13 octobre 2025

Outlander - Blood Of My Blood aura une saison 2

ATTENTION - Cet article contient des spoilers sur le dernier épisode de la saison 1 de Outlander : Blood of my Blood.

Cette année, l’univers de la série fantastique et romantique phénomène Outlander s’est agrandi avec la diffusion d’un spin-off centré sur les parents de Claire (Caitriona Balfe) et Jamie (Sam Heughan).

Intitulée Outlander : Blood of my Blood, cette nouvelle série raconte notamment l’histoire d’amour contrariée entre deux membres de clans ennemis au XVIIIe siècle : Ellen MacKenzie (Harriet Slater) et Brian Fraser (Jamie Roy).

Si les fans savaient bien que ces deux-là allaient finir par se retrouver pour fonder une famille et notamment donner naissance à Jamie, ils se demandaient comment cela allait être possible, la jeune femme étant promise à Malcolm Grant (Jhon Lumsden). Disponible sur HBO Max depuis samedi dernier, l’épisode final de la saison 1 répond à cette question en donnant de très jolies scènes au couple.

Les moments de joie risquent cependant d’être de courte durée puisque la saison se termine sur des croix enflammées à l’horizon, signifiant le début de la rébellion Jacobite. Brian va donc devoir aller combattre auprès de son clan, et même si Ellen assure qu’elle restera toujours à ses côtés, leurs prochaines aventures seront forcément mouvementées.

Mais Blood of my Blood, ce n’est pas que l’histoire des parents de Jamie, c’est aussi celle de ceux de Claire ! Au début de la série, le couple passe à travers les fameuses pierres de Craigh na Dun, comme leur fille dès années plus tard, et se retrouvent eux aussi au début des années 1700.

Séparés pendant une bonne partie de la saison, Julia (Hermione Corfield) et Henry (Jeremy Irvine) finissent par se retrouver et se donner rendez-vous pour fuir cette époque. Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’ils réalisent que leur bébé qui vient de naître, William, pourrait ne pas pouvoir voyager dans le temps comme eux.

Mais alors qu’Arch Bug (Terence Rae) et ses sbires s’approchent d’eux pour les capturer, Henry prend la décision de forcer Julia, qui tient leur bébé dans ses bras, à toucher la pierre en premier afin qu’elle ait une chance de s’échapper avec l'enfant, quitte à se sacrifier lui-même, comme l’a partagé son interprète dans une interview à Elle :

"C'est un homme chevaleresque dans l'âme. S'il doit se sacrifier pour assurer la sécurité de sa femme et de ses enfants, Henry est le genre d'homme à le faire sans hésiter. Et je pense que tous les parents connaissent ce sentiment."

D’ailleurs, Jeremy Irvine a également révélé que la scène qui conclut l’épisode aurait pu être bien différente : "Nous avons tourné cinq fins différentes, et quelqu'un qui écrivait à côté de la caméra nous remettait des réécritures du scénario en disant : "Bon, maintenant, faites une version comme celle-ci, puis une version comme celle-là'."

Et de conclure : "Je pense qu'ils avaient donc beaucoup d'options différentes au montage [en fonction] de la direction qu'ils allaient décidé de donner à la saison 2." Car oui, si cela n’était pas le cas au moment du tournage de la saison 1, Blood of my Blood a bien été renouvelée pour une saison 2 en juin dernier, avant même le lancement de la série. Et les prises de vue sont actuellement en cours 

Ce qui signifie que les fans auront donc une réponse à la question sur toutes les lèvres suite au dernier épisode : les Beauchamp ont-ils réussi ou non à traverser les pierres et revenir dans les années 20 ? Les fans de la série originale le savent, il faut normalement des pierres précieuses pour pouvoir voyager à travers le temps, et rien ne dit que Julia et Henry en ont au moment où ils tentent de le faire.

