02 janvier 2026

Mort de Brigitte Bardot : déjà de "vulgaires et minables opérations" d’"escroqueries" signalées

À peine la disparition de Brigitte Bardot annoncée que sa mémoire se retrouve déjà menacée par des dérives numériques.

Ce vendredi 2 janvier 2026, la Fondation Brigitte Bardot a publié un communiqué d’alerte particulièrement ferme. Et de dénoncer la multiplication d’escroqueries exploitant l’image de l’icône disparue. Les malfaiteurs veulent soutirer de l’argent au public sous de faux prétextes caritatifs.

Selon la Fondation, de nombreuses offres circulent actuellement sur Internet et les réseaux sociaux. Elles proposent à la vente des photographies, des montages ou encore des visuels générés par intelligence artificielle représentant Brigitte Bardot, seule ou entourée d’animaux.

Ces contenus, parfois accompagnés de messages très émotionnels, prétendent que "100 % des ventes" seraient reversées à la Fondation. Ceci pour poursuivre l’œuvre de la militante pour la cause animale. Une affirmation catégoriquement démentie.

"Il s’agit de montages grossiers, d’offres et de ventes illicites, et de prétendues collectes de fonds qui n’ont jamais reçu le moindre assentiment de la part de la Fondation Brigitte Bardot", précise le communiqué. L’organisation refuse toute association avec ces pratiques et condamne fermement ce qu’elle qualifie de "vulgaires et minables opérations de récupération".

La Fondation appelle ainsi le public à la plus grande vigilance et à un profond respect de la mémoire de la défunte. "Il est demandé à chacun d’être attentif à ne pas se faire piéger", insiste-t-elle, rappelant que ces initiatives frauduleuses n’ont aucun lien officiel avec ses actions. Plus encore, la fondation annonce engager des poursuites judiciaires contre toute personne impliquée dans ces collectes illégales.

Dans ce contexte sensible, l’organisme tient également à rappeler les seules démarches légitimes pour honorer l’héritage de Brigitte Bardot. "Si vous souhaitez faire perdurer l’œuvre de Brigitte Bardot, il vous suffit de faire un don directement à la Fondation Brigitte Bardot", indique-t-il, en invitant les donateurs à renseigner leurs coordonnées via les canaux officiels.

Car au-delà du choc suscité par sa mort, l’engagement de Brigitte Bardot ne s’éteint pas. "Sa voix ne s’éteindra jamais. Tant qu’un animal souffrira, sa Fondation poursuivra son combat", rappelle le texte. Et de rendre hommage à celle qui a consacré une grande partie de sa vie à la défense des animaux. Grâce à son action, des milliers d’animaux ont été sauvés. Et grâce aux dons authentiques, beaucoup le seront encore.

Les responsables de la Fondation soulignent enfin l’importance concrète de chaque contribution. A savoir le financement des refuges, les interventions de terrain, la lutte contre la maltraitance et les campagnes de sensibilisation en France comme à l’international. Dans un moment de recueillement, ils appellent à transformer l’émotion en soutien réel et encadré. Le tout, loin des arnaques qui ternissent déjà l’hommage rendu à Brigitte Bardot.

John Wick va revenir en jeu vidéo !

Sorti en 2014, John Wick fut le coup d'envoi d'une franchise qui n'a cessé de grimper depuis ses débuts. D'un peu plus de 86 millions de dollars du premier, à plus de 431 millions de dollars pour John Wick 4, qui a déboulé sur nos écrans en mars 2023, c'est dire à quel point la saga est devenue au fil des ans une véritable martingale pour son studio producteur, Lionsgate. En quatre films (et même une série en Spin off, The Continental) sortis en sept ans, la saga a rapporté plus de un milliard de dollars de recettes.

