08 juin 2020

Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? : le 3ème opus confirmé, une date de sortie annoncée

Le Bon Dieu 3 sera parmi nous en 2021. Intitulé Qu'est-ce qu'on a tous fait au Bon Dieu ?, le 3ème opus de la saga des Verneuil et des Koffi, une nouvelle fois réalisé par Philippe de Chauveron, sortira sur nos écrans le 13 octobre 2021.

L'intrigue n'a pas encore été dévoilée, pas plus que le casting, mais il est certain que ce nouveau chapitre devrait une nouvelle fois mettre en scène les familles Verneuil et Koffi, emmenées par leur chef respectif, Christian Clavier et Pascal Nzonzi. A la fin du Bon Dieu 2, la famille est à nouveau réunie et heureuse, Claude Verneuil et André Koffi se réconcilient, les filles Verneuil et leurs maris renoncent à quitter la France, et Viviane Koffi se marie avec Nicole (Claudia Tagbo).

Comme les deux premiers volets, ce nouveau film sera distribué par UGC. Au scénario, le réalisateur Philippe de Chauveron retrouvera son complice d'écriture, Guy Laurent.

Sorti en avril 2014, Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? avait attiré plus de 12 millions de spectateurs, s'imposant largement comme le grand vainqueur du box-office de l'année. La suite, sorti en janvier 2019, s'était hissé à la 4ème place de l'année avec quelque 6,7 millions de spectateurs.

Coronavirus : Sam Mendes lance un appel pour sauver les théâtres en Angleterre

Sam Mendes prend la plume. Le réalisateur de 1917 et metteur en scène de pièces de théâtre (qui a d'ailleurs remporté à ce titre un Tony Award en 2019) s'inquiète à juste titre du devenir des salles de théâtre en Grande-Bretagne et leurs fermetures, alors que le pays est ravagé par la pandémie du Covid-19 avec plus de 40.000 morts.

Dans un billet écrit dans le Financial Times, Mendes décrit la situation actuelle comme "le plus gros challenge auquel le secteur de la Culture a jamais eu à faire face depuis l'éclatement de la Seconde guerre mondiale". Et de préciser : "les salles de théâtre, les acteurs, les musiciens et orchestres, les danseurs et espaces scéniques de danse, les salles de concerts et l'Opéra, sont tous menacés. Les salles ont besoin d'un plan, et nous pensons en avoir un".

Mendes ajoute que l'observation de la règle de distanciation "rend la perspective de réouverture simplement impossible" pour les théâtres, par contraste avec les films projetés au cinéma pour lesquels il pense que cette distanciation peu néanmoins, en dépit des contraintes, permettre "un succès commercial relatif". Comme les théâtres ne pourront réouvrir, il suggère ainsi de créer un système d'aides financières (un fond) pour venir en aide aux travailleurs freelance et autres artistes. Sur le long terme, il souhaiterait la création d'un plan d'investissement massif pour la Culture, qui incluerait une taxe progressive sur trois ans pour soutenir le secteur, avec la possibilité pour le gouvernement de devenir une sorte de "Business Angel" pour les productions théâtrales, avec un potentiel de retour sur investissement. "Il ne s'agit pas d'une aide financière sur le long terme. C'est une offre adressée au gouvernement pour devenir partenaire dans un business réussi" écrit Mendes.

Il suggère par ailleurs que les société qui ont engrangé pas mal de profits durant le confinement pourraient aussi aider financièrement à sauver les théâtres. A ce titre, il s'adresse directement à Netflix et Amazon pour demander de l'aide : "ce serait profondément ironique si les services de streaming - Amazon Prime, Netflix et les autres- pouvaient profiter du confinement pour faire des millions grâce à nos meilleurs talents, que ce soit les acteurs, scénaristes, producteurs ou réalisateurs, alors même que l'Art qui a nourri tous ces talents est autorisé à mourir. Y'a-t-il quelqu'un parmi ces sociétés désireux de mettre une fraction de l'aubaine financière représentée par le covid-19 pour aider ceux et celles qui ont été mortellement blessé ? Si c'est le cas, j'espère que vous lisez ceci, et que vous considérez que le paysage artistique est un peu plus qu'un fournisseur de contenus; mais au contraire un écosystème qui nous soutient".

