28 février 2026

Cassandre sur France 3 : Gwendoline Hamon se confie sur son rôle dans la série

Ce samedi 28 février, France 3 diffuse un nouvel épisode inédit de la saison 12 inédite de Cassandre, sa série policière phare portée par Gwendoline Hamon et Alexandre Varga.

Et dans ce premier volet, Cassandre et son équipe vont enquêter sur la mort suspecte de Valentin Poncet, un pompier exemplaire au passé remarquable. Ils vont en effet devoir démêler les fils d'un meurtre en apparence lié à un cambriolage. Mais en menant leur enquête, ils vont mettre en lumière une histoire familiale tragique aux secrets profondément enfouis.

C’est le 28 novembre 2015 que France 3 a diffusé le premier épisode de Cassandre devant 3,94 millions de téléspectateurs. Et plus de 10 ans après, la série policière continue de réunir des millions de curieux.

Une longévité record qui ne lasse pas Gwendoline Hamon, qui prend toujours autant de plaisir à se glisser dans la peau de Cassandre. “Je la connais tellement par coeur que je prend toujours autant de plaisir à la jouer”, nous avait-elle confié lors d’une interview pour la promotion de Rien ne t'efface, une série diffusée en septembre dernier sur TF1.

“On a grandi ensemble et je l’ai construite au fil des années. Les scénaristes écrivent une ébauche des personnages, et ils écrivent les intrigues formidables de chaque épisode, mais, en définitive, les personnages, ce sont les acteurs qui les construisent petit à petit."

"Donc Cassandre, c’est mon amie, je la connais très bien. Et dans la série, nous avons une grande liberté de jeu, nous pouvons faire des propositions et même parfois des improvisations. Donc je m’amuse beaucoup sur le plateau. Je ne m’ennuie pas.”

Gwendoline Hamon reconnaît qu’elle est chanceuse de travailler sur Cassandre. “C’est un cadeau qui m’a été offert et je ne crache pas dans la soupe. A moins que cela ne se passe mal ou que les intrigues deviennent médiocres, je continuerai à l’incarner."

"Et ça n’arrivera pas parce que je suis très exigeante et qu’on travaille beaucoup avec les réalisateurs, les auteurs et la production pour faire quelque chose de bien. Cassandre, c’est un petit peu mon bébé et c’est aussi mon image.”

Retrouvez un épisode inédit de Cassandre tous les samedi à partir de ce 28 février sur France 3.

Hollywoo : le tournage de cette comédie a été compliqué pour Florence Foresti

En 2011, la comédie Hollywoo attire 2,3 millions de spectateurs dans les salles françaises. Porté par Florence Foresti et Jamel Debbouze, le film séduit le public. Pourtant, derrière cette réussite commerciale, la fabrication du long-métrage s’est révélée bien plus mouvementée qu’il n’y paraît.

À l’origine du projet, une volonté claire : rendre hommage aux comédiens de doublage, ces artistes que Florence Foresti admire particulièrement. Loin d’une simple succession de sketchs, le film revendiquait une véritable intention narrative. “C’était chouette parce qu’il y avait quand même un vrai fond dans le film. Ce n’était pas juste une série de sketchs”, explique à BFMTV le co-réalisateur Frédéric Berthe, en 2024 (via Voici).

Dans un premier temps, l’équipe imagine même confier le rôle de Jennifer Marshall à Jennifer Aniston. “C’était l’idée”, confirme Frédéric Berthe. “On a essayé de la contacter. C’était un peu une fin de non-recevoir. Mais bon, ce n’est pas très grave.”

Autre rebondissement : Manu Payet devait initialement incarner Farrès. Mais deux mois avant le début du tournage, il quitte l’aventure pour rejoindre Les Aventures de Philibert, capitaine puceau. “Jamel Debbouze le remplace au pied levé”, raconte Berthe. Toutefois, le rôle ayant été écrit pour un autre acteur, Jamel Debbouze préfère qu’il soit retravaillé afin de mieux s’y reconnaître.

Si Florence Foresti est habituée à la scène et au contact direct avec le public, l’expérience du tournage se révèle plus éprouvante. Le budget conséquent – environ 15 millions d’euros – accentue la tension. Le soutien financier de StudioCanal implique des attentes élevées. “StudioCanal avait mis quand même pas mal de sous. Forcément il y a une pression parce qu’il faut ramener un film, il faut que ça fasse marrer”, explique Frédéric Berthe. Avant d’ajouter : “Elle était très concentrée, très tendue (...) Elle l’a vécu un peu dans la souffrance.”

Dans ces moments délicats, la présence de Jamel Debbouze s’avère précieuse. “Il était d’une gentillesse extrême avec elle quand elle avait plein de doutes”, se remémore le co-réalisateur, qui décrit un “tournage formidable”.

Malgré l’ambiance globalement positive, certains épisodes témoignent de la fragilité de l’actrice durant cette période. Un jour, alors qu’une scène importante doit être tournée, Florence Foresti reste enfermée dans sa loge. “Ce jour-là, Flo ne va pas bien, Elle est dans sa loge, elle n’arrive pas à sortir, elle a des angoisses. Bref, elle n’est pas en forme. On attend. Puis elle finit par sortir. Elle s’excuse. Elle est désolée.”

À l’écran, pourtant, rien ne trahit ces moments difficiles. “Elle a le talent absolument ahurissant. Et puis c’est un soldat. Donc ça ne s’est jamais senti. Sur le tournage, on était malheureux pour elle. Elle était gentille avec tout le monde. Mais on sentait que ça n’allait pas bien.”

Avec le recul et au vu de l’accueil enthousiaste réservé au film, cette période sous tension appartient désormais au passé.

Hollywoo est aujourd’hui à redécouvrir en streaming sur Disney+.

27 février 2026

Ricky Martin découvre qu’un café de Miami l’a inscrit sur une liste très spéciale

Ricky Martin a reçu un honneur qui l’a rempli de joie. De passage à Miami, en Floride, le chanteur portoricain, qui a récemment participé au spectacle de Bad Bunny pour la mi-temps du Super Bowl, a découvert la semaine dernière qu’il avait été inscrit sur la liste très avantageuse du petit café Sip 305 près de l’université internationale de Floride.

Se filmant devant une ardoise accrochée au mur, où son nom apparaît au côté de celui d’autres stars et sous l’inscription « les personnes qui boivent gratuitement », le chanteur de 54 ans n’a pu cacher sa joie.

« Quelle coïncidence », a-t-il d’abord déclaré en espagnol dans une vidéo publiée sur Instagram par l’enseigne.

« Plein de câlins et de bisous », a-t-il enchaîné, tout sourire, devant le regard interloqué de l’une des employées.

Une autre vidéo, tirée des images de surveillance du café, montre le moment où Ricky Martin emprunte le portable d’une personne pour se filmer et étreint la fameuse employée surprise, qui a été identifiée par Today.com comme étant Nacosi Rosemond, une étudiante en dernière année à l’université internationale de Floride. « Le choc absolu sur mon visage me fait délirer », a-t-elle commenté sous la vidéo.

Parmi les autres stars pouvant bénéficier d’une boisson gratuite chez Sip 305 figurent un autre chanteur portoricain, Bad Bunny, ainsi que des artistes également présents lors du spectacle du chanteur de MONACO au Super Bowl le 8 février dernier, comme Lady Gaga, Pedro Pascal et Jessica Alba. Leur présence à la mi-temps, comme celle de Ricky Martin, a été une surprise et a enchanté plus de 120 millions de téléspectateurs, selon ESPN.

Harry Styles avoue avoir ri à l’enterrement de sa grand-mère

Harry Styles n’a pu s’empêcher de laisser s’échapper un rire lors des funérailles de sa grand-mère. Le chanteur d’As It Was a fait cette confidence lors de son passage dans l’émission YouTube Royal Court, où il a été reçu dans un décor médiéval et en tenue royale avec des oreilles d’elfe. L’artiste de 32 ans évoquait son tube de 2022, Music for a Sushi Restaurant, lorsqu’on lui a demandé quel autre lieu mériterait une chanson, selon lui.

« J’aime vraiment les chansons de crémation », a-t-il répondu, déclenchant l’hilarité de son hôte et de l’équipe de tournage. Harry Styles s’est alors remémoré une expérience récente à un crématorium. « Je me souviens d’avoir assisté aux funérailles de ma grand-mère, et lorsque la musique a commencé, c’était The Long and Winding Road », a-t-il expliqué, faisant allusion à la chanson des Beatles de 1970.

« Et cela m’a fait rire », a-t-il avoué, quelque peu embarrassé. « Ça paraît tellement inapproprié, parce que c’était si soudain ». Inappropriée ou pas, la situation a éveillé sa créativité, avec une pointe d’humour… « Puis j’ai commencé à réfléchir à des chansons inappropriées pour une crémation », a-t-il poursuivi, donnant pour exemple Relight My Fire (Ravive Ma Flamme), titre de 1979 par Dan Hartman, ou encore Burn Baby Burn (Brûle Bébé Brûle), chanson de 2001 par Ash.

Harry Styles assure actuellement la promotion de son nouvel album, Kiss All the Time. Disco, Occasionally, attendu le 6 mars, et de sa prochaine tournée, Together, Together, qui débutera en mai. Le chanteur de Watermelon Sugar a aussi annoncé des listening parties de son nouvel album dans 40 villes du monde, y compris Paris. De quoi ravir ses fans, qui ne l’avaient pas vu sur scène depuis 2023 !

David Guetta est papa pour la quatrième fois

C’est « le plus beau secret qu’on n’ait jamais gardé » pour David Guetta. Le DJ a surpris la Toile en annonçant sur Instagram jeudi l’arrivée de son quatrième enfant.

Le musicien était déjà père de trois enfants : deux aînés, Tim‑Elvis et Angie, 22 ans et 18 ans, issus de son précédent mariage avec Cathy Guetta, puis Cyan, né en mars 2024, fruit de son amour avec Jessica Ledon.

Mais pour leur dernier enfant, prénommé Skyler, le couple s’est fait discret. C’est pourtant avec beaucoup de fierté que David Guetta a posté des images qui ont fait fondre les internautes.

On y voit les parents immortalisant leurs derniers moments à trois, tous en jean et haut blanc, rayonnants, mais aussi une photo de la baby shower où le couple attend « Baby Guetta » devant un gâteau à glaçage bleu, puis la famille réunie avec le nouveau venu, et quelques gros plans sur l’adorable bébé, qui dort paisiblement.

Le carrousel s’achève avec une vidéo de David Guetta allongé, Skyler reposant sur sa poitrine, sa petite main autour du cou de son papa. On entend le DJ murmurer en anglais : « C’est la meilleure sensation au monde : ce petit ange qui dort sur ma poitrine. Chut ! » ajoute-t-il en souriant, doigt sur la bouche.

