18 juin 2020

Tenet : quelle date de sortie française pour le film de Christopher Nolan ?

Tenet sortira bien cet été ! Quelques jours après les changements de line-up annoncés par le studio Warner Bros. aux Etats-Unis, la filiale française dévoile la nouvelle date à laquelle sera diffusé le prochain film de Christopher Nolan sur notre territoire. Il s'agit du vendredi 31 juillet 2020, soit le même jour qu'en Amérique du Nord. Ce qui représente par ailleurs un report de seulement 9 jours par rapport à la date initiale (le mercredi 22 juillet). "Le temps est compté" comme l'indique l'affiche...

Avec Mulan, ce film mêlant SF et action fait figure de premier blockbuster à tenter une exploitation salles après la pandémie de COVID-19 et la réouverture des cinémas prévue le lundi 22 juin. Les attentes sont donc élevées, autant chez les fans que chez les professionnels. Un carton au box-office présagerait une véritable reprise de l'activité cinématographique. 

Même si l'intrigue reste top-secrète, la dernière bande-annonce, à revoir ci-dessus, livre quelques pistes bienvenues sur la mission confiée à John David Washington (empêcher une Troisième Guerre mondiale grâce à une inversion du cours du temps), ainsi que des images puissantes où se croisent Robert Pattinson, Kenneth Branagh, Elizabeth Debicki, la Frenchie Clémence Poésy et l'incontournable Michael Caine.

Justice League : un premier extrait de la version longue tease le grand méchant du film

Son ombre planait sur Batman v Superman, dans la séquence de cauchemar post-apocalyptique de Bruce Wayne communément appelée "Knightmare", et le tyran extra-terrestre Darkseid devait être le grand méchant de Justice League. Mais c'est finalement l'un de ses généraux, Steppenwolf (Ciaran Hinds), que les super-héros DC ont affronté en 2017, dans le long métrage en grande partie re-tourné par Joss Whedon après le départ de son réalisateur initial, Zack Snyder, suite au décès de sa fille. Un film qui, après avoir déçu spectateurs et producteurs, se verra finalement offrir une seconde chance en 2021, grâce à une version longue supervisée par l'auteur de Man of Steel et diffusée sur la plateforme HBO Max. Annoncée officiellement à la fin du mois de mai, celle-ci se dévoile déjà à travers un court extrait posté en ligne.

Diana Prince (Gal Gadot) y fait face à une gravure représentant Darkseid, alors que l'on entend la voix affaiblie de Lex Luthor (Jesse Eisenberg), et les plus attentifs auront reconnu son monologue de fin de Batman v Superman lorsque celui-ci, en prison, annonçait à l'Homme Chauve-Souris qu'une menace d'envergure était en route vers la Terre. L'extrait se termine avec un plan du grand méchant, vu de loin, sur ce qui semble être sa planète, Apokolips. Et la promesse faite par Zack Snyder que nous en verrons plus lors du DC FanDome, convention gratuite et en ligne, organisée le 22 août prochain, et au cours de laquelle les prochains films seront évoqués.

Dont celui-ci, la fameuse Snyder Cut de Justice League, qui promet d'être un tout autre film que celui que nous avons vu en salles fin 2017, et dans lequel ne subsistaient que 20% de la vision initiale du réalisateur. Le compte à rebours est officiellement lancé, et nul doute que le cinéaste, très présent sur les réseaux sociaux, ne manquera ps d'y faire monter la sauce.

Bande-annonce Cursed sur Netflix : Katherine Langford est la Dame du Lac

C’est avec un teaser graphique que Netflix a dévoilé la date de lancement de Cursed, nouvelle série fantastique qui s’annonce grandiose. Tirée du roman de Tom Wheeler et Frank Miller (Batman, Sin City…), La Rebelle réinvente la légende arthurienne avec le personnage de Nimue, une jeune femme au don mystérieux destinée à devenir la Dame du Lac, personnage puissant. Après la mort de sa mère, elle trouve un partenaire inattendu en Arthur, un humble mercenaire, dans une quête pour trouver Merlin et lui remettre une ancienne épée. Au cours de son aventure, Nimue deviendra un symbole de courage et de rébellion contre les Paladins rouges et leur complice, le roi Uther.

