16 février 2026

Pierre Arditi, cette raison curieuse pour laquelle il voyage peu à l'étranger

Après avoir publié un livre (Le Souvenir de presque tout), Pierre Arditi remonte sur les planches. C'est au Théâtre Montparnasse que l'infatigable acteur de 81 ans joue chaque semaine une pièce d'Alexis Macquart, Je me souviendrai… de presque tout. Son temps libre, il l'occupe notamment à lire, l'un de ses grandes passions. "J'aime autant les romans que les essais", confie celui-ci dans une interview avec Le Parisien Magazine.

Son ecléctisme le porte tant sur les classiques de la littérature française comme Stendhal, Maupassant et Jules Renard que sur les BD que lui faisait lire sa mère dans sa jeunesse. "Ayant décidé, malgré mon âge avancé, de rester un petit enfant, je lis depuis peu les albums qui ont marqué mes jeunes années : Tintin, Spirou, Blake et Mortimer…" Pierre Arditi ne se cache pas d'avoir fait l'acquisition "à prix d'or" d'éditions originales de planches que lui faisait lire sa mère. Comme un parfum de madeleine de Proust…

Entre deux représentations, Pierre Arditi se ressource avec  son épouse Évelyne Bouix dans sa maison de campagne en Normandie, loin de l'agitation parisienne. "Les paysages, le bocage, les bâtiments traditionnels à colombages sont charmants et si tranquilles", décrit l'acteur découvert dans les films d'Alain Resnais.

Il poursuit : "Je pars souvent en balade. Les vaches, avec leur air détaché et leurs yeux de jeune fille, me fascinent". L'homme de théâtre se montre plus réticent à se déplacer hors des frontières françaises. Son argumentation est pour le moins curieuse. "Je voyage peu à l'étranger car ça m'angoisse, j'ai l'impression qu'on ne me retrouvera jamais", admet-il sans rougir.

Contre le stress, Pierre Arditi enfile un tablier et passe en cuisine. "Passer derrière les fourneaux me relaxe, car je peux rêver en même temps, révèle le comédien qui a longtemps souffert d'addiction au jeu. Il faut tout de même un minimum d'attention, sinon la recette est ratée." Son plat signature ?  La caldeirada, une sorte de "bouillabaisse portugaise" mitonnée avec différents poissons, des fruits de mer et des légumes.

Épicurien dans l'âme, l'octogénaire apprécie également la convivialité des bons repas au restaurant. "Je me rends souvent […] au Duc, et à La Cagouille, dans le quartier de Montparnasse, qui servent d'excellents poissons et plateaux de fruits de mer." S'il prise les petits plats traditionnels, l'acteur prise moins "la cuisine moderne".

Surya Bonaly : “on parlait de moi comme de la Noire”, victime de racisme dans un patinage très blanc

Surya Bonaly n’a jamais touché l’or olympique, mais son nom est devenu légende. Dans les années 1990, cette patineuse française, noire, neuf fois championne de France et cinq fois championne d’Europe, accumule les titres sans gagner la médaille qui compte le plus. Derrière l’image de championne, elle raconte aujourd’hui des années de combat.

À 52 ans, installée à Las Vegas, elle parle librement d’un patinage artistique très blanc et corseté. Elle résume une blessure quotidienne : "On ne disait jamais ‘la patineuse blanche’, mais on parlait de moi comme de ‘la Noire’". Femme de couleur, style jugé trop athlétique, elle se voit souvent renvoyée hors cadre.

Adoptée et élevée près de Nice, Surya Bonaly arrive sur la glace avec un double bagage : la glisse et la gymnastique. Sa puissance musculaire rare, ses sauts très complexes, son salto arrière sur un pied fascinent le public. Dans un milieu qui valorise la grâce éthérée et les lignes fragiles, on la trouve trop musclée, trop peu académique.

Dans les années 1990, le patinage artistique se juge sur deux notes : la technique et l’artistique, très subjective. Cette part d’interprétation laisse le champ libre aux goûts des jurys, nourris de références européennes et nord-américaines. Surya Bonaly estime y avoir payé sa silhouette, sa couleur de peau et sa modernité autant que la moindre faute sur ses lames.