D’ailleurs, on ne voit pas la main de la jeune femme toucher la pierre puisque la scène est coupée juste avant, laissant place à un flashback du moment où les parents de Claire laissent leur petite fille sur le quai de la gare avec son oncle Lamb avant de partir en Ecosse.

Rappelons qu’on apprend dans Outlander que Claire a été élevée par cet oncle, que les fans ont adoré découvrir dans le final de la saison 1 de Blood of my Blood, à la suite de la mort de ses parents dans un accident de voiture quand elle avait 5 ans.

Ce qui pourrait signifier que Julia et Henry ne vont pas réussir à revenir à leur époque… Il faudra cependant attendre quelque temps pour en avoir le cœur net car la saison 2 ne devrait pas arriver avant la fin de l’année prochaine, voire en 2027.

Il se pourrait ainsi que le couple reste à l’époque de Brian et Ellen et ne revoient jamais leur fillette, mais il y a aussi la possibilité qu'ils voyagent à une autre époque que celle de l’enfance de Claire, comme par exemple, celle de la saison 8 d'Outlander et qu’ils rencontrent leur fille adulte.

Les chances que ce soit le cas restent cependant assez minces, mais il est néanmoins très possible que ce qu’on ait appris dans Blood of my Blood ait des répercussions sur la saison finale de la saison-mère.

Les spectateurs pourraient, par exemple, avoir des réponses sur l’identité du frère de Claire, William, né dans le spin-off et dont on n'avait jamais entendu parler avant ! Plusieurs théories existent à son propos : certains pensent que le bébé va être recueilli par Brian et Ellen et qu’il s’agit donc de William Fraser, frère aîné de Jamie, mort dans son enfance.

D’autres imaginent que William - baptisé Simon Fraser de Lovat, par le père de Brian (Tony Curran) qui croit en être le géniteur - serait l’oncle de Jamie, rencontré dans la saison 2 d’Outlander et qui s'appelle également Simon. Mais le mystère reste pour l'instant entier.

Si les fans espèrent des réponses à ce sujet dans la prochaine saison d’Outlander, c'est qu'ils aimeraient que Claire croise la route de ce frère dont elle n’a pour l’instant pas connaissance. Mais rien ne garantit que les scénaristes iront dans ce sens...

Pour le découvrir, rendez-vous début 2026 sur Netflix avec le lancement de la saison finale d'Outlander.

Chicago, la comédie musicale culte, revient à Paris dans un show scandaleusement chic !

Tout commence en 1926. La journaliste et dramaturge Maurine Dallas Watkins signe une pièce inspirée d’un fait divers : Chicago. On y suit Roxie Hart, une artiste en devenir qui assassine son amant et se retrouve en prison. Elle y fait la rencontre de son idole, Velma Kelly, une chanteuse de cabaret accusée, quant à elle, d’un double meurtre.

Pour échapper à la peine capitale, les deux femmes font appel à Billy Flynn, un avocat aussi charismatique qu’ambitieux, avec l’aide intéressée de Mama Morton, surveillante en chef de la prison. Un jeu de dupes s’installe, où manipulation des médias et faux-semblants deviennent les clés du succès…

Près de cinquante ans plus tard, en 1975, le trio mythique composé de Bob Fosse (metteur en scène et chorégraphe), Fred Ebb (parolier) et John Kander (compositeur) transforme la pièce en comédie musicale. Déjà auteurs de Cabaret, ils font de Chicago un show sulfureux, jazzy, impertinent — où le spectacle flirte avec la satire. Après une première exploitation à Broadway, le show est remonté en 1996 pour ne plus jamais quitter New-York depuis !

Et c’est en 2002 que la boucle se boucle, ou presque : une adaptation en film musical, réalisée par Rob Marshall et portée par Renée Zellweger, Catherine Zeta-Jones, Richard Gere et Queen Latifah, cartonne au box-office (plus de 300 millions de dollars de recettes) et remporte 6 Oscars, dont celui du Meilleur film. Un exploit rare pour une comédie musicale. Pourquoi un tel succès ? Une bande-son jazzy inoubliable, des numéros chorégraphiés avec brio, une esthétique stylisée, et un propos toujours aussi mordant sur la célébrité, le cynisme, et la justice-spectacle.