Cette origin story, qui s’offre quelques libertés donc, était très attendue par les fans du roman et de Katherine Langford, qui revient sur Netflix après 13 Reasons Why, la série qui l’a faite connaître. Changement de registre pour l’actrice, qui joue cette fois aux côtés de Devon Terrell (Arthur), Gustaf Skarsgård (Merlin), Daniel Sharman (le Moine pleureur) ou encore Lily Newmark (Pym). C’est Tom Wheeler lui-même qui officie en tant que showrunner (Miller est producteur). Autant dire que la série sera la plus fidèle possible, et qu’elle s’annonce aussi épique que violente. 

La saison 1 de Cursed est composée de 10 épisodes d’une heure chacun. Lancement prévu le 17 juillet prochain.

Bande-annonce d'Adorables, avec Elsa Zylberstein

Trois ans après Faut pas lui dire, la réalisatrice belge Solange Cicurel est de retour avec une nouvelle comédie, Adorables. Le film suit Lila, 14 ans, en pleine crise d'ado, et sa mère, Emma, qui a de plus en plus de mal à supporter le caractère de sa fille. Victor, le père, tente d'apaiser les tensions mais entre mère et fille, la guerre est déclarée et tous les coups sont permis. Plus question d’être adorables.

Emma est interprétée par Elsa Zylberstein, récemment à l'affiche de Je ne rêve que de vous et Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part. On la retrouvera l'an prochain dans le biopic consacré à Simone Veil. Dans Adorables, l'actrice donne la réplique à Lucien Jean-Baptiste et Ioni Matos, qui fait ses débuts au cinéma.

La crise d'adolescence et le conflit parent-enfant sont des thèmes récurrents dans le cinéma français, de La Boum à Jamais contente en passant par Demandez la permission aux enfants !. Adorables sort en salles le 29 juillet prochain.

Curon (Netflix) : la véritable histoire derrière la série horrifique

Mise en ligne le 10 juin sur Netflix, Curon, nouvelle sensation fantastico-horrifique venue tout droit d'Italie, raconte l'histoire de Laura (Valeria Bilello), qui revient s'installer en compagnie de son fils et de sa fille dans son village natal 17 ans après des événements tragiques l'ayant forcée à fuir. Peu après leur arrivée, Laura disparaît mystérieusement et ses enfants sont contraints d'affronter une terrible malédiction pour espérer la sauver. Durant sept petits épisodes, Curon déploie une intrigue inquiétante et mystérieuse à souhait, qui n'est pas sans rappeler Dark ou Locke & Key, et qui doit beaucoup à son intrigant clocher submergé qui n'est en rien une invention des scénaristes puisque ce monument fascinant, lié de près ou de loin aux événements surnaturels de la série, est l'attraction touristique de la commune italienne de Curon Venosta, où à été tournée le drama de Netflix.

Située sur les bords du lac de Resia, dans le nord-est de l'Italie, cette petite ville de 2400 habitants possède sa propre légende, dont se sont inspirés les créateurs de Curon pour tisser la malédiction au coeur de leur récit. Son clocher submergé appartient en fait à l'église de l'ancien village de Curon/Graun, qui fut enseveli par les eaux lors de la construction du barrage de Resia en 1950. Obligés de tout abandonner suite à la montée des eaux et à la formation du lac artificiel que l'on connaît aujourd'hui, les habitants de Curon ont migré non loin de là et ont bâti Curon Venosta. Une ville nouvelle où la légende raconte désormais que certains soirs d'hiver, lorsque le lac a gelé et que le clocher est accessible à pied, on peut entendre les cloches sonner... alors qu'elles ont été retirées du clocher le 18 juillet 1950, peu avant la formation du lac artificiel. Un "mystère" que la série Netflix a repris à sa sauce puisque, dans Curon, les personnes frappées par la malédiction locale commencent tout d'abord à ressentir d'intenses maux de tête avant d'entendre les cloches sonner de plus en plus fort.