En 1994, aux Mondiaux de Chiba, l’injustice ressentie atteint un sommet. Surya Bonaly livre un programme réussi, mais l’or revient à la Japonaise Yuka Sato. En larmes, elle refuse d’abord de monter sur la deuxième marche, puis retire sa médaille. Un journaliste lui demande : "Pourquoi n’as-tu pas accepté la médaille ? Quel est le problème ?" Elle répond : "Parce que ce n’est pas là que je suis à ma place, et je suis déçue."

Pour son ami et entraîneur Rodolphe Marechal, ce refus n’a rien d’un caprice : "Il fallait qu’elle marque le coup. Rien de rebelle là-dedans comme ont pu le dire certains. Ils n’ont rien compris. C’est juste que ce n’était pas juste." Quatre ans plus tard, blessée au tendon d’Achille à Nagano, Surya Bonaly tente un backflip interdit, réception sur un pied. Le public applaudit, les juges sanctionnent, dixième place.

Installée depuis plus de vingt ans aux États-Unis, où elle entraîne de jeunes patineurs, Surya Bonaly voit aujourd’hui son histoire racontée autrement. Sur le plateau de l’émission C à Vous, elle insiste : "J’ai toujours voulu rester moi-même. Je n’ai jamais essayé d’être rebelle. J’ai toujours voulu me donner à 100 %." Elle se décrit simplement comme une sportive qui refuse de se renier.

Son salto arrière, autrefois sanctionné, est devenu la figure le "Bonaly", reprise par une génération de patineurs. En France, une œuvre d’exposition met en scène ce saut avec cette phrase de Surya Bonaly : "J’ai fait tout ce que j’ai pu, mais je ne me suis pas peinte en blanc". En quelques mots, elle relie l’exploit et le refus de gommer sa différence.

Marie Hennerez cash sur son infidélité

Les fans de Plus belle la vie, encore plus belle, diffusée sur TF1, découvrent avec surprise l’intrigue de Léa, en train de tomber amoureuse de sa patiente Apolline. Et lors d’une interview dans Télé Poche, son interprète Marie Hennerez en a profité pour faire quelques confidences sur l’état d’esprit de son personnage mais aussi sur sa propre expérience avec l’infidélité. La comédienne sait à quel point les fans de la série qui a récemment connu plusieurs tragédies aiment le couple que son personnage forme avec Boher (Stéphane Henon), et elle se doute que les décisions de Léa risquent de faire grincer des dents.

“Elle aime encore Boher, qui a été un beau soutien. Il fait tout bien en plus. Je sais déjà que Léa va passer pour la méchante dans l’histoire, je m’y prépare. Les fans adorent Boher et notre couple, mais c’est sympa qu’on ne soit pas dans des pantoufles !” a commencé par déclarer Marie Hennerez. Mais les sentiments de Léa pour Apolline semblent trop forts pour y résister… Une situation que l’actrice a aussi connue et de laquelle elle parle sans tabou. A la question de savoir si elle s’est déjà autorisée une infidélité, sa réponse reflète les expériences qu’elle a pu avoir à ce sujet.

“Personnellement, je n’y vais pas car je ne sais pas trop faire. J’ai essayé et je suis trop entière. Ça s’est mal fini, j’ai été échaudée. Je ne recommencerai plus” a-t-elle expliqué à nos confrères de Télé Poche. Elle a cependant donné quelques précisions. “Mais ce n’est pas parce que je ne le fais pas que je vais juger les autres qui le font. Moi, je ne saurais pas mentir à mon conjoint et je serais trop déstabilisée sentimentalement pour pouvoir faire ça. J’ai un enfant et je ne saurais pas gérer”.

Pour son personnage dans Plus belle la vie - dont un des membres du casting s’est marié il y a peu - c’est une autre histoire. L’arrivée d’Apolline dans la vie de Léa la rappelle en effet à sa bisexualité et au fait qu’elle ait déjà vécu des histoires avec des femmes. Une facette de sa personnalité que Marie Hennerez voulait voir à l’écran. “Recréer ce lien avec ‘l’ancienne’ Léa, c’était ma volonté. Car pour moi, l’homosexualité fait partie de l’ADN du personnage. J’en ai discuté avec les auteurs et je suis ravie qu’on réaborde le sujet”.