Le studio n'est donc évidemment pas prêt à lâcher cette poule aux oeufs d'or. Si le réalisateur Chad Stahelski claironnait en 2023 avoir des idées (et selon lui loin d'êtres toutes valables...) probablement jusqu'à un John Wick 9, Lionsgate souhaite développer sa licence en jeu vidéo, réfléchissant à un John Wick doté d'un budget triple "AAA". Autant dire sans commune mesure avec l'apparition du personnage dans l'univers de Fortnite en 2019, ou même le jeu John Wick Hex, sympathique jeu de rôle tactique sorti lui aussi en 2019.

L'information a été révélée par le site tech4gamers. Dans une conférence téléphonique tenue en novembre dernier avec ses investisseurs, le PDG de Lionsgate, Adam Fogelson, a confirmé avoir des discussions en cours concernant le développement d'un futur jeu AAA autour de la licence John Wick. Des discussions avaient semble-t-il déjà été engagée en 2023 sur ce même sujet, sans avancée réelle.

Toujours est-il que Lionsgate et le jeu vidéo est un peu un mariage raté. Certains d'entre vous se souviennent peut être du catastrophique jeu vidéo basé sur la franchise Saw, sorti en 2009 et édité à l'époque par Konami...

En 2014, le studio avait annoncé la création d'une division consacrée aux jeu vidéo, chargée de faire fructifier les licences de la maison. Elle avait alors été placée sous la direction de Peter Levine, un ancien cadre de Youtube qui avait également travaillé comme conseiller auprès du studio Rovio pour développer sa marque milliardaire Angry Birds.

L'année suivante, Lionsgate avait massivement investi dans le fameux studio Telltale Games, à hauteur de 40 millions $. Quatre ans plus tard, la major retirait ses billes, ce qui avait lourdement contribué à plomber le studio de développement, alors au bord de la faillite. Et depuis ? En dehors des exemples précités, rien, ou si peu... L'énorme succès du jeu open world Hogwarts Legacy, sur l'univers Harry Potter, ou l'excellente et très appréciée incursion de Keanu Reeves dans le jeu vidéo avec Cyberpunk 2077, ont peut être incité Lionsgate à enfin appuyer sur l'accélérateur...

En 1985, sur le tournage des Spécialistes, Gérard Lanvin a sauvé la vie de Bernard Giraudeau

Dans l'Histoire du cinéma d'action - cascades et périlleuses acrobaties obligent - il est arrivé plusieurs fois que des stars se retrouvent en danger de mort en tournant certaines séquences. Si les acteurs américains sont souvent les plus représentés dans ce domaine, certaines célébrités françaises ont elles aussi risqué leur vie lors d'un tournage.

C'était notamment le cas de Gérard Lanvin et de son coéquipier Bernard Giraudeau il y a 41 ans, sur le tournage du mythique film policier de Patrice Leconte, Les Spécialistes.

On y suivait la cavale de Stéphane et Paul, deux détenus évadés et menottés l'un à l'autre, qui n'hésitaient pas à sauter dans les Gorges du Verdon pour échapper à leurs poursuivants. Une scène mythique mais particulièrement dangereuse qui avait failli coûter cher aux deux comédiens.

"On a fait ce film qui a cartonné", raconte ainsi Gérard Lanvin.

"Et Bernard et moi, on est devenus très liés pendant ce film, parce qu'il avait un blouson de pilote de l'armée américaine en cuir, et on était menottés et on nous a lâchés dans les torrents, dans les gorges du Verdon. Il a failli se noyer et j'ai réussi à le sortir. Mais ça a été des moments très douloureux parce qu'on est dans une difficulté notoire."

Les deux acteurs ont-ils vraiment failli se noyer ? Ils se sont en tout cas retrouvés dans une situation critique.

"On n'a pas pensé que le blouson allait prendre 20 kilos et qu'attaché dans des torrents, c'était très compliqué de sortir de là", poursuit Lanvin.

"Et il y a des gens qui peuvent vous dire : 'Surtout, la seule chose, c'est qu'il ne faut pas que ton pied s'accroche dans une branche, parce qu'on ne pourra pas venir vous chercher'. Donc, failli mourir, on ne peut pas aller jusque-là. Mais quand même, on a été dans une grosse difficulté et notre effort ensemble nous a rapprochés profondément."

