Gérard Depardieu se retrouve à nouveau au cœur d’une polémique ce mercredi 4 février 2026, à cause d’un reportage diffusé ce mercredi soir sur TMC révélant des images inédites du comédien. Des images dans lesquelles nous pouvons entendre l’acteur tenir des propos sexistes et obscènes sur un tournage.
Dans ces séquences tournées en 2022 sur le plateau du film Umami, captées par les équipes de Quotidien, Gérard Depardieu balance notamment : "Viens ma Sarah, arrache-moi la culotte !", "une belle salope !", lorsqu’il s’adresse à une figurante.
Les images relancent un dossier déjà chargé : depuis 2018, l’acteur de 77 ans fait l’objet de multiples accusations d’agressions sexuelles et de violences sexistes par des femmes issues du milieu du cinéma, certaines anciennes collaboratrices. Certaines de ces plaintes ont d’ailleurs donné lieu à des procédures judiciaires.
Le nom de Gérard Depardieu n’est en effet plus associé uniquement à ses rôles emblématiques dans Cyrano de Bergerac (1990) ou La Vie est un long fleuve tranquille (1988) : depuis 2018, son nom se retrouve sous le feu des critiques et de la justice en raison d’accusations répétées de comportements sexuels inappropriés ou agressifs.
L’origine des ennuis juridiques du comédien remonte à 2018, lorsque l’actrice Charlotte Arnould accuse Gérard Depardieu de deux viols présumés commis en août 2018 dans son appartement parisien. Une enquête s'ouvre alors et, après nombre de rebondissements et procédures, une juge d’instruction ordonne en août 2025 le renvoi du monstre sacré du cinéma français devant la cour criminelle pour viol et agressions sexuelles dans cette affaire. Des faits que le principal intéressé a toujours niés.
Parallèlement, il se fait aussi juger à Paris en mars 2025 devant le tribunal correctionnel pour des faits d’agressions sexuelles sur deux femmes sur un tournage en 2021 du film Les Volets verts. Au cours de ce procès, plusieurs témoignages détaillent notamment des attouchements sans consentement et un comportement jugé sexuel et offensant.
Le 13 mai 2025, le tribunal le reconnaît finalement coupable d’agressions sexuelles dans cette affaire et le condamne à 18 mois de prison avec sursis, assortis de l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et de certaines indemnités pour les victimes. Gérard Depardieu, absent à la lecture du jugement, a depuis fait appel de cette décision.
C’est sur leur compte Instagram que les équipes de Quotidien ont dévoilé un extrait des images à venir dans le reportage diffusé ce mercredi soir. Des images tournées en 2022, lors du tournage du film Umami. Captées entre deux prises, elles montrent Gérard Depardieu s’adressant à des femmes de l’équipe ou à des figurantes, hors de tout cadre de jeu. On l’entend notamment lancer : "Viens ma Sarah, arrache-moi la culotte". "Mais tu es toute ravissante. À mon avis, la pension est impeccable", lâche-t-il également avant d’ajouter, en parlant toujours de la figurante prénommée Sarah : "C’est une belle salope".
Toujours dans les extraits diffusés, le comédien de 77 ans s’exprime également au sujet de Sandrine Bonnaire, sa compagne à l’écran : "Tu pars avec Louise, et puis tu l’embrouilles là-bas. Tu l’emmènes et tu la désosses, comme un petit pied de porc".
Puis vient ensuite une autre allusion sexuelle : "Les nones, elles ne devaient pas se faire chier ici. Parce qu’il y a le potager avec des concombres, je ne te dis pas !". Ces images, tournées par l’équipe de Quotidien, montrent un comportement resté jusqu’ici hors caméra. Selon les journalistes ayant capté ces images, ces propos sont tenus devant l’équipe du film, sans que l’on perçoive de réaction immédiate de la production.
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