16 juin 2025

Aya Nakamura évoque comme rarement auparavant son rapport à la religion

Être à la fois l’une des artistes les plus écoutées au monde et l’une des plus critiquées. Telle est la vie que mène Aya Nakamura depuis plusieurs années à présent. Connaissant rapidement le succès, la chanteuse âgée de 30 ans a rapidement dû faire face aux critiques et a très vite fait partie des personnalités les plus clivantes de France. 

Dernière polémique en date, à laquelle a dû faire face l’interprète de "Djadja", sa participation à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024. Sa présence a divisé les Français. Mais avant même de prendre part à l’événement, un sondage mené par Odoxa prouvait que le pays avait une mauvaise opinion de la chanteuse. 

Le sondage, relayé par nos confrères de Ouest-France "montrait que 68 % des Français ont une mauvaise image d’elle et 73 % disaient ne pas aimer ses chansons". Une image que déplore Aya Nakamura, mais qui ne l’affecte pas pour autant.

Invitée de Mouloud Achour dans Clique X, l’interprète de "Djadja" a évoqué sans fard sa vision des critiques à son égard. C’est d’ailleurs dans la religion qu’elle trouve le réconfort et l’apaisement lorsqu’elle fait face à ce type de situations ou qu’elle rencontre divers problèmes au quotidien. 

"Ouais. Ça m'apaise. Mais grave. Je pense que peu importe, je pense que c'est bien en tout cas de, des fois, en tout cas de croire pour se reposer. Des fois je me dis quand il y a un truc mauvais, je me dis c'est comme ça, c'est le destin", explique Aya Nakamura à notre confrère. 

Ce dernier, estimant alors qu’il était important de dire à quel point l’Islam peut apporter la paix "en ce moment". "Aujourd’hui, je sais qu'il y a, entre le racisme, l'islamophobie et toutes les choses mauvaises qui se passent… Je pense que la France, elle a besoin de repos et les médias aussi, beaucoup", a alors rétorqué la chanteuse de 30 ans.

"C’est pour ça que ça fait du bien. C'est vrai, mais je m'en suis même pas rendu compte hein en vérité. On a tendance à oublier que c'est une religion d'amour, une religion de paix. Il y a toujours du bon, du mauvais, mais certains préfèrent voir que le mal", poursuit l’artiste. 

Aya Nakamura ne s’arrête pas là et profite de cet entretien pour évoquer son dernier album dans lequel "elle parle de tout". "J'ai pas de tabou, j'ai pas de... J'suis pas radicale", en profite-t-elle également pour préciser.

Avant d’ajouter : "Faut pas se fier aux apparences et aux on-dit. Parce que je me dis un mec qui habite dans le, dans la campagne, je sais pas ou quoi, qui a jamais vu d'Arabes et de Noirs, dès qu'il en voit un passer, il regarde les médias, il se dit : ‘Ouais, putain, c'est chaud’". 

Liam Gallagher répond au conseil municipal d’Edimbourg qui a qualifié les fans d’Oasis de « cinquantenaires alcoolisés »

Certains conseillers municipaux d’Edimbourg appréhendent un peu le mois d’août à venir. Deux événements majeurs vont se dérouler dans la ville bourgeoise écossaise : le Festival Fringe et trois concerts d’Oasis.

Le festival s’étale du 1er au 25 août, trois semaines durant lesquelles de l’art vivant est proposé au public. Une ambiance que l’on pourrait comparer au Festival d’Avignon. Seulement, les 8, 9 et 12 août sont programmés trois concerts d’Oasis. La tournée de reformation du groupe des frères Gallagher a fait le bruit que l’on sait, les dates sont complètes et le public n’est, a priori, pas forcément le même que celui qui se presse dans la ville huppée pour assister à de l’art vivant.

C’est en tout cas ce dont sont persuadés certains conseillers municipaux qui ont fait part de leurs inquiétudes de voir débarquer des fans d’Oasis dans leurs rues.

Lors des discussions sur la sécurité à mettre en place pendant cette période, ils les ont décrits comme des « hommes cinquantenaires » qui « prennent plus de place » et au « niveau d’intoxication » estimé de « moyen à élevé ».