Will Smith visé par une plainte pour harcèlement

Le début d'année 2026 n'est pas tout rose pour le clan Smith. Le père, Will Smith, star oscarisée mondialement connue pour ses rôles dans Men in Black ou Bad Boys, se retrouve dans le viseur de la justice américaine. Le violoniste Brian King Joseph, qui avait rejoint la tournée mondiale Based on a True Story: 2025 de l’acteur, a en effet déposé le 30 décembre 2025 une plainte civile contre lui et sa société de management, Treyball Studios Management, Inc., devant la Cour supérieure de Californie à Los Angeles.

Selon les documents judiciaires, la victime affirme avoir été l’objet de "comportements de harcèlement sexuel" et de manipulation de la part de Will Smith, qui l’aurait " groomé" (terme employé pour décrire une influence en vue d’une exploitation sexuelle ultérieure). Ces accusations sont assorties de reproches plus larges de harcèlement, de licenciement abusif et de représailles après qu’il a signalé ce qu’il décrivait comme un incident effrayant dans sa chambre d’hôtel à Las Vegas en mars 2025.

Dans sa plainte, Brian King Joseph décrit comment il a retrouvé dans sa chambre d’hôtel (réservée par l’équipe de tournée) des objets et un message manuscrit inquiétants, laissant craindre une intrusion à des fins sexuelles. Parmi ces éléments figuraient une note disant : "Brian, je reviendrai… juste nous deux", signée "Stone F", ainsi que ainsi que "des lingettes, une bouteille de bière, un sac à dos rouge, un flacon de médicaments contre le VIH au nom d'une autre personne, une boucle d'oreille et des documents de sortie d'hôpital appartenant à une personne inconnue." Plutôt que d’être soutenu, Joseph affirme que les responsables de la tournée l’ont accusé de mensonge et l’ont licencié quelques jours plus tard, le remplaçant immédiatement sur la tournée.

La plainte va plus loin, allégant que le compagnon de Jada Pinkett l’aurait isolé, invité à des rendez-vous privés et exprimé des commentaires sur une "connexion spéciale", autant d'éléments que le musicien interprète comme des tentatives de séduction ou de manipulation. Il réclame aujourd’hui des dommages et intérêts pour détresse émotionnelle, pertes financières, atteinte à sa réputation et même troubles du stress post-traumatique (TSPT).

Du côté de l’équipe de Will Smith, une réponse ferme est déjà arrivée : ses avocats qualifient les accusations de "fausses et sans fondement" et promettent de défendre vigoureusement la réputation de l’acteur. Cette affaire, qui s’ajoute à d’autres tensions juridiques autour de la famille Smith, est désormais l’un des sujets les plus commentés à Hollywood en ce début 2026.

La fille de Tommy Lee Jones, Victoria, retrouvée morte dans un hôtel le jour de l’an

Le 1er janvier, peu avant 3h00 du matin, au Fairmont Hotel de San Francisco, une jeune femme de 34 ans a été découverte sans vie par un client dans un couloir du 14e étage. Si les autorités n’ont pas officiellement confirmé son identité, une source policière proche de l’enquête a déclaré à NBC Bay Area qu’il s’agissait de Victoria Jones, la fille de l’acteur Tommy Lee Jones, oscarisé pour son rôle dans Le Fugitif.

D’après le Daily Mail, les secours ont été appelés à 2h52 du matin par un client de cet hôtel de luxe qui pensait qu’elle avait trop bu. Selon TMZ, qui a, le premier, annoncé la triste nouvelle, les premiers intervenants n’ont malheureusement pu que constater son décès à leur arrivée.

La cause de la mort n’a pas été révélée, mais selon les sources proches de l’enquête citées par NBC Area Bay, son décès n’est pas considéré comme suspect. Le bureau du médecin légiste et le San Francisco Police Department poursuivent leurs investigations.