Pour la comédienne de Plus belle la vie, encore plus belle en effet, “c’est important d’évoquer dans la série ce rapport à la liberté, à ce qu’on s’autorise ou non. Ce qui est important, c’est de vivre”. Le personnage de Léa a en effet traversé une épreuve difficile, un cancer, qui lui a fait voir la vie d’une nouvelle façon. “Elle se rend compte à quel point les choses peuvent vite basculer. La maladie a fait sauter des verrous. Cela n’enlève rien à l’amour et au respect qu’elle porte à Boher, mais elle ne peut réprimer son désir” conclut Marie Hennerez.

Oliver Stone soupçonnait Michael Douglas de se droguer sur le tournage de Wall Street

Oliver Stone a très sérieusement douté du talent de Michael Douglas au début du tournage de Wall Street. En fait, le réalisateur était si déçu par la tête d’affiche de son film qu’après deux semaines de tournage, il a fini par débarquer dans la caravane de ce dernier pour lui demander s’il avait un problème de drogue !

Un épisode qui reste gravé dans la mémoire de Michael Douglas qui a raconté l’anecdote à l’occasion du TCM Classic Film Festival de New York.

« Il m’a demandé : "Tu prends de la drogue ?" J’ai répondu non. Et il m’a dit : "Parce que tu as l’air de n’avoir jamais joué la comédie de ta vie" », s’est souvenu le vétéran de Hollywood (via Entertainment Weekly). Plutôt surpris par la réaction d’Oliver Stone, Michael Douglas a décidé de juger sur pièce en demandant à regarder les premiers rushes. Et le fait est… qu’il se trouvait plutôt bon !

« J’ai regardé les scènes de manière très critique… et j’ai trouvé ça plutôt bon », a poursuivi Michael Douglas, qui avait fini par ranger Oliver Stone à son avis.

Bien loin d’en vouloir au cinéaste pour son perfectionnisme, l’acteur de 81 ans lui est bien au contraire reconnaissant de l’avoir poussé à donner plus. « Il était prêt à ce que je le déteste pour le reste du tournage afin de me pousser un cran plus loin », a-t-il analysé avec le recul.

Le fait est que la franchise un tantinet brutale du réalisateur a porté ses fruits, puisque la performance de Michael Douglas lui avait valu l’Oscar du meilleur acteur en 1988 pour son rôle dans Wall Street.

Olivia Colman révèle s’être « toujours sentie non-binaire »

Olivia Colman a révélé s’être « toujours sentie non-binaire » et ne s’être « jamais sentie totalement féminine ». L’actrice oscarisée de 52 ans a fait ces confidences au magazine LGBTQ+ Them, en marge de la promotion de Jimpa, son nouveau film réalisé par Sophie Hyde dans lequel elle incarne la mère d’un adolescent non-binaire en visite chez son grand-père gay (John Lithgow) à Amsterdam.

« Je me suis toujours décrite auprès de mon mari comme un homme gay. Et il me répond : "Ouais, je comprends ça" », a-t-elle confié.

L’actrice, mariée depuis 25 ans à l’acteur Ed Sinclair avec qui elle a trois enfants, a précisé ne pas fréquenter « beaucoup de gens résolument hétérosexuels ».

« Les hommes que je connais et que j’aime sont en contact avec tous les aspects d’eux-mêmes », a-t-elle ajouté, insistant sur la fluidité des rôles dans son propre couple : « Avec mon mari, on alterne entre celui qui est fort et celui qui a besoin de tendresse. Je crois que tout le monde possède ces deux qualités. »

Pour autant, Olivia Colman a tenu à nuancer ses propos, demandant qu’on ne fasse pas les gros titres avec ces déclarations. Plutôt que de parler d’elle, elle préférerait que l’on parle de son film, lequel résonne énormément avec sa propre expérience. « Après avoir fait ce film, j’ai pris conscience que je n’étais pas seule dans ce ressenti », a-t-elle simplement conclu. Déjà sorti dans quelques salles américaines, Jimpa attend toujours une date de sortie en France.