C’est peu de dire que la ville n’a pas vraiment envie de chanter à l’unisson Cigarettes and Alcohol avec ceux que l’on surnommait autrefois les Madferits. Ils ont ajouté leurs « préoccupations à propos de cette foule d’Oasis […] qui est déjà bruyante » en temps normal, et « le ton du groupe ». Et d’affirmer que « plusieurs artistes (du Fringe Festival) envisagent de ne pas venir ce week-end », car ils auraient peur pour leur sécurité.

Le « ton du groupe » a été donné par Liam Gallagher qui a pris la défense de ses fans avec le calme tout relatif qu’on lui connaît. « A l’attention du conseil municipal d’Edimbourg, j’ai entendu ce que vous avez dit sur les fans d’Oasis et franchement, votre putain d’attitude pue. Si j’étais vous, je quitterais la ville ce jour-là », a-t-il lancé sur son compte X. Et d’ajouter : « J’aimerais bien voir une photo de tous les conseillers municipaux d’Edimbourg. Je parie qu’il y a quelques individus splendides ».

Les concerts doivent avoir lieu au Murrayfield Stadium, géré par le Scottish Rugby Union, qui, lui, ne s’en fait pas du tout. Comme le relaye la BBC, le syndicat sportif est « confiant » de « reproduire le succès » des grands concerts qu’ils ont précédemment accueilli, dont Taylor Swift (ses fans avaient provoqué un mini-séisme) et Robbie Williams.

L’une des conseillères municipales, Margaret Graham, s’est défendue en expliquant qu’il était normal de se préparer à des événements importants, sans aborder l’idée que se font les officiels de la ville des adorateurs des frangins.

« Comme pour tout événement majeur qui se déroule dans la ville, nous nous préparons minutieusement avec nos partenaires afin d’assurer la sécurité et la meilleure expérience possible à toutes les personnes impliquées, et Oasis ne fait pas exception », a-t-elle déclaré.

210.000 spectateurs sont attendus pour assister aux trois concerts d’Oasis. Les fans, eux, sont passablement écœurés par les commentaires du conseil municipal. « Qualifier les fans de gros ivrognes quinquagénaires est un stéréotype méchant et méprisant – c’est une vision pessimiste », a répondu, au Scottish Sun, David Walker, fan de 44 ans du Oasis Collectors Group. Et de lancer une pique bien sentie aux élus écossais : « Si l’on en croit les informations faisant état de fêtes très arrosées organisées par des conseillers municipaux d’Edimbourg, ces gens feraient mieux de garder leurs opinions pour eux ».

Le coup d’envoi de la tournée de reformation d’Oasis est prévu le 4 juillet à Cardiff au Pays de Galles. Liam et Noel Gallagher ont prévu de se côtoyer jusqu’au 23 novembre 2025 avec un dernier concert à Sao Paulo au Brésil, en espérant qu’aucune guitare n’atterrisse sur la tête de l’un ou de l’autre d’ici là.

Caitlyn Jenner fuit Israël après avoir été bloquée à Tel Aviv en raison des tirs de missiles iraniens

Caitlyn Jenner semble s’être trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. L’ancienne athlète américaine transgenre profitait d’un séjour en Israël pour animer la parade des fiertés de Tel Aviv, comme le précise Metro, lorsque cette dernière a été annulée et que la star de 75 ans s’est retrouvée bloquée dans la ville en raison des tirs de missiles iraniens en Israël pendant le week-end.

L’Iran a riposté par ce biais à des frappes aériennes de l’État hébreu visant depuis vendredi des lieux militaires et nucléaires du pays et ayant tué le chef du renseignement des Gardiens de la révolution. Caitlyn Jenner a d’abord partagé vendredi son soutien enthousiaste pour Israël sur les réseaux sociaux, paraissant peu décontenancée par la situation alors qu’elle se réfugiait dans un abri anti-bombes avec un ami.

