04 janvier 2026

Catherine Jacob n’a jamais eu d’enfants pour une raison très claire

Connue pour sa discrétion, Catherine Jacob parle peu de sa vie personnelle. Pourtant, au fil de rares entretiens, la comédienne a livré des éléments clairs sur son rapport à la maternité, au couple et à l’indépendance. Des prises de parole anciennes, mais cohérentes, qui éclairent un parcours assumé.

Depuis ses débuts, la comédienne a privilégié son travail et son engagement artistique. Très tôt, elle a fait le choix de consacrer sa vie à la scène et aux tournages. Cette décision s’est traduite par l’absence de maternité dans son parcours personnel. Catherine Jacob n’a jamais eu d’enfants, un fait qu’elle n’a jamais cherché à dissimuler, même si elle en parle rarement.

En 2008, dans un entretien accordé au Parisien, elle expliquait aimer les enfants, tout en affirmant avoir suivi une autre voie. Elle déclarait alors : "J’adore les enfants, mais j’ai préféré faire ce que j’avais à faire. On regarde méchamment les femmes qui font ce choix, c’est terrible et très injuste". Cette phrase résume une position assumée, exprimée sans détour.

Aussi, cette décision s’inscrit dans un contexte professionnel dense. L’actrice a enchaîné les rôles au cinéma et à la télévision, notamment dans des films populaires et des séries suivies. Une trajectoire construite sur la durée, qui laisse peu de place aux compromis personnels.

Au-delà de la maternité, Catherine Jacob a également exprimé une conception très personnelle de la vie à deux. Farouchement indépendante, elle a souvent expliqué ne pas vouloir compter sur un conjoint pour trouver l’équilibre. Pour elle, l’autonomie reste centrale, y compris dans une relation amoureuse.

Elle a ainsi confié refuser toute forme de dépendance matérielle ou affective. Vivre séparément fait partie de ses principes. "Chacun chez soi et chacun son pognon", résumait-elle, en précisant ne jamais partager les factures ni le quotidien sous le même toit. Une organisation qu’elle décrit sans la présenter comme un modèle universel.

Effectivement, l’actrice reconnaît s’être trompée par le passé, sans pour autant renoncer à cette ligne de conduite. Elle affirme ne jamais avoir vécu chez quelqu’un et exclure l’idée qu’un partenaire s’installe chez elle. Une manière de préserver son espace et sa liberté, tout en maintenant des relations choisies.

Si Catherine Jacob reste réservée, elle a accepté, à de rares occasions, d’évoquer des souvenirs plus personnels. Dans Paris Match, elle était notamment revenue sur son premier chagrin d’amour, vécu à l’âge de 13 ans. Elle y décrivait un adolescent qu’elle n’avait jamais osé approcher, impressionnée par son apparence.

Cette anecdote, livrée sans emphase, montre une autre facette de sa personnalité. Elle se décrit d’ailleurs comme "trop gentille" dans la vie quotidienne. Des confidences mesurées, qui contrastent avec la retenue qu’elle conserve sur l’essentiel de son intimité.

Aujourd’hui encore, Catherine Jacob continue d’avancer selon ses propres règles. Sans enfant, vivant seule, elle assume des choix faits de longue date et régulièrement questionnés, mais toujours expliqués avec constance.

Frédéric François : ce manquement qui est mal passé face à Michel Drucker

Comme chaque semaine depuis 1998. Michel Drucker était aux commandes d'un nouveau numéro de l'émission culte Vivement dimanche le dimanche 9 novembre 2025 sur France 3. Ce jour-là, le présentateur emblématique de France Télévisions accueillait notamment le chanteur Frédéric François sur son iconique canapé rouge.

Légende vivante de la scène musicale française depuis déjà plusieurs décennies. Le musicien a interprété une chanson sur le plateau de Vivement dimanche en compagnie de son petit-fils Matéo. Âgé de 28 ans, ce dernier est le fils de la fille aînée de Frédéric François, baptisée Gloria. Ayant suivi les traces de son grand-père, il s'est lancé à son tour dans une carrière de musicien.

Matéo a d'ailleurs participé au nouvel album de Frédéric François, baptisé Tout s'oublie un jour, dont il a signé la direction artistique. "Je suis né dans une famille d'artistes avec mon grand-père qui est un exemple. Il y a ma maman qui est artiste peintre, Victoria [l'autre fille de Frédéric François, la tante de Matéo donc, ndlr] qui réalise des clips donc forcément on est baigné par le milieu artistique", avait ainsi souligné le petit-fils de Frédéric François face à Michel Drucker.