Jessica Alba conclut son divorce avec Cash Warren après 18 ans de mariage

Jessica Alba et Cash Warren sont officiellement divorcés. La star des 4 Fantastiques et l’homme d’affaires et producteur de 47 ans, qui s’étaient mariés en 2008 après quatre ans de relation, ont signé les papiers de leur divorce la semaine dernière, selon TMZ. L’ancien couple partagera la garde de leurs deux filles, Honor Marie, 17 ans, Haven Garner, 14 ans, et de leur fils Hayes Alba, huit ans.

Ils n’auront pas à se verser de pension alimentaire, bien que la créatrice de The Honest Company, une entreprise de soins pour parents et enfants, doive verser en deux fois 3 millions de dollars à son ex-mari, soit 1,5 million de dollars cette année et l’an prochain, afin d’équilibrer le partage de leurs biens. Jessica Alba et Cash Warren étaient séparés depuis 2024 et ont cité des « différends irréconciliables » comme cause de leur divorce.

L’actrice de 44 ans, qui s’est faite discrète au cinéma ces dernières années, a confirmé sa séparation d’avec Cash Warren dans un message sur les réseaux sociaux en janvier 2025. « J’ai traversé une période d’introspection et de transformation pendant des années - à la fois en tant qu’individu et lors de ma relation avec Cash. Je suis fière de la façon dont nous avons évolué dans notre mariage au cours des 20 dernières années et il est maintenant temps pour nous d’entamer un nouveau chapitre de développement et d’évolution en tant qu’individus », avait-elle annoncé, affirmant que son ex-mari et elle continueraient à avancer « avec amour, gentillesse et respect l’un pour l’autre », tout en faisant de leurs enfants une « priorité absolue ».

Les deux anciens époux ont tous deux déjà retrouvé l’amour, Jessica Alba ayant été aperçue à plusieurs reprises dans les bras de l’acteur Danny Ramirez, vu dans Top Gun : Maverick et Captain America : Brave New World, tandis que Cash Warren a été vu main dans la main avec la top-modèle Hana Sun Doerr en août 2025, selon Page Six. Plus tôt cet été-là, le producteur a déclaré à TMZ qu’il était « heureux » pour son ex-femme, alors que des rumeurs de romance entre elle et Danny Ramirez avaient commencé à émerger.

Compostelle : bande-annonce avec Alexandra Lamy

Après Jeux d’enfants, La Guerre des boutons et La Guerre des Lulus, Yann Samuell revient avec un nouveau film en forme de bataille avec Compostelle. Lui est un jeune en difficulté, rejeté par sa famille et en rupture scolaire…Elle est une prof de lycée à la dérive... Ensemble, ils traversent le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Une marche désarmante entre conflits et mélancolie. 

Au casting on retrouvera Alexandra Lamy, Mélanie Doutey et Julien Le Berre dans le rôle du jeune Adam. Dans la lignée de La Chambre des merveilles, Louise Violet ou encore Jean Valjean, l’actrice d’Un gars, une fille incarne une fois de plus une femme fragilisée, en déséquilibre mais tournée vers l’autre.

Inspiré de faits réels, la bande-annonce touchante et coléreuse, pique la curiosité. 

Synopsis: “Fred et Adam, un adolescent en rupture, ne se connaissent pas. Pourtant, grâce à une association, ils entreprennent ensemble le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle cherche à apaiser son passé, il tente de canaliser sa colère et son sentiment d’abandon. Au fil des kilomètres, entre affrontements et instants suspendus, un lien fragile se tisse. Face aux épreuves du chemin, chacun découvre en lui une force insoupçonnée.”

Compostelle sortira le 1er avril dans les salles françaises

Empêtré dans la politique mondiale, le festival de Berlin défend le droit au silence

Les acteurs et actrices doivent-ils prendre position sur tout ? Tout le temps ? Et peut-on encore leur poser des questions sur la société dans laquelle ils vivent ?