Le monde de la musique électronique n’a pas tardé à envoyer ses félicitations au père de famille, qui sera en concert au stade de France le 13 juin, avec plus de 250.000 likes en douze heures. Bob Sinclar a commenté « Que du bonheur ». L’actrice et chanteuse Jennifer Lopez a également souhaité la bienvenue au nouveau-né, écrivant : « Awwww félicitations »

Michel Cymes raconte comment il a été diagnostiqué TDAH sur le tard

Michel Cymes a appris bien plus tard que ses fils qu’il souffrait du Trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), un trouble du neurodéveloppement qui peut se caractériser, selon le site d’Ameli, par des difficultés de concentration, une hyperactivité motrice et une impulsivité. Le médecin ignorait ce diagnostic jusqu’à ce qu’un collègue, qui traitait ses fils pour le même trouble, l’interpelle à ce sujet.

« Je l’ai appris de façon totalement fortuite », a-t-il confié au magazine Gala. « J’ai deux garçons qui sont TDAH et qui étaient suivis par le docteur Olivier Revol, avec qui j’ai d’ailleurs coécrit un livre. » Lorsque son collègue l’a approché pour recueillir son témoignage dans le cadre de recherches pour un ouvrage sur le TDAH chez l’adulte, Michel Cymes a été pris de court. « Je ne comprends pas… Il éclate de rire », s’est rappelé celui qui, « en réalité », ignorait qu’il était concerné.

« J’ai ensuite passé des tests qui ont confirmé qu’il fallait creuser davantage. Et le diagnostic est tombé : j’étais TDAH. Je l’ai appris vers 55 ans », a-t-il résumé. Si le diagnostic n’a pas « bouleversé (s)a vie » ou répondu « à des questions » qu’il ne se posait pas, ignorant sa condition, l’animateur de 68 ans a mieux compris certains aspects de sa personnalité. « Ma scolarité, mes difficultés de concentration, le fait qu’au bout de trente minutes de réunion je décroche, mon impulsivité, ces 15.000 idées à la seconde… Tout s’est éclairé », a-t-il énuméré.

Avec cette condition, qu’il voit davantage comme « une force » qu’un « handicap », Michel Cymes a aussi appris à être plus indulgent envers lui-même. « Je suis passé d’un bouillonnement épuisant à un bouillonnement créatif et productif. Et surtout, cela m’a rendu plus tolérant envers moi-même », a-t-il confié, même si ce « moteur » rapide et constant peut encore s’avérer « fatigant » au quotidien. « Au moins je sais pourquoi je suis comme ça », a-t-il alors souligné, préconisant « le sport » à ceux qui sont, comme lui, TDAH, afin d’« évacuer le trop-plein d’énergie ».

Lindsay Lohan se demande pourquoi on ne l’a pas davantage « protégée » à l’adolescence

Avant de trouver la sérénité et la vie de famille à laquelle elle aspirait à Dubaï, ville des Émirats arabes unis où elle a posé ses valises en 2014, Lindsay Lohan a eu une jeunesse mouvementée. Devenue célèbre à 12 ans avec le film de Disney À nous quatre en 1998, l’actrice a enchaîné les succès au cinéma, parmi lesquels on compte Freaky Friday et Lolita malgré moi (Mean Girls).

Au cœur du succès, Lindsay Lohan a emménagé à Los Angeles pour poursuivre sa carrière et devenir indépendante à un jeune âge, se laissant facilement tenter par la vie de la nuit à Hollywood et les substances illicites qui lui ont valu quelques arrestations et brefs passages en prison. Ces déboires ont été suivis de près par la presse et les paparazzi, qui ont contribué à lui forger une certaine réputation jusqu’en 2013.

« Tout cela était si accablant et épuisant », s’est souvenue l’actrice de 39 ans lors d’une interview récente avec Vogue Arabia. Désormais mère d’un petit garçon, qu’elle a accueilli en 2023 avec son mari, le financier Bader Shammas, Lindsay Lohan peut regarder en arrière et tirer des leçons de ces années compliquées. « J’aurais dû écouter mes parents et retourner à New York. Mais j’étais jeune et je voulais être à Los Angeles », a admis celle qui a depuis opéré un retour discret devant la caméra, apparaissant notamment dans des films de Noël et dans le second volet de Freaky Friday, Encore dans la peau de ma mère, l’an dernier face à Jamie Lee Curtis.

Si la star garde des souvenirs « très amusants » de cette époque, elle considère que sa jeunesse a surtout été « difficile ». « C’était une arme à double tranchant », a-t-elle expliqué. « Aujourd’hui, quand je repense à cette époque, je me demande : "Pourquoi personne n’est venu me sortir de là, me protéger davantage ?" On ne sait pas comment faire ça soi-même quand on est adolescent ».

Plus tard, Lindsay Lohan a « suivi (s)on instinct » et s’est envolée à « l’autre bout du monde » pour trouver la vie qui lui correspondait vraiment. « Je ne m’amusais plus dans ce milieu […] Ce n’est pas une vraie vie », a-t-elle songé. « Cela m’a tellement éloignée que j’ai déménagé à l’autre bout du monde. Et je suis tellement contente d’avoir suivi mon instinct ».

Premier teaser pour Juste une illusion, avec Louis Garrel, Camille Cottin et Pierre Lottin

Trois ans après Une année difficile, le duo Toledano-Nakache est de retour avec Juste une illusion une nouvelle comédie sociale et nostalgique, qui nous plonge dans la classe moyenne des années 1980 à travers l’histoire d’un jeune adolescent en quête d’identité. Mais ce sont bien les adultes qui sont au coeur du premier tease, qui vient d’être mis en ligne. 

Dans cet aperçu, rythmé par la musique de Téléphone, on assiste même à un ménage à trois entre le couple Louis Garrel-Camille Cottin et leur voisin, Pierre Lottin. Ce dernier vient donner un coup de main en informatique (nous sommes à l’époque des premiers ordinateurs), mais il apprécie un peu trop madame au goût de monsieur… 

Pour en avoir plus sur l’intrigue de Juste une illusion, il faut se pencher sur le synopsis du film. Ce sont les jeunes Simon Boublil et Alexis Rosenstiehl qui joueront les deux enfants de Cottin et Garrel : 

Nous sommes en 1985, Vincent, bientôt 13 ans, vit en banlieue parisienne dans une famille de la classe moyenne, entre un grand frère distant et des parents en conflit permanent.     

Alors qu’il n’est « déjà plus » un enfant et qu’il n’est « pas encore » un adulte nous allons partager ses questions et ses doutes sur l’identité, l’amitié, la famille, la religion, le désir et les premiers élans amoureux.             

Une comédie sur cette période de l’enfance où l’espoir de changer le monde n’était pas “Juste une illusion…”

Juste une illusion sortira au cinéma le 15 avril prochain. 

Netflix jette l'éponge : la plateforme refuse de surenchérir pour racheter Warner

Le feuilleton du rachat de Warner Bros vient de connaître un nouveau rebondissement. Netflix a officiellement jeté l'éponge jeudi 27 février, refusant de surenchérir face à l'offre améliorée de Paramount. Une décision qui met fin à six mois de bataille acharnée pour s'emparer du légendaire studio hollywoodien. Mais ça ne garantit en rien la victoire de Paramount.

"Nous avons toujours été disciplinés, et au prix nécessaire pour égaler la dernière offre de Paramount Skydance, l'accord n'est plus financièrement attractif", ont déclaré les co-PDG de Netflix, Ted Sarandos et Greg Peters, dans un communiqué conjoint transmis à Deadline. "Cette transaction a toujours été un 'agréable à avoir' au bon prix, pas un 'indispensable' à n'importe quel prix."

La nouvelle a immédiatement fait bondir l'action Netflix de 10%, les investisseurs saluant la prudence financière de la direction. Paramount avait relevé son offre à 31 dollars par action (contre 30 dollars initialement) et renforcé ses garanties de financement, poussant Warner Bros Discovery à déclarer cette proposition "supérieure" à l'accord de 82,7 milliards de dollars signé avec Netflix en décembre.

Mais à peine deux heures après l'annonce du retrait de Netflix, le procureur général de Californie Rob Bonta a douché l'enthousiasme ambiant. "Paramount/Warner Bros n'est pas un accord conclu", a-t-il déclaré, des propos rapportés par Deadline. "Ces deux titans hollywoodiens n'ont pas passé l'examen réglementaire. Le Département de la Justice de Californie mène une enquête ouverte, et nous avons l'intention d'être rigoureux dans notre examen."

Cette mise en garde survient une semaine après l'ouverture d'une enquête antitrust par la Californie, État où l'industrie du divertissement pèse lourd économiquement. "L'industrie du cinéma et du divertissement n'a pas seulement une importance historique pour notre État, c'est aussi un secteur critique qui soutient l'économie de la Californie et touche la vie des Américains au quotidien", avait déclaré Rob Bonta le 20 février. "Les transactions proposées pour Warner Brothers doivent faire l'objet d'un examen complet et robuste, et la Californie y regarde de très près."

L'affaire prend également une dimension politique. La sénatrice démocrate Elizabeth Warren avait qualifié une fusion Paramount-Warner de "catastrophe antitrust", tandis que 11 procureurs généraux républicains avaient écrit à la ministre de la Justice Pam Bondi pour exprimer leurs "préoccupations concernant le fait que la fusion proposée entraînera probablement une concentration excessive du marché".

Le dossier doit encore obtenir l'approbation des actionnaires de Warner Bros Discovery et le feu vert des régulateurs américains et internationaux. L'histoire n'est donc pas terminée.

César 2026 : Alison Wheeler se paye Benjamin Lavernhe et les népo babies

Après le sketch très applaudi de Franck Dubosc l’année précédente, c’est l’actrice et humoriste Alison Wheeler, anciennement chroniqueuse dans l’émission Quotidien, qui a fait sensation lors des César 2026.

Si personne n’a été oublié aux Césars - presque tous les films sont repartis avec un prix -, la grande famille du cinéma n’a pas non plus été épargnée.  

Avec le ton désinvolte qu’on lui connaît bien, la rousse a débarqué sur scène avec la ferme intention de mettre les pieds dans le plat…Et c’est réussi.

Des népos au rôle - un peu gênant - de Benjamin Lavernhe en Abbé Pierre, Alison Wheeler a épinglé avec brio le cinéma français. 

“Vous êtes tous légitimes, tous. Vous avez le droit d’être là : monteurs, auteurs, ingés sons, comédiens…même vous les nepo babies. Ne laissez personne vous dire que vous ne méritez pas votre place, que c’est grâce à vos parents que vous êtes là. Vous avez bataillé pour être ici. [...] Vous aussi vous avez le seum des dimanches soirs pluvieux en rentrant chez vous dans le Duplex familial du Trocadéro”.

Elle s'est ensuite tournée vers le maître des cérémonies pour aborder un des sujets les plus tendus de 2025…

“Vous pouvez tout jouer un chef d’orchestre, un marié qui s’envole…même l’Abbé Pierre innocent. Pardon mais s’il vous plaît, crevons l'abcès. [...] Je le fais pour vous Benjamin, c’est l’éléphant dans la pièce. [...] Je le dis, s’il vous plaît, il faut séparer Benjamin de l’Abbé, pas d‘amalgames ”, puis elle poursuit “Promettez-nous Benjamin, soyez plus vigilant dorénavant ! [...] Il a en ce moment même un film dont le financement est en cours, c’est le biopic de Jack Lang” le tout sous les rires hilares de la salle et particulièrement ceux du comédien tout juste récompensé du César du meilleur acteur, Laurent Lafitte.