"Être avec Matéo sera un des plus beaux souvenirs de ma vie. Il y en a tellement eu mais celui-là...", avait par ailleurs précisé son grand-père. Pour mémoire, le musicien, qui partage la vie de Monique Vercauteren depuis de très nombreuses années, est le père de Gloria (54 ans), Vincent (53 ans), Anthony (49 ans) et Victoria (35 ans). Durant le talk-show de Michel Drucker. Frédéric François avait évoqué ses enfants ainsi que ses petits-enfants.

Cependant, le chanteur avait oublié de citer le nom de son fils aîné Vincent. Mais aussi ceux des deux filles de ce dernier (Alia et Mia, ndlr). De nombreux téléspectateurs ont rapidement relevé cet oubli. Tandis que des internautes ont par la suite interpellé Vincent François à ce sujet. Le fils aîné de Frédéric François avait ainsi exprimé sa colère dans un message publié sur sa page Facebook.

"Vous avez été nombreux à m'envoyer des messages suite à l'émission de mon papa chez Michel Drucker ! Rassurez-vous, je ne suis pas mort ni malade... Je vais très bien et je suis actuellement à Bangkok en Thaïlande et en très bonne santé ! Sauf que pendant l'émission, il a cité tous les membres de ma famille sauf moi et mes enfants, Mia et Alia. Serait-ce un oubli volontaire ou les prémices de la maladie d'Alzheimer ?", avait-il alors écrit. Visiblement remonté contre son père.

Sophie Marceau ne pas mâche pas ses mots sur un aspect “dangereux” de sa vie

À quelques semaines de la sortie de LOL 2.0, l’actrice française fait la couverture de Marie Claire. Dans cet entretien, elle évoque son rapport au succès, les contraintes liées à la notoriété et les conséquences d’une exposition médiatique survenue dès l’adolescence.

Dans cet entretien mené par la journaliste Emily Barnett, la comédienne évoque frontalement ce que représente le fait d’être connue. Interrogée sur son rapport à la célébrité, elle répond sans détour : "Ce n’est pas facile. Je ne vais pas me plaindre. Mais c’est chiant d’être connue. Ça vous change une vie, d’être dans le regard des autres tout le temps."

Selon elle, cette exposition constante impose une posture particulière dans l’espace public. Elle décrit une forme de responsabilité quotidienne, faite de disponibilité et d’attention aux autres. "Ça exige une disponibilité, une écoute. Il faut être présente à chaque fois qu’on me reconnaît, faire un signe", explique-t-elle.

L’actrice souligne aussi l’ambivalence de cette reconnaissance. "Ça vous donne de l’énergie et ça vous en prend aussi", précise-t-elle, avant d’ajouter que cette fatigue est renforcée par sa sensibilité personnelle : " surtout quand on a tendance comme moi à tout prendre un peu trop à cœur." Une réalité qu’elle assume, tout en rappelant qu’elle accompagne son parcours depuis des décennies.

La star française revient également sur les débuts de sa carrière, marqués par un succès fulgurant. Elle n’a que 14 ans lorsque La Boum rencontre un large public. Avec le recul, elle porte un regard lucide sur cette période : "C’était trop jeune. Ça aurait pu me tuer. Ça a failli."

Elle explique avoir été projetée dans un monde qu’elle ne connaissait pas. "Je venais de la lointaine banlieue, je ne connaissais pas le monde. Tout m’est arrivé en même temps." Cette notoriété précoce bouleverse alors son quotidien. "C’était horrible, je n’avais plus de vie. Je ne pouvais plus aller à l’école, me déplacer seule… Vous imaginez ?" Face à cette perte brutale de liberté, elle met en garde : "La célébrité, c’est dangereux. Il faut avoir du recul." Elle reconnaît toutefois que cette expérience l’a forcée à grandir rapidement. "Tomber dans le cinéma si jeune m’a fait mûrir vite. Il fallait se débrouiller." Aujourd’hui, elle observe ce parcours avec distance : "A posteriori, je me dis aussi que j’étais drôlement gonflée."