Quelques heures plus tôt, la star avait publié une photo montrant des missiles et barrages se mêlant dans le ciel au-dessus de la ville. « Quelle incroyable façon de célébrer Shabbat ! Je suis ici en Israël, à Tel Aviv, avec vous tous, a-t-elle écrit sur X/Twitter. Je suis une amie, une défenseuse, une alliée, et je remercie le peuple israélien de m’avoir intégrée à sa famille. Nous vaincrons et nous libérerons le pauvre peuple iranien pris en otage par des voyous terroristes ! »

Celle qui a autrefois été l’époux de Kris Jenner, un soutien très prononcé du président américain Donald Trump, a ensuite fait l’éloge dans un second tweet du leader israélien Benjamin « Bibi » Netanyahu et de son homologue américain. « Le leadership de @IsraeliPM Bibi et du plus proche allié d’Israël, le président @realDonaldTrump, ne permettra pas que cette violence inconsidérée envers tant de personnes se poursuive, a-t-elle ajouté. Des avions israéliens survolent l’Iran en ce moment. (Bye bye terroristes). Nous libérerons les citoyens iraniens. Merci à tous les alliés ! La paix pour tous ! »

Toutefois, la star semble avoir depuis fuit pour échapper à l’escalade des tensions dans la région, comme le rapporte The Times of Israel. Caitlyn Jenner aurait ainsi quitté l’État hébreu dimanche pour se rendre en Jordanie « par les terres » puisque les aéroports israéliens sont bloqués depuis le début des attaques. La star espère désormais s’envoler pour les États-Unis dès que les aéroports jordaniens, qui surveillent la situation de près et ouvrent leur espace aérien par intermittence, le lui permettront.

Etats-Unis : Shakira dénonce « la peur constante » des familles menacées d’expulsion

Lors de la cérémonie des Grammy Awards, elle avait décidé de dédier sa récompense « à tous [ses] frères et sœurs immigrés de ce pays ». Dans un entretien accordé à la BBC mercredi dernier, Shakira est à nouveau revenue sur la question des migrants aux États-Unis.

La chanteuse colombienne de 48 ans a notamment évoqué les manifestations qui émaillent actuellement le pays à ce sujet. « Je n’avais que 19 ans lorsque j’ai déménagé aux États-Unis, comme beaucoup d’autres immigrants colombiens qui viennent dans ce pays en quête d’un avenir meilleur », a-t-elle d’abord rappelé à nos confrères.

« Je me souviens que j’étais entourée de dictionnaires espagnol-anglais et de synonymes, car à l’époque je n’avais pas vraiment Google ou ChatGPT pour m’aider », a poursuivi l’artiste.

Connue pour ses titres bilingues et ses engagements humanitaires, Shakira a ensuite dénoncé « la peur constante » que subissent de nombreuses familles menacées par les expulsions massives décidées par l’administration Trump.

Ces opérations, menées par les services d’immigration, se sont multipliées ces dernières semaines, notamment à Los Angeles. Pour rappel, le président américain s’est fixé pour objectif un million d’expulsions par an dans le cadre de son programme de répression migratoire.

Or la récente mobilisation de milliers de soldats de la Garde nationale et de Marines pour appuyer les opérations a déclenché la colère des manifestants. Les responsables locaux sont montés au créneau et une action en justice est en cours, le gouverneur californien Gavin Newsom ayant déposé plainte contre Donald Trump.

Face à ce climat, Shakira a appelé au respect et à l’unité. « Aujourd’hui plus que jamais, nous devons faire entendre notre voix et affirmer clairement qu’un pays peut modifier sa politique d’immigration, mais que le traitement de chacun doit toujours être humain », a conclu la chanteuse.

Brad Pitt veut retravailler avec Tom Cruise mais à une seule condition

Trente-et-un ans après Entretien avec un vampire, Brad Pitt pourrait-il retrouver Tom Cruise au cinéma ? Le premier, en pleine promotion pour le blockbuster F1, se dit partant mais il impose la condition suivante :

"Eh bien, je ne vais certainement pas me pendre à des avions donc pour faire quelque chose de nouveau ensemble, il faudra que ça soit au sol", lance l'acteur avec humour à E! News, évoquant les nombreuses cascades impressionnantes de la star de Mission Impossible.

Le réalisateur Joseph Kosinski, qui met en scène F1 avec Brad Pitt et qui avait dirigé Tom Cruise dans Top Gun Maverick, explique dans GQ la différence entre les deux comédiens : "Tom repousse toujours ses limites, mais il est aussi très compétent et très doué. Ils ont tous les deux un talent naturel pour la conduite. Mais oui, sur F1, je pense que Tom nous aurait fait un peu plus peur."

