18 janvier 2026

European Film Awards 2026 : lepalmarès

MEILLEUR FILM EUROPÉEN : Valeur sentimentale – Joachim Trier (Norvège, France, Danemark, Allemagne, Suède)

MEILLEUR DOCUMENTAIRE : Tardes de soledad – Albert Serra

MEILLEUR FILM D’ANIMATION : Arco – Ugo Bienvenu

MEILLEUR RÉALISATEUR / RÉALISATRICE : Joachim Trier – Valeur sentimentale

MEILLEURE ACTRICE : Renate Reinsve – Valeur sentimentale

MEILLEUR ACTEUR : Stellan Skarsgård – Valeur sentimentale

MEILLEUR SCÉNARIO : Eskil Vogt et Joachim Trier – Valeur sentimentale

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : Hania Rani – Valeur sentimentale

MEILLEURE PHOTOGRAPHIE : Mauro Herce – Sirât

MEILLEUR MONTAGE :  Yorgos Mavropsaridis – Bugonia

MEILLEURS DÉCORS : Jørgen Stangebye Larsen – Valeur sentimentale

MEILLEURS COSTUMES : Ursula Patzak – Eleonora Duse

MEILLEURS MAQUILLAGE ET COIFFURE : Torsten Witte – Bugonia

MEILLEUR DESIGN SONORE : Johnnie Burn – Bugonia

MEILLEUR CASTING : Yngvill Kolset Haga et Avy Kaufman – Valeur sentimentale

MEILLEUR COURT MÉTRAGE : Being John Smith – John Smith

PRIX FIPRESCI – DÉCOUVERTE : Little Trouble Girls – Urska Djukic (Slovénie, Italie, Croatie, Serbie)

PRIX DE LA JEUNESSE : Arco – Ugo Bienvenu

Nos 18 ans : Pierre Niney a beaucoup de mal à revoir son premier rôle au cinéma

Pierre Niney n'apprécie pas du tout sa prestation dans Nos 18 ans, le premier film de sa carrière, qu'il a qualifié dans l'émission Belle époque de "catastrophique".

Dans ce film, comme le souligne le présentateur Pierre Lescure, Niney incarne "le fils de Michel Blanc et le petit-fils de Bernadette Lafont", avant de commenter : "belle lignée !", ce à quoi Pierre Niney répond du tac au tac :

"Non, mais j'ai beaucoup d'affection, car c'est la première fois que je fais du cinéma, donc je remercie tous les gens qui ont rendu ce truc possible, et surtout, j'ai pu voir travailler Michel Blanc que j'admirais déjà énormément à l'époque, et qui a une nature d'acteur extraordinaire et un sens de l'élégance, de la réserve, ça, ça m'a marqué sur le plateau."

"Tout ce que je fais dans ce film - et je vous jure que je suis sincère en disant ça - je vois ce film avec un autre jeune acteur à ma place, moi j'avais 18 ans, je lui dis 'ne fais pas ce métier'. Ce que je fais dans ce film est catastrophique. C'est tout ce qu'il ne faut pas. Justement, je suis à l'inverse de Michel Blanc : tout est au forceps, tout est trop appuyé."

"Au moment où ils disent 'Action', le sentiment de réalité s'est évaporé depuis deux ans déjà, parce que je suis trop soit dans des marques [au sol] et... franchement, c'est cata."

Nos 18 ans permettait aussi de voir Arthur Dupont, Julia Piaton et Venantino Venantini sous la direction de Frédéric Berthe. Ce dernier a signé 5 films entre Alive (2004) et Les Invincibles (2013), et travaille depuis sur le petit écran, sur des séries comme Balthazar, Les Innocents, Astrid et Raphaëlle, Les Randonneuses ou Mademoiselle Holmes.

Pierre Niney est en pleine tournée de promotion car il sera à l'affiche de Gourou de Yann Gozlan, qui sort le 28 janvier au cinéma, et dans lequel il incarne un coach de vie dont la vie va basculer.

Sergio Leone ne se remit jamais de la destruction de Il était une fois en Amérique

Sergio Leone avait imaginé Il était une fois en Amérique comme une vaste épopée, un projet cinématographique ambitieux qui devait marquer l’histoire du cinéma. Cependant, la version américaine du film subit une coupe sévère qui altéra profondément l’essence du film, au point que Leone en ressentit une grande déception. Le long-métrage, loin d’être un succès commercial lors de sa sortie en 1984, rapporta seulement 2,5 millions de dollars, bien en deçà du budget impressionnant de près de 40 millions. Cette déconvenue fut largement due à cette mutilation du film qui n’a cessé de hanter le cinéaste.