Selon Leonardo DiCaprio, les cinémas risquent de finir comme les clubs de jazz

Et si aller au cinéma devenait un rituel marginal, réservé à quelques irréductibles ?

Leonardo DiCaprio s’inquiète sérieusement de l’avenir des salles obscures. Dans un entretien accordé au Times of London, l’acteur de Titanic s’interroge frontalement : le public a-t-il encore réellement envie de se déplacer au cinéma ?

"Est-ce que les gens ont encore l’appétit pour les salles ?", se demande-t-il, avant de lâcher une image aussi frappante que mélancolique : "Est-ce que les cinémas vont devenir des silos… comme les clubs de jazz ?"

La star en chasse d'un second Oscar grâce à Une Bataille après l'autre craint que les cinémas ne deviennent des lieux de niche, fréquentés par un public restreint et passionné, exactement comme les clubs de jazz aujourd’hui. Plus clairement, le jazz était autrefois une musique populaire et grand public et aujourd’hui, il survit surtout dans quelques clubs spécialisés, souvent confidentiels. Et DiCaprio redoute que le cinéma suive le même chemin.

D'ailleurs, selon la star, le basculement est déjà bien engagé. Rapidement même : 

"Tout change à une vitesse fulgurante", observe-t-il. "Nous assistons à une transition énorme. D’abord, les documentaires ont disparu des cinémas. Aujourd’hui, les drames n’y restent que très peu de temps, et les gens préfèrent attendre leur sortie en streaming. Je ne sais pas où tout cela nous mène."

Un constat lucide, presque fataliste, qui résume l’état d’un cinéma de plus en plus fragilisé par l’économie des plateformes, la réduction des fenêtres d’exploitation et l’évolution des usages.

Malgré tout, Leonardo DiCaprio refuse de baisser les bras. L’acteur espère encore que les cinéastes de demain pourront montrer leurs œuvres là où elles ont vocation à exister : sur grand écran.

"J’espère simplement qu’il y aura encore suffisamment de véritables visionnaires à qui l’on donnera l’opportunité de faire des choses uniques, visibles en salle", confie-t-il. "Mais cela reste à prouver..."

Anne-Claire Coudray : ce message lourd de sens passé discrètement en fin de JT

Ancien joker de Claire Chazal sur TF1. Anne-Claire Coudray est devenue la présentatrice titulaire du JT de 20h de TF1 le week-end en 2015. Cette année-là, son illustre consœur avait été poussée vers la sortie après quasiment 25 ans de bons et loyaux services. Ce ne fut en revanche pas le cas de Jacques Legros. En effet, l'ancien joker du JT de 13h de TF1 a décidé lui-même de quitter son poste cette année.

Anne-Claire Coudray avait ainsi décidé de lui adresser un petit message dans son JT de 20h le 4 mai 2025. "Un mot pour vous dire que demain, à 13 heures, Jacques Legros vous retrouvera sans doute avec beaucoup d’émotion pour sa dernière semaine à la présentation des journaux. Jacques, on pense évidemment très fort à toi et on sera à tes côtés", avait ainsi déclaré la journaliste.

De son côté, la présentatrice du JT de 13h de TF1, Marie-Sophie Lacarrau, a elle aussi adressé un message à son ancien joker. "Je sais que cette semaine va être très particulière, ça va être les montagnes russes évidemment dans ta tête. Jacques, 'Le roi des jokers'. C’est comme ça que beaucoup te décrivent. Et c’est vrai que tu es flamboyant ! 26 ans de JT, dont presque 5 passés ensemble", avait-elle premièrement déclaré.

"J’ai envie de te remercier pour tout ce que tu auras apporté au journal de 13 Heures, te remercier pour ce lien que tu as tissé avec les téléspectateurs. Je te souhaite de bien en profiter encore pendant ces quelques jours avec l’équipe du 13 Heures, avec ceux qui te sont fidèles devant leur télé", avait ensuite ajouté Marie-Sophie Lacarrau. Pour rappel, Jacques Legros avait dévoilé les raisons de son choix dans différentes interviews.

"Ça n’a pas été facile de prendre cette décision. Ça faisait un moment que ça trottait dans ma tête. Je voulais avoir cette liberté de choix. Je ne voulais pas faire le journal de trop, ou qu’on me suggère que c’était le moment de partir. Ou que moi-même je prenne moins de plaisir, ou que je me sente moins à l’aise. Ou que je trouve ça plus dur de me lever le matin. Je ne voulais pas de tout ça. Mais partir quand tout va plutôt bien", avait-il ainsi déclaré dans les colonnes de Ouest-France.