Même sentiment du côté de Graham Kelly, le superviseur des cascades qui a travaillé avec Tom Cruise et Brad Pitt :

"Avec Tom, on aurait eu un accident [sur le tournage de F1, ndlr]. Tom pousse les choses à fond. Vraiment à fond. Ça me terrifie. J'ai fait plein de Mission Impossible avec lui et c'est l'expérience la plus stressante pour quelqu'un comme moi que de construire des voitures pour lui, de faire des cascades avec lui. Alors que Brad écoute, il connaît ses capacités, et je pense qu'il serait le premier à dire : 'Ouais, je ne vais pas faire ça.'"

En 1994, Tom Cruise et Brad Pitt se donnaient la réplique pour la première fois - et unique, à cette heure - dans Entretien avec un vampire, adaptation du roman d'Anne Rice. Le film, devenu culte au fil des années, avait attiré 1 636 853 spectateurs en France.

F1, le 25 juin au cinéma

Anggun sera au casting de la saison 4 de Reacher !

Avec Reacher, les nouvelles tombent mais ne se ressemblent pas. Alors qu’on apprenait la semaine dernière les grandes lignes de l’intrigue principale de la saison 4, des annonces côté casting vont surprendre les fans français du héros le plus musclé de Prime Video.

La plateforme a révélé la liste de nouveaux talents qui vont rejoindre Alan Ritchson dans le drame d’action adapté de la saga littéraire écrite par Lee Child. On y retrouvera Jay Baruchel (Fubar), Sydelle Noel (Glow), la chanteuse-actrice indonésienne Agnez Mo et Kevin Corrigan (Poker Face). Mais un autre nom se détache de la liste, et bien connu du public français… celui d’Anggun ! Oui, la chanteuse franco-indonésienne qui a d’abord connu la notoriété avec son tube en 1997 "La neige au Sahara".

La star de la chanson – qu’on voit également dans de nombreuses émissions sur TF1 (Mask Singer, Danse avec les stars…) – a elle-même annoncé la nouvelle sur Instagram :

"Je suis plus qu’heureuse d'annoncer que je vais rejoindre la distribution de la saison 4 de REACHER !"

Dans une interview accordée au Parisien, la star explique qu’elle va tenir un rôle important dans cette nouvelle saison. Et cela tient presque du hasard. Tout vient d’un concours de circonstances. Son ami Antoine Gouiffes-Yan, patron du label Parlophone et ancien de Paramount, lui conseille depuis un moment de se lancer dans la comédie. En contact avec la directrice de casting qui s’occupe entre autres des films Mission: Impossible, il reçoit pour Anggun un rôle dans Reacher.

"J’ai cru que c’était une blague. Mais non. Ils m’ont envoyé un bout de texte d’une scène. Il fallait que je me filme, et que j’envoie la vidéo. Après, il y a eu pas mal d’allers-retours, ils ont vu pas mal d’actrices et finalement, j’ai reçu un appel de Nick Santora, le producteur et créateur de la série qui a aussi écrit Les Soprano. Et il m’a qui m’a dit que j’étais prise," raconte Anggun au Parisien.

L’artiste garde pour l’instant le secret sur la teneur de son rôle mais lâche malgré tout quelques indices : "Ça va être assez physique. C’est pour ça que je m’entraîne avec Cyril Benzaquen, le champion du monde de kick-boxing. C’est une série d’action, donc on va me voir différemment. Il y a plusieurs personnages féminins dans cette saison et j’en fais partie. Malheureusement, je ne peux rien dire de plus."

Sera-t-elle une gentille ou une méchante ? "Ah, je suis les deux (rires). Mais on n’a pas encore reçu la totalité du scénario." Alors pour en savoir plus, il faut creuser du côté de Deadline qui nous donne quelques petites infos sur l’intrigue. On apprend ainsi qu’elle jouera Amisha Hoth, la mère d’une jeune femme indonésienne qui accompagne sa fille à Philadelphie pour retrouver le père biologique américain de cette dernière.

Ce n’est cependant pas la première fois qu’Anggun se retrouvera devant la caméra. L’année dernière, elle a tourné dans Levitating, un film d’auteur indonésien. Comme de nombreuses personnalités françaises, elle a déjà prêté sa voix dans un film d’animation, en l’occurrence Raya et le dernier dragon. Mais elle a aussi fait des apparitions dans des productions TF1 comme Léo Matteï, Cannes Police Criminelle ou encore Coup de foudre à Bangkok.

Plus que quelques mois à patienter pour voir Anggun face à Alan Ritchson dans Reacher.