Alors si les aventures des jumeaux Daria et Mauro Raina, et le décor inquiétant de Curon, vont ont donné envie de voir de vos propres yeux le clocher submergé de la série, vous savez ce qu'il vous reste à faire cet été.

Danny Masterson inculpé pour 3 viols

Danny Masterson est inculpé des viols de trois jeunes femmes (âgée de 23, 28 et 23 ans) qu'il aurait commis entre 2001 et 2003 dans sa maison de Los Angeles. Le fait qu'au moins un de ces viols présumés ait été potentiellement commis avec une arme à feu fait que le comédien de 44 ans, qui s'est fait connaître avec la série That '70s Show, risque jusqu'à 45 ans de prison. Masterson est assigné à comparaître le 18 septembre (COVID-19 oblige) et a payé une lourde caution pour pouvoir passer ce temps à résidence et non en prison.

Deux autres accusations étaient retenues mais ont finalement été écartées. L'une par manque de preuves et l'autre car les faits étaient prescrits.

Suite à une vague d'accusations en mars 2017 ayant conduit à l'ouverture d'une enquête, Masterson avait été évincé de la série Netflix The Ranch, dans laquelle il officiait depuis un peu plus de 2 saisons. Un média indépendant américan avait ajouté aux accusations qu'il s'agissait aussi de savoir si l'Eglise de Scientologie (dont faisaient alors partie Masterson et les trois victimes) avait couvert ces crimes supposés. Pour sa défense, à l'époque, Masterson avait invoqué le fait que les accusations étaient manipulées par un producteur anti-scientologues.

Aujourd'hui, son avocat a diffusé un communiqué :

"M. Masterson est innocent et nous sommes confiants qu'il sera innocenté lorsque toutes les preuves auront été mises en lumière et que les témoins auront l'opportunité de passer à la barre. De toute évidence, M. Masterson et sa femme sont vraiment choqués que ces accusations vieilles de 20 ans permettent soudainement de l'inculper, mais sont rassurés de savoir que la vérité va éclater. Ceux qui connaissent M. Masterson connaissent son caractère et savent que ces accusations sont fausses".

La comparution doit avoir lieu le 18 septembre.

Kristen Stewart en Lady Diana dans un biopic

Après Jackie, son film consacré à Jackie Kennedy avec Natalie Portman dans le rôle-titre, le cinéaste chilien Pablo Larraín s’apprête à signer un nouveau biopic consacré à une figure majeure du XXème siècle. Nos confrères de Deadline révèlent en effet que ce dernier s’attellera très prochainement à la réalisation de Spencer, qui verra Kristen Stewart prêter ses traits à la princesse Lady Diana dans un long métrage revenant sur sa décision au début des années 90 de renoncer à son destin royal en divorçant du prince Charles. Le scénario du film est signé Steven Knight, le créateur de la série Peaky Blinders.

Sans conteste l’actrice la plus vogue du moment, Kristen Stewart n’en est pas à son coup d'essai en matière de film biographique, elle qui vient d’incarner dans le film inédit en France Seberg l'égérie de la Nouvelle Vague Jean Seberg (A bout de souffle). Rappelons par ailleurs que Spencer n’est pas l’unique projet développé autour de la regrettée princesse de Galles, puisque cette dernière jouera également un rôle majeur dans la quatrième saison de la série historique The Crown, attendue prochainement sur Netflix !

Le tournage de Spencer débutera en début d’année prochaine en Angleterre bien qu’aucune date de sortie n’ait pour le moment été fixée.

17 juin 2020

Patrick Poivey : quel est le dernier Bruce Willis doublé par l'acteur ?