The Mandalorian (Disney+) : comment Bryce Dallas Howard a eu l'idée d'une séquence culte de Baby Yoda

Comment imaginer qu'un simple petit bol de bouillon allait autant marquer les fans de The Mandalorian au point d'en faire des memes à la pelle sur les réseaux sociaux ? Au début de l'épisode 4 de la série créée par Jon Favreau, une rixe éclate entre la mercenaire Cara Dune (Gina Carano) et Mando (Pedro Pascal), bien vite ramenés à la raison par la vue du petit protégé de ce dernier qui sirote son bol de soupe en les observant avec perplexité.

Il s'avère que tout le mérite de cette séquence revient à sa réalisatrice Bryce Dallas Howard, comme celle-ci l'a révélée lors d'un panel ATX consacré à la série Disney+. Où plutôt... à sa progéniture. "Mes enfants étaient sur le tournage quasiment tous les jours. Et même avant que nous arrivions sur le plateau, quand nous préparions les storyboards de l'épisode" se souvient-elle. "Lorsque nous étions juste en train de concevoir les choses, ma fille alors âgée de six ans venait dans la salle de montage, et dès que Bébé Yoda n'apparaissait pas à l'écran, elle se penchait vers moi et me demandait "Où est Bébé ? Où est Bébé? Où est Bébé ?" Jon [Favreau] a relevé ça, et s'est dit "Mais oui ! Si l'enfant se demande où est Bébé Yoda, alors on doit savoir où il se trouve en permanence."

Pour la réalisatrice, Bébé Yoda paraissait très réel à ses enfants, qui s'inquiétaient pour lui en permanence et devaient savoir où il était. "Ils avaient besoin de savoir que Bébé était en sécurité", explique-t-elle. "A partir de ce moment-là, une variété de séquences sont venues et ont été construites juste pour que tout le monde sache que Baby Yoda était sain et sauf", à l'instar de la séquence de l'épisode 4. Malgré cette contribution inattendue, les enfants de Bryce Dallas Howard, âgés de six et onze ans lors de la production de la série, devait à tout prix garder le secret du petit personnage jusqu'à sa diffusion en novembre dernier pour ménager l'effet de surprise de son apparition. "Lorsque les enfants sont retournés à l'école, je leur disais chaque jour : "alors, de quoi ne doit-on pas parler aujourd'hui ?" et ils répondaient : "Baby !"" a raporté la réalisatrice dans une précédente interview.

13 Reasons Why saison 4 (Netflix) : les fans sont furieux de la fin de la série

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent des spoilers sur la saison 4 de 13 Reasons Why. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.

L’ultime saison de 13 Reasons Why, mise en ligne le 5 juin sur Netflix, n’a laissé aucun fan indifférent. Chargé en émotions, l’épisode final met en scène la remise des diplômes des étudiants de Liberty High et les funérailles de Justin Foley (Brandon Flynn), atteint du sida. La mort de ce dernier a laissé un goût très amer aux aficionados de la série qui ont vivement critiqué ce twist. Ancien accro à l’héroïne, Justin avait effectué en passage réussi dans un centre de désintoxication avant de faire une rechute. Alors qu’il tombe malade et pense avoir une grippe ou un mauvais rhume, le jeune homme fait un malaise en plein bal de promo.

Le verdict des médecins tombe alors : Justin a contracté le VIH et est atteint du sida. Son état se dégrade très rapidement, malgré des soins intensifs, et le jeune homme finit par succomber à la maladie. Certains fans considèrent cette fin comme un gâchis pour un personnage qui a su évoluer au fil des saisons, qui a souffert d’addiction, vécu dans la rue et s’est prostitué avant d’enfin trouver sa place au sein d’un foyer aimant et d’être totalement intégré dans la famille Jensen. Décrit comme "gênant" et "potentiellement traumatisant", ce twist de fin aurait pu, selon certains fans sur Twitter, être "l’occasion de souligner que le VIH et le sida n’étaient plus signes d’une condamnation à mort au XXIème siècle".

"Les producteurs de 13 Reasons Why avaient une opportunité incroyable de faire comprendre aux gens que le VIH n’est plus synonyme de "peine de mort". A la place, ils ont choisi de tuer Justin après lui avoir offert le meilleur développement ? Ils envoient un mauvais message. Il va en centre de désintoxication, il trouve une nouvelle famille et il meurt d’une maladie après s’être remis sur pied ? Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer en quoi cette intrigue est saine pour des personnes qui traversent ce genre de situation ?"

Ce n’est pas la première fois que 13 Reasons Why est la cible de critiques puisque de nombreuses scènes de la série ont été sujettes à controverse telles que le suicide jugé trop "graphique" d’Hannah (Katherine Langford), le viol subi par Tyler (Devin Druid) ou la tentative de réhabilitation de Bryce (Justin Prentice), coupable de plusieurs viols et agressions sexuelles.