Initialement, Leone avait prévu une version de 6 heures, divisée en deux parties, mais il finit par soumettre un montage de 4h25. Pourtant, le studio Warner et le producteur Arnon Milchan rejetèrent immédiatement cette proposition. Le cinéaste, dans un effort de compromis, réduisit lui-même certaines scènes, aboutissant à la version européenne de 3h49. Toutefois, cette version fut également raccourcie pour l’exploitation américaine, où la Major décida de la couper à 2h19, tout en réorganisant le film de manière chronologique, ce qui dénaturait complètement l’œuvre. Le résultat fut catastrophique tant au niveau critique que commercial.

Dans l’ouvrage Conversation avec Sergio Leone de Noël Simsolo (publié à nouveau en 2024 aux éditions Capricci), le cinéaste revient sur ce sabotage de son film. “La version tronquée vide mon œuvre de son âme”, déclare-t-il avec amertume. Pour lui, la structure originale du film, non-linéaire, était essentielle à son propos. En remettant le récit dans un ordre chronologique, le mystère, l’atmosphère et la profondeur que Sergio Leone avait voulu insuffler étaient perdus. Il voit ainsi cette réduction comme une véritable aberration. “Je ne peux pas accepter qu’on me dise que la version originale est trop longue. Elle a la durée exacte qu’elle doit avoir”, insiste-t-il.

L’auteur poursuit en exprimant son incompréhension face aux décisions prises par les producteurs, en particulier Dino De Laurentiis, un autre grand nom du cinéma italien. Lors de la projection au Festival de Cannes, De Laurentiis, après avoir salué le film, suggéra qu’il fallait le raccourcir de 30 minutes. Leone n’hésita pas à lui répondre avec véhémence : “Lui, il fait des films de deux heures qui ont l’air de durer quatre heures, tandis que moi, je fais des films de quatre heures qui paraissent en durer deux.” Cette remarque, acerbe et pleine de vérité, souligne le décalage entre les visions du cinéma des deux hommes, et explique pourquoi leurs chemins ne se sont jamais croisés en tant que collaborateurs.

À l’inverse, la version de 3h49 du film trouva son public en Europe, notamment en France, où le film bénéficia d’un accueil chaleureux de la part de la critique. Cependant, malgré cet enthousiasme, Il était une fois en Amérique n’attira que 1,5 million de spectateurs, un score bien loin des 15 millions du précédent chef-d’œuvre de Leone, Il était une fois dans l’Ouest.

Bien que cette version de 229 minutes ait été éditée en Blu-ray en 2014, elle est désormais extrêmement rare et se vend à des prix coûteux. En 2011, la Cinémathèque de Bologne annonça travailler sur une version restaurée de 4h20, mais cette version n’a pas encore vu le jour. En attendant, les cinéphiles espèrent qu’une sortie en 4K du chef-d’œuvre de Leone pourrait permettre de redécouvrir cette œuvre dans toute sa splendeur, telle qu’elle avait été pensée par son créateur.

Ainsi, Il était une fois en Amérique, malgré sa place parmi les plus grandes œuvres du cinéma mondial, demeure victime du processus de production hollywoodien qui le priva de sa véritable forme, à la fois narrative et émotionnelle. Sergio Leone n’a jamais cessé de lutter pour que son film soit vu dans son intégralité, et les débats sur sa version originelle continuent d’alimenter la passion des cinéphiles du monde entier.

L'Exorciste : Jamie Lee Curtis a failli auditionner pour jouer dans le film

Cinq ans avant son rôle révélateur dans Halloween, Jamie Lee Curtis, la “Scream Queen”, a failli faire ses débuts au cinéma dans un autre classique de l’horreur. L’actrice oscarisée a en effet récemment raconté comment sa mère, Janet Leigh, avait refusé de lui faire passer une audition pour le rôle de la jeune Regan MacNeil, possédée dans L’Exorciste, le film de 1973 réalisé par William Friedkin et adapté du roman de William Peter Blatty paru en 1971. Le producteur et ami Ray Stark souhaitait en effet que la préadolescente tente sa chance.

“Il a appelé ma mère et lui a dit : ‘Écoute, je produis l’adaptation cinématographique de L’Exorciste. Est-ce que tu accepterais que Jamie auditionne ?’”, a-t-elle raconté dans l’émission The Drew Barrymore Show en décembre dernier (via Deadline). “À l'époque, j’avais probablement 12 ans, j’étais mignonne et un peu effrontée, j’avais du caractère, et je suis sûre qu’il m’a vue à une fête et s’est dit : ‘Oh, elle serait drôle.’ Et ma mère a dit : ‘Non.’”