"Je suis soulagé d'avoir pris cette décision après mûre réflexion. 'Soulagé' est peut-être un grand mot, mais c'est comme quand on réfléchit depuis longtemps à quelque chose et que le jour où on prend la décision, on est content de l’avoir prise. Je suis à la fois normal et bizarre. Je ne veux même pas y penser tellement je flippe. Ça m'angoisse parce que je me connais, je suis émotif. Je me sens capable de pleurer... mais je ne veux pas", avait-il aussi précisé auprès de Télé-Loisirs.

Malcolm X : ce biopic avec Denzel Washington a connu un tournage très compliqué

Lors de la quatrième édition du Red Sea International Film Festival (RSIFF) en Arabie saoudite, en décembre 2024, Spike Lee a fait une pause dans ses fonctions de président du jury pour revenir sur certains moments marquants de sa carrière. Le cinéaste a notamment évoqué le tournage épique de Malcolm X ainsi que son récent projet avec Denzel Washington, Highest 2 Lowest.

Qualifiant sa collaboration avec l’acteur de “duo dynamique de D et Lee”, il a confié au Hollywood Reporter : “Nous sommes frères. Nous faisons juste notre truc.” Malgré les 18 ans écoulés depuis leur dernière collaboration sur Inside Man, Spike Lee assure que le temps n’a rien changé à leur complicité : “Nous nous connaissons bien. De plus, nos familles sont très proches.”

En revenant sur le tournage de ce biopic devenu culte, le réalisateur a décrit des obstacles inattendus et parfois dangereux. “La première fois que je suis venu à Djeddah, je tournais Malcolm X”, se souvient-il. “J’étais là depuis deux semaines en attente de l’autorisation de la plus haute cour islamique pour amener une caméra à La Mecque pendant le Hajj.” Finalement, une équipe musulmane a été envoyée sur place, devenant la première à recevoir une telle autorisation.

Le film a aussi posé des problèmes financiers dès le départ : “Ce film m’a presque tué. Ce film était en dessous du budget dès le début. Je le savais. Warner Bros. le savait.” La première version présentée au studio durait quatre heures et coïncidait avec le verdict de l’affaire Rodney King : “Los Angeles était en flammes”, se rappelle Lee. Quand le studio lui a demandé de couper significativement le film, il a refusé : “Absolument pas.”

La production a même été interrompue après que Lee ait déjà dépensé un million de dollars, soit la moitié de son salaire. Pour sauver le projet, il a dû solliciter des dons auprès de personnalités noires influentes. “En fait, je suppliais : c’est le seul film qui puisse être réalisé. Le premier homme que j’ai appelé était Bill Cosby”, a-t-il avoué. Tracy Chapman, Janet Jackson, Prince, Magic Johnson et Michael Jordan ont aussi contribué, ce dernier ayant dépassé le montant donné par Johnson pour la compétition, selon Lee.

Le tournage comportait également des moments spectaculaires : la scène avec Nelson Mandela, prévue le dernier jour, a été perturbée par un atterrissage d’urgence à Nairobi en raison d’une alerte à la bombe. “Ce film m’a presque tué”, a répété le cinéaste, soulignant l’intensité de cette expérience.

Malgré tous ces défis, Malcolm X est devenu un classique, et Spike Lee a salué le jeu de Denzel Washington  qui est pour lui “l’une des meilleures performances dans un biopic de tous les temps” tout simplement. Washington a d’ailleurs été nommé aux Oscars pour ce rôle. Le réalisateur a également félicité son ami pour son récent rôle dans Gladiator II, pour lequel il a reçu une nomination aux Golden Globes.

Spike Lee, quant à lui, a été honoré par un Oscar d’honneur en 2015, avant de remporter sa première statuette en compétition en 2019 pour le meilleur scénario adapté de BlacKkKlansman.

Cette année, Spike Lee a sorti son cinquième film avec Denzel Washington, Highest 2 Lowest, qu’il avait décrit comme “une réinterprétation, pas un remake” du film Entre le ciel et l’enfer d’Akira Kurosawa. “Donc, dès le début, j’ai été influencé par Kurosawa”, a-t-il expliqué, rappelant son initiation au cinéma international lors de ses études.