Victoria Jones est issue du mariage de Tommy Lee Jones et Kimberlea Coughley, qui s’est conclu par un divorce en 1996. L’ancien couple est également parent d’un fils, Austin Jones, âgé de 43 ans. La fille du comédien avait fait ses débuts d’actrice dans Men In Black II, en 2002. Elle avait également joué dans Trois enterrements, un long-métrage réalisé par son père et sorti en 2005.

L’acteur de No Country for Old Men, qui est marié à la photographe Dawn Laurel-Jones depuis 2001, n’a, pour l’instant, fait aucun commentaire.

Gilles Lellouche devient Jean Moulin : premières images

Après avoir raconté la vie dans les camps avec Le Fils de Saul (2015) — Grand prix au Festival de Cannes et Oscar du meilleur film étranger — le réalisateur hongrois László Nemes déplace sa caméra en France pour raconter l’histoire de Jean Moulin.

Dans Moulin, il mettra l’accent sur l’arrestation du préfet résistant en 1943 et son interrogatoire par le SS Klaus Barbie.

C’est Gilles Lellouche qui se glissera dans le manteau emblématique du plus célèbre des résistants français. En face, l’Allemand Lars Eidinger incarnera Barbie.

"On avait envie de donner à la France un film sur le plus grand héros du XXe siècle", raconte dans Le Parisien le producteur Alain Goldman, promettant que Moulin ne sera pas "un biopic traditionnel, mais un long-métrage sur l’idée de la résistance au sens large."

Écrit par Olivier Demangel (qui avait signé Novembre et la série Tapie), le film a été tourné en Hongrie avec des moyens modestes, pour un budget "inférieur à 15 millions d’euros".

Le synopsis détaille : "Juin 1943, Jean Moulin, chef de la Résistance, est arrêté alors qu'il tente de réunifier les forces de l’Armée Secrète. Interrogé par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, Moulin est entraîné dans une confrontation implacable où chaque silence devient un acte de résistance. Son ultime combat face à la manipulation et la brutalité commence. Le destin de la France libre en dépend."

Moulin sortira en salles le 28 octobre 2026 en France.

Fidel Castro avait une vision très personnelle des Dents de la mer

À l’occasion du 50ᵉ anniversaire du classique de Steven Spielberg, le documentaire Les Dents de la mer : Les secrets d’un film culte, signé Laurent Bouzereau, est disponible sur Disney+. Il offre une perspective inédite, notamment grâce à une interview de Fidel Castro, qui révèle ce qui l’a fasciné dans cette histoire de requin terrifiant (via Télé Loisirs).

À première vue, Les Dents de la mer raconte l’histoire d’un énorme requin qui menace la quiétude d’une petite station balnéaire américaine. Trois hommes – le chef de la police Martin Brody, l’océanographe Matt Hooper et le chasseur de requins Bart Quint – unissent leurs forces pour neutraliser le prédateur. Le film est célébré pour sa mise en scène et sa musique légendaire signée John Williams. Mais derrière cette apparente simplicité se cache une critique implicite du capitalisme, qui aurait particulièrement séduit Fidel Castro.

Le maire d’Amity, Larry Vaughn, incarne le pouvoir économique placé au-dessus de la sécurité des habitants. Comme le souligne Spielberg : “Il représente les gouvernements pour qui le pouvoir et l’argent sont plus importants que la sécurité des habitants.” Pour Jordan Peele, le réalisateur de Get Out, “le requin n’est pas le plus gros monstre du film. C’est le fait que l’argent soit, en réalité, plus important que la vie elle-même, et que ce soit toujours le cas, aujourd’hui, dans notre société capitaliste.”

L’auteur du livre sur lequel se base le film, Peter Benchley, raconte, quant à lui, que Fidel Castro appréciait particulièrement son roman. Quand un journaliste lui demanda pourquoi il lisait un thriller américain, Castro répondit avec humour et profondeur : “Vous vous trompez, il ne s’agit pas de ça. C’est une merveilleuse métaphore sur la corruption du capitalisme.” Benchley, amusé, admit qu’il aurait adoré utiliser cette phrase pour promouvoir son livre : “Vous imaginez ? Une publicité qui dirait : ‘Une merveilleuse métaphore sur la corruption du capitalisme. – Fidel Castro.’ Qui d’autre aurait pu avoir une citation pareille ?”