Chicago puise sa force dans un fait divers bien réel, survenu dans les années 1920 dans la ville éponyme — une époque où jazz, prohibition, et presse à scandale faisaient bon ménage. Avec son humour mordant, le musical d’origine brosse un portrait satirique d’une société fascinée par le crime… dès lors qu’il devient médiatique.

Presque un siècle plus tard, rien n’a vraiment changé. Si l’œuvre traverse les décennies sans prendre une ride, c’est parce qu’elle parle encore de nous, de notre rapport à la célébrité, à la justice-spectacle, à la manipulation de l’opinion, mais aussi du pouvoir des femmes, dans un monde qui ne leur faisait pas de cadeau. Ici, ce sont elles qui tiennent la barre et qui retournent le système à leur avantage.

Cynique, drôle, grinçant, Chicago explore des thèmes on ne peut plus contemporains : la corruption, la médiatisation, le self-marketing, la fascination pour les “bad girls”… Et le tout, porté par deux héroïnes devenues icônes, non pas à cause, mais grâce à leurs crimes.

Avec son cocktail irrésistible de jazz, de paillettes, de satire sociale et de personnages féminins flamboyants, Chicago reste l’un des plus grands shows de Broadway. Un vaudeville noir, au swing impeccable, qui raconte une Amérique avide de scandales… et toujours en quête de gloire. Une histoire plus actuelle que jamais.

Sept ans après avoir enflammé le théâtre Mogador, Chicago fait son grand retour à Paris — cette fois sur la scène emblématique du Casino de Paris à partir du 7 novembre. Une nouvelle troupe, une mise en scène fidèle à l’esthétique originale, et toujours ce savant mélange de provocation, d’élégance et d’ironie qui fait tout le charme du spectacle.

Au casting : Vanessa Cailhol (Mamma Mia!, Cats) - lauréate du Molière de la meilleure comédienne en 2024 grâce à la pièce Courgette - dans le rôle de Roxie Hart, femme au foyer devenue meurtrière par ambition ; Jacques Preiss (Les Misérables) en Billy Flynn, avocat vedette du barreau aussi charmeur qu’opportuniste. Et grande première : Shy’m fait ses débuts dans une comédie musicale en incarnant la magnétique Velma Kelly. Chanteuse à la voix affirmée, danseuse aguerrie révélée notamment dans Danse avec les Stars, l’artiste apporte sa modernité à ce rôle culte.

Derrière ses décors minimalistes et ses costumes sobres noirs et blancs, Chicago pourrait sembler presque dépouillé… mais c’est précisément ce qui fait sa force. Ici, pas de fioritures : tout repose sur l’excellence des interprètes, le swing ravageur d’un orchestre sur scène, et la précision redoutable des chorégraphies signées Ann Reinking, dans la droite lignée de Bob Fosse. Chaque numéro est ciselé, tendu, spectaculaire — d’All That Jazz à Cell Block Tango, en passant par Razzle Dazzle et Nowadays. Le public se retrouve embarqué dans un cabaret noir aux accents vaudevillesques, où l’on rit, frissonne, et vibre avec des anti-héroïnes plus vivantes que jamais.

Avec ses dialogues piquants, ses numéros de danse millimétrés et son ambiance jazzy en clair-obscur, Chicago évoque autant Broadway que le théâtre de boulevard à la française. Un savant dosage entre humour noir, satire sociale, et glamour assumé.

Chicago Le Musical, qui a déjà séduit 34 millions de spectateurs à travers 38 pays et 525 villes, est à (re) découvrir à partir du 7 novembre au Casino de Paris dans un show unique !

Prime Video annule les séries Countdown et Butterfly

C’est fini pour Countdown et Butterfly.

