12 janvier 2026

Rolland Courbis est mort à 72 ans

Ayant marqué l'histoire du football français de son vivant. Rolland Courbis est malheureusement décédé à l'âge de 72 ans le lundi 12 janvier 2026. Sa famille s'est associée à RMC, une station de radio sur laquelle il a longtemps officié, pour annoncer la triste nouvelle. "En ces moments douloureux, nos pensées vont à sa compagne Clara, à ses enfants Olivia et Stéphane, à la Comtesse Ljuba Rizzoli, à ses proches, à ses collègues et à tous ses fidèles auditeurs", ont notamment écrit nos confrères sur leur site.

De son côté, le directeur général de RMC, Karim Nedjari, a annoncé la mort de Rolland Courbis sur l'antenne de la station aux alentours de 10h25. En plein milieu de l'émission d'Olivier Truchot et Alain Marschall (Les Grandes Gueules, ndlr). "Rolland Courbis s'est éteint cette nuit, à 5h du matin. Dans les bras de Clara, sa compagne, et à côté de sa fille Olivia", a premièrement déclaré le dirigeant de la radio du groupe RMC-BFM.

"RMC, on le dit souvent, c'est bien plus qu'une radio. C'est aussi une famille. Ce n'est pas un mot que l'on jette en pâture, c'est quelque chose que l'on ressent tous. Rolland Courbis était là depuis 22 ans parmi nous, avec le sourire. Toujours à l'anecdote, toujours à écouter ce que l'on était prêt à dire. Il partageait le football, il partageait la vie, il partageait le sourire", a ensuite ajouté Karim Nedjari. Visiblement très ému par cette disparition.

"Donc je pense que cette journée va être consacrée à Rolland Courbis. En recommençant par vous. Parce que Rolland était simplement... une grande gueule", a-t-il finalement conclu. Un magnifique hommage auquel se sont bien évidemment associés Olivier Truchot et Alain Marschall. Pour rappel, Rolland Courbis avait rejoint les rangs de RMC en 2005. Où il s'était rapidement imposé comme l'une des voix incontournables du service des sports de la station.

En 2024, Rolland Courbis avait également rejoint La chaîne l'Équipe. En intégrant la bande de l'émission culte L'Équipe du Soir. Présentée par Olivier Ménard. Affaibli ces derniers mois, il avait tout de même poursuivi ses activités médiatiques malgré son état de santé. Il était notamment encore apparu sur le plateau de L'Équipe du Soir le 23 novembre 2025. Le journal L'Équipe a d'ailleurs présenté ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Souvent surnommé "Coach Courbis", Rolland Courbis s'était d'abord illustré sur les terrains en tant que joueur de football professionnel. En évoluant notamment sous les couleurs de l’Olympique de Marseille (OM), de l’AC Ajaccio, de l’Olympique lyonnais (OL) et de Monaco. Par la suite, il s'est lancé avec succès dans une carrière d'entraîneur. En coachant notamment les équipes de Bordeaux, Montpellier, Rennes, Ajaccio et Marseille en Ligue 1.

Le discours de Timothée Chalamet, sacré Meilleur acteur aux Golden Globes 2026

C'est l'une des grosses surprises de la soirée : Timothée Chalamet s'est offert le scalp de Leonardo DiCaprio, hier soir, lors de la cérémonie des Golden Globes 2026.

L'acteur de 30 ans a remporté le prix du Meilleur acteur dans un film de comédie, grâce à sa performance bluffante de pongiste déjanté dans Marty Supreme (qui sortira en France en février prochain). Il coiffe ainsi au poteau le favori annoncé depuis des mois d'Une Bataille après l'autre. Le moment est important pour la star franco-américaine, souvent nommée depuis une décennie, mais jamais gagnant jusqu'à présent. Battu 2 fois aux Oscars, Timothée Chalamet avait aussi perdu 4 fois précédemment aux Golden Globes (Call Me by Your Name, Beautiful Boy, Wonka, Un Parfait Inconnu). Enfin, il peut poser un prix majeur sur sa cheminée. Il n'a d'ailleurs pas manqué d'y faire référence dans son discours :

"Mon père m’a inculqué, en grandissant, un esprit de gratitude. ‘Sois toujours reconnaissant de ce que tu as.’ Ça m’a permis de quitter des cérémonies les mains vides mais la tête haute, simplement reconnaissant d’être là... Mais je mentirais si je disais que ces moments n’ont pas rendu celui-ci encore plus doux."

Timothée Chalamet poursuit :

"Josh Safdie, merci du fond du cœur. Merci pour ce rôle. Merci d’avoir cru en moi." 

Puis il a salué Kevin O’Leary, qui incarne un homme d’affaires redoutable dans Marty Supreme : "Si on m’avait dit, quand j’avais 19 ans, que je remercierais un jour Mr. Wonderful de Shark Tank..."

 Il a finalement conclu son discours par un message adressé à sa célèbre compagne, Kylie Jenner, ainsi qu’à sa famille : "À mes parents et à ma partenaire, je vous aime. Merci infiniment."