Vaste débat qui anime les couloirs du Festival international du film de Berlin, qui se déroule en ce moment de l'autre côté du Rhin.

Dans un contexte géopolitique des plus violents, que ce soit en Amérique, en Ukraine, ou au Moyen-Orient, la fracture est plus flagrante que jamais au sein de l'opinion. Alors Wim Wenders, Président du jury de cette 76e édition de la Berlinale, interrogé sur la guerre à Gaza, a d'emblée affirmé vouloir rester en dehors de la politique. Une déclaration qui a déclenché une tempête sur les réseaux sociaux, jusqu'à provoquer le retrait de l’autrice indienne Arundhati Roy, qui a annulé sa présence à la dernière minute. Dans la foulée, ce sont Michelle Yeoh ou encore Neil Patrick Harris qui ont été critiqués pour leur refus de commenter les crises actuelles. Interrogée par un journaliste sur son opinion d'actrice internationale concernant la situation aux États-Unis, la star oscarisée de Everything Everywhere All at Once avait estimé ne pas être en mesure d'en parler, "et je ne prétends pas non plus la comprendre. Il vaut donc mieux ne pas aborder un sujet que je ne maîtrise pas".

Sage ? Ou trop facile ? Les acteurs, actrices, réalisateurs et autres membres du Jury sont-ils trop pleutres ? Ou ont-ils raison de rester à leur place ?

Face à l'incendie naissant, le festival a publié dans la nuit de samedi un long communiqué signé par sa directrice Tricia Tuttle, appelant à calmer le jeu et à recentrer le débat sur le cinéma. Elle prend notamment la défense des talents qui refusent de parler politique :

"La liberté d’expression existe à la Berlinale", assure-t-elle d'abord. "Mais de plus en plus, on attend des cinéastes qu'ils répondent à toutes les questions. On les critique s'ils ne répondent pas. On les critique s'ils répondent et que leurs propos ne nous plaisent pas. On les critique s'ils sont incapables de condenser des idées complexes en quelques mots lorsqu'un micro est tendu devant eux alors qu'ils pensaient parler d'autre chose..."

La Berlinale met les pieds dans le plat et rappelle qu’un festival de 278 films ne peut être résumé à une polémique virale. "Ces films offrent une multitude de perspectives. On y trouve des films sur le génocide, les violences sexuelles en temps de guerre, la corruption, les violences patriarcales, le colonialisme ou les abus de pouvoir. Certains cinéastes présents ici ont été confrontés à la violence et au génocide, et risquent la prison, l'exil, voire la mort pour leurs œuvres ou leurs prises de position. Ils viennent à Berlin et partagent leur travail avec courage. Faisons-nous suffisamment entendre ces voix ?"

Le message central est limpide : "Les artistes sont libres d’exercer leur droit à la parole comme ils le souhaitent"  et ne devraient pas être obligés de commenter chaque crise mondiale. "On ne saurait exiger d'eux qu'ils commentent tous les débats plus larges concernant les pratiques passées ou présentes d'un festival sur lesquelles ils n'ont aucun contrôle. De même, on ne saurait exiger d'eux qu'ils prennent position sur toutes les questions politiques qui leur sont soumises, à moins qu'ils ne le souhaitent."

La Berlinale défend ainsi un cinéma capable d’agir autrement que par la prise de position frontale, parfois simplement en racontant des histoires humaines. "Dans un monde brisé, cela est précieux."

Terminator - Zero : la série n’a pas convaincu les abonnés de Netflix

Les films ont rapporté des milliards de dollars au box-office et révélé au grand public un réalisateur majeur (James Cameron) et une superstar du cinéma (Arnold Schwarzenegger). Et pourtant, la série dérivée de la saga Terminator n’a pas convaincu les abonnés de Netflix. L’anime japonais intitulé Terminator Zero vient en effet d’être annulée après une saison seulement par la plateforme.