La première, portée par Jensen Ackles (The Boys, Supernatural), avait été lancée en juin dernier sur Prime Video. L’acteur se glissait dans la peau d’un officier du LAPD qui rejoint un groupe de travail secret composé d'agents infiltrés de toutes les branches des forces de l'ordre pour enquêter. Il découvre alors un complot plus sans précédent…

Sur le papier, Countdown avait tout pour plaire aux abonnés : une bonne dose d’action, du suspense, aucun temps mort et un héros charismatique. Chez AlloCiné, la série avait reçu l’excellente note de 3,6 sur 5 et elle figurait dans le top 10 des titres les plus populaires sur la plateforme au moment de sa sortie.

Mais à l’international, c’était tout autre chose : avec des critiques plus que moyennes, Countdown n’avait pas convaincu les spectateurs d’aller jusqu’au bout des 13 épisodes. Et même si le dernier en date se finissait sur un cliffhanger - ouvrant la porte à une saison 2 - elle ne verra pas le jour.

Jensen Ackles a pris la parole sur son compte Instagram pour partager la nouvelle ainsi que sa déception quant à la décision d’Amazon.

Même constant pour Butterfly, qui voyait l’excellent Daniel Dae Kim (Lost, Hawaii 5-0) camper un ancien agent des services de renseignement américains qui renoue avec sa fille pour faire tomber une organisation criminelle.

Flirtant dans le style avec les séries d’espionnage à l’ancienne, Butterfly nous offrait les mêmes ingrédients : de l’action, des scènes de complicité entre un père et sa fille et quelques retournements de situation. La série surfait aussi sur la popularité des k-dramas en plaçant une partie de son action en Corée du sud.

Alors que penser de ces deux annulations successives ? Amazon a renouvelé en parallèle Ballard, une série policière et spin-off de Bosch qui semble avoir atteint ses objectifs d'audience alors qu’elle n’a pas fait grand bruit. Si la stratégie de la plateforme de streaming n’est pas très claire de ce côté-là, il semblerait que l’année 2026 soit moins placée sous le signe de l’action que des programmes à destination du jeune public.

Le géant du streaming multiplie en effet les adaptations de romans jeunes adultes populaires sur plusieurs de ses territoires dont la France. Aux Etats-Unis, le renouvellement de Nous les menteurs pour une saison 2 en est la preuve. Affaire à suivre.

Quand Al Pacino déclarait sa flamme à Diane Keaton dans une lettre très émouvante

La grande Diane Keaton, inoubliable Kay Adams-Corleone du Parrain, nous a quittés ce week-end à l'âge de 79 ans. L'occasion de rappeler la liaison passionnée et chaotique que l'actrice avait entretenue avec Al Pacino, alias Michael Corleone, en dehors des plateaux. Débutée en 1974 sur le tournage du Parrain 2, la romance des deux stars hollywoodiennes, entrecoupée de plusieurs séparations, avait duré de nombreuses années jusqu'à leur rupture définitive en 1990.

En décembre 1989, peu de temps avant cette séparation, Al Pacino, qui avait décliné à plusieurs reprises la demande de Diane Keaton de se marier, avait adressé une vibrante lettre d'amour à cette dernière, relayée par le compte X TheCinesthetic. Une missive rédigée à la main, dévoilée par Diane Keaton dans ses mémoires Then Again, envoyée par l'acteur alors qu'il se trouvait en Italie.

"Chère Di, je me sens terriblement seul, plus que jamais. Je ne sais pas pourquoi", déclarait Al Pacino. "Sans doute est-ce dû au fait de me trouver dans un pays étranger et de ne pas parler la langue, peut-être est-ce l'une des raisons. Mais c'est surtout dû au fait d'être loin de toi et de l'histoire qui nous lie."