Overlord : ce film de guerre de 1975 est le plus réaliste sur le Débarquement du 6 juin 1944

Totalement absent des écrans français, Overlord est pourtant l’un des regards les plus justes jamais portés sur le Débarquement. Réalisé au milieu des années 1970, ce long-métrage singulier a traversé les décennies dans une quasi-indifférence, malgré une reconnaissance internationale et une approche cinématographique hors norme.

Avant même d’être un film de guerre, Overlord est une expérience de réalisme. Le réalisateur Stuart Cooper y raconte le destin ordinaire de Tom Bellows, un jeune Britannique appelé sous les drapeaux, depuis son entraînement jusqu’au 6 juin 1944. Ici, pas de héros flamboyant ni de grand discours patriotique : le récit s’attache à l’attente, à la répétition des gestes militaires, à la lente absorption de l’individu par une mécanique qui le dépasse.

Ce regard presque documentaire fait écho à une intuition historique célèbre. Quelques semaines avant l’invasion alliée, le maréchal allemand Erwin Rommel écrivait à son épouse : “Les Alliés doivent débarquer, c’est un fait. Mais les 24 heures précédant l’invasion seront primordiales. Pour nous, comme pour les Alliés, ce sera le jour le plus long…” Ces mots, devenus emblématiques, annoncent la gravité de l’événement que le cinéma n’a cessé d’explorer par la suite.

Le grand public connaît surtout cette période à travers Le Jour le plus long (1962), puis, bien plus tard, grâce au choc visuel provoqué par Il faut sauver le soldat Ryan (1998) de Steven Spielberg. La séquence du débarquement à Omaha Beach y a redéfini les standards du film de guerre moderne. Pourtant, entre ces deux monuments, Overlord s’impose comme une œuvre discrète mais fondamentale, presque invisible, et pourtant d’une authenticité troublante.

Sorti en 1975, le film est salué par l’Ours d’argent au Festival de Berlin, une récompense prestigieuse qui ne suffira pas à lui assurer une diffusion durable, notamment en France. Malgré une projection remarquée en version restaurée à Cannes Classics il y a une dizaine d’années, le film n’a toujours pas bénéficié d’une sortie en DVD, Blu-ray ou même en VOD sur le territoire français.

Visuellement, Overlord impressionne par son noir et blanc somptueux, signé John Alcott. Ce chef opérateur d’exception, collaborateur privilégié de Stanley Kubrick, a marqué l’histoire du cinéma avec Orange mécanique, Barry Lyndon ou encore Shining. Son travail ici confère au film une texture presque intemporelle, à la fois brute et élégante.

Mais la véritable audace de Cooper réside dans le montage. Les scènes de fiction se mêlent à des images d’archives authentiques du Débarquement, tournées le jour même, parfois depuis des bombardiers ou des Spitfires en plein vol. Pour éviter toute rupture visuelle, le réalisateur utilise des objectifs d’époque, datant des années 1930 et 1940, afin que les images reconstituées se fondent parfaitement dans les archives. Le spectateur ne distingue plus ce qui relève du tournage contemporain ou du document historique.

De cette fusion naît un film bouleversant, à mi-chemin entre le témoignage historique et la réflexion existentielle. Overlord ne cherche pas à impressionner par le spectaculaire, mais à faire ressentir la fragilité humaine face à la guerre. Presque 51 ans après sa sortie, il demeure une œuvre majeure, injustement oubliée, que l’on espère voir un jour enfin à notre portée afin qu’elle puisse être reconnue à la hauteur de sa valeur. 

03 janvier 2026

Helen Mirren n'a pas gardé un bon souvenir d'Alfred Hitchcock, rencontré pour le tournage d'un film classé X

Après la sortie de Marnie qui fut un gros échec critique et commercial, Alfred Hitchcock dut se résoudre à tourner en 1966 un nouveau film d'espionnage, Le Rideau déchiré, emmené par le tandem Paul Newman et Julie Andrews. Nouvel échec. Il fallait un nouveau succès pour le maître. Et vite.