ADN, Wakanim, Crunchyroll : les animés à voir du 8 au 15 juin

SSSS Gridman (Wakanim)

SSSS Gridman est une nouvelle adaptation de la série de tokusatsu diffusée au début des années 90 Gridman the Hyper Agent. Produite par le studio Trigger, à qui l'on doit notamment le film Promare, l'animé suit le jeune lycéen Yūta Hibiki. Ce dernier se réveille complètement amnésique chez une camarade de classe, Rikka. Il n'a aucun souvenir de son identité, de ses amis ni de ce qu'il fait ici. Via un vieil ordinateur, il est interpellé par Gridman, un robot géant que lui seul peut voir. Celui-ci laisse entendre qu'il aura une mission à accomplir. Le lendemain, la ville est attaquée par un kaijū. Yūta accepte alors la mission confiée par Gridman et fusionne avec ce dernier pour combattre le monstre. Cet animé monstres VS robots géants tranche avec les autres productions du genre en alternant avec pertinence des moments très posés montrant la vie quotidienne de ces lycéens avec des séquences d'action enlevées et plutôt vintages dans leur animation.

Listeners (Wakanim)

Après avoir été scénariste pour les classiques Cowboy Bebop et Ghost in the Shell, Dai Sato revient aux commandes d’un concept original intitulé Listeners. Cet anime de science-fiction, genre de prédilection de son créateur, nous conte les aventures d’Echo et µ, deux adolescents ayant grandi dans un monde où la musique n'existe pas, soumis aux terrifiants « Sans-oreilles ». Pour se défaire de cette emprise, le duo s'aventure dans les montagnes à la recherche de Jimi, un énigmatique chasseur de ces créatures dominatrices. Cette romance sur fond de mystères où se mêlent humains, monstres et mechas, est dirigée par les studios MAPPA, à qui l'on doit notamment Gambling School et Dororo, et qui sera à la tête de l'ultime saison de L'attaque des Titans en octobre prochain. Fort de sa qualité d'animation, la série peut également se vanter de sa bande-son rock et entraînante. Si l'histoire se construit tout en douceur pour le moment, l'originalité de son intrigue et les quelques personnages hauts en couleurs, visibles dans l’opening, promettent de nombreux rebondissements.

Idolish7 (Crunchyroll)

Adapté du jeu vidéo éponyme créé par la société Bandai Namco en 2015, IDOLiSH7 nous entraîne dans le quotidien peu commun d'un groupe d’idols. Composés de sept jeunes chanteurs aux personnalités diverses, l'histoire se concentre sur leurs débuts dans le monde de la musique, aux côtés de leur toute nouvelle manager, l’inexpérimentée Tsumugi Takanashi, et face à leurs rivaux du groupe TRIGGER. Avec une bonne ambiance, des personnages attachants et une bande-originale pop, cet anime nous montre l'envers du décor de la production musicale dans le Japon contemporain, et captive par le réalisme de ses thématiques et son animation qui alterne habilement 2D et 3D. Concerts et autres spectacles donnés au fil de la série sont également l'occasion de découvrir des chansons originales interprétées par les doubleurs. Entre trahisons, compétitivité et injustices, suivez l'évolution de ces héros qui découvrent la dure réalité du show-business, en même temps que l'amour de leurs fans et leurs premiers émois en tant que célébrités.

Handa-Kun (ADN)

L'animé Handa-kun, spin-off de Barakamon, nous présente le personnage de Handa Seishû, un lycéen admiré par ses camarades et considéré comme un génie de la calligraphie. Tous le respectent, mais le caractère pessimiste et renfermé de Handa fait qu'il se méprend sur son propre compte et pense que l'attention que lui portent ses camarades relève du harcèlement. Lui, souhaite juste vivre une vie tranquille et paisible, mais à chaque fois qu'il tente d'échapper aux griffes de ses "persécuteurs", il se retrouve avec encore plus d'admirateurs dans les pattes. Hilarante, loufoque et bien barrée, cette série feel-good se laisse voir avec un plaisir non dissimulé ! Une petite pépite comique qui fait du bien. À noter la qualité de l'opening et de l'ending, entre J-rock délirant et pop endiablé.