Selon Wendy Benchley, veuve de l’auteur, écologiste renommée et productrice du documentaire Les Dents de la mer à 50 ans : L’histoire de l’intérieur, le roman diffère beaucoup du film (via MV Times) et explore davantage les dynamiques économiques et politiques invisibles que le film hollywoodien, laissant au requin une dimension symbolique de critique sociale et économique.

Le documentaire de Laurent Bouzereau montre également que Les Dents de la mer a inspiré des cinéastes de renom. Guillermo del Toro, James Cameron ou J.J. Abrams, chacun y voyant une métaphore ou une approche narrative différente. Le contexte de sortie du film – fin de la guerre du Vietnam et scandales politiques comme le Watergate – renforçait sa dimension politique, questionnant la confiance envers les autorités.

Le succès et l’impact culturel de Les Dents de la mer se reflètent aussi dans les nombreuses parodies et illustrations politiques inspirées par le film. Universal a même compilé ces créations sur une nouvelle affiche, affirmant avec humour : “Les Dents de la mer, c’est aussi un film”.

Tourné à Martha’s Vineyard, le film est devenu un blockbuster emblématique, centré sur la peur et le suspense. Mais il conserve une portée universelle : face à une menace – qu’il s’agisse d’un requin ou de crises contemporaines – solidarité, courage et connaissance scientifique restent essentiels, incarnés par Brody, Quint et Hooper.

En 2012 Michael Haneke critiquait La Liste de Schindler, de Steven Spielberg

La Liste de Schindler, souvent considérée comme l’un des sommets de la carrière de Steven Spielberg, ne fait pas l’unanimité, notamment auprès de certains grands noms du cinéma. Si le film est largement salué pour sa puissance émotionnelle et son importance historique, il n’a pas convaincu tout le monde – loin de là.

Le réalisateur autrichien Michael Haneke, plusieurs fois récompensé dans les plus grands festivals internationaux, n’a jamais caché son malaise face à ce long-métrage. Connu pour des œuvres marquantes comme Amour, Le Ruban Blanc ou Funny Games, Haneke s’est montré très critique envers la manière dont Spielberg a traité le sujet de la Shoah.

Steven Spielberg, figure incontournable du cinéma mondial, a prouvé au fil des décennies qu’il pouvait aussi bien captiver les foules avec des films d’aventure et de science-fiction (Indiana Jones, E.T., Jurassic Park) que bouleverser avec des récits beaucoup plus sombres. C’est en 1993 qu’il s’attaque à l’horreur de l’Holocauste avec La Liste de Schindler, un film qui lui vaudra une pluie de récompenses, dont l’Oscar du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Ce projet, personnel et ambitieux, reste à ce jour l’un des plus grands succès critiques de Spielberg. Mais selon Michael Haneke, le film pose un vrai problème de fond.

Dans un entretien avec The Hollywood Reporter en 2012, Haneke a exprimé son inconfort profond vis-à-vis du film. Pour lui, il est inacceptable de faire du drame des camps de concentration un récit construit comme un thriller, destiné à captiver le spectateur par le suspense.

Interrogé sur l’idée de faire un film sur Hitler, il a ainsi déclaré : “Non, c’est impossible pour moi d’en faire un divertissement. C’est pour cela que j’ai des problèmes avec le film de Steven Spielberg sur les camps de concentration [La Liste de Schindler]. La simple idée d’essayer de créer du suspense sur la question de savoir si le gaz de la pomme de douche va arriver est innommable.”

Haneke estime qu’un seul film traite de la Shoah de façon vraiment respectueuse et responsable : Nuit et Brouillard d’Alain Resnais. Ce documentaire de 1956 adopte une approche beaucoup plus sobre, presque contemplative, laissant au spectateur la liberté de réflexion : “Pour moi, le seul film responsable sur la Shoah est Nuit et Brouillard d’Alain Resnais. Resnais demande au spectateur : Qu’en pensez-vous ? Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?’”