Après avoir tenté de mettre sur pied un thriller d’un type nouveau, connu sous le nom de Kaléidoscope, qui devait comporter des scènes sexuellement très explicites, tourné avec des comédiens inconnus pour un petit budget dans des décors naturels, et dont la technique (pellicules rapides, caméra portée) s’inspirait des films européens, Hitchcock parviendra finalement à signer en 1972 son 52e et avant-dernier film : Frenzy.

Cette recherche de nouvelles têtes d'affiches pour ses oeuvres en devenir aurait pu s'incarner avec l'actrice britannique Helen Mirren. Débutant sa carrière au sein de la fameuse Royal Shakespeare Company, elle avait fait ses premiers pas au cinéma en 1966 dans une comédie signée Robert Asher, Press For Time. La beauté lumineuse de l'actrice aurait pu faire merveille chez le cinéaste.

Leurs chemins se sont justement croisés, à la faveur de la pré production du film Frenzy justement. Adaptation d'une nouvelle d'Arthur La Bern intitulée Goodbye Piccadilly, Farewell Leicester Square, Frenzy évoque l'histoire d'un tueur en série qui viole et assassine des femmes. Le film est resté fameux pour être le seul du cinéaste à avoir reçu une classification X délivré par la BBFC (l'organisme de classification des films en Grande-Bretagne).

La raison ? Précisément la scène du viol et du meurtre par étranglement au début du film, qui révèle la poitrine de l'actrice Barbara Leigh-Hunt. Helen Mirren passa une audition pour le rôle d'une des victimes. Mais elle ne fut pas particulièrement intéressée par le rôle d'une serveuse avenante se faisant violer et étrangler, après avoir eu un rapport sexuel avec le principal suspect. Et, finalement, travailler avec Hitchcock...

"Il n'était tout simplement pas mon genre de réalisateur" racontera-t-elle au journal Daily Express (via Business Standard). "J'étais plus portée sur des cinéastes comme Federico Fellini, Pier Paolo Pasolini, Roberto Rossellini".

Elle poursuit : "Je ne l'aimais pas beaucoup, et je sais qu'il ne m'aimait pas beaucoup non plus". Ajoutant : "Il a jeté vers moi un coup d'œil et s'est exclamé : "Oh, mon Dieu. Elle va être un cauchemar !" Et la comédienne d'envoyer une dernière salve contre le maître : "De toute façon, les rôles proposés par Hitchcock étaient horribles". Le rôle pour lequel elle auditionna fut finalement attribué à Anna Massey.

Non sans une certaine ironie, Helen Mirren a retrouvé Alfred Hitchcock quarante ans plus tard, en quelque sorte. Elle incarnait sa femme, Alma Reville, dans le film Hitchcock.

Worldbreaker : bande-annonce avec Milla Jovovich

Milla Jovovich renoue avec l’action et les univers post-apocalyptiques. Aura Entertainment vient de dévoiler la bande-annonce officielle de Worldbreaker, un thriller de science-fiction musclé porté par l’ancienne héroïne de Resident Evil. Le film sortira en salles le 30 janvier 2026.

La bande-annonce dévoile un monde ravagé, dans lequel des monstres surgis d’une dimension parallèle ont pris le contrôle de la planète. Les tentatives humaines pour enrayer l’invasion ont échoué, provoquant l’effondrement de la civilisation. Un détail marque particulièrement l’univers du film : les hommes ont été les premières victimes, laissant aux femmes le soin de mener la résistance.

Dans ce contexte apocalyptique, le film devrait s’attarde sur une jeunesse contrainte de grandir trop vite. On devrait y suivre le personnage d'une jeune fille, entraînée dès l’enfance à survivre et à combattre, évoluant dans un quotidien rythmé par la peur, la fuite et la violence. Les images dévoilées promettent un film à l’action soutenue, entre combats rapprochés, créatures monstrueuses et atmosphère de fin du monde.

Worldbreaker est réalisé par Brad Anderson, connu pour The Machinist (2004) avec Christian Bale et The Call (2013) avec Halle Berry. Le scénario est signé Joshua Rollins déjà derrière Infinite Storm (2022). Le casting réunit également autour de Milla Jovovich : Luke Evans, Billie Boullet, Mila Harris, Kevin Glynn et Chris Finlayson.

Rendez-vous en salles le 30 janvier 2026 pour découvrir Worldbreaker.