Festival d’Annec 2025 : le palmarès

LONGS MÉTRAGES

Cristal du long métrage – Arco

Réalisation : Ugo Bienvenu (France)

Prix du jury – ChaO

Réalisation : Yasuhiro Aoki (Japon)

Prix Paul Grimault – Planètes

Réalisation : Momoko Seto (France, Belgique)

Prix Fondation Gan à la Diffusion – Olivia et le Tremblement de terre invisible

Réalisation : Irene Iborra Rizo (Espagne, France, Belgique, Chili, Suisse)

Prix du public – Amélie et la Métaphysique des tubes

Réalisation : Maïlys Vallade, Liane-Cho Han (France)

CONTRECHAMP

Grand prix Contrechamp – Endless Cookie

Réalisation : Seth Scriver, Pete Scriver (Canada)

Prix du jury Contrechamp – Gwang-jang (The Square)

Réalisation : Bo-Sol Kim (Corée du Sud)

COURTS MÉTRAGES

Cristal du court métrage – Les Bottes de la nuit

Réalisation : Pierre-Luc Granjon (France)

Prix du jury – Les Bêtes

Réalisation : Michael Granberry (États-Unis)

Prix Alexeïeff – Parker – Sappho

Réalisation : Rosana Urbes (Brésil)

Prix du film Off-Limits – Rakugaki (The Graffiti)

Réalisation : Ryo Orikasa (Japon)

Prix Jean-Luc Xiberras de la première œuvre – Zwermen

Réalisation : Janneke Swinkels, Tim Frijsinger (Pays-Bas, Belgique)

Prix du public – Les Bottes de la nuit

Réalisation : Pierre-Luc Granjon (France)

FILMS DE TÉLÉVISION

Cristal pour une production TV – Christo le Barbare Civilisé "Partie de chasse"

Réalisation : Shaddy Safadi (États-Unis)

Prix du jury pour une série TV – Lena's Farm "Volles Nest"

Réalisation : Elena Walf (Allemagne)

Prix du jury pour un spécial TV – An Almost Christmas Story

Réalisation : David Lowery (États-Unis)

Prix du public – Flippé "Décision majeure"

Réalisation : Théo Grosjean, Mothy Richard (Belgique, France)

FILMS DE COMMANDE

Cristal pour un film de commande – Ye Kou Si Kuo

Réalisation : Lola Lefèvre (France)

Prix du jury pour un film de commande – Desi Oon

Réalisation : Suresh Eriyat (Inde)

FILMS DE FIN D’ÉTUDES

Cristal du film de fin d’études – Zootrope

Réalisation : Léna Martinez (France)

Prix du jury – Entre les jours

Réalisation : Martin Bonnin (France)

Prix Lotte Reiniger – Q

Réalisation : Masataka Kihara (Japon)

ŒUVRES VR

Cristal de la meilleure œuvre VR – Fragile Home

Réalisation : Ondřej Moravec, Victoria Lopukhina (République tchèque)

Mother! : il y a 9 ans, Jennifer Lawrence a connu le tournage le plus difficile de sa carrière

Il y a 9 ans, Jennifer Lawrence a vécu l'une des expériences les plus intenses – et les plus difficiles – de sa carrière d’actrice. C’était en 2017, sur le plateau du film Mother! réalisé par Darren Aronofsky. Ce tournage, physiquement et émotionnellement éprouvant, a laissé des traces profondes chez l’actrice, qui n’hésite pas à le qualifier de cauchemar.

À l’époque, Lawrence est déjà une star internationale. Révélée dans Winter’s Bone, propulsée par la saga Hunger Games et oscarisée pour Happiness Therapy à seulement 23 ans, elle enchaîne les projets ambitieux. Mais Mother! n’est pas un film comme les autres. C’est un thriller psychologique sombre, oppressant, presque dérangeant. Et le rôle qu’elle y tient – celui d’une femme dévouée, perdue dans une spirale d’événements chaotiques dans sa propre maison – l’a poussée dans ses retranchements.

Dans une interview accordée à Vogue en 2017 lors de la sortie du film, l’actrice s’est confiée sur le sujet.