Jamie Lee Curtis a par la suite reconnu que Drew Barrymore n’avait pas bénéficié de la même “protection” en tant qu’enfant acteur : “Ma mère voulait vraiment que j’aie – Dieu merci – une enfance, ce que tu n’as pas eu, je crois. Tu n’as pas eu cette possibilité.”

Linda Blair a finalement décroché le rôle de Regan dans le film, reprenant le rôle pour la suite de 1977, L’Exorciste II : L’Hérétique (et allant même jusqu’à parodier la franchise avec Leslie Nielsen dans la parodie de 1990, Y’a-t-il un exorciste pour sauver le monde ?).

Avec six films sortis au fil des ans, ainsi qu’une série Fox en 2016-2017, la franchise L’Exorciste n’a pas dit son dernier mot : en effet, Scarlett Johansson a signé pour le prochain reboot écrit/réalisé par Mike Flanagan.

16 janvier 2026

Les fans d’Harry Styles ont reçu une note vocale du chanteur et ça les laisse sans voix

Les fans d’Harry Styles sont en PLS ! L’ex-chanteur de One Direction a le don pour faire monter la pression, et cette fois, il a carrément envoyé un message vocal via WhatsApp à sa communauté qui est, depuis, en émoi.

Avant cela, des affiches avaient été placardées dans plusieurs villes à travers le monde, notamment Londres, Paris, Los Angeles, New York, Copenhague, Florence, ou encore Sydney avec la phrase « We Belong Together » (Nous sommes faits l’un pour l’autre) sur une photo aérienne du public d’un concert. Une image qui rappelle la fin de la vidéo de Forever, Forever, partagée par Harry Styles le mois dernier.

La rumeur a tôt fait de grandir : et si Harry Styles préparait son retour à la chanson après une escapade au cinéma ? Cette note vocale vient raviver encore un peu plus la flamme. Le son, partagé par certains internautes, évoque un enregistrement téléphonique d’Harry Styles chantonnant la fameuse phrase : « We Belong Together ».

Pour les fans, c’est sûr : il s’agit du titre de son nouvel album et/ou single, et certaines rumeurs prétendent qu’il pourrait sortir le 16 janvier.

La star de 31 ans a également lancé un nouveau site Web, webelongtogether.co qui redirige également les utilisateurs vers le chat WhatsApp « HSHQ », pour Harry Styles Headquarters, tandis qu’un mystérieux formulaire d’inscription s’affiche sur son site officiel.

Il se murmure également que le chanteur aurait conclu un accord pour une nouvelle résidence au Madison Square Garden de New York, rapporte le NME. De quoi donner de nouveaux coups de chaud aux fans, qui attendent le nouvel album de leur idole depuis Harry’s House, en 2022, et veulent l’applaudir sur scène. Harry Styles ne s’est pas produit en concert depuis l’été 2023.

Ben Affleck préférerait que ses enfants choisissent une autre voie que le métier d’acteur 

Ben Affleck espère que ses enfants n’emprunteront pas la même voie que lui. L’acteur de 53 ans, père de deux filles, Violet, 20 ans, Seraphina, 17 ans, et d’un garçon, Samuel, 13 ans, avec son ex-femme Jennifer Garner, a fait cette étonnante confidence lors d’un échange avec E ! News.

L’acteur de Gone Girl a même employé des termes assez durs pour évoquer son métier, qu’il pratique depuis l’enfance. Il faut dire que le père de famille et son ex-épouse, à qui il a été marié de 2005 à 2018, ont redoublé d’efforts pour garder leur progéniture loin des projecteurs, même si leur célébrité a pu rendre cet objectif complexe.

« On impose quelque chose à ses enfants lorsqu’on mène une vie publique et c’est compliqué. Nous voulons vraiment leur laisser de l’espace pour trouver ce qu’ils souhaitent faire », a-t-il expliqué, alors que les enfants de stars peuvent facilement sentir la pression de suivre les traces de leurs parents avec le même degré de succès. Mais hors de question pour l’ex-époux de Jennifer Lopez de voir ses enfants souffrir de cette pression.