L’histoire ne s’arrête pas là. En 2013, Michael Haneke a raconté dans un entretien accordé au journal Süddeutsche Zeitung qu’un matin, lors d’un séjour à l’hôtel, un employé lui avait remis un paquet. À l’intérieur : deux bouteilles de champagne, du caviar et une carte signée de la main de Steven Spielberg. Un geste que Haneke a qualifié, non sans ironie, de “très confiant”.

Mais le cinéaste autrichien n’est pas seul à penser que Spielberg a adopté une approche trop hollywoodienne pour traiter d’un sujet aussi grave. Le réalisateur Terry Gilliam, ex-Monty Python et créateur de films comme Brazil ou L’Armée des 12 singes, a lui aussi exprimé ses réserves lors d’une interview pour Turner Classic Movies.

Il y a évoqué une conversation rapportée dans le livre Eyes Wide Open, autour du film Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick. Celui-ci aurait dit, à propos de La Liste de Schindler : “Les Kubrick de ce monde et les grands cinéastes vous font rentrer chez vous et y réfléchir. Il y a donc une merveilleuse citation dans le livre que Freddy Raphael a écrit à propos de la réalisation d’Eyes Wide Shut (...). Il parle à Kubrick de La Liste de Schindler et de l’Holocauste, et il dit : ‘La Liste de Schindler est une question de succès, l’Holocauste est une question d’échec.’ Et c’est Kubrick, et c’est tout à fait juste.”

Gilliam a par la suite développé : “La Liste de Schindler c’est : ‘Nous devions sauver ces quelques personnes, une fin heureuse, un homme peut faire ce qu’un homme peut faire et empêcher la mort de quelques personnes.’ Mais ce n’est pas là le but de l’Holocauste : il s’agit de l’échec total de la civilisation qui a permis à six millions de personnes de mourir. Je sais de quel côté je préfère être.”

Il a ainsi conclu : “J’aimerais avoir une belle maison comme Spielberg, mais je sais de quel côté je préfère être.”

Malgré ces critiques de poids, La Liste de Schindler demeure, pour beaucoup, un chef-d’œuvre incontournable du 7e art. Il soulève des débats légitimes sur la manière de représenter les horreurs de notre Histoire au cinéma, et sur les limites entre émotion, mémoire et mise en scène.

01 janvier 2026

Catherine Davydzenka : victime de sa notoriété, elle raconte les dérives de certains fans

A seulement 27 ans, Catherine Davydzenka est une actrice qui monte. Révélée par Lisa Azuelos en 2019 dans Mon bébé, l'actrice a été recrutée l'année suivante par les casteurs du feuilleton Ici tout commence. Elle a incarné pendant six saisons le rôle principal d'Hortense Rochemont. Mais contre toute attente, en début d'année, l'héroïne a décidé de mettre un terme à sa collaboration avec le feuilleton. Après plus de 513 épisodes tournés, Catherine Davydzenka a claqué la porte et tourné la page.

Invitée de Ça commence aujourd'hui sur France 2, l'actrice ne semble pas regretter cette décision. Interrogée par Faustine Bollaert par les coulisses de sa notoriété bondissante, Catherine Davydzenka reconnaît très mal la vivre. Et ce, en raison de fans oppressants, qui sont parfois prêts à tout pour l'approcher. Confrontée à des fans parfois érotomanes, parfois fétichistes, la compagne de Stéphane Blancafort en a eu assez et a dit stop.

"Quand on montait à mes fenêtres à 8 heures du matin. Quand on s'est introduit chez moi pour faire des sculptures avec mes chaussures" se rappelle, amèrement, la comédienne. Catherine Davydzenka s'est également remémorée un moment traumatisant à la sortie des studios d'Ici tout commence. Alors malade et prête à se rendre aux urgences en pleurs, la jeune femme a été confrontée à des fans qui n'hésitaient pas à la filmer sans respect aucun de l'état de souffrance dans lequel elle se trouvait.