Est-ce qu'on tient une future maitresse de cérémonie ? 

Le palmarès complet des César 2026

César du meilleur film

L’Attachement, produit par Fabrice Goldstein et Antoine Rein, réalisé par Carine Tardieu

César de la meilleure réalisation

Richard Linklater pour Nouvelle Vague

César du meilleur acteur

Laurent Lafitte dans La Femme la plus riche du monde

César de la meilleure actrice

Léa Drucker dans Dossier 137

César du meilleur acteur dans un second rôle

Pierre Lottin dans L’Étranger

César de la meilleure actrice dans un second rôle

Vimala Pons dans L’Attachement 

César de la révélation masculine

Théodore Pellerin dans Nino

César de la révélation féminine

Nadia Melliti dans La Petite Dernière

César du meilleur scénario original

Franck Dubosc et Sarah Kaminsky pour Un ours dans le Jura

César du meilleur scénario adapté

Carine Tardieu, Raphaële Moussafir et Agnès Feuvre pour L’Attachement

César de la meilleure photographie

David Chambille pour Nouvelle Vague

César du meilleur montage

Catherine Schwartz pour Nouvelle Vague

César des meilleurs décors

Catherine Cosme pour L’Inconnu de la Grande Arche

César des meilleurs effets visuels

Lise Fischer pour L’Inconnu de la Grande Arche 

César de la meilleure musique originale

Arnaud Toulon pour Arco

César du meilleur son

Romain Cadilhac, Marc Nambard, Olivier Touche, Olivier Goinard pour Le Chant des forêts

César des meilleurs costumes

Pascaline Chavanne pour Nouvelle Vague

César du meilleur film d’animation

Arco, réalisé par Ugo Bienvenu 

César du meilleur premier film

Nino, réalisé par Pauline Loquès

César du meilleur film documentaire

Le Chant des forêts, réalisé par Vincent Munier

César du meilleur film étranger

Une bataille après l’autre, réalisé par Paul Thomas Anderson

César du meilleur film de court métrage d’animation

Fille de l’eau, réalisé par Sandra Desmazières

César du meilleur film de court métrage documentaire

Au bain des dames, réalisé par Margaux Fournier

César du meilleur film de court métrage de fiction

Mort d’un acteur, réalisé par Ambroise Rateau

26 février 2026

Isabelle Adjani condamnée : nouveau face-à-face avec la justice

Isabelle Adjani comparaît de nouveau devant la justice. D'après les informations du Parisien, la comédienne de 70 ans doit être rejugée par la cour d'appel de Paris dans le cadre d'une affaire de fraude fiscale.

En première instance, elle avait écopé de deux ans d'emprisonnement avec sursis et d'une amende de 250 000 euros.

À l'époque, le tribunal avait considéré que les faits traduisaient une intention délibérée "de dissimulation vis-à-vis de l’administration fiscale" et qu'ils portaient "gravement atteinte à l'égalité des citoyens devant l’impôt".

Isabelle Adjani, qui ne s'était pas présentée à son premier procès en 2023, avait été condamnée pour avoir déclaré une résidence au Portugal en 2016 et 2017 afin de réduire indûment son impôt sur le revenu, pour un montant estimé à 236 000 euros.

La justice lui reprochait aussi une opération financière datant de 2013 : deux millions d'euros versés par Mamadou Diagna NDiaye, dirigeant du mouvement olympique sénégalais et membre du Comité international olympique. Présentée comme un prêt, cette somme avait été requalifiée en donation dissimulée, ce qui aurait permis d'éviter environ 1,2 million d'euros de droits.

En outre, la comédienne avait été reconnue coupable de blanchiment pour avoir transféré 119 000 euros vers le Portugal par l'intermédiaire d'un compte bancaire américain "non déclaré".

Pour le tribunal, "les conditions matérielles et juridiques de cette opération ne pouvaient avoir d’autre justification que de dissimuler l’origine et la destination de ces fonds".

Lors du premier procès, ses avocats avaient soutenu qu'Isabelle Adjani s'était simplement trompée en déclarant sa résidence fiscale au Portugal, expliquant qu'elle aurait été mal orientée à ce moment-là. Sollicités pas nos confrères du Parisien, ces derniers n'ont cependant pas répondu aux demandes de réaction.

Toujours selon le quotidien, la procédure avait débuté en 2016 après la révélation de son nom dans les Panama Papers, où elle apparaissait liée à une société enregistrée aux îles Vierges britanniques. Si cet élément n'a finalement donné lieu à aucune poursuite, il a néanmoins conduit les enquêteurs à explorer d'autres pistes.

Gisèle Pelicot : Meryl Streep pressentie pour l'incarner dans une série américaine

À l'automne 2024, Gisèle Pelicot a pris tout le monde de court en refusant le huis clos lors du procès de son ex-mari Dominique et des 51 hommes qui ont abusé d'elle pendant neuf ans. Cela s'est passé entre le mois de juillet 2011 et le mois d'octobre 2020, principalement à Mazan dans le Vaucluse. Gisèle Pelicot est alors devenue un symbole, celui d'une femme forte, résiliente, qui a préféré que "la honte" aille dans l'autre camp.

Quelle victoire pour Gisèle Pelicot qui, depuis, a choisi de coucher sa terrible histoire sur le papier. Ainsi, le 17 février, la mère de famille accompagnée de la journaliste Judith Perrignon a dévoilé son autobiographie intitulée Et la joie de vivre (Flammarion). Traduis en 22 langues, ce livre bat des records. Moins de dix jours après sa sortie, il s'est déjà écoulé à 63 574 exemplaires a fait savoir l'éditeur qui se réjouit aussi des chiffres en Allemagne, en Norvège ou encore au Royaume-Uni.

Le Royaume-Uni où Gisèle Pelicot a eu l'opportunité de rencontrer la reine Camilla le 23 février dernier dans le cadre de la promotion de son livre. Prochainement, la septuagénaire est attendue en Espagne, au Canada ou encore aux États-Unis. Les États-Unis où une série est déjà en préparation selon nos confrères de Marianne.

C'est évidemment LA question que tout le monde se pose : quelle actrice sera choisie pour incarner Gisèle Pelicot et jouer une histoire aussi dure ? Et bien, selon le magazine, les réalisateurs de cette série auraient d'ores et déjà fait leur choix. Et quel choix ! En effet, ces derniers souhaiteraient que Meryl Streep accepte le premier rôle. Pour rappel, la comédienne de 76 ans a été oscarisée par trois fois (Kramer contre Kramer, Le Choix de Sophie, La Dame de fer).

À l'heure où nous écrivons ces lignes, on ne sait pas encore si cette série sera diffusée à la télévision américaine où si elle sera achetée par une plateforme de streaming comme Netflix, Prime Video, etc. Alors, Gisèle Pelicot rencontrera-t-elle la star du Diable s'habille en Prada lors de la promo de son livre outre Atlantique ? Affaire à suivre…

Le Covid, "une grippette" ? Six ans après, Michel Cymes fait une importante mise au point

En 2020, le monde entier a été poussé à se confiner, à acheter des masques, du gel hydroalcoolique, à se faire vacciner. Des milliers de personnes sont mortes à cause du Covid 19. Une maladie qui, il faut bien le dire, a fait trembler la planète et a chamboulé nos habitudes. À l’époque, sur les plateaux TV, souvenez-vous, les épidémiologistes étaient invités en nombre ; tout comme les médecins à l'image de Michel Cymes.

"Ça n'est pas une grippette, ce n’est pas un rhume. C'est une forme de grippe qui est un peu plus cognée que le grippe. Mais ça reste une maladie virale comme on en a tous les ans", affirmait alors le médecin et présentateur de France Télévisions sur le plateau de "Quotidien" sur TMC. Des propos qui ont vite été détournés assurant que ce dernier avait comparé le Covid à une "grippette". Et pourtant…

Un tel tollé que le docteur Cymes a préféré se mettre au vert pendant plusieurs mois. Toutefois, six ans plus tard, il a accepté de revenir sur cet épisode qui lui a beaucoup coûté.


Ce dimanche 22 février, le Parisien de 68 ans était l'invité de "Puremédias l'hebdo" sur T18 présentée par Virginie Guilhaume. "Votre image publique en a pris un petit coup quand même, sur l'affaire des prétendus vaccins pendant le Covid, est-ce que vous le regrettez ? Est-ce que vous regrettez cette prise de parole, cette position ou la manière dont ça a été traité ?", lui a alors demandé la journaliste. Ni une ni deux, le principal intéressé a rétorqué.

"Vous savez ce qu'on m'a reproché ? On m'a reproché d'avoir dit "grippette". Alors Virginie, je fais un pari avec vous. Trouvez et je reviendrai dans votre émission. Trouvez où et quand j'ai dit que le Covid était une "grippette". Trouvez-le ! Vous ne le trouverez pas. Je ne l'ai jamais dit. C'est une fake news", a-t-il assuré. "Une fake news que j'ai trimballée comme un chewing-gum à la chaussure", a-t-il ensuite regretté avant de nommer une responsable : Nadine Morano.

Il explique : "A la sortie d'une émission sur France 2 présentée par Thomas Sotto et Léa Salamé et où je dis que les propos de Nadine Morano sont irresponsables parce qu'elle affolait le monde entier alors qu'on ne savait rien. Elle a fait un tweet en sortant parce qu'elle n'a pas aimé ce que j'ai dit, en terminant par : 'Cymes #Grippette' et les journalistes, à chaque fois qu'ils parlaient de moi pendant le Covid : 'Cymes qui a dit que c'était une grippette". En réalité, il n'en n'était rien… Preuve en est, l'extrait de "Quotidien" diffusé ci-dessus.

M. Pokora : son combat face à la trisomie 21

À 40 ans, M. Pokora a choisi une nouvelle forme d’engagement. Loin des scènes et des studios d’enregistrement, il se lance dans une aventure humaine forte : partir en voyage avec six adultes porteurs de trisomie 21 pour mieux comprendre leurs parcours et partager des moments de vie uniques. Ce projet, transformé en série documentaire par la chaîne Gulli, est diffusé en prime time à partir de ce jeudi 26 février 2026.

Pendant plus d’une dizaine de jours, Le compagnon de Christina Millian a parcouru le Québec en road trip avec des participants âgés de 19 à 40 ans, tous porteurs de trisomie 21, montrant au public une réalité souvent méconnue au-delà des préjugés. Le chanteur explique ne pas y être allé "en tant qu’artiste", mais plutôt comme un homme curieux d’apprendre et d’écouter.