Prometheus : voici ce que pense James Cameron au sujet de ce film de science-fiction réalisé par Ridley Scott

Presque 14 ans après avoir débarqué sur les écrans, Prometheus reste un objet cinématographique qui ne fait toujours pas l’unanimité. Analysé, disséqué, parfois défendu avec ferveur, parfois rejeté sans ménagement, le film de Ridley Scott revient aujourd’hui sur le devant de la scène à travers le regard d’un autre géant du cinéma : James Cameron.

Pour mesurer l’ampleur du débat, il faut remonter à l’âge d’or de la saga Alien. En 1979, Ridley Scott signait Alien, le huitième passager, un chef-d’œuvre de l’horreur spatiale, devenu une référence absolue du genre. Quelques années plus tard, en 1986, James Cameron prenait le relais avec Aliens, le retour, un second volet culte, plébiscité par le public et toujours très bien noté par les spectateurs d’AlloCiné.

Ce double héritage a façonné des attentes immenses autour de tout nouveau projet lié à l’univers du xénomorphe.

Lorsque Ridley Scott décide de replonger dans cet univers en 2012 avec Prometheus, son ambition est claire : explorer les origines de la créature et élargir le mythe. Le film, qui suit une expédition humaine aux confins de l’espace, intrigue autant qu’il déstabilise. Dès sa sortie le 30 mai 2012, les discussions s’enflamment.

Rapidement, le long-métrage s’impose comme l’un des films de science-fiction les plus polarisants des années 2010. Certains saluent son audace visuelle et philosophique, d’autres pointent du doigt un scénario jugé confus ou incohérent.

Avec le recul, Ridley Scott lui-même a reconnu que le projet n’avait pas atteint le niveau d’exigence qu’il s’était fixé. Lors de la promotion de Gladiator II, le réalisateur britannique est revenu sans détour sur les faiblesses de Prometheus (via Deadline).

“Avec le grand scénariste Damon Lindelof, on s’est assis et on a tenté de reconstruire l’ère Alien. Mais on s’est endormis en cours de route.”

Il poursuit son autocritique en assumant une part de responsabilité personnelle : “Mes conseillers n’étaient pas assez vigilants aussi, sans aucun doute. Je suis en partie responsable car j’étais occupé sur d’autres films ; c’est ainsi que le projet a été laissé de côté alors qu’il n’aurait pas dû l’être. Quand on ressuscite quelque chose, il vaut mieux le faire à 100 %.”

C’est dans ce contexte que James Cameron a été interrogé lors d’un AMA (Ask Me Anything) sur Reddit. Son avis, nuancé mais franc, n’a fait qu’alimenter le débat. Le réalisateur de Titanic et Avatar a commencé par reconnaître les qualités du film : “J’ai d'abord pensé que Prometheus était un film intéressant. J’ai trouvé qu’il provoquait une certaine réflexion et qu’il était superbement monté sur le plan visuel.”

Cependant, son verdict final est plus réservé : “Mais au bout du compte, il manque de logique. Cependant, je l’ai apprécié et je suis heureux qu’il ait été réalisé. Je l’ai préféré aux deux Alien précédents.” Une remarque qui vise implicitement Alien 3 de David Fincher et Alien, la résurrection de Jean-Pierre Jeunet.

Cette prise de position n’est pas nouvelle. Dès septembre 2012, James Cameron confiait déjà ses impressions à Moviefone, soulignant à nouveau son intérêt pour le film tout en évoquant quelques réserves.

“J’ai apprécié Prometheus, je l’ai trouvé excellent. J’ai trouvé que Ridley revenait à la science-fiction avec enthousiasme, avec une belle photographie, une grande 3D. Il y a peut-être quelques petites choses que j’aurais faites différemment, mais ce n’est pas la question, on peut dire ça de n’importe quel film.”

Malgré les critiques persistantes autour de Prometheus, la franchise Alien n’a jamais cessé d’évoluer. Plus récemment, Fede Alvarez a relancé la saga avec Alien: Romulus, un retour assumé aux fondamentaux horrifiques. Sorti en 2024, le film a rencontré un solide succès commercial, engrangeant 350 millions de dollars au box-office mondial pour un budget estimé à 80 millions.

L’univers s’est depuis encore étendu avec la série Alien: Earth sortie en août 2025, validée par Sigourney Weaver en personne et déjà renouvelée pour une seconde saison. Preuve que, controverse ou non, l’héritage d’Alien continue de fasciner… et de faire parler.