"Au moment où je t'écris cette lettre, je suis assis à la terrasse d'un café à Rome, sous une pluie battante", poursuit l'acteur américain. "Je contemple une belle place avec une église et je me parle à moi-même. Mes mains sont jointes comme pour prier. Mais au milieu de mes mains, il y a un petit magnétophone. On dirait que je parle à mes doigts. Si seulement je pouvais dicter cette lettre sans bouger mes lèvres. J'essais juste de te dire que tu me manques. D'une manière un peu détournée, il me semble."

En 2017, dans un entretien accordé au magazine People, Diane Keaton déclarait à propos de celui qu'elle avait rencontré sur le tournage du Parrain : "J'étais folle de lui. Il était charmant, hilarant, il n'arrêtait pas de parler. On aurait dit un orphelin, un savant fou. Et puis, il était magnifique !"

Voici à quoi aurait dû ressembler KPop Demon Hunters au départ

Peut-on encore parler de phénomène KPop Demon Hunters alors que le film d’animation est encore en tête des visionnages dans de nombreux pays… dont la France ? Avec plus de 400 millions de vues dans le monde entier, cette production Sony a dépassé toutes attentes des producteurs mais aussi de sa réalisatrice, Maggie Kang.

Lorsqu’elle se présente son projet il y a 7 ans de cela aux studios et à Chris Appelhans, l’autre réalisateur, elle avait une toute autre vision en tête. C’est en tout cas ce qu’elle explique dans cette interview donnée à ComingSoon :

“Au départ, il avait été conçu comme un film à petit budget. Il devait être beaucoup plus violent. Le personnage principal devait être beaucoup plus perturbé - l’échec de sa famille - et l'histoire racontait comment elle parvenait à s'en sortir, à devenir une personne fière d'elle-même et à rendre sa famille fière d'elle. Au cours du processus, je pense que nous en étions à environ huit mois de développement, et Kristine Belson a dit : “Les gars, je pense que c'est un film plus gros que ça.”

Finalement, les scénaristes ont retravaillé l’histoire et le personnage de Rumi. Si elle cache évidemment une part d’ombre - elle est mi-humaine, mi-démon - elle fait partie des Huntrix, un groupe de k-pop à la mode. Et c’est grâce à cette particularité que les trois chasseuses vont réussir à chasser Gwi-Ma et à protéger la Terre.

Cette nouvelle version de K-Pop Demon Hunters efface également l’aspect trop violent. Si le film Netflix est déconseillé aux moins de 10 ans, il n’en reste pas moins drôle et coloré, grâce à une écriture fine et moderne et à une réalisation incroyable.

On doit l’avouer, on aurait bien aimé voir à quoi ressemble cette version de K-Pop Demon Hunters. Et on espère que le court-métrage, que Netflix semble garder précieusement dans un tiroir, prendra cette direction.

Pour rappel, ce dernier a été produit en 2023, en parallèle du long-métrage, via un programme de mentorat : Sony a permis à de jeunes talents d’imaginer une histoire qui se déroule dans le même univers.

La plateforme n’a pas officiellement communiqué sur le sujet mais on mise (ou on croise les doigts très fort) que cette petite surprise sera dévoilée aux alentours d’Halloween. Rien ne nous fera plus plaisir que de revoir Rumi, Mira et Zoé chasser de terrifiants démons…

La Passion du Christ 2 : Jim Caviezel quitte le projet juste avant le début du tournage

Le Christ reviendra mais différemment.. Alors que le tournage de The Resurrection of The Christ: Part One de Mel Gibson, suite de l'un des films les plus controversés de l'Histoire du cinéma, s'apprête à démarrer, on apprend que ni Jim Caviezel (Jésus Christ), ni Monica Bellucci (qui incarnait Marie Madeleine) ne seront finalement de retour.

Annoncé dès le début du projet, Jim Caviezel ne fera donc pas partie de la suite de l'aventure. Le site américain Page Six révèle que la production vient de lancer le casting pour les remplaçants.