"J'avais un tour de rein. Je sortais du plateau, je me faisais escorter par la sécurité. Il y avait beaucoup de monde autour. J'avais mal. J'avais très, très mal. J'ai perdu la sensation de mes jambes, et je me suis ramassée la gueule. Et j'étais en pleurs en train d'essayer de trouver une voiture pour qu'on puisse m'amener à l'hôpital. Et il y avait des gens qui filmaient, tous, avec leur portable. J'ai vu le plus beau et le plus moche dans l'être humain" se rappelle ainsi Catherine Davydzenka.

Estomaquée par les dérives de certains fans, Catherine Davydzenka a rapidement pensé à tout arrêter : "Je ne suis pas sûre de ne pas avoir envie d'aller m'isoler quelque part et de ne plus jamais voir quelqu'un". La comédienne a poursuivi son témoignage, en révélant avoir dû affronter une intrusion à son domicile : "Je n'ai jamais eu peur pour moi. J'avais peur pour la personne qui a découvert cette scène, c'était ma petite sœur (…) Le fait que ça puisse atteindre à une sphère qui est à moi, là ça a été beaucoup".

Ce soir-là, l'actrice se retrouve nez-à-nez avec les malfaiteurs, qui venaient tout juste de "taguer ses murs avec des obscénités avec du vernis à ongles". En prime, la comédienne révèle avoir reçu d'innombrables photographies pornographiques. Aujourd'hui loin des studios de tournage d'Ici tout commence, Catherine Davydzenka va mieux. Elle a mis sa carrière entre parenthèses, mais n'entend pas l'arrêter pour autant. Elle sera bientôt à l'affiche du film La sirène et le crocodile, de Charles Habib-Drouot, dans lequel elle campera le rôle principal.

Olivier Minne et M6 c’est déjà fini !

C'est déjà fini. Dans un communiqué publié ce mercredi 31 décembre, M6 annonce la suppression de Pandore. Ce nouveau jeu d'aventure, produit par Studio 89, avait été tourné à Séville (Espagne) il y a quelques mois. Il s'agissait-là du premier jeu animé par Olivier Minne et annoncé lors de son arrivée sur la chaîne. Mais les audiences n'ont pas été au rendez-vous et conduisent M6 à le déprogrammer.

Ainsi, le jeu Pandore sera à retrouver une troisième et dernière fois le mardi 7 janvier prochain. Mais le numéro final censé être proposé la semaine suivante est annulé. En lieu et place, M6 programmera un numéro inédit du jeu La roue de la fortune. Les quelques fans du jeu pourront ainsi retrouver Pandore jusqu'à 2 heures du matin le mardi 7 janvier.

Cette émission, critiquée en raison de son concept un peu compliquée, n'a pas trouvé son public. Dans Pandore, douze candidats s'affrontaient autour de défis d'endurance et de réflexion, dans un univers inspiré de la mythologie grecque. Parmi les candidats, on retrouvait Bruno Hourcade, champion millionnaire des 12 coups de midi.

Malheureusement pour M6 et Olivier Minne, les audiences se sont révélées catastrophiques. Après un démarrage encourageant devant 1,83 million de téléspectateurs et 20,4% des FRDA-50, le deuxième numéro a montré quelques difficultés : près de 600 000 téléspectateurs sont partis entre les deux. Mais ce lundi, la chute était encore plus douloureuse. La première partie s'est effondrée à 952 000 téléspectateurs pour 10,6% des FRDA-50 et la seconde à 880 000 fidèles. Des scores calamiteux, qui ont conduit M6 à réagir.

Depuis quelques années, M6 peine à trouver de nouveaux formats linéaires. La chaîne avait déjà dû déprogrammer en 2023 La photo parfaite, un concours de photographies animé par Stéphane Rotenberg. Le jeu Show Me Your Voice, incarné par Issa Doumbia et Elodie Gossuin, a également été un échec d'audience. Plus récemment, c'est le feuilleton Nouveau Jour, porté par Laetitia Milot et Helena Noguerra, qui a dû être supprimé faute d'audience.