Patrick Poivey, acteur exceptionnel et légende du doublage français, est décédé le 16 juin à l'âge de 72 ans. Parmi tous les comédiens dont il a prêté son timbre inimitable, il y en a un qui restera emblématique : Bruce Willis. 

Patrick Poivey était la voix française officielle de l'acteur américain depuis 1985 et la série Clair de Lune. Il aura accompagné Bruce Willis dans l'Hexagone sur plus de 70 films. Mais quel est le dernier rôle interprété par Poivey avant sa disparition ?

Le comédien a doublé une dernière fois Bruce Willis dans le thriller d'action Survivre. Sous-titré "La vengeance ne dort jamais", le long-métrage sortira prochainement en direct-to-vidéo. L'histoire suit deux criminels qui font irruption dans la maison d’un médecin disgracié. L’un d’entre eux s'est fait tirer dessus lors d’un vol et doit se faire soigner. Sachant qu'il n'a pas l'expertise nécessaire pour traiter l'intrus blessé, le médecin doit protéger sa famille à tout prix...

Dans ce film, Willis incarne Frank, le médecin. Il donne la réplique à Chad Michael Murray, ex star de la série Les Frères Scott, qui interprète son fils, Rich. Vous pouvez entendre quelques phrases prononcées par Patrick Poivey dans le rôle de Frank dans la bande-annonce ci-dessus. À noter qu'il s'agit de la seconde collaboration entre Bruce Willis et le réalisateur Matt Eskandari après État de choc (2019), disponible en VOD sur myCANAL. Les deux artistes ont d'ailleurs coopéré une 3ème fois dans Open Source, film d'action actuellement en post-production.

Champs-Elysées Film Festival, 2020 : palmarès

Palmarès longs métrages

Le Jury présidé par la réalisatrice Mounia Meddour entourée de l’actrice et humoriste Camille Chamoux, l’acteur William Lebghil, le réalisateur Sébastien Lifshitz, l’actrice Elina Löwensohn, et du réalisateur Sébastien Marnier a décerné les prix suivants :

Prix du Jury du meilleur long métrage américain : 17 Blocks de Davy Rothbart

Prix du Jury du meilleur long métrage français (ex æquo) : Grève ou crève de Jonathan Rescigno & Le Kiosque d'Alexandra Pianelli

Prix du Jury des meilleurs réalisateurs Américains : Bill & Turner Ross pour Bloody Nose, Empty Pockets

Prix du Jury du meilleur réalisateur Français : Camillo Restrepo pour Los Conductos

Prix du Public du meilleur long métrage Français : La Nuit Venue de Frédéric Farrucci 

Prix du Public du meilleur long métrage Américain : 17 Blocks de Davy Rothbart

Prix de la Critique du long métrage américain :17 Blocks de Davy Rothbart

Prix de la Critique du long métrage français : À l’abordage de Guillaume Brac

Mention spéciale du jury presse : Bloody Nose, Empty Pockets de Bill & Turner Ross

Palmarès court métrages

Le Jury courts métrages, présidé par la réalisatrice et photographe Marie Losier entourée du comédien et danseur Djanis Bouzyani, de la chanteuse, compositrice et réalisatrice Barbara Carlotti, de la photographe et réalisatrice Laura Henno, et du compositeur Étienne Jaumet a décerné les Prix suivants :

Prix du Jury du court métrage américain : Huntsville Station de Chris Filippone et Jamie Meltzer 

Prix du Jury du court métrage français : Sukar de Ilias El Faris

Mention spéciale du jury : Blaké de Vincent Fontano

Prix France Télévisions du court métrage : Sukar de Ilias El Faris

Prix du Public du court métrage américain : Sin Cielo de Jianna S. Maarten

Prix du Public du court métrage français : Beauty Boys de Florent Gouëlou

Prix Sens Critique du meilleur court métrage : Qu'importe si les bêtes meurent de Sofia Alaoui 

Raoul Peck adresse une poignante lettre ouverte sur le racisme en France

Journaliste, photographe, Professeur à l'Université de New York, ex ministre de la Culture de la République d'Haïti jusqu'en 1997, réalisateur de longs métrages, Raoul Peck a exercé ses talents dans de nombreux domaines. En 2016, il était ainsi derrière le remarquable documentaire I am Not Your Negro.

