaron Taylor-Johnson, qu'elle avait auparavant dirigé dans le film Nowhere Boy (où il incarnait John Lennon). Dans cette vidéo, le comédien, alors âgé de 20 ans, prouve qu'il a sacrément le rythme dans la peau en dansant avec frénésie dans les rues du quartier londonien de Shoreditch.

Aaron Taylor-Johnson sera visible sur grand écran dès le 22 juillet prochain dans le très attendu Tenet de Christopher Nolan. On le verra ensuite le 23 septembre dans The King's Man : Première Mission, prequel de Kinsgman qui marquera ses retrouvailles avec Matthew Vaughn, le réalisateur de Kick-Ass.

Netflix : quels sont les films à voir du 12 au 18 juin

Le vendredi 12 juin

Da 5 Bloods : Dans son dernier film, Spike Lee raconte l'histoire de quatre vétérans Noirs Américains de retour au Vietnam pour retrouver la dépouille de leur ancien chef d'unité et découvrir un hypothétique trésor enfoui.

Le samedi 13 juin

50 Nuances plus sombres (catalogue) : Deuxième volet de la saga érotique adapté du roman écrit par E. L. James, avec Dakota Johnson et Jamie Dornan.

Le lundi 15 juin

Jamais le premier soir (catalogue) : Une comédie avec Alexandra Lamy, Mélanie Doutey et Julie Ferrier sortie en 2014.

La Marche (catalogue) : Ce film de Nabil Ben Yadir nous raconte la célèbre Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983.

Envoyés très spéciaux  (catalogue) : Cette comédie française avec Gérard Lanvin et Gérard Jugnot a eu le droit à un remake américain sur Netflix, intitulé Special Correspondants. 

Les Gorilles (catalogue) : JoeyStarr et Manu Payet sont chargés de protéger Alice Belaïdi dans cette comédie sortie en 2015.

Go Fast (catalogue) : Un film d’action français qui nous emmène au coeur d’un trafic de drogue entre la France et l’Espagne.

Oppression (catalogue) : Prêt(e) à frissonner de peur ? Ce thriller fantastique avec Naomi Watts et Charlie Heaton (Stranger Things) risque de vous donner quelques frayeurs.

Le Fondateur (catalogue) : Comment est née la franchise McDonald ? Découvrez l’homme à l’origine de ce succès.

Le mercredi 17 juin

La Momie (catalogue) : Le remake avec Tom Cruise et Sofia Boutella arrive enfin sur Netflix !

Le jeudi 18 juin

A Whisker Away / Loin de moi, près de toi : Ce film d’animation japonais est co-réalisé par Junichi Sato (le créateur Sailor Moon).

Ciel d’enfer et Gare centrale (catalogue) : Netflix met en ligne ces deux films du réalisateur égyptien Youssef Chahine.

Soirée Claude Lelouch sur Canal+ ce 13 juin

Lelouch Puissance 13... Le temps d'une soirée hommage sous l'égide de son chiffre porte-bonheur, Canal+ déroule le tapis rouge à Claude Lelouch. Au menu, tête-à-tête entre Augustin Trapenard et le cinéaste français dans le Cercle 13 à 20H20, suivi à 21h puis à 22h30 de la diffusion de ses deux derniers films Les Plus belles années d'une vie et La Vertu des impondérables.

Présenté hors compétition à Cannes et sorti en salles le 22 mai 2019, Les Plus belles années d'une vie est diffusé ce soir pour la première fois à la télévision. Le film, qui mêle images du passé et du présent, marque les retrouvailles du réalisateur et de son couple fétiche, Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant, plus de 50 ans après le chef d'oeuvre Un homme et une femme. Un projet tendre, libre et émouvant, né du désir de continuer à raconter cette histoire d'amour inachevée, culte et inégalée.

Plus beaux et désirables avec les années qui passent, vous retrouverez à l'écran les deux amants mythiques aux côtés de leurs "enfants" de l'époque devenus grands, Souad Amidou et Antoine Sire, heureux de travailler de nouveau sous la direction de ce metteur en scène "motard du cinéma", amoureux de la caméra à l'épaule et de l'improvisation : "Je le vois encore porter ce monstre. Il est passé de la grosse caméra à l’épaule à la caméra grosse comme un stylo. Il utilise maintenant le téléphone portable. Il est toujours précurseur, il fait des images somptueuses ! C’est impressionnant de voir la manière dont il utilise les techniques, il fait feu de tout bois et reste un immense réalisateur derrière ce matériel utilisé par des gens qui ne connaissent pas le cinéma", nous confiaient-ils il y a quelques mois.

C'est de ce désir de varier les techniques, de rester dans le coup et même d'être précurseur, qu'est né le tout dernier opus de Claude Lelouch, diffusé juste après, à 22H30, en exclusivité mondiale sur Canal+ :  entièrement tourné au téléphone portable, La Vertu des Impondérables suit le temps d'une fête un groupe de personnes dont la vie va être bouleversée par un événement inattendu. Goût de l'improvisation, liberté du mouvement et réflexion sur les hasards et incidents de la vie :  ce film "fou" réunit une fois encore les plus belles obsessions du cinéaste philosophe, heureux d'avoir fait un "vrai film de fiction" de ce qui ne devait être qu'un projet, une expérimentation : "Je me suis fait voler à un moment donné toutes mes affaires. Cela a été un drame parce que c'était 50 ans de notes que j'avais accumulées. J'ai eu le sentiment que l'on m'avait volé ma vie et je me suis dit que c'était un sujet de film formidable. Je suis parti de ce vol de notes, d'impressions, puis de l'idée d'une fête de village qui rendait hommage à Jacques Tati et à son Jour de fête. J'ai créé un Jour de Fête  à Beaune, au cours duquel il va se passer un drame inattendu, un impondérable terrible qui va bouleverser la vie des gens qui étaient venus faire la fête. Le film montre que le négatif va venir se faire battre par le positif, qui est toujours plus fort. C'est le reflet de la vie que j'ai menée. J'ai voulu montrer la force de l'échec et à quel point les emmerdes étaient le jogging du bonheur."