Une source proche du projet aurait expliqué au média qu'après avoir rencontré les acteurs originaux à Rome, la production s'est rendu compte qu'il y avait trop de travail numérique. L'informateur précise : "Ils auraient dû travailler beaucoup avec les acteurs [originaux] sur les aspects numériques, sans compter la planification du calendrier. Il y a eu beaucoup de va-et-vient."

C'est donc le rajeunissement numérique de Jim Caviezel et Monica Bellucci qui pose visiblement problème. Des effets spéciaux jugés trop longs et trop coûteux pour un film en projet depuis de nombreuses années et qui peine à se concrétiser.

En préproduction depuis plusieurs mois, le tournage de la suite de La Passion du Christ doit bientôt débuter en Italie. Mis en scène et produit par Mel Gibson, le film - dont l'histoire reste encore inconnue - est co-écrit par Gibson et Randall Wallace.

En août dernier, on a appris que le film serait divisé en deux parties, toutes deux prévues pour sortir en 2027. La première partie sortira en salles le Vendredi saint, le 26 mars 2027, tandis que la seconde arrivera près de six semaines plus tard, le jour de l'Ascension, le 6 mai 2027.

La Famille Addams revient au cinéma !

Entraînez-vous dès maintenant à re-claquer des doigts, histoire de pouvoir faire un karaoké manuel lorsque retentira le célèbre générique... le 18 février 2026, ce qui vous laisse un peu de temps pour pratiquer, en attendant le retour de La Famille Addams. Qui n'est pas le film auquel Mercredi, le hit de Netflix, doit tout, car les personnages sont dans les dessins humoristiques signés Charles Addams et publiés à partir de 1938 dans The New Yorker, et qu'ils se sont ensuite illustrés dans une série entre 1964 et 1966 sur ABC, aux États-Unis.

Mais le film de Barry Sonnenfeld est sans aucun doute celui auquel le public d'aujourd'hui se réfère le plus souvent, celui qui a le plus marqué la pop culture à l'aube des années 90, en s'inscrivant dans la lignée des succès rencontrés par Tim Burton, élu nouveau prince du macabre quelques années plus tôt, grâce aux succès de Beetlejuice, Batman et Edward aux mains d'argent. À tel point qu'on lui attribue à tort la paternité du long métrage porté par Angelica Huston, Christopher Lloyd, Christina Ricci ou le regretté Raul Julia.

Cela peut se comprendre dans la mesure où Tim Burton a toujours été un fan avéré de La Famille Addams et qu'il a eu un projet d'adaptation en stop-motion de l'oeuvre de Charles Addams, avant de signer plusieurs épisodes de Mercredi, où il a notamment dirigé Christina Ricci et Christopher Lloyd. Si vous n'avez jamais vu le long métrage sorti en avril 1992 dans les salles françaises (et quelques mois plus tôt aux États-Unis), vous allez bientôt avoir une belle occasion, pour fêter les 35 ans de l'opus qui a séduit toute une génération de spectateurs.

Si vous connaissez déjà l'histoire de Gomez, Morticia, Mercredi et Pugsley confrontés au retour d'un Fétide soupçonné d'être un usurpateur, vous pourrez alors constater que le film est toujours aussi réjouissant dans sa façon de manier l'humour noir. Et nul doute que vous aurez envie de (re)voir sa suite, Les Valeurs de la Famille Addams, dont une ressortie n'a pas encore été annoncée. Mais il serait étonnant que ce ne soit pas aussi dans les tuyaux, donc entraînez-vous très sérieusement à claquer des doigts.

11 octobre 2025

Mort à 79 ans de Diane Keaton

L'actrice Diane Keaton, oscarisée en 1978 pour sa performance dans Annie Hall, de Woody Allen, est morte le 11 octobre 2025 à l'âge de 79 ans. C'est le site People qui a annoncé la triste nouvelle, relayée ensuite par les médias américains. L'artiste était notamment célèbre pour sa collaboration avec Woody Allen, mais aussi pour avoir campé le rôle culte de Kay, épouse de Michael Corleone dans la saga Le Parrain.