À travers les propos et les écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin, Raoul Peck proposait un film qui revisitait les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies. Salué entre-autre par une nomination à l'Oscar du Meilleur documentaire, son oeuvre a gagné un écho encore plus fort qu'à sa sortie, au regard de la brûlante actualité américaine de ces dernières semaines. Hier soir d'ailleurs, dans le cadre de sa soirée thématique consacrée aux relations tendues entre la Police et les citoyens, la chaîne Arte a diffusé justement à 22h15 ce brillant documentaire, dont revoici la bande-annonce...

Dans le 1 Hebdo, journal né en 2014 qui traite chaque semaine une grande question d'actualité à travers les regards d'écrivains, de chercheurs, de philosophes ou d'anthropologues, et aussi d'artistes, poètes, illustrateurs et d'experts, Raoul Peck a pris la plume pour se fendre d'une lettre ouverte intitulée "J'étouffe", pour dénoncer le racisme systémique à l'oeuvre dans le pays.

"Ce qui se passe en ce moment aux États-Unis me trouble à la nausée. Ce n’est cependant pas de l’Amérique dont je désire vous parler.

 Mais de la France. [...] Ce matin, en me levant, je me suis mis à pleurer.

 Sans contrôle, sans pouvoir reprendre mon souffle.

 Quelque chose venait de se briser.

 Je venais de comprendre que mon histoire avec la France venait de se terminer.

 Ce pays qui m’a accueilli il y a déjà plus de cinquante ans, qui m’a accompagné durant toute ma vie professionnelle, qui m’a donné de formidables récompenses, de difficiles responsabilités, de vrais accomplissements individuels et parfois même collectifs. 

Ce pays avec lequel j’ai toujours entretenu des rapports subtils entre méfiance désabusée et confiance réaliste, entre tolérance constructive et incrédulité atterrée. Un pays dans lequel, pourtant, je n’ai jamais mâché mes mots. Ma conception de ce pays venait de se liquéfier".

Il poursuit plus loin : "Trop de silence, trop d’ignorance, trop de mépris de l’autre, trop d’égoïsme, et surtout trop de déni ont eu raison de cette «construction», en fin de compte purement théorique, que je croyais maîtriser. [...] Oui, la France est dans le déni d’elle-même. Car la France se pense encore tout aussi glorieuse, tout aussi sereine, tout aussi vaillante que dans le passé qu’elle se raconte. [...] Incapable d’apporter des réponses constructives à cette nouvelle réalité, paniquée devant une décadence qu’elle ne peut plus dissimuler, enivrée par les cris de sirène éplorée de quelques philosophes qui s’apitoient sur une possible « fin de civilisation », voire, cauchemar ultime (!), la « disparition de l’homme blanc » (sic ! Je vous jure ! À la télévision française). Alors qu’il faut juste faire l’effort de comprendre qu’on est simplement arrivé à la fin d’un bien trop lourd héritage d’injustice, de déni et de profits, construit sur la misère des autres".

[...] Cela fait plus de cinquante ans que, oscillant selon le moment entre témoin, observateur ou acteur, je constate, éberlué, les outrances, les mots racistes, les gestes racistes, les décisions racistes, les lois racistes [...] La concentration de colère accumulée tous les jours dans le cœur de ceux qui « ne vous ressemblent pas », de ceux qui vous regardent du dehors à travers la vitre embuée, est incommensurable. Il est important de noter en toute transparence que j’écris tout ceci de la position d’un homme noir absolument privilégié à tout point de vue dans ce pays. Imaginez un seul instant ce que ressentent les autres ?"