Bungo And Alchemist (Wakanim)

D’abord jeu de cartes à collectionner, puis application sur smartphone entre 2016 et 2019, c'est début 2020 que Bungo and Alchemist signe son adaptation en anime aux studios OLM (Pokémon, Inazuma Eleven, Beyblade,…). Reprenant le scénario de son format originel, l'histoire nous entraîne au sein de la Bibliothèque Impériale, où de jeunes alchimistes doivent débarrasser les livres d'une corruption inconnue, au risque de voir ses classiques disparaître de la mémoire de la population. Pour ce faire, ces héros doivent plonger au cœur des pages souillées et s'allier à des écrivains célèbres. Construit autour de personnages inspirés de véritables auteurs tels que Dazai Osamu, Edogawa Ranpo ou encore Akutagawa Ryunosuke, ce projet fantastique permet la découverte au public des grands classiques de la littérature japonaise. À l'aventure, la magie et l'humour s’ajoute alors la culture, ce qui rend la série aussi enrichissante que divertissante. À noter, que malgré la présence de personnages homonymes, il n'y a pas de lien particulier entre cette adaptation et celle du manga Bungo Stray Dogs d’Asagiri Kafuka, produit par les studios BONES depuis 2016.

The Last of us sur HBO : la série a trouvé son réalisateur

Alors que le jeu vidéo The Last of us Part II s'apprête à atterrir dans les linéaires le 19 juin, concluant un arc narratif ouvert il y a déjà sept ans de cela, c'est son adaptation en série sur HBO qui fait (un peu) parler d'elle. Pour rappel, en mars dernier, la chaîne confirmait qu'elle faisait équipe avec Naughty Dog pour créer la série, coiffée par Craig Mazin au scénario (à qui l'on doit l'extraordinaire mini série Chernobyl) et Neil Druckmann, le créateur du jeu, officiant tous les deux également en tant que producteurs délégués.

Dans une interview avec Discussing Film publiée ce 5 juin, Johan Renck, auréolé pour sa réalisation des épisodes de Chernobyl, a confirmé qu'il officiera sur la future série en tant que producteur délégué, mais aussi à la réalisation; "au moins le pilote de la série". On peut donc espérer qu'il signe plusieurs épisodes. Côté C.V., Renck est un réalisateur chevronné. On lui doit notamment des épisodes des séries Vikings, Breaking Bad, The Walking Dead et Bates Motel. Si l'on ajoute à cela que la BO de la série sera quant à elle composée par Gustavo Santaolalla, le même derrière la fabuleuse BO du jeu, ce projet d'adaptation de la licence, qui devait au départ se faire sous forme de film- est de nature à susciter une très grosse attente. Reste à découvrir le futur casting. Des idées pour les prochaines incarnations de Ellie et Joel ?

07 juin 2020

Les Randonneurs sur TFX : pourquoi Benoît Poelvoorde n'était-il pas à l'aise pendant le tournage ?

Comédie de potes emmenée par les valeurs montantes (à l'époque de la sortie du film en 1997) Benoît Poelvoorde, Karin Viard, Vincent Elbaz, Géraldine Pailhas et le réalisateur Philippe Harel lui-même, Les Randonneurs voit deux filles et trois garçons partir en randonnée sur l'île de Beauté. Bien évidemment, le périple ne sera pas de tout repos, chaque personnage ayant son caractère et son lot de problèmes personnels... A l'occasion de la diffusion du long métrage, ce soir sur TFX, retour sur cette expérience difficile pour Poelvoorde.*

En 1996, Philippe Harel propose à Benoît Poelvoorde un rôle dans son nouveau film, Les Randonneurs : celui d'un guide de montagne qui accueille quatre Parisiens dans les sentiers de Corse. A cette période, l'acteur n'est pas très actif au cinéma (même si sa prestation dans le glaçant C'est arrivé près de chez vous marque les esprits en 1992) et se produit au théâtre dans son spectacle "Modèle opposé" (qui plaît beaucoup au réalisateur). Toutefois, si Poelvoorde est flatté d'être choisi, il est aussi assez angoissé à l'idée de se frotter, pour la première fois, à un jeu collectif.

Pendant le tournage, la principale difficulté à laquelle il doit faire face est de jouer de manière plus sobre qu'au théâtre, ce qui constitue une source de tension avec le cinéaste : "On s'est beaucoup engueulés pendant les huit premiers jours de tournage et c’est à la fin du week-end qu'on a trouvé une solution. Je suis quelqu'un de très extrémiste et Philippe me disait : 'Il faut garder ton énergie et perdre ta nervosité !'. Et il était intraitable là-dessus. Le résultat pour moi était très difficile à regarder en face parce que j'avais l’impression d’être en-dessous de ce que je suis réellement."