Pour lui, cette immersion, entourée de ces jeunes et adultes, reste bien plus qu’un tournage télévisé : il s’agit d’une manière de déconstruire les idées reçues sur le handicap, de montrer l’autonomie et la richesse humaine des personnes avec trisomie 21, et de rappeler à chacun que la différence est avant tout une question de regard.

Sur la route avec M. Pokora : l’histoire d’une aventure extraordinaire est une série documentaire qui suit ce road trip de 12 à 15 jours à travers le Québec. Accompagné de Jeanne, Laurène, Cyril, Loéline, Marin et Théo, M. Pokora traverse des villes, des paysages, mais aussi des moments de partage et de défis personnels. Certains participants n’avaient jamais voyagé aussi loin ou vécu des expériences uniques, très éloignées de leur quotidien.

L’objectif affiché est simple : casser les préjugés. Beaucoup de téléspectateurs ignorent encore ce qu’est réellement la vie d’un adulte porteur de trisomie 21 au quotidien. Peut-on vivre seul ? Travailler ? Voyager loin de sa famille ? La série répond à ces questions avec douceur et sincérité, en montrant que, comme tout le monde, ces jeunes ont des rêves, des peurs et une capacité à s’adapter.

Pour M. Pokora, cette expérience a été une révélation. Il confie qu’il avait peu de connaissances sur la trisomie 21 avant de partir, mais qu’il a très vite compris que ce qui compte avant tout, ce sont les relations humaines. 

"J’ai vraiment été surpris par la profondeur des discussions qu'on pouvait avoir, mais également par les tâches qu'on pouvait leur confier. C’est tout bête, mais je ne pensais pas que quelqu'un avec ce handicap pouvait partir de chez lui, prendre le métro, aller au travail, rentrer en métro... comme tout le monde, finalement. Et voilà, ce sont des choses toutes bêtes que j'ai apprises là", se réjouit-il auprès de Puremédias.

Ce projet venu de Gulli n’est pas un simple divertissement : c’est une démarche personnelle pour M. Pokora. Devenu papa, il confie que son regard sur la vie a changé, et qu’il cherche désormais des expériences qui l’enrichissent humainement plutôt que des projets purement médiatiques.

D’autant plus qu’il a beaucoup apprécié cette expérience en compagnie de ces jeunes atteints de trisomie 21. Une aventure qui n’a d’ailleurs pas demandé de briefing en amont. "Non. À part me dire de faire attention à leur sensibilité, je n'ai rien eu de particulier. J'ai envie de dire : comme dans n'importe quel groupe, au final. Quand tu pars en bande, tu dois t'adapter aux personnalités que tu as dans ton groupe, qu'ils soient porteurs de handicap ou pas", explique-t-il à Puremédias.

De fait, M. Pokora a dû ajuster "le curseur de [son] humour et [sa] manière de venir les piquer". Dans la vie de tous les jours, j’ai un humour assez piquant, assez direct. En général, j'aime bien chambrer, c'est le footballeur qui est en moi qui ressort. Je me suis donc adapté. J’ai jaugé, puis tenté. Certaines fois, j’ai vu que mon second degré était pris tout de suite au premier degré, donc j’ai calmé le jeu face à certaines personnalités. Comme dans la vie, chacun a sa sensibilité, il faut s’adapter", reconnaît-il avant de poursuivre : "Si tout le monde était capable d'essayer d'abord de comprendre l'autre en face et de s'adapter, je pense que le monde serait beaucoup plus paisible". 

Une expérience enrichissante à la fois pour le chanteur, ceux qui l’ont accompagné, et les téléspectateurs qui pourront suivre cette série à partir de ce jeudi soir sur Gulli.

Cannes 2026 : le réalisateur Park Chan-wook président du jury de la 79ème édition

Le réalisateur coréen Park Chan-wook, connu du grand public pour le choc Old Boy, a été choisi pour présider le jury du 79ème Festival de Cannes, qui se tiendra du 12 au 23 mai 2026. Il succède à Juliette Binoche, dont le jury avait décerné la Palme d'or à Jafar Panahi pour Un simple accident.

"L’inventivité de Park Chan-wook, sa maîtrise visuelle et son penchant à capturer les multiples pulsions de femmes et d’hommes aux destins étranges ont offert au cinéma contemporain des moments d’anthologie", déclarent Iris Knobloch, Présidente du Festival de Cannes, et Thierry Frémaux, Délégué général. "Nous nous réjouissons de célébrer son immense talent et plus largement ce cinéma total d’un pays ancré dans les questionnements de notre époque", ajoutent-ils.

Pour Park Chan-wook, l'histoire avec le Festival de Cannes commence en 2004, année où il décroche le Grand Prix pour Old Boy, remis par un jury emmené par un Quentin Tarantino enthousiaste. Plus tard, le réalisateur américain avouera d'ailleur avoir milité pour que le film obtienne la Palme d'or, en vain. Depuis, ses sélections en Compétition lui ont presque toutes permis d’inscrire son nom au Palmarès : Thirst, ceci est mon sang (Prix du Jury 2009), Mademoiselle (2016), Decision to Leave (Prix de la mise en scène 2022).

Le 79ème Festival de Cannes se tiendra du 12 au 23 mai 2026. L'annonce du président du jury marque le coup d'envoi d'une série d'annonces qui s'échelonneront tout au long des mois à venir. Les films sélectionnés seront, quant à eux, dévoilés à la mi-avril comme à l'accoutumée.

Le patron du studio derrière Spider-Man No Way Home revient sur la censure du film

Sorti en 2021, dans un monde encore largement convalescent des suites de la pandémie du Covid-19, Spider-Man no Way Home a pourtant été un carton planétaire, récoltant 1,9 milliards de dollars de recettes à travers le monde.

Réalisé par Jon Watts, le troisième film de la série Spider-Man de l'univers cinématographique Marvel voit Tom Holland reprendre son rôle de Peter Parker/Spider-Man, tandis que Zendaya, Jacob Batalon et Benedict Cumberbatch incarnent respectivement Michelle « MJ » Jones-Watson, Ned Leeds et le Dr Strange.

Si Sony Pictures, qui vient d'ailleurs d'annoncer un reboot des spin off autour de l'univers de Spider-Man, s'était logiquement réjouit avec les résultats stratosphériques du film au box office mondial, il y a quand même eu un abcès de fixation. Sur lequel revient le patron du studio, Tom Rothman, au micro du podcast The Town with Matt Belloni. Le motif ? La censure du film en Chine...

"Ça m'énerve de devoir le dire, mais [No Way Home] a rapporté 1,9 milliards. Vous avez dit 1,9 milliards ? Qu'est-ce qui ne va pas avec deux ? Eh bien, il n'est pas sorti en Chine. Donc, sinon, dans mon esprit, il dépasse les deux milliards, car je sais ce que nous aurions pu faire en Chine.

Ils ont dit : "Pas de problème, il suffit de supprimer la statue de la Liberté". C'est là que se trouve le point culminant du film, c'était leur demande... Je n'avais vraiment pas envie de m'asseoir devant le Congrès pour leur expliquer pourquoi j'avais supprimé la statue de la Liberté à la demande du Parti communiste chinois".

Au sein de l'Empire du Milieu, les ciseaux de la censure s'agitent plus frénétiquement que jamais. Et même si nombre de films de super-héros de l'écurie Marvel ont pu sortir là-bas, d'autres ont en revanche subi les foudres du bureau de la censure.

Black Widow n'est par exemple sorti qu'à Hong Kong, privé de sortie sur le territoire continental. Les Eternels et Shang-Chi sont passés à la trappe ; Venom : Let There be Carnage a lui aussi connu des problèmes...

Tandis que le sort de Doctor Strange 2 fut suspendu au-dessus du vide, c'est Spider-Man : No Way Home, donc, qui a énervé Pékin. Les changements exigés concernaient en fait la toute fin du film, lors de l'affrontement réunissant les trois versions de Spider-Man sur Liberty Island, tentant de renvoyer les super-vilains dans leur univers respectif. Ce combat homérique est presque intégralement situé sur l'île, avec une Statue de la Liberté en construction entourée d'échafaudages, qui finissent par s'écrouler.

Le contentieux de Pékin portait sur la place jugée trop importante du monument. Les autorités chinoises ont donc demandé à Sony, sans rire, de carrément effacer la statue, intégralement. Ce que le studio a refusé de faire. Devant ce refus, la censure chinoise a alors demandé à ce que de plus petites coupes soient faites, principalement concernant la Statue de la Liberté, car jugée "trop patriotique".

Si Sony a semble-t-il dans un premier temps considéré la question, le studio s'est finalement refusé là-aussi à faire ces coupes, comme l'explique le patron du studio. Une sage décision au demeurant, car supprimer un tel symbole, si cher aux américains, aurait à coup sûr provoqué un backlash dont le studio n'avait pas franchement envie.

Toujours est-il que, même si le marché chinois est devenu une obsession pour les majors, avec les vicissitudes que l'on connait, Spider-Man no Way Home n'a pas eu besoin de la Chine pour surperformer au box office mondial.

The Gray House : produite par Kevin Costner et Morgan Freeman, cette nouvelle série historique s’intéresse à une incroyable histoire vraie

Quand il n’est pas en train de tirer au lasso dans Yellowstone ou de touner des films western, Kevin Costner produit des projets qui lui tiennent à coeur. Cette fois il s’associe à son ami Morgan Freeman pour porter The Gray House, une série qui nous raconte la véritable histoire de quatre femmes méconnues qui ont fait basculer, en faveur du Nord, la guerre civile américaine.

Si l’Histoire américaine n’est pas un sujet que l’on maîtrise en France, quand une série est bien écrite, bien jouée, divertissante, didactique et qu’elle nous raconte un récit humain fort, alors on s’y plonge avec plaisir. C’est le cas de The Gray House.

Cette dernière met en lumière le rôle déterminant et longtemps resté dans l’ombre de femmes audacieuses dont l’engagement au sein d’un réseau d’espionnage, au cœur même du pouvoir confédéré, a contribué de manière décisive à infléchir le cours de la guerre de Sécession en faveur de l’Union.

Au centre du récit, une mondaine de Virginie, sa mère au caractère inflexible, une alliée autrefois réduite en esclavage et la courtisane la plus célèbre de Richmond. Opérant au plus près des cercles du pouvoir confédéré, ces quatre femmes transforment progressivement leur réseau du chemin de fer clandestin en une organisation d’espionnage redoutablement efficace, risquant leur liberté et leur vie pour préserver l’avenir de la nation et défendre la démocratie américaine.

La série nous raconte plus précisément l’histoire de Eliza Van Lew, de sa fille Elisabeth et de leur esclave affranchie Mary Elizabeth Bowser (connue pour s’être faite passer pour une domestique et espionne pour le compte de l’Union lors de la Guerre de Sécession américaine).

Ce n’est pas la première fois que la fiction s’attaque au sujet du chemin de fer clandestin qui a permis à environ 10 000 esclaves de s’enfuir du Sud vers le Nord pour retrouver leur liberté. Barry Jenkins s’attaquait déjà au sujet en 2021 dans sa série The Underground Railroad. Ce réseau clandestin était dirigé à la fois par des noirs, des blancs et des autochtones abolitionnistes.