« Je ne les pousserai pas dans cette voie. Ils sont brillants, adorables et merveilleux, nous les aimons et nous sommes fiers d’eux », a déclaré le papa comblé, qui s’est aussi dit « chanceux » l’an dernier d’avoir « une très bonne coparente et partenaire en la personne de Jennifer Garner ». Toutefois, Ben Affleck espère que ses enfants « ne gâcheront pas leur vie en devenant acteur ». Un point de vue sévère pour celui qui a fait ses débuts à un très jeune âge et considère « l’anonymat » et la difficulté des débuts comme « une bénédiction ».

The Bride : nouvelle bande-annonce avec Christian Bale et Jessie Buckley

Décidément les monstres sont en vogue. Alors que Frankenstein sortait le 7 novembre 2025 sur Netflix, c’est au tour de la fiancée de Frankenstein d’être mise à l’honneur. Mary Shelley n’a qu’à bien se tenir !

Dans ce nouveau trailer nerveux, c’est Jessie Buckley qui mène la danse des morts : musique criarde, couleurs électriques, costumes disloqués.

Si la première réalisation de l’actrice-réalisatrice, The Lost Daughter, prix du meilleur scénario à la Mostra de Venise, était un drame narrant une maternité mal vécue, The Bride! est un film d’horreur qui évoque une épouse de travers. Maggie Gyllenhaal choisit donc de mettre en scène celles qui font un pas de côté.   

The Bride! s’inscrit comme un remake du film de James Whale, La Fiancée de Frankenstein, sorti en 1935.

La réalisatrice retrouve deux des acteurs déjà présents au casting de The Lost Daughter, Jessie Buckley (Wild Rose), qui tient cette fois le rôle principal, et Peter Sarsgaard (Boys Don’t Cry). A leurs côtés les acteurs star Christian Bale (American Psycho) dans le rôle de Frankenstein et Penélope Cruz (Volver) dans un second rôle. On y trouvera également le petit frère de la réalisatrice, l’acteur Jake Gyllenhaal (Le secret de Brokeback Mountain).

Synopsis : Frankenstein se rend à Chicago dans les années 1930 et demande au Dr. Euphronious, scientifique visionnaire, de lui créer une compagne. Ensemble, ils ressuscitent une jeune femme assassinée, et la fiancée prend vie ! Mais la suite des événements dépasse tout ce que qu’ils auraient pu imaginer : meurtres, possessions, et un couple hors-la-loi qui se retrouve au centre d’un mouvement social radical et débridé, et d’une histoire d’amour passionnelle et tumultueuse !

Le film sortira le 4 mars 2026 dans les salles françaises.

Tesseract : Sam Esmail prépare un nouveau film SF porté par Glen Powell

Le créateur de Mr Robot s’apprête à faire son retour au cinéma avec un projet de science-fiction original, et il a trouvé son acteur principal.

Glen Powell est en négociations pour tenir le rôle principal de Tesseract, un long métrage écrit et réalisé par Sam Esmail. Le film est actuellement développé chez Amazon MGM Studios et United Artists, avec un solide soutien industriel malgré un projet encore officiellement non validé.

Cette collaboration réunit deux talents au sommet de leur dynamique. Porté par les succès de Twisters, Running Man et sa performance nommée aux Golden Globes dans Chad Powers, Glen Powell ne se contenterait pas d’y jouer : il pourrait aussi produire le film via sa société Barnstorm Productions.

Pour Sam Esmail, Tesseract marquera son nouveau passage derrière la caméra après le carton Netflix Le monde après nous, qui a confirmé son ambition de réalisateur audacieux et sa capacité à fédérer un large public.

Encore entouré d’un épais secret — une spécialité du cinéaste — Tesseract est simplement décrit comme un film de SF original. Selon The Hollywood Reporter, le récit devrait également inclure deux rôles féminins majeurs. D’après Deadline, le projet est une priorité pour Scott Stuber chez United Artists, et un tournage est déjà envisagé pour l’été, entre Londres et la Hongrie.

Pas encore de date de sortie envisagée.

Private Resort : Johnny Depp était le héros d'une comédie qui a été un gros échec au box-office

On connaît tous la première apparition de Johnny Depp au cinéma : sa rencontre brutale avec Freddy Krueger dans Les Griffes de la Nuit. En revanche, rares sont ceux qui se souviennent – ou qui ont même entendu parler – du second film de l’acteur, une comédie potache des années 80 que lui-même préfère oublier : Private Resort de George Bowers.

Lors de la promotion de son dernier projet en tant que réalisateur, Modi – Three Days on the Wing of Madness, Johnny Depp s’est vu replongé dans ses débuts à Hollywood. Interrogé sur les étapes marquantes (ou moins glorieuses) de sa carrière, l’acteur a immédiatement évoqué un film qui continue de lui faire grincer des dents 40 ans après sa sortie.