Diane Keaton étudie l'art dramatique à l'université de Californie. Partie à New York en quête de travail, elle trouve son premier rôle à Broadway, dans la comédie musicale Hair. C'est également à Broadway qu'elle fait la rencontre en 1970 d'un jeune metteur en scène nommé Woody Allen, qui l'engage pour jouer dans sa pièce, Play it again, Sam.

La même année, elle fait ses premiers pas sur grand écran dans Lune de miel aux orties. Deux ans plus tard, Woody Allen fait à nouveau appel à elle pour l'adaptation cinématographique de sa pièce.

La même année, elle se fait remarquer grâce au film de Francis Ford Coppola, Le Parrain. Avec le personnage de Kay, la compagne de Al Pacino, elle incarne une certaine pureté dans le milieu mafieux. Elle reprendra ce rôle deux ans plus tard dans Le Parrain, 2ème partie, et en 1990 dans Le Parrain, 3e partie.

Elle trouve dans les films de Woody Allen ses meilleurs rôles, dont les comédies Woody et les robots (1973) et Guerre et amour (1975). Elle échappe le temps d'un film au monde du cinéaste new-yorkais pour celui plus sombre et plus désespéré de A la recherche de Mr Goodbar (1977), où elle croise Richard Gere.

Néanmoins, le premier vrai tournant de sa carrière s'intitule Annie Hall. Grâce à ce film de Woody Allen où elle incarne une amoureuse angoissée, elle remporte l'Oscar et le British Award de la meilleure actrice et devient, contre toute attente, une star à la mode, bien différente des canons hollywoodiens.

Avant leur rupture, ils tournent encore deux autres films : Intérieurs (1978) et Manhattan (1979). "Emancipée" des rôles de jeunes femmes peu aguichantes, elle interprète, sous la direction de Warren Beatty, un personnage plus séducteur dans Reds (1981), pour lequel elle est nommée à l'Oscar et au Golden Globe.

Les années 80 sont une période moins faste pour Diane Keaton. Elle apparaît dans quelques films, alternant drames et comédies. Les années 90 la voient s'investir dans des films populaires comme Le Père de la mariée (1991).

Cependant, elle renoue avec le succès lors de ses retrouvailles avec Woody Allen qui ont lieu en 1993 sur le tournage de la comédie dramatique Meurtre mysterieux a Manhattan qui reçoit un bel accueil. En 1996, dans un registre plus grave, elle partage la vedette avec un débutant encore inconnu, Leonardo DiCaprio, dans le film Simples Secrets. Loin des personnages de bourgeoises hystériques, elle y interprète une femme malade atteinte d'un cancer.

Depuis quelques années, elle s'illustre principalement dans des comédies. On la retrouve notamment en 2004 dans Tout peut arriver, une comédie romantique aux côtés de Jack Nicholson ou dans Esprit de famille (2005) avec Sarah Jessica Parker et Rachel McAdams. Elle retrouve d’ailleurs l’actrice canadienne dans Morning Glory en 2011 où elle incarne la présentatrice d’une émission télé matinale qui n’a pas peur du ridicule.

Parallèlement à sa carrière d’actrice, Diane Keaton manifeste dès 1987 des velléités de mise en scène : elle réalise le documentaire Heaven consacré aux croyances sur l'au-delà. En 1995, elle met en scène un long métrage de fiction, Les Liens du souvenir, qui réunit Andie MacDowell et John Turturro. En l'an 2000, elle s'offre même un rôle aux côtés de Meg Ryan dans la comédie Raccroche !

Récemment, Diane Keaton était apparue dans Book Club : The Next Chapter, Maybe I Do et Summer Camp. Elle nous a quittés le 11 octobre 2025 à l'âge de 79 ans.