Mais rares sont les productions à mettre en avant les protagonistes féminines qui ont joué un rôle déterminant. Si en 2019 l’histoire de l'abolitionniste Harriet Tubman était racontée dans un biopic fort (avec Cynthia Erivo), le problème est bien plus large, comme nous l’expliquait Mary-Louise Parker lors de notre rencontre à Festival de Monte Carlo :

“Beaucoup de ces histoires ne sont pas racontées à l’école. Et la plupart du temps, quand le cinéma ou les séries s’emparent de ces sujets-là, c’est centré sur des hommes”.

La comédienne, ancienne star de Weeds, prête ses traits à Eliza Van Lew, la mère de la militante antiesclavagiste jouée par Daisy Head (Shadow and Bone). Amethyst Davis, Ben Vereen, Robert Knepper (Prison Break) et Colin O’Donoghue complètent le casting.

Vous ne verrez donc ni Morgan Freeman ni Kevin Costner dans The Gray House même s’ils ont supervisé le projet de loin : “Ils regardaient les rushs chaque semaine et nous disaient qu’on faisait du super boulot” nous a révélé l’une des comédiennes. N’en reste pas moins une série de bonne facture qui mérite amplement le coup d’oeil.

The Grandmaster : 13 ans après sa sortie, ce film épique de Wong Kar-wai revient au cinéma dans une version inédite

Pendant les treize premières années de sa carrière, Wong Kar-Wai a sorti sept longs métrages et mis en boîte le huitième, le célèbre 2046 dont il a achevé le montage dans sa chambre d'hôtel la veille de sa présentation en Compétition au Festival de Cannes. Et c'est ce même laps de temps qui nous sépare de son dernier passage dans les salles obscures, le 17 avril 2013 avec The Grandmaster, biopic sur fond d'arts martiaux et de romance consacré à Ip Man, maître légendaire de Wing Chun, l'un des types du kung-fu, avant qu'il n'ait pour élève un certain Bruce Lee.

Depuis, plus rien. Ou presque : si son projet autour de la famille Gucci n'a pas vu le jour, ou que sa série Tong Wars, sur le milieu du crime organisé dans le San Francisco de la fin du XIXe siècle, n'est toujours pas entrée en production, son autre show, Blossoms Shanghai, arrive ce jeudi 26 février en France, sur Mubi. Plus de deux ans après sa première diffusion en Chine, certes, mais le réalisateur d'In the Mood for Love nous a appris à être patients ces derniers temps, devant ses films et après.

Et s'il n'a pas vraiment quitté nos salles ces dernières années, grâce aux ressorties de la grande majorité de ses longs métrages et aux diverses séances consacrées à des opus du passé, d'As Tears Go By à 2046, en passant par Les Anges déchus, Happy Together et l'incontournable In the Mood for Love, dont l'esthétique et la musique sont immédiatement reconnaissables, Wong Kar-Wai y revient de façon événementielle avec The Grandmaster. Encore. Mais pas tout à fait comme en 2013.

Car le long métrage qui a fait son retour dans nos salles ce mercredi 25 février n'est pas exactement celui sorti en 2013, puisqu'il s'agit de la version chinoise, inédite en France où les spectateurs avaient découvert le montage présenté au Festival de Berlin quelques semaines plus tôt. En sachant qu'il en existe très exactement trois :

le montage présenté au Festival de Berlin, puis dans les salles françaises en 2013, d'une durée de 2h03

le montage destiné au public américain, joyeusement raccourci à 1h48 par la Weinstein Company, plus linéaire et agrémenté de cartons explicatifs pour ne pas perdre les spectateurs qui ne connaissaient pas l'histoire

le montage chinois, qui dure 2h10

Et c'est donc celui-ci que vous pouvez (re)voir au cinéma depuis ce mercredi 25 février. Malgré les sept minutes d'écart entre les deux, nous parlerons plus de Director's Cut que de version longue car, à l'instar de Ridley Scott sur le premier Alien, certains éléments ont été enlevés ou déplacés dans le récit, et d'autres ajoutés. Mais il n'a jamais été question, contrairement à ce que voulaient les rumeurs alimentées par la nature elliptique du résultat, d'un montage long de quatre heures, démenti par Wong Kar-Wai lui-même.

À la fois amples et intimistes, ces 2h13 semblent donc être les plus proches de la vision initiale de leur auteur, qui mêle biopic, arts martiaux et romance dans un grand élan qui tient par moments du ballets, à grands renforts d'allers et retours dans le temps, qui demandent de la patience et du lâcher-prise au spectateur pour entrer pleinement dans ce récit porté par les magnétiques Tony Leung et Zhang Ziyi, qui se déroule en marge de l'Histoire de la Chine au XXe siècle, et notamment la guerre sino-japonaise (1937 - 1945).

Capable de diriger des séquences d'action virevoltantes grâce au chorégraphe star Yuen Woo-Ping (dont une scène d'ouverture sous la pluie qui n'est pas sans faire penser à deux passages mémorables de Matrix 2 et 3), de mettre en scène un combat comme une étreinte ou de jouer avec la vitesse de défilement des images, Wong Kar-Wai y appuie un peu plus encore son statut d'esthète et illustre cette maxime qui veut qu'un film s'écrit au scénario, au tournage puis au montage. Car nul doute, comme il l'avait déjà fait avec 2046, qu'il fait naître une grande partie du sens pendant la post-production.

Et cette version de The Grandmaster le prouve un peu plus, en faisant intervenir l'entraînement de Gong Er (Zhang Ziyi) sous la neige à un autre moment et en la raccourcissant quelque peu, alors que les derniers plans du film sont différents. Des changements qui relèvent davantage du détail au vu de l'ensemble, qui se partage toujours entre les points de vue d'Ip Man (Tony Leung) et de l'experte en arts martiaux mentionnée plus haut, qui voit la question de la succession au sein de son clan tourner au conflit. Comme pour raconter leurs destins tout autant que ceux de la Chine et du kung-fu.

Bien qu'imparfait, The Grandmaster n'en reste pas moins fascinant de par son ambiance et la manière de déjouer les attentes de celles et ceux qui venaient chercher un pur film d'action (ils pourront se consoler avec les opus de la saga Ip Man emmenés par Donnie Yen), ce qui est mal connaître Wong Kar-Wai. Pour peu qu'on se laisse porter, c'est dans un tourbillon d'images et de sons qu'il nous entraîne, et la salle de cinéma est l'écrin parfait pour l'apprécier comme il se doit. En attendant le retour du reste de sa filmographie le 11 mars. Dont In the Mood for Love oui.

Jumpers : Pixar dévoile les premières images de son nouveau film

Après nous avoir offert une visite de l'espace grâce à Elio, histoire d'un garçon rêveur propulsé aux confins de la galaxie lorsqu'il est pris par erreur pour l'ambassadeur de la Terre, Pixar fait une nouvelle fois du choc de deux mondes le sujet de son prochain long-métrage : Jumpers, attendu le 4 mars 2026 dans nos salles.

A l'heure où Pixar semble se tourner trop souvent vers les suites, les voir enchaîner deux projets originaux consécutifs est une bonne nouvelle, surtout que celui-ci avait attiré notre attention en août dernier, lorsqu'il avait été présenté à la D23 (sans autre image pour nous qu'un concept art) fort de son pitch imparable : nous suivrons en effet une adolescente amoureuse des animaux, Mabel, qui utilise une nouvelle technologie permettant de transférer sa conscience dans le corps d’un robot en forme de castor plus vrai que nature.

Avatar chez les castors ? Difficile de ne pas y penser devant le synopsis ou ces images, et Jumpers ne s'en cache pas en faisant ouvertement référence au film multi-milliardaire de James Cameron. Si l'on peut s'attendre à ce que Mabel, comme Jake Sully sur Pandora, mène la révolution chez ses nouveaux amis à deux ou quatre pattes, même s'il lui est interdit de bouleverser la nature de choses, ce sera sur un terrain plus comique et moins technologique que chez les Na'vi.

À quelques jours de sa sortie en salle de sa sortie dans les salles mondiales, Pixar tease donc le premier opus de son année 2026 qui verra ensuite le retour de la saga Toy Story le 17 juin. Et c'est peu dire que cette mise en bouche est efficace car le résultat semble être à la hauteur de son pitch déjanté et laisse augurer une potentielle nouvelle pépite pour le studio à la lampe, avec un animation impeccable et son lot de comique de situation et de personnages, à tel point qu'on se rend compte que sa date de sortie est encore très loin.

25 février 2026

Jordan James Parke, l’influenceur qui voulait ressembler à Kim Kardashian, est mort à 34 ans

L’anglais Jordan James Parke, 34 ans, surnommé « Lip King » (« le roi des lèvres ») et connu pour avoir consacré plus de 125.000 euros en chirurgie esthétique afin de ressembler à son idole Kim Kardashian, qu’il tenait pour « la plus belle femme du monde », a été retrouvé mort, mercredi 18 février 2026, dans l’est de Londres, rapporte le site américain People.

Les causes de son décès restant inconnues, la police britannique a, selon la BBC, ouvert une enquête et déjà interpellé deux personnes poursuivies pour « suspicion d’homicide involontaire ». Mais les autorités ont également précisé que Jordan Parke ayant subi une intervention chirurgicale quelques jours avant sa mort, un possible lien n’était pas à exclure.

Révélé au grand public dans la téléréalité américaine Botched : chirurgie à tout prix, l’influenceur, qui rêvait de « ressembler à Kim Kardashian », y avait confié avoir subi plusieurs rhinoplasties, un BBL (une chirurgie de remodelage des fesses), des injections de produits de comblement du cou, du menton et des lèvres et au menton.

Toujours selon la BBC, Jordan James Parke avait été inculpé, en octobre 2024, pour « homicide involontaire » après la mort d’Alice Webb, une jeune femme décédée après qu’il lui eut lui-même injecté de l’acide hyaluronique pour augmenter le volume de ses fesses. Mais l’enquête n’ayant pas trouvé de preuves concluantes, il avait finalement été relaxé.

Régis Laspalès : il fabrique son propre vin, en Bourgogne, depuis sa maison de Premeaux-Prissey

Ce 25 février 2026, Régis Laspalès fête ses 69 ans. Connu pour son humour absurde et son célèbre duo avec Philippe Chevallier, l’acteur mène aussi une vie loin des projecteurs, au cœur de la Bourgogne.

Dans le petit village de Premeaux-Prissey, non loin de Nuits-Saint-Georges, il cultive ses vignes et produit son propre vin, renouant ainsi avec les racines familiales.

Si le public l’associe spontanément aux sketches cultes du duo Chevallier et Laspalès, l’artiste n’a jamais oublié d’où il venait.

Sa famille est originaire de cette région viticole emblématique de Bourgogne. Son grand-père était vigneron, et les souvenirs liés à la terre et aux vendanges ont marqué son enfance. Aujourd’hui, cette histoire familiale trouve un prolongement inattendu : entre deux projets artistiques, Régis Laspalès enfile volontiers les habits de vigneron.