Outre cette soirée spéciale et la rediffusion des deux films sur Canal+ Cinéma le 3 juillet, Ciné+ et myCanal proposent de voir et revoir treize films plus ou moins connus de Claude Lelouch, parmi lesquels Attention bandits (1986), Le Voyou (1970) ou Roman de gare (2006). Des films qui ,comme le souhaite leur auteur, ont le pouvoir de "résister au temps qui passe" et que vous pourrez découvrir à loisir en attendant le tournage du prochain film du réalisateur français, "peut-être son dernier" comme il nous l'avait alors confié. 

La gifle sur France 3 : le jour où Isabelle Adjani reçut une vraie claque sur le tournage

Avant de révéler Sophie Marceau en 1980 avec La Boum, Claude Pinoteau dirige en 1974 une jeune actrice, qui deviendra une figure majeure du cinéma français : Isabelle Adjani. À 19 ans, elle tient son premier grand rôle au cinéma. Dans La Gifle, elle incarne la fille de Lino Ventura, qui joue un professeur de géographie pour qui tout va mal : il démissionne après avoir frappé deux policiers, sa femme l'a plaqué il y a huit ans et sa maîtresse est sur le point de le faire. Sa fille veut abandonner ses études et échoue à ses examens. Suite à cette nouvelle, il la gifle...

Cette fameuse scène de gifle est devenue culte. Certains racontent que Lino Ventura frappe vraiment sa partenaire de jeu sans mesurer sa force. Cette dernière, surprise et sous le choc, ne feindrait pas ses larmes devant la caméra. Mais Claude Pinoteau, dans son livre Merci la vie !, édité en 2005 chez Le Cherche Midi, donne une autre version des faits.

En réalité, la scène où la jeune fille pleure seule dans sa chambre est tournée avant la scène de la gifle, pour des raisons de planning. Pour cette séquence, l'actrice, d'après le réalisateur, n'arrive pas à se mettre en condition. Le metteur en scène décide alors de la prendre à part pour l'aider à atteindre la bonne émotion. Isabelle Adjani lui explique que recevoir une gifle avant de tourner l'aiderait. Ni une, ni deux, Pinoteau s'exécute : « Elle en reçut une aussitôt. Mon geste était parti comme un réflexe, sans préméditation, je le jure ! Je la pris immédiatement dans mes bras en m'excusant de cette réaction instantanée. Elle répondit que ça allait, qu'elle pouvait tourner ».

Lorsque le tournage reprend, la performance de l'actrice est parfaite. Quant à la scène de la gifle, elle s'est faite sans contact selon Claude Pinoteau.

Act-age : un manga qui explore les coulisses du monde du cinéma

Des dizaines de milliers de candidats pour une poignée d’élus… L’agence Stars est connue pour la sévérité de sa sélection, mais aussi pour son aptitude à dénicher les étoiles du cinéma de demain. Derrière les paillettes et la lumière des projecteurs se joue une lutte féroce pour la survie... C’est dans ce climat ultra-compétitif que la jeune Kei tente sa chance, poussée par la nécessité de trouver un gagne-pain pour nourrir ses frères et sœurs.

Quand Sumiji Kuroyama, réalisateur aussi génial que méconnu, découvre la lycéenne au cours d’un casting, c’est le coup de cœur : cette Kei Yonagi est une véritable pépite ! Elle ne joue pas, elle devient son personnage. Il le sait, cette technique à double tranchant peut mener à la gloire comme à la folie… Malgré tout, il prend l’adolescente sous son aile pour polir ce diamant brut et dévoiler son éclat. De plateaux en auditions, Kei débute à marche forcée l’apprentissage du dur métier d’actrice !

Nouvelle pépite du Weekly Shônen Jump (Dragon Ball, Naruto, One Piece…), Act-age se démarque des précédents titres phares du magazine de prépublication en situant son intrigue dans les coulisses de l’industrie cinématographique. Pour autant, il ne s’agit pas d’une plongée réaliste dans le monde du cinéma, bien au contraire, mais d'un pur shônen dont les codes s’approprient ceux de l’univers du 7ème Art, de la même manière que l'avait fait auparavant Bakuman avec celui des éditeurs de mangas !

Au fil des rencontres, la jeune femme se liera d’amitié avec d’autres artistes, tandis que des rivaux tenteront de lui barrer la route. Mais grâce à un mental dur comme fer et le soutien de son frère et sa soeur cadets, l’ascension de Kei sera irrésistible. Un chemin que l'on suivra avec un immense plaisir tant les aventures proposées paraissent originales et trépidantes, à mille lieues des autres shônen proposés actuellement sur le marché du manga.

Plein de tendresse mais également de rebondissements, Act-age compte sur l’expérience de son auteur Tatsuya Matsuki, ancien scénariste de cinéma reconverti dans l'écriture de mangas tandis que les dessins de l’oeuvre ont été confiées à Shiro Usazaki, jeune artiste repérée grâce à ses travaux exposés sur les réseaux sociaux. Prochainement adapté en pièce de théâtre au Japon, le manga figure par ailleurs parmi les séries dont les adaptations animées sont les plus attendues par le public nippon !

Disponibles dès à présent en librairies, les deux premiers tomes du manga Act-age sont édités en France chez Ki-oon.