Par ailleurs, Poelvoorde doit aussi composer avec le type d'humour d'Harel, bien différent de celui auquel il est habitué via son one-man-show : "Avec lui vous naviguez entre un truc qui pourrait apparaître comme seulement drôle au départ et un autre qui n'est pas drôle du tout voire même un peu dramatique. Et pendant le tournage Philippe était très pointilleux sur le vocabulaire de chaque personnage", confie-t-il, en ajoutant : "Par conséquent nous ne jouons pas de personnages très exubérants… Si nous avions eu des personnages plus clowns, ça nous aurait donné plus de marge."

Autre source d'angoisse pour Poelvoorde : en raison de son tempérament pudique, il est mal à l'aise au moment du tournage des scènes sentimentales avec ses partenaires féminines : "La scène du baiser avec Géraldine était la première scène que je devais tourner... Je me serais bien évanoui quinze fois si elle ne m'avait pas mis en confiance... Je n'arrivais pas à être décontracté". Toutefois, toujours dans l'ouvrage "Poelvoorde, l'inclassable", l'acteur insiste sur le fait que ces difficultés n'ont pas eu raison de ses bons rapports avec Harel et le reste de la distribution. 

A sa sortie, en 1997, Les Randonneurs réalise pas loin d'1,5 million d'entrées en France. Une jolie réussite financière qui donne logiquement lieu à une suite plus de dix ans plus tard, en 2008 : Les Randonneurs à Saint-Tropez, toujours mis en scène par Philippe Harel et porté par la même distribution. Malheureusement, le succès n'est pas au rendez-vous puisque la comédie fait environ 400 000 entrées sur le sol français.

* "Poelvoorde, l'inclassable", Hugues Dayez, Renaissance du Livre

Carbone sur France 2 : quelle affaire criminelle a inspiré ce polar avec Benoît Magimel et Olivier Marchal ?

Menacé de perdre son entreprise, Antoine Roca, un homme ordinaire, met au point une arnaque qui deviendra le casse du siècle. Rattrapé par le grand banditisme, il lui faudra faire face aux trahisons, meurtres et règlements de comptes. Réalisé par Olivier Marchal et emmené par Benoît Magimel, Carbone est sorti en salles en 2017. A l'occasion de la diffusion du film ce soir sur France 2, retour sur la célèbre affaire criminelle qui l'a inspiré : la Fraude à la TVA sur les quotas de carbone.*

En 2005, un système est conçu pour limiter les effusions de gaz à effet de serre en Europe. Chaque entreprise se voit attribuer un quota (fixé chaque année par la Commission européenne) à respecter. Mais parfois, certaines sociétés émettent moins de CO2 que prévu. Cela leur donne le droit de vendre des quotas à celles qui en émettent trop. Des entreprises indépendantes sont alors créées pour faire l'intermédiaire entre elles (celles qui veulent vendre des quotas et celles qui souhaitent en acheter).

Problème : certaines personnes en profitent pour acheter, après avoir créé une société de gestion, des quotas hors taxe à l'étranger pour les revendre en France en y ajoutant 19,6 % de TVA. Et au lieu de reverser cette dernière à l'Etat (comme le veut la loi), ils la gardent pour eux puis blanchissent l'argent : une escroquerie rendue possible par le fait que les quotas carbone ne laissent pas de trace... De plus, les formalités liées à la création d'une entreprise de gestion de quotas sont peu nombreuses.

De novembre 2008 à juin 2009, les escrocs raflent ainsi 1,6 milliard d'euros en France (un record en termes de fraude fiscale) et 5 milliards en Europe. Mais la Caisse des Dépôts, qui gère le marché des quotas, repère l'arnaque, donnant lieu à l'arrestation d'un grand nombre de malfaiteurs. Les procès se déroulent sur presque dix ans et plusieurs individus sont condamnés à de longues peines de prison (et de lourdes amendes). Certains sont encore en fuite à l'étranger et deux d'entre eux sont assassinés.

Conséquence de l'affaire : quelques mois après la découverte de l'arnaque, la TVA est supprimée sur les quotas carbone : il ne peut donc plus y avoir escroquerie.

Si, pour son film, Olivier Marchal s'est inspiré de la Fraude à la TVA sur les quotas de carbone, son but n'a pas été de la retranscrire : "Cette arnaque financière est certes brillante mais ses effets ont rejailli sur les contribuables à travers les impôts donc il était hors de question que je puisse légitimer les actes de ces gens-là. En fait, ces personnes n'avaient à la base aucun problème d'argent : elles ont agi par plaisir du jeu. Il était plus intéressant de recentrer les choses autour d'un patron au bord de la ruine."