“J’ai dû aller bien plus loin dans la noirceur que durant toute ma vie”, a-t-elle déclaré. Certaines scènes ont en effet été si intenses qu’elle en a fait des crises d’angoisse. Lors d’un moment particulièrement difficile, elle a même perdu connaissance, s’est blessée au diaphragme et a eu du mal à respirer pendant plusieurs jours.

“Il y a une scène en particulier qui m’inquiétait depuis longtemps. Je devais jouer un personnage d’une noirceur inouïe, c’était monstrueusement triste. Une fois la séquence terminée, je me suis évanouie. Je me suis déchirée le diaphragme, et après ça, je n’arrivais plus à respirer normalement.”

Le tournage a alors dû être arrêté. Elle a toutefois raconté qu’après s’être évanouie, elle portait encore des tubes à oxygène lorsque Darren Aronofsky – qui était aussi son compagnon à l’époque – a voulu retourner la scène : “J’avais des tubes à oxygène dans les narines, et Darren dit : ‘C’était flou, on doit recommencer.’ Et je lui ai répondu : ‘Va te faire foutre !’”, a-t-elle avoué avec franchise. Malgré son obsession pour la perfection, le réalisateur a fini par accepter de lui accorder un moment de répit.

Darren Aronofsky est connu pour sa capacité à tirer des performances brutes et extrêmes de ses acteurs, comme il l’a fait avec Natalie Portman dans Black Swan ou Mickey Rourke dans The Wrestler. Il assume totalement cette manière de travailler, affirmant que ce n’est pas lui qui “brise” les acteurs, mais qu’ils vont chercher eux-mêmes cette intensité émotionnelle.

“Nous lui avons laissé le temps de se remettre. Le fait est qu’elle a pensé à cette scène bien trop longtemps, et que cela lui est monté à la tête. Les émotions l’ont submergée et j’ai vu ce qui se passait – parce que j’ai de l’expérience – et j’ai pu placer la caméra au bon endroit”, a expliqué le cinéaste à The Guardian.

“À l’origine, le plan était sur son dos et j’ai tout retourné, je l’ai laissée récupérer et j’ai dit : ‘Mettez la caméra sur son visage, tout de suite’, parce que c’est le genre d’émotion qu’on ne voit jamais, au grand jamais. Elle a un tel talent naturel, brut. C’est une actrice très courageuse et sans limites”, a-t-il ajouté.

Le tournage de Mother! était si intense que l’équipe a dû installer une “happy place” pour Jennifer Lawrence sur le plateau : une pièce avec des sucreries et les émissions des Kardashian pour lui permettre de se détendre entre deux scènes éprouvantes.

En effet, grande fan de la famille Kardashian, l’actrice a confié avoir demandé à l’équipe de créer cette “tente Kardashian” pour qu’elle puisse s’y réfugier. Elle a expliqué : “C’était une tente avec des photos des Kardashian et L’Incroyable Famille Kardashian diffusées en boucle, et des chewing-gums… Mon coin de paradis.”

Malgré la douleur et les difficultés, Jennifer Lawrence ne regrette pas sa participation à Mother!, comme elle l’a déclaré au Parisien en 2017.

“Quand j’ai lu le scénario, j’étais choquée, j’ai jeté le script par terre, je lui ai dit qu’il souffrait de problèmes psychologiques ! Mais le film est un chef-d’œuvre. Le plus étonnant, c’est qu’il peut être compris d’un million de manières différentes.”

Mais cette expérience a aussi marqué la fin de sa relation avec Aronofsky. Après le tournage, la promotion mondiale du film a été une autre épreuve. Le réalisateur, obnubilé par les critiques, ne cessait d’en parler, ce qui devenait pesant pour l’actrice.

“Quand on se retrouvait à l’hôtel, la dernière chose dont je voulais parler, c’était le film. Mais lui, il revenait sans cesse dessus, il n’arrêtait pas d’en parler. Je comprends, il l’a écrit, il l’a conçu, il l’a réalisé”, a-t-elle raconté face à Variety en novembre 2018. “J’avais envie d’être une partenaire à l’écoute mais il commençait à me lire les avis et je me disais : ‘Ce n’est pas sain parce que je sais que si je commence aussi à les lire, je vais être sur la défensive.’ Surtout quand ça concerne mon homme.”

Darren Aronofsky revient sur Mother! avec Jennifer Lawrence : “Nous étions nerveux quant à la controverse qui allait se produire, mais quand on sort un film et qu’il y a autant de gens en colère, on se demande : ‘Qu’est-ce que j’ai fait ?’ Je reçois des messages de haine parmi les plus haineux qui soient, ce qui est formidable.”