Sa maison de Premeaux-Prissey, nichée dans un paysage de coteaux et de vignes, lui sert de refuge. Loin du tumulte parisien, il y retrouve un rythme plus lent, presque méditatif. Ici, le comédien observe les saisons, surveille la maturation du raisin et participe aux différentes étapes de la production de son vin. Une activité exigeante, qui demande patience et précision, mais qui lui apporte aussi une satisfaction particulière.

Dans cette commune discrète de Côte-d’Or, la vie s’organise autour de la nature et de la vigne. Le village, traversé par plusieurs sources et situé à proximité de terroirs réputés, offre un cadre propice à la viticulture. Pour Régis Laspalès, s’y installer n’a rien d’un hasard : c’est un retour aux origines. Même s’il continue de vivre une partie de l’année à Paris, dans le quartier de Montparnasse, il aime retrouver cette maison bourguignonne où l’histoire familiale semble toujours présente.

Cette double vie surprend parfois ceux qui ne connaissent que l’artiste de scène. Sur les planches, il incarne souvent des personnages maladroits ou décalés, maître de l’absurde et du timing comique. Mais dans les vignes, l’homme se montre appliqué et passionné. Le travail du vin lui rappelle que certaines choses ne peuvent pas être accélérées : la nature impose son tempo, et il faut apprendre à l’accompagner.

Depuis plusieurs années, ce lien avec la Bourgogne s’est renforcé. Les vendanges sont devenues un rendez-vous attendu, un moment de partage et de convivialité. Dans la région, où la culture du vin est profondément ancrée, l’acteur trouve une forme de simplicité qui contraste avec la vie médiatique. Les habitants, eux, voient surtout en lui un voisin attaché au village et à son patrimoine.

Cette passion pour la terre s’inscrit aussi dans un parcours personnel riche et parfois inattendu. Avant de devenir une figure populaire de l’humour, Régis Laspalès a suivi des études artistiques à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, où il s’est spécialisé en sculpture. Cette sensibilité artistique transparaît encore aujourd’hui dans sa manière d’aborder la vigne et le vin : avec curiosité, observation et goût du détail.

Bien sûr, le public continue d’associer son nom à ses années de succès au théâtre et à la télévision. Repéré dans les années 1980 dans l’émission de Philippe Bouvard, le duo qu’il forme avec Philippe Chevallier a marqué plusieurs générations de téléspectateurs. Leur humour, basé sur les situations du quotidien et l’absurde, a rencontré un large public et leur a valu une place durable dans le paysage comique français.

Mais à Premeaux-Prissey, ce passé médiatique s’efface souvent derrière une autre image : celle d’un passionné de terroir. Dans les rangs de vigne, l’humoriste retrouve une certaine discrétion et un rapport direct aux choses simples. Produire son vin devient alors un prolongement naturel de son attachement à la Bourgogne.

À 69 ans, Régis Laspalès semble avoir trouvé un équilibre entre ses deux univers. D’un côté, la scène, le théâtre et l’humour qui ont fait sa notoriété. De l’autre, la vigne, la campagne et un village où le temps paraît ralentir. Entre ces deux mondes, il cultive une forme de fidélité à ses origines.

Et au fond, cette activité de vigneron raconte aussi quelque chose de lui : derrière l’artiste populaire se cache un homme attaché à la transmission et à la mémoire familiale. Dans chaque vendange, dans chaque bouteille produite, c’est un peu de cette histoire bourguignonne qui continue de vivre.

Zahia Dehar roule sur l’or : son incroyable patrimoine immobilier, entre Paris et Londres

Ce 25 février 2026, Zahia Dehar célèbre ses 34 ans. Une date symbolique pour celle qui a été propulsée au cœur d’une tempête médiatique dans les années 2010. Depuis, elle a progressivement repris le contrôle de son image et de sa carrière.

Mannequin, actrice, créatrice de lingerie et entrepreneuse, la Française cultive désormais un mode de vie discret mais luxueux.

Et derrière les photos glamour et les mises en scène raffinées publiées sur les réseaux sociaux se cache un patrimoine immobilier impressionnant, partagé entre Paris et Londres.

Car selon plusieurs enquêtes relayées par la presse people et économique ces dernières années, Zahia Dehar serait aujourd’hui à la tête d’un capital immobilier estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros. Un virage stratégique qui en dit long sur la manière dont l’ancienne figure sulfureuse a transformé sa notoriété en véritable empire personnel.

C’est d’abord dans la capitale française que Zahia Dehar a installé son univers. Dans un quartier très prisé de l’ouest de Paris, la jeune femme posséderait plusieurs biens immobiliers. Dont un appartement luxueux qui reflète parfaitement son esthétique. Parquets anciens, moulures, teintes pastel, fauteuils originaux et objets d’art composent un décor souvent comparé à un boudoir moderne inspiré du XVIIIᵉ siècle.

Sur les réseaux sociaux, Zahia Dehar n’hésite pas à dévoiler des fragments de ce quotidien feutré. On la voit poser dans son salon, préparer un petit-déjeuner élégant ou encore présenter certains éléments de décoration à ses abonnés avec une pointe de malice. "Vous aimez ?", demande-t-elle parfois, en référence à son mobilier atypique.

Cette atmosphère, entre romantisme et extravagance assumée, correspond parfaitement à l’image qu’elle s’est construite au fil du temps. Une figure à la fois provocante et sophistiquée, qui revendique une esthétique inspirée des grandes courtisanes d’autrefois.

Mais derrière ce décor soigneusement orchestré se cache surtout un investissement massif dans la pierre. Selon des informations révélées dans la presse, Zahia Dehar posséderait un hôtel particulier ainsi que plusieurs appartements situés dans le très chic 16ᵉ arrondissement de Paris. Au total, ces biens représenteraient plus de 500 mètres carrés de surface.

Le patrimoine immobilier serait en partie géré via une société civile immobilière administrée par sa mère. Un montage courant chez les grandes fortunes pour organiser et protéger leurs actifs. Une stratégie financière qui montre que l’ancienne escort devenue femme d’affaires a rapidement compris l’intérêt d’investir dans des valeurs sûres.

Cette réussite financière apparaît comme une revanche sur un passé marqué par les polémiques et les jugements publics. Longtemps réduite à une affaire judiciaire impliquant des footballeurs célèbres, Zahia Dehar s’est efforcée de redéfinir son identité médiatique et professionnelle.

Mais l’immobilier de Zahia Dehar ne s’arrête pas aux frontières françaises. La jeune entrepreneuse posséderait également un appartement dans l’un des immeubles les plus exclusifs de Londres. Dans cette résidence ultra-sécurisée, où le prix du mètre carré peut atteindre des sommets, les services dignes d’un palace font partie du quotidien. Sécurité permanente, prestations haut de gamme et commerces de luxe directement dans le bâtiment.

C’est d’ailleurs dans ce pied-à-terre londonien que Zahia aurait séjourné à plusieurs reprises ces dernières années. Notamment lors de périodes où elle souhaitait s’éloigner de l’agitation parisienne. Une manière aussi d’entretenir un mode de vie international, fréquent chez les personnalités évoluant entre mode, cinéma et affaires.

Le parcours de Zahia Dehar reste singulier dans le paysage médiatique français. Révélée malgré elle dans une affaire mêlant football, nuits parisiennes et justice, elle a longtemps été perçue à travers ce prisme. Pourtant, plus d’une décennie plus tard, elle a progressivement construit une carrière diversifiée. Elle fait de la création de lingerie, mais aussi des apparitions dans le cinéma et des collaborations artistiques.

Aujourd’hui, son patrimoine immobilier et son train de vie témoignent d’une transformation réussie. Loin de l’image qui lui collait à la peau à ses débuts, Zahia Dehar incarne désormais une personnalité qui a su capitaliser sur sa notoriété pour bâtir un véritable empire discret mais solide.

À 34 ans, la jeune femme semble avoir trouvé son équilibre : une vie entre luxe assumé, indépendance financière et univers esthétique soigneusement cultivé. Et si elle continue de faire parler d’elle, ce n’est plus seulement pour les polémiques d’hier, mais aussi pour cette réussite inattendue qui intrigue autant qu’elle fascine.

Zazie ulcérée par ses confrères et consœurs des Enfoirés qui se regardent un peu trop "le nombril"

Une mise au point qui lui tenait à cœur. À quelques jours de la diffusion du spectacle des Enfoirés sur TF1, la chanteuse Zazie a tenu à vider son sac lors d’un entretien avec Diverto. Auprès de nos confrères, la chanteuse âgée de 61 ans a exprimé son mécontentement face à certains artistes qui refusent de participer à l’aventure annuelle des Enfoirés. 

Selon ses dires, ces refus se troueraient liés à une perception erronée du spectacle, jugé trop "populaire" ou éloigné de l’univers musical de ces artistes. Zazie a affirmé que cette attitude fait perdre de vue l’essentiel de l’événement : celui de servir une cause caritative importante. 

De fait, elle a souhaité lancer un message clair aux artistes hésitants, et les a appelés à dépasser l’ego et à s’engager pour les Restos du Cœur.

Zazie en avait gros sur la patate. Alors que le concert des Enfoirés sera diffusé sur TF1 ce vendredi 27 février, l’artiste directement critiqué les artistes qui refusent de rejoindre la troupe des Enfoirés.

"Je pense qu’il y a des artistes qui se disent que c’est de la chanson populaire, alors qu’ils font de la pop, du rap, etc", a-t-elle estimé dans un premier temps avant de pester : "Il faut arrêter de regarder son nombril et essayer". 

Toujours dans les colonnes de Diverto, Zazie a apporté quelques arguments pour justifier ses propos. "Même si l’on n’a pas eu de formation pour chanter à plusieurs, on a des comédiens qui jouent le jeu et qui ne sont pas les meilleurs chanteurs du monde", a-t-elle en effet assuré avant de poursuivre : "Nous-mêmes, on a des maladresses, mais c’est une expérience incroyable. On ne le fait pas pour le nombre de vues, mais parce que ça a du sens".

Elle considère donc cette position comme réductrice et contre-productive, car ce n’est pas la musique qui compte comme elle le rappelle, mais l’engagement commun au profit des Restos du Cœur. Elle a donc insisté sur le fait que l’expérience de chanter ensemble ne devrait pas être entravée par des considérations égocentrées et a appelé à une ouverture d’esprit des artistes hésitants.

Nos confrères de Paris Match ont d’ailleurs dévoilé quelques noms, dans le magazine en kiosques ce jeudi 12 février 2026, qui auraient refusé de rejoindre les Enfoirés. "À l’exception notable de Soprano et de MC Solaar, aucun représentant du monde du hip-hop n’accepte pour l’instant de jouer le jeu", indiquent nos confrères.