La Liste de Schindler : lorsqu'il a découvert ce chef-d'oeuvre de Steven Spielberg, John Williams a été complètement désemparé

A l'exception de quelques rares longs métrages, c'est à la baguette magique de John Williams que s'est illuminée la quasi intégralité de la filmographie de Steven Spielberg.

C'est en effet à cette légende de la musique de film que l'on doit par exemple les bandes originales des Dents de la Mer, de la saga Indiana Jones, de Jurassic Park, de E.T. ou de Rencontres du troisième type, mais aussi la bouleversante partition de La Liste de Schindler.

Oscarisée en 1994, accompagnée par le vibrant archer du violoniste Itzhak Perlman, cette musique compte indéniablement parmi les sommets de la carrière de John Williams.

Pourtant, ainsi qu'il l'a lui-même raconté il y a quelques années au micro de CBS News, l'éminent compositeur s'était retrouvé complètement désemparé par l'ampleur de la tâche en découvrant le long métrage de Spielberg pour la toute première fois.

"Je n'ai pas fondu en larmes, mais j'étais véritablement ému", avait-il ainsi confié.

"J'ai dit : 'Steven, il va falloir que je quitte la pièce.' Je suis allé dehors et j'ai marché un peu pour retrouver mes esprits, et je suis revenu pour qu'on puisse commencer la réunion. Et voilà ce que nous nous sommes dit, mot pour mot. J'ai dit : 'Steven, c'est un grand film, et il va te falloir un meilleur compositeur que moi pour ce film.' Et il m'a dit : 'Je sais. Mais ils sont tous morts !' Donc je suis resté le compositeur [du film]."

Avec son humour et sa bienveillance habituelle, le réalisateur a donc su convaincre son cher collaborateur qu'il était parfaitement à la hauteur de ce défi colossal. Et force est de constater, lorsqu'on réécoute plus de 30 ans après la fabuleuse BO de La Liste de Schindler, qu'il avait raison.

Gene Wilder n'a pas du tout aimé la version de Tim Burton

Ce n'est pas exactement un secret. Hollywood adore mettre en chantier des remakes et des reboots... Des initiatives qui font parfois, et logiquement, hurler les fans et les puristes. Il faut dire que l'industrie hollywoodienne aime parfois tendre le bâton pour se faire battre, comme ce fut le cas du Ben-Hur version 2016, à des années lumières de la version de 1959 signée par William Wyler.

Du côté des réalisateurs, si certains acceptent plus ou moins de bon gré de voir leurs films faire l'objets de remakes, comme c'est souvent le cas de John Carpenter, d'autres sont nettement plus circonspects, à l'image de Paul Verhoeven, qui avait glissé quelques tacles bien sentis sur la nouvelle version de Total Recall ou Robocop...

Quant aux talents, certains ne voient pas tout à fait d'un bon oeil l'initiative du remake d'un film qui les ont, en prime, rendus célèbres. Jerry Lewis n'avait, par exemple, pas vraiment goûté la nouvelle version du Professeur Foldingue, portée par Eddie Murphy... Dans ce registre, il faut y adjoindre la complainte de Gene Wilder, qui avait tiré à boulets rouges sur le Charlie et la chocolaterie de Tim Burton.

Signée par Mel Stuart et sorti en 1971, Charlie et la chocolaterie a permis à Gene Wilder, qui incarne Willy Wonka, de trouver un des rôles les plus marquants de sa riche carrière. Loin d'être un triomphe en salle avec seulement 4 millions de dollars de recette, le succès de ce film familial s'est largement rattrapé en devenant une oeuvre prisée dans les vidéo-club au début des années 80.

Dans une interview donnée en 2013 accordée à Turner Classic Movies, Gene Wilder balançait : "Je pense que c'est une insulte. C'est probablement une insulte de Warner Bros. Je pense que Johnny Depp est un bon acteur, mais je n'aime pas ce réalisateur. C'est un homme talentueux, mais je n'aime pas ce qu'il fait". Ca avait au moins le mérite d'être clair.