Cette production ne s’inscrit pas dans le canon officiel de la saga. Il s’agit là d’une nouvelle version, produite par un studio japonais ; l’action a d’ailleurs été localisée à Tokyo, alors que les films se déroulaient jusqu’alors sur la côte ouest américaine et au Mexique. Créateur de la franchise, James Cameron n’a d’ailleurs pas été impliqué dans le projet, mais il avait tout de même adoubé ce travail de réinterprétation de son œuvre.

Faute d’audiences convaincantes, la série a été annulée par Netflix au terme de sa première saison. L’histoire n’avait pourtant pas été racontée dans son intégralité, puisque 5 saisons étaient en effet prévues. Sur X, le créateur du programme Mattson Tomlin (le scénariste des Batman avec Robert Pattinson) a regretté que l’histoire qu’il avait en tête ne verrait pas le jour.

Visiblement très déçu par cette annulation, le scénariste espère pouvoir faire renaître la série sous une autre forme. "Le final de la série est très spécial, et il était dans mon pitch lors de l’entretien que j’ai passé pour obtenir le poste. J’ai écrit tous les épisodes de la saison 2, et j’ai déjà écrit l’intrigue principale de la saison 3. Peut-être que je rendrai ça public un jour sous une autre forme."

Malgré "une très bonne réception critique et du public" (selon son créateur), la série n’est pas parvenue à générer des audiences suffisantes, à la hauteur des attentes de la plateforme. Les fans n’avaient d’ailleurs plus aucun espoir de renouvellement, la première saison ayant été diffusée durant l’été 2024 (!). Un renouvellement un an et demi après la diffusion paraissait dès lors improbable…

La première (et donc unique) saison de Terminator Zero est à retrouver dès à présent sur Netflix.

Sean Baker annonce un nouveau film avec Mixchelle Yeoh

On ne sait pas à quel point il a bénéficié des polémiques ayant entouré Emilia Perez et The Brutalist, favoris après l'annonce des nominations, mais les faits sont là et gravés, non pas dans le marbre, mais sur les cinq statuettes dorées (Film, Réalisation, Scénario Original, Montage et Actrice pour Mikey Madison) remportées par Anora en mars 2025, pendant la 97ème cérémonie des Oscars. Dont quatre pour le seul Sean Baker, qui égalait alors le record établi par Walt Disney du plus grand nombre de trophées remportés par une même personne pendant une cérémonie.

Quelques mois après sa Palme d'Or au Festival de Cannes, ce triomphe a fait passer le réalisateur dans une autre dimension : de chef de file du cinéma indépendant américain, Sean Baker est en effet devenu, en matière de palmarès, l'égal d'un Francis Ford Coppola, l'un de ses modèles du Nouvel Hollywood. Ce qui lui vaudra d'être attendu au tournant avec son prochain long métrage.

En septembre 2024, alors qu'il avait "seulement" triomphé sur la Croisette, il nous promettait qu'il ne changerait rien à sa façon de faire des films ou à ses sujets de prédilection, et les quelques informations qu'il a données sur son neuvième long métrage semblent le confirmer. "On m'a proposé de développer des projets [au sein d'un studio], mais je veux vraiment faire mes films de manière indépendante", a-t-il déclaré à Variety au Festival de Berlin, où il présentait Sandiwara, court métrage tourné à l'iPhone dans lequel il dirige Michelle Yeoh.

"Ce serait incroyable que Neon distribue de nouveau mon film aux États-Unis, j'adorerais retravailler avec eux. Mais nous faisons notre film indépendamment [des studios] pour que je puisse garder le contrôle sur tout, du casting au contenu, sans avoir à prendre la moindre note en considération." Et il a confirmé les rumeurs disant que son prochain opus se déroulerait en Italie, où il a fait des repérages dernièrement, et compterait l'icône Vera Gemma, vue notamment chez Dario Argento, dans son casting.

"C'est ma lettre d'amour aux comédies érotiques italiennes des années 60 et 70, donc je me penche sur ça car nous voulons tourner cette année." En vue d'une présentation au Festival de Cannes 2027, pour tenter le doublé avec cette histoire qui devrait encore tourner autour d'un travailleur ou d'une travailleuse du sexe ? Ou viser la Mostra de Venise pour essayer d'ajouter un Lion d'Or à son palmarès ?