* Source : Donald Walther, Le Monde

Les Babas-cool sur C8 : quel était le titre initial, complètement insolite, de cette comédie avec Christian Clavier ?

Film relativement méconnu avec Christian Clavier, Les Babas-cool voit Antoine, un jeune cadre parisien, quitter son quotidien bien conformiste pour intégrer, le temps des vacances, une communauté très libérée. A l'ocasion de la diffusion de cette comédie signée François Leterrier sortie en 1981, petit focus sur l'une de ses particularités : elle possédait un titre initial des plus insolites !

Le long métrage était en effet intitulé "Quand tu seras débloqué, fais-moi signe !". Un titre bien différent qui met l'accent sur le personnage joué par Christian Clavier : celui-ci doit, le temps de ce séjour au sein de cette communauté hippie, se "débloquer", c'est-à-dire abandonner ses habitudes rigides pour s'adonner à la coolitude (notamment sexuelle) des Babas-cool…

A l'époque, ce type de titres était à la mode (surtout fin 1970 début 1980). On pense ainsi à C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule, Arrête de ramer, t'attaques la falaise !, Viens chez moi, j'habite chez une copine, Les Hommes préfèrent les grosses, T'empêches tout le monde de dormir ou encore Je suis timide, mais je me soigne, pour ne citer qu'eux.

A noter que Problemos d'Eric Judor s'est également moqué gentiment des hippies d'aujourd'hui. Sorti en 2017, le film n'avait pas bien marché au box-office (moins de 200 000 entrées en France) mais avait obtenu un bon accueil presse. Par ailleurs, la comédie américaine Peace, Love et plus si affinités avec Jennifer Aniston et Paul Rudd s'amuse elle aussi d'une communauté "baba".

Daylight sur RTL9 : quel projet musclé Sylvester Stallone a-t-il refusé pour jouer dans ce film catastrophe ?

Dans Daylight, Sylvester Stallone incarne un ancien chef des services médicaux d'urgence reconverti en chauffeur de taxi suite à une erreur professionnelle. Lorsqu'une violente explosion a lieu dans le tunnel Holland, qui relie l'île de Manhattan à Jersey City, il décide de porter secours aux survivants qui s'y trouvent. A l'occasion de la diffusion de ce film catastrophe sorti en 1996, cet après-midi sur RTL 9, retour sur une anecdote intéressante concernant sa production : c'est parce que Stallone a quitté un autre projet (n'ayant pas abouti) qu'il a finalement pu jouer dans Daylight.

A l'origine, il n'est pas prévu que Stallone campe ce sauveteur courageux dans Daylight. L'acteur est au contraire fortement pressenti pour se glisser dans la peau du protagoniste principal de "High Roller", décrit comme une sorte de Die Hard se déroulant dans un casino. L'histoire de ce projet suit un ancien tueur à gages coincé dans un établissement de jeu de Las Vegas et confronté à des mafieux dirigés par son ancien boss... Aidé de quelques joueurs présents sur les lieux, son personnage doit également venir en aide au patron du casino et sa fille, kidnappés par les bad guys.

Ecrit par J.F. Lawton (à qui l'on doit Piège en haute mer et Piège à grande vitesse avec Steven Seagal), le scénario de "High Roller" est vendu à la société Savoy Pictures, qui connait à cette époque de graves difficultés financières (elle fait faillite en 1997). Stallone exigeant un salaire trop élevé (20 millions de dollars), les choses ne se concrétisent pas et le projet est annulé. Le comédien est alors choisi pour jouer dans Daylight, remplaçant par la même occasion un certain Nicolas Cage (que le réalisateur Rob Cohen veut, mais que les producteurs ne trouvent pas assez bankable).

Sorti fin 1996, Daylight réalise, malgré la présence de Stallone et son sujet porteur, un score plutôt décevant au box-office mondial (159 millions de dollars pour un budget de 80 millions). Au même titre que L'Expert (1994), Judge Dredd (1995), Assassins (id.) et Copland (1997), le long métrage de Cohen fait partie de ces films du milieu des années 1990 ayant marqué une baisse de popularité chez l'acteur. Celle-ci s'étendra jusqu'en 2006, année où il parvient à rebondir grâce au joli succès tant critique que public de Rocky Balboa. Suivront les lucratifs John Rambo et Expendables.