Toujours selon Paris Match, Gims, Jul, SCH, PLK, Ninho ou encore SDM refuseraient de participer au spectacle. Autant d’artistes qui déçoivent donc Zazie. Néanmoins, Anne Marcassus, la directrice artistique des Enfoirés, fait tout pour les convaincre. En effet, celle-ci ne "désespère pas d’arriver à convaincre Biglo et Oli de participer aux concerts", par exemple.

La fille de Martin Short, Katherine, est décédée à l’âge de 42 ans

Martin Short est en deuil. La fille de l’acteur d’Only Murders in the Building, Katherine, est décédée. Elle avait 42 ans.

« C’est avec une profonde tristesse que nous confirmons le décès de Katherine Hartley Short. La famille Short est dévastée par cette perte et demande le respect de sa vie privée en ces moments difficiles. Katherine était aimée de tous et restera dans les mémoires pour la lumière et la joie qu’elle a apportées au monde », a annoncé un porte-parole de la star dans un communiqué.

Lundi, les pompiers de Los Angeles ont été appelés aux alentours de 18h au domicile de Katherine Short. Les premiers secours n’ont pu que constater son décès sur place, visiblement provoqué par une arme à feu, relaye TMZ. Les autorités ont confié au Los Angeles Times qu’elle semble avoir mis fin à ses jours.

Martin Short avait adopté Katherine, ainsi que ses frères, Oliver et Henry, avec sa femme, Nancy Dolman, avec qui il était marié depuis 1980. L’actrice canadienne est morte en 2010 après une bataille contre un cancer de l’ovaire.

Leur fille Katherine avait poursuivi des études en psychologie et décroché une maîtrise en travail social à l’Université de Californie du Sud en 2010. Après avoir travaillé au Resnick Neuropsychiatric Hospital d’UCLA, selon People, elle avait intégré un cabinet privé en tant que travailleuse sociale clinicienne agréée. Elle occupait également un poste à temps partiel à la clinique Amae Health, menant des groupes de soutien aux familles et des séances de psychothérapie. La fille de Martin Short était également active auprès de l’association Bring Change 2 Mind, qui œuvre contre la stigmatisation des problèmes de santé mentale.

Si elle restait loin des strass et des paillettes inhérentes au métier de son père, Katherine Short était apparue à quelques reprises à ses côtés sur le tapis rouge, comme en 2011 à la soirée Vanity Fair en marge des Oscars.

Christina Applegate évoque son quotidien avec la sclérose en plaques et sa fille

Christina Applegate souffre depuis qu’on lui a diagnostiqué en 2021 une sclérose en plaques, une maladie auto-immune et neurodégénérative. Depuis, son quotidien est compliqué, et affecte également son entourage, dont sa fille de 15 ans, avec qui les activités sont dorénavant plus limitées.

Alors qu’elle partage son parcours dans ses mémoires, You With the Sad Eyes, qui sortent le mois prochain, Christina Applegate a donné un aperçu, au magazine People, de ce qu’elle vit. Malgré ses douleurs chroniques, la mère de Sadie, 15 ans, tente de maintenir une certaine dynamique pour sa fille, née de son mariage avec le musicien Martyn LeNoble.

L’actrice de Marié, deux enfants essaie notamment de conserver une certaine routine avec l’adolescente, comme leur trajet en commun vers l’école. « Je veux l’emmener, c’est ce que je préfère », a-t-elle affirmé. « C’est le seul moment que nous passons ensemble. »

Le reste du temps, la star de Dead to Me le passe dans son lit, devenu un véritable « sanctuaire », comme l’a noté People, mais aussi une source de motivation lorsqu’elle doit fournir ces efforts. « Je me dis : "Emmène-la (sa fille) en toute sécurité et rentre à la maison pour que tu puisses te remettre au lit". Et c’est ce que je fais », a-t-elle expliqué.

Déjà affectée en 2008 par un cancer du sein, Christina Applegate reconnaît que sa vie « n’est pas un cadeau emballé avec un gros nœud », mais elle n’en fait pas seulement une affaire personnelle. « La vie des gens, faute d’un meilleur terme, ça craint parfois », a-t-elle lancé, avant de préciser, au sujet de ses mémoires et de ses témoignages sur la santé : « C’est pourquoi je suis aussi honnête et crue que possible ».

Orgueil et Préjugés sur Netflix : adapté 12 fois au cinéma et à la télévision, ce chef-d’œuvre signé Jane Austen dévoile ses premières images

Netflix a enfin dévoilé la bande-annonce d'Orgueil et Préjugés, sa prochaine série adaptée du célèbre roman romantique de Jane Austen. Cette adaptation en six épisodes sera portée par Emma Corrin, l'inoubliable Diana Spencer de The Crown, dans le rôle d'Elizabeth Bennet, et Jack Lowden, star de Slow Horses, dans celui de M. Darcy.

Décrite comme une adaptation fidèle et classique, la mini-série est écrite par Dolly Alderton et réalisée par Euros Lyn. En plus de celle-ci, pas moins de douze autres adaptations ont vu le jour au cinéma ou à la télévision ! Non contente de tenir le rôle principal, Emma Corrin est également productrice exécutive, aux côtés de Lisa Osborne, productrice. La série devrait faire son lancement à l'automne 2026.

La vidéo présente pour la première fois les personnages d'Elizabeth, incarnée par Emma Corrin, et de M. Darcy, campé par Jack Lowden, tout en offrant un avant-goût de certains des moments préférés des fans. On y voit notamment un bref aperçu de la danse emblématique du couple lors du bal.

Cette nouvelle adaptation télé comptera également Olivia Colman dans le rôle de Mme Bennet, Rufus Sewell dans celui de M. Bennet, Freya Mavor dans celui de Jane Bennet, Jamie Demetriou dans celui de M. Collins, Daryl McCormack dans celui de M. Bingley, Louis Partridge dans celui de M. Wickham, Rhea Norwood dans le rôle de Lydia Bennet, Siena Kelly dans celui de Caroline Bingley, Fiona Shaw dans celui de Lady Catherine de Bourg, Hopey Parish dans celui de Mary Bennet et Hollie Avery dans celui de Kitty Bennet.

L'histoire suit Elizabeth Bennet, une jeune femme intelligente mais têtue qui tombe amoureuse du riche et arrogant M. Darcy, malgré la mauvaise impression qu'il lui a faite au premier abord. Parmi toutes les adaptations précédentes du roman, le film de 2005 avec Keira Knightley et Matthew Macfadyen est devenu le plus populaire à ce jour, Knightley ayant également obtenu une nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleure actrice.

La série fait assurément partie des temps forts de 2026 pour Netflix.

Christian Bale confirme qu’il sera bien au casting de Heat 2

Après des années de rumeurs et de spéculations, Heat 2 est bien en t
rain de se concrétiser. Et le mystère qui entoure le casting, pour lequel de nombreuses stars ont été annoncées, se lève peu à peu. 

En décembre dernier, Leonardo DiCaprio confirmait officiellement son implication dans la suite de Heat. C’est maintenant au tour de Christian Bale de lâcher le morceau. 

L’info vient du présentateur américain Jake Hamilton, qui interviewe les plus grandes stars d’Hollywood sur sa chaine YouTube Jake’s Takes. Sur son compte X, il affirme : "Christian Bale vient de me dire : ‘Je serai bientôt de retour à Chicago pour Heat 2 !'" 

Christian Bale avait déjà joué pour Michael Mann dans Public Enemies, qui se déroulait justement en partie à Chicago. La ville est un des lieux du récit de Heat 2, roman publié par le réalisateur en 2022 et qui va donc être adapté au cinéma, plus de 30 ans après le film original de 1995. Aux dernières nouvelles, Mann voulait démarrer le tournage en août prochain.

Christian Bale et Leonardo DiCaprio vont donc se donner la réplique pour la première fois. Mais on ne sait pas encore dans quels rôles. Pour rappel, Heat 2 se déroule sur plusieurs décennies et plusieurs continents. C’est à la fois un prequel et une suite de Heat, où l’on retrouve notamment les personnages de Vincent Hanna (Al Pacino), Neil McCauley (Robert de Niro), Chris Shiherlis (Val Kilmer) et Michael Cerrito (Tom Sizemore). 

On attend maintenant que d’autres noms soient officialisés. Comme ceux d’Adam Driver ou Stephen Graham, qui ont également circulé ces derniers mois. 

5 centimètres par seconde : découvrez l’adaptation du chef-d’oeuvre d’animation de Makoto Shinkai

2008. Takaki (Hokuto Matsumura), jeune informaticien bientôt trentenaire, vit une existence banale et monotone à Tokyo. Parfois lui reviennent les bribes d’un temps où il était différent, enjoué, passionné par l’espace, curieux de la vie et des autres. 

Il se souvient de l’année 1991 et de sa rencontre à l’école avec celle qui devient très vite son alter ego, Akari (Mitsuki Takahata). La vie les éloigne mais malgré la séparation et les années, malgré les occasions ratées, un lien invisible les unit…

À l’origine, 5 centimètres par seconde est un moyen métrage d’animation du célèbre Makoto Shinkai, à qui les cinéphiles doivent notamment Your Name – véritable phénomène de société qui lui a valu le prix du Meilleur Réalisateur et le prix du Meilleur Scénario lors de la 40e cérémonie des Japan Academy Awards, une première pour un film d’animation – et plus récemment Suzume. Dix-huit ans après sa sortie, c’est Yoshiyuki Okuyama qui s’empare du projet pour le transformer en long métrage, toujours aussi poétique et empli de nostalgie. Son regard, sensible et contemplatif, semble naturellement prolonger l’univers de Makoto Shinkai tout en lui offrant une nouvelle matérialité plus incarnée. 

C’est la première fois que Makoto Shinkai donne son accord plein et enthousiaste à l’adaptation en prises de vues réelles d’une de ses œuvres, témoignant de la confiance qu’il accorde au jeune réalisateur. Un geste fort, qui souligne la singularité du projet et l’envie de réinventer l’émotion du film original sans en trahir l’essence. 

Pour cette adaptation, Takaki est interprété par Hokuto Matsumura, talent en qui Makoto Shinkai a entièrement confiance depuis qu’il a prêté sa voix au personnage de Sōta Munakata dans son œuvre Suzume. Ce chanteur et acteur japonais, principalement connu en tant que membre du groupe de J-pop SixTONES, prête ses traits à un jeune homme rêveur et doux. Employé modèle, absorbé par son travail, il semble avoir troqué ses élans de jeunesse contre une efficacité silencieuse et une solitude qu’il ne questionne plus vraiment. 

Le jeune comédien est accompagné de Mitsuki Takahata, dont le talent est déjà largement reconnu à l’international grâce à ses rôles dans L’Innocence de Hirokazu Kore-eda, Le Maître du Kabuki de Lee Sang-il – candidat japonais pour l’Oscar du meilleur film international –, mais aussi à sa voix, prêtée au personnage principal de Hirune Hime, Rêves éveillés. Dans le rôle d’Akari, elle compose un personnage tout en retenue et en profondeur, une jeune femme sensible et déterminée, qui apprend à évoluer avec l’absence et à tracer son propre chemin.