Aujourd’hui, Jennifer Lawrence a retrouvé un certain équilibre, privilégiant des rôles plus légers ou plus nuancés. On l’a depuis vue dans la satire Don’t Look Up : Déni cosmique et la comédie Le Challenge. Elle a présenté Die, My Love à Cannes cette année, un drame aux côtés de Robert Pattinson, sous la direction de Lynne Ramsay. Un projet intense, encore, mais dans un cadre différent, où elle explore ses émotions sans s’y perdre totalement. Le film n’a pas encore de date de sortie de prévue en France.

14 juin 2025

Amanda Seyfried accuse la Paramount de l’avoir arnaquée sur les produits dérivés de Lolita malgré moi

Amanda Seyfried a des comptes à régler avec la Paramount ! L’actrice de 39 ans a accusé le studio de s’enrichir sur son dos grâce aux produits dérivés de Lolita malgré moi sans lui reverser un centime.

« Je suis un peu amère parce que la Paramount me doit encore de l’argent », a-t-elle lâché lors d’une conversation avec Adam Brody pour la chronique Actors on Actors de Variety.

La star, qui avait 17 ans lors du tournage du film culte de Tina Fey, explique que son visage est partout sans qu’elle en tire profit. « Tous les magasins vendent des t-shirts de Lolita malgré moi avec nos visages dessus. Des photos ! », s’est-elle insurgée.

Amanda Seyfried se demande d’ailleurs si son jeune âge à l’époque explique cette situation : « Est-ce parce que j’avais 17 ans et que j’étais idiote ? »

Malgré cette frustration financière, Amanda Seyfried reste reconnaissante envers les fans qui continuent de soutenir le film vingt ans après sa sortie. « J’adore vraiment voir mon visage sur les t-shirts des gens », a-t-elle confié, évoquant une récente rencontre avec une employée de la TSA qui lui avait dit que Lolita malgré moi était son « film préféré ».

Amanda Seyfried, qui partageait l’affiche avec Lindsay Lohan, Rachel McAdams et Lacey Chabert, garde néanmoins une certaine distance avec ce moment de son adolescence : « C’est génial, j’avais dix-sept ans, et je n’y étais pour rien. »

Massive Attack menace de porter plainte contre un influenceur israélien qui les accuse de faire l’apologie du Hamas

Les membres de Massive Attack se retrouvent au cœur d’une polémique qui les ulcère. Les pionniers du trip-hop menacent de poursuites l’auteur et l’influenceur israélien Hen Mazzig, qui les accuse de faire l’apologie du Hamas après avoir posté sur les réseaux un extrait de 11 secondes de l’un de leurs récents concerts.

L’homme affirme que le groupe encourage ses fans à « sympathiser avec le Hamas » en montrant brièvement une image de Yahya Sinwar, figure du Hamas tuée par les forces israéliennes en 2024. Hen Mazzig, qui a sorti cette séquence de son contexte, affirme que ce moment glorifierait un homme lié au massacre du festival Nova de 2023 comme le souligne le NME. Mieux encore, l’influenceur a qualifié ce geste de « plus qu’irresponsable » et propice à « l’incitation ».

La réaction de Massive Attack ne s’est pas fait attendre : le groupe a qualifié ces accusations de « diffamatoires » sur ses réseaux, exigeant un retrait et des excuses.

Dans une longue déclaration, Massive Attack a expliqué l’intention réelle derrière leurs visuels. « Il n’y a aucune glorification ici », ont-ils écrit dans un long post Instagram. « C’est un collage numérique explorant comment la guerre, le pouvoir et la tragédie sont présentés par les médias. » Le groupe précise montrer « une multitude de figures controversées, de Vladimir Poutine à Donald Trump en passant par Tsahal, non pour les célébrer, mais pour questionner et réfléchir ».

L’image de Sinwar était présentée aux côtés de scènes d'« Orphée » de Jean Cocteau, « le plaçant dans un ton de lamentation horrifiée ». Massive Attack, qui soutient la cause palestinienne depuis des décennies et boycotte Israël depuis 1999, maintient son message anti-guerre et menace de « poursuites » si l’influenceur maintient ses accusations.