Pour cela, il faut revenir en 1985. Depp, bien avant de devenir l’emblématique Jack Sparrow de Pirates des Caraïbes, incarne alors un autre Jack, héros de Private Resort (en français : Coups de soleil). Le long métrage succède à son baptême cinématographique dans Les Griffes de la Nuit et marque sa toute première tête d’affiche.

Dans cette comédie réalisée par George Bowers, Johnny Depp donne la réplique à Rob Morrow – futur visage emblématique des séries Northern Exposure et Numb3rs. Le duo interprète deux jeunes hommes, Jack et Ben, partis profiter d’un séjour dans un hôtel de luxe à Miami. Leur objectif ? Passer du bon temps, séduire autant que possible, et se retrouver malgré eux dans une série de situations improbables.

Le film, à l’époque, n’a séduit ni la critique ni le public. L’affiche promettait pourtant “Private Resort, où chaque pièce a une vue magnifique” : ce qui résume parfaitement le ton léger – pour ne pas dire simpliste – de la comédie. Résultat : un flop total, aujourd’hui presque rayé de la mémoire collective.

Johnny Depp ne s’en est jamais caché : il regrette d’avoir tourné dans ce long-métrage. Dès 1987, seulement deux ans après la sortie du film, il confiait déjà au Lexington Herald-Leader son opinion sans filtre : “J’étais à Los Angeles depuis six mois et j’ai fait Private Resort, probablement le film le plus stupide jamais réalisé.”

Une déclaration sans équivoque, qui montre à quel point l’acteur considère ce passage comme un faux pas dans sa filmographie. Mais il n’est pas le seul : de nombreux comédiens ont un film qu’ils rêveraient d’effacer. Jim Carrey l’admet aisément, et Leonardo DiCaprio également.

Marquée par leur duo, Axelle Red à coeur ouvert sur le chanteur Renaud

"Deux étrangers au bout du monde, si différents. Deux inconnus, deux anonymes, mais pourtant. Pulvérisés, sur l'autel, de la violence éternelle...". Vous aussi, vous avez sûrement dû lire cette phrase avec la mélodie qui résonne dans votre tête. Manhattan-Kaboul. Une musique que l'on connaît bien, et dont les paroles continuent de faire écho auprès du public. En 2002, Renaud et Axelle Red ont uni leur talent pour donner naissance à ce titre devenu emblématique.

À travers ce duo, les deux artistes ont donné une voix aux victimes de la guerre et de la violence, dans le sillage des attentats du 11 septembre 2001 et du conflit en Afghanistan. Un quart de siècle plus tard, que sont-ils devenus ? La chanteuse belge est récemment apparue dans Censuré, pour l’émission Télé Pro diffusée sur YouTube. L’occasion pour elle de se confier sur le lien particulier qui l’unit encore aujourd’hui à Renaud, bien au-delà de la musique.

Ainsi, Axelle Red a expliqué la place singulière qu’occupe Renaud dans sa vie. « Renaud, c’est quelqu’un que j’ai dans le cœur, que je garderai toujours dans le cœur. Ce n’est pas quelqu’un que j’appelle tous les jours, parce qu’on a une sorte de pudeur entre nous. Mais c’est très tendre notre relation, il y a beaucoup d’amour », a-t-elle confié.

La chanteuse va même jusqu’à comparer leur duo à un lien presque familial. « On a presque un enfant ensemble ! Je veux dire, il fait des enfants avec des nouvelles femmes et je suis très heureuse pour lui. Mais avoir une chanson ensemble avec tout ce qu’on a parcouru… », a-t-elle glissé, en faisant référence à leur chanson Manhattan-Kaboul.

Axelle Red est également revenue sur l’enregistrement du morceau, qui s’est déroulé à une période délicate pour Renaud. « Quand on a enregistré la chanson, Renaud n’était pas bien », s’est-elle souvenue. Un contexte personnel difficile, mais qui a paradoxalement donné encore plus de force au titre.

Selon la chanteuse, cette chanson a joué un rôle clé dans la relation entre le chanteur et son public. « Cette chanson lui a quand même donné une possibilité de raccrocher avec son public. Et le public, comme on le sait, le porte ». Avant de conclure, émue : « C’est une très très jolie histoire. » Et alors que les fans pensaient ce chapitre définitivement clos, Axelle Red a créé la surprise en révélant une information de taille : il y aura bel et bien « une suite » à Manhattan-Kaboulsur son prochain album.