À la fois original et énigmatique, le titre de l'œuvre renvoie à la vitesse de chute d’un pétale de cerisier : 5 centimètres par seconde. Cette donnée quasi scientifique se transforme en une image d’une grande poésie, qui irrigue tout le récit, évoquant l’éloignement progressif des êtres, non pas dans la rupture brutale, mais dans un glissement silencieux et inévitable. Comme ces pétales emportés par le vent, les souvenirs dérivent et le temps poursuit sa course, laissant derrière lui une tendre et amère mélancolie.  

Cette douce poésie se déploie également à travers la musique : la chanson-thème du film, “1991”, a été composée par Kenshi Yonezu, figure majeure de la pop culture japonaise, à qui l’on doit notamment la sublime musique du Garçon et le Héron, de l’incontournable Hayao Miyazaki. Avec ce titre, il participe à la beauté et à la nostalgie du long métrage de Yoshiyuki Okuyama, avec qui il avait déjà collaboré sur de nombreux clips. “C’est un honneur pour moi de faire partie du projet avec cette chanson écrite spécialement pour le film mais qui est aussi très personnelle. J’ai choisi 1991 comme titre car c’est l’année de la rencontre entre Tataki et Akari, mais c’est aussi l’année de ma naissance.”  s’enthousiasme-t-il. 

Dans cette version en prises de vues réelles, Takaki apparaît comme un homme partagé entre ses ambitions professionnelles et un passé qui ne cesse de le hanter : derrière l’image d’un employé consciencieux et performant se devine un adolescent qui n’a jamais totalement renoncé à ses rêves. Cette dualité entre pragmatisme et sensibilité fait écho au cœur même de l'œuvre, qui interroge la manière dont le temps transforme les aspirations sans jamais les effacer complètement. 

Eurozoom

Cette coexistence se ressent également à l’écran : pour capturer l’atmosphère légère de son enfance et de son adolescence, l’équipe technique a opté pour une caméra portée, instaurant un sentiment de proximité et de spontanéité. À l’inverse, l’âge adulte est filmé en caméras fixes, traduisant l’enfermement progressif du personnage dans une routine maîtrisée. De même, pour exprimer son isolement, les plans sont dans un premier temps majoritairement serrés avant que les cadres ne s’élargissent à mesure que Takaki rencontre d’autres personnes, suggérant subtilement une possible ouverture au monde. 

Quant à Akari, loin d’être une simple figure idéalisée du passé, elle apprend à grandir avec cette absence et à tracer son propre chemin. La comédienne Mitsuki Takahata lui apporte une présence lumineuse, presque apaisante, qui contraste avec sa mélancolie intérieure. Par cette interprétation nuancée, la jeune actrice donne au récit une dimension plus équilibrée : l’histoire n’est pas seulement celle d’un homme hanté par ses souvenirs, mais aussi celle d’une femme qui avance, avec douceur et lucidité, avec le mouvement irréversible du temps. Naît alors entre les deux personnages une relation d’une rare intensité, faite de regards complices, de correspondances soignées et d’une promesse tacite de ne jamais s’oublier.

Le cinéaste Yoshiyuki Okuyama considérait important que chaque membre de l’équipe puisse apporter ses propres expériences à l’histoire, convaincu qu’en intégrant dans le projet des sentiments réels, il pourrait créer une œuvre à la fois personnelle et universelle qui toucherait profondément un large public. Il explique : “Bien que le personnage principal soit un homme de 30 ans, ce film ne se limite pas à une simple histoire de premier amour. C’est un récit qui interroge sur le sens de nos vies et qui peut toucher un large public, sans distinction de sexe ou d’âge. Dans la vie, on ne comprend pas toujours la raison de nos angoisses, mais j’espère que ce film pourra donner un peu d’espoir. S’il peut apporter un peu de réconfort, j’en serais le plus heureux.” 

Cette adaptation de 5 centimètres par seconde ne se contente pas de transposer un classique de l’animation : elle en explore les silences, en approfondit les émotions et en révèle toute l’universalité. Entre poésie visuelle et réalisme sensible, cette œuvre promet de toucher à nouveau le cœur des spectateurs, dix-huit ans après l'œuvre originale, dès maintenant au cinéma. 

Woman And Child : découvrez le nouveau film de Saeed Roustaee

Mahnaz, infirmière de quarante ans et veuve, élève seule ses deux enfants. Alors qu’elle s’apprête à épouser son compagnon Hamid, son fils Aliyar est brusquement renvoyé de l’école. Peu après, un tragique accident vient bouleverser leur quotidien. Face à l’injustice et au silence qui l’entourent, Mahnaz se lance dans une quête de vérité et de réparation, prête à affronter les obstacles familiaux et sociaux qui se dressent sur son chemin.

Révélé avec La Loi de Téhéran (2019), lauréat du Grand Prix et du Prix de la Critique au Festival international du film policier de Reims Polar, et nommé au César du meilleur film étranger, Saeed Roustaee s’est imposé comme l’une des voix majeures du cinéma iranien contemporain. Le cinéaste a ensuite confirmé son talent avec Leïla et ses frères (2022), présenté en compétition au Festival de Cannes, où il a remporté le prix FIPRESCI. Interdit en Iran, ce film a valu au réalisateur une condamnation à six mois de prison et cinq ans d’interdiction de tournage pour « propagande contre le régime », peine depuis suspendue.

Trois ans plus tard, Saeed Roustaee revient avec Woman and Child, son cinquième long métrage, et propose une nouvelle plongée lucide au cœur de la société iranienne. Véritable tragédie moderne, le film raconte le combat intime d’une femme enfermée dans le carcan de la famille et des normes sociales. Au travers du personnage de Mahnaz, le cinéaste dresse à la fois un portrait amer des relations familiales et amicales, et une fresque sensible de la condition féminine sur plusieurs générations.

La force de Woman And Child tient avant tout à l’intensité de ses interprètes. Parinaz Izadyar, déjà remarquée dans Life and Day et La Loi de Téhéran, livre ici une prestation saisissante dans le rôle principal de Mahnaz, veuve et mère de deux enfants. Son visage, d’une expressivité rare, parvient à faire ressentir chaque émotion avec une profondeur bouleversante : la douleur de la perte, la détresse, mais aussi la détermination farouche face à l’injustice. Son jeu nuancé rend crédible et profondément humain le parcours d’une femme confrontée à de lourds dilemmes familiaux et sociaux.

À ses côtés, les acteurs incarnant sa famille renforcent cette impression de réalisme. Qu’il s’agisse des enfants, pris entre loyauté et incompréhension, ou des proches confrontés aux choix difficiles de Mahnaz, chacun apporte authenticité et densité au récit. Le réalisateur s’appuie sur eux pour proposer des échanges de regards d’une rare intensité, et certaines scènes deviennent d’autant plus fortes qu’elles sont silencieuses.

“Le film devait d’abord s’appeler Les Regards. L’une des principales manifestations de l’humanité, c’est l’échange de regards. Et c’est dans ces moments, où l’on ne parle pas, que l’on exprime quelque chose de plus intéressant. Il était donc crucial d’avoir des acteurs et des actrices dont le visage pense ; il y en a beaucoup dont le visage ne pense pas.” explique Saeed Roustaee.

Ensemble, les acteurs tissent une dynamique familiale crédible et bouleversante, transformant l’histoire en une expérience captivante où le spectateur vit chaque conflit et chaque émotion à leurs côtés.

Au cœur du récit, Mahnaz incarne à la fois la force et la fragilité d’une mère confrontée à des choix impossibles et à des drames successifs. Le long-métrage explore avec justesse la complexité des liens familiaux, faits d’amour, de loyauté, mais aussi d’incompréhensions et de tensions. Chaque décision, même intime, peut bouleverser l’équilibre d’un foyer tout entier. Les enfants, les proches et le cercle élargi participent à ce portrait réaliste, où chaque relation oscille entre protection, conflit et confrontation.

Mais la sphère familiale ne peut être dissociée de la société dans laquelle Mahnaz évolue. Entre normes collectives, mensonges, dissimulations, attentes sociales et contraintes institutionnelles, Mahnaz doit constamment composer avec un environnement qui limite sa liberté et met à l’épreuve sa résilience. Comme le souligne le réalisateur : “Je ne suis pas le seul à montrer le mensonge et la dissimulation. Ce sont les produits de la société, et ils font beaucoup de ravages en Iran.” Les choix narratifs, autant que la performance des comédiens, illustrent ainsi la manière dont les pressions extérieures influencent les choix personnels et nourrissent la tension dramatique du film.

Enfin, Woman and Child aborde avec acuité les rapports patriarcaux. Mahnaz tente de concilier son rôle de mère, ses aspirations personnelles et sa quête d’autonomie face aux jugements et aux résistances d’un entourage majoritairement masculin. Le long-métrage met ainsi en lumière les inégalités structurelles et les obstacles que les femmes doivent affronter pour s’affirmer, sans jamais verser dans le discours moralisateur. Ce sont avant tout le quotidien, le ressenti et le combat intérieur de Mahnaz qui touchent le spectateur. Et Saeed Roustaee de préciser : “Avec mon équipe, nous avons trouvé important de rendre hommage à tout ce qui se passe en Iran, mais qui n’est jamais montré.”

Pourtant, au-delà de son ancrage iranien, Saeed Roustaee raconte avant tout une histoire profondément universelle. Au travers du personnage de Mahnaz, il met en scène des épreuves que chacun peut connaître : le deuil, la trahison, la manipulation, la cruauté. Dans Woman And Child, comme dans la vie, personne n’est épargné. C’est sans doute ce qui frappe le plus le spectateur : cette absence de censure, cette représentation brute de la dureté de l’existence, où les malheurs semblent parfois s’accumuler sans répit.

Le réalisateur interroge d’ailleurs ceux qui douteraient de la véracité de l’histoire : “Ceux qui trouvent invraisemblable cette histoire, que pensaient-ils de la pendaison simultanée de onze ou douze personnes dans La Loi de Téhéran, qui là aussi venait directement du réel et qui n’avait jamais été montrée au cinéma ?”.

Au travers du parcours de Mahnaz, Woman And Child nous fait subtilement comprendre qu’aucune croyance ni aucun miracle ne peut nous épargner la souffrance, et que l’on ne peut compter que sur soi-même pour avancer. Lorsque les épreuves se succèdent, il est facile de sombrer. La seule issue réside dans une force intérieure immense : accepter le deuil, traverser la douleur et se tourner vers ceux qui restent ; ses enfants, ses proches, les générations futures.

Woman and Child dresse ainsi un portrait riche, poignant et profondément humain. Chaque émotion, chaque conflit et chaque décision résonnent avec une force universelle. Plus qu’un simple récit, le film plonge le spectateur au cœur des tourments de ses personnages, offrant un cinéma social à la fois sensible, lucide et captivant.

Poignant mais teinté d’espoir, Woman and Child s’impose comme l’un de ces films marquants qui donnent à réfléchir sur notre existence et la façon dont nous envisageons l’avenir. Une pépite à découvrir dès maintenant sur grand écran.