Golden Globes 2026 : le palmarès complet

Le palmarès complet des Golden Globes 2026

Meilleure série dramatique : The Pitt (HBO Max)

Meilleure série musicale ou comique : The Studio (Apple TV)

Meilleure mini-série ou meilleur téléfilm :Adolescence (Netflix)

Meilleur acteur dans une série dramatique : Noah Wyle, The Pitt

Meilleure actrice dans une série dramatique : Rhea Seehorn, Pluribus

Meilleur acteur dans une série musicale ou comique : Seth Rogen, The Studio

Meilleure actrice dans une série musicale ou comique : Jean Smart, Hacks

Meilleur acteur dans une mini-série ou un téléfilm : Stephen Graham, Adolescence

Meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm : Michelle Williams, Dying for sex

Meilleur acteur dans un second rôle dans une série musicale, comique ou dramatique : Owen Cooper, Adolescence

Meilleure actrice dans un second rôle dans une série musicale, comique ou dramatique : Erin Doherty, Adolescence

11 janvier 2026

Le reboot de Blade serait mort et enterré

Il avait fait une première apparition en animation dans le MCU. Mahershala Ali était Blade dans Marvel Zombies, l'an dernier sur Disney Plus. Et cela semblait augurer d'un début de quelque chose, comme une première pierre à un édifice si compliqué à bâtir. Mais au bout du coup, cela n'aura été qu'un pavé dans la mare...

Selon la presse américaine, le reboot de Blade chez Marvel est mort. Définitivement.

L’info n'est pas du tout officielle (encore), mais vient du toujours très bien renseigné Jeff Sneider, journaliste hollywoodien sans langue de bois, qui a lâché la bombe dans le podcast The Hot Mic.

“Blade ne sera pas introduit dans un film solo. Il le sera dans Midnight Sons”, affirme Sneider.

Autrement dit : exit le long-métrage dédié, place à une apparition collective — si tant est que le projet Midnight Sons existe vraiment un jour. Les Fils de minuit (« Midnight Sons » en anglais) sont une équipe de super-héros évoluant dans l’univers Marvel et apparus pour la première fois en 1992. Un film choral aux accents surnaturels, évoqué depuis des années sans jamais être vraiment confirmé par Marvel Studios, aurait ainsi l'ambition de réunir les figures les plus mystiques de la franchise : Ghost Rider, Moon Knight, Doctor Strange, Elsa Bloodstone… et Blade.

Aucun réalisateur annoncé, aucune date. Pour l’instant, c’est surtout un concept fantôme.

Le constat est brutal mais logique. Annoncé en grande pompe au Comic-Con 2019, le fameux film Blade est rapidement devenu l’un des projets les plus chaotiques de l’histoire récente du MCU. Retards à répétition, COVID, grèves de la WGA et de la SAG-AFTRA, réécritures incessantes, départs de réalisateurs, casting instable. Aaron Pierre et Delroy Lindo ont quitté le navire. Mia Goth et Mahershala Ali étaient encore attachés… jusqu’à nouvel ordre.

Symbole ultime du naufrage : les costumes d’époque conçus par Ruth E. Carter pour Blade ont fini recyclés sur Sinners de Ryan Coogler. Difficile de faire plus clair comme signal d’alerte.

Le film a vu défiler six scénaristes — Michael Green, Stacy Osei-Kuffour, Michael Starrbury, Beau DeMayo, Nic Pizzolatto, Eric Pearson — et au moins trois réalisateurs : Bassam Tariq, Yann Demange, sans oublier Cary Fukunaga, un temps en discussions avant de se retirer, officiellement pour des désaccords créatifs.

Pendant ce temps-là, Mahershala Ali, doublement oscarisé et pierre angulaire du projet, se disait de plus en plus frustré par l’absence totale d’avancée concrète. On le comprend.

Après des années de développement avorté, de versions contradictoires et de décisions reportées, Blade rejoint la longue liste des films Marvel annoncés trop tôt, pensés trop longtemps, et tués par leur propre inertie.

Le chasseur de vampires est peut-être immortel à l’écran. Mais ce reboot-là ne s’est jamais rele.

The Night Manager : après 10 ans d'absence, la série avec Tom Hiddleston revient enfin !

C'est l'un des comebacks les plus attendus du début d'année, comme on vous en parlait ici. Après une absence de près d'une décennie, The Night Manager débarque aujourd'hui sur Prime Video.

Tom Hiddleston reprend son rôle de Jonathan Pine, cet ancien agent du renseignement britannique dont les aventures avaient tenu en haleine le public en 2016. À l'époque, la première saison – adaptation fidèle du roman de John Le Carré paru en 1993 – avait tout raflé : un succès d'audience phénoménal, des critiques dithyrambiques et une note spectateurs de 4,2/5 sur AlloCiné.

Mais pourquoi avoir attendu si longtemps ? Stephen Garrett, producteur exécutif de la série, l'explique au New York Times : "On le ferait seulement si c'était aussi bon que la saison 1, et idéalement mieux." Une exigence de qualité qui justifie cette longue gestation.

Contrairement à la saison 1, cette suite ne s'appuie sur aucun roman existant de Le Carré, décédé en décembre 2020. David Farr, scénariste et créateur de la série, raconte au New York Times une anecdote troublante : dans la nuit du 13 décembre 2020, il a eu une vision liée à The Night Manager en se réveillant. Quelques heures plus tard, son agent lui apprenait la mort de l'écrivain. "C'est l'histoire que personne ne croira jamais", confie-t-il. "C'est probablement juste une coïncidence. Ou alors, vous pouvez croire aux étrangetés du rythme animal. Je n'en ai aucune idée. C'est juste la vérité."

Pour Simon Cornwell, le fils de John Le Carré et producteur exécutif, ce nouveau chapitre respecte l'esprit du paternel : "Je la montrerais avec fierté à mon père s'il était là aujourd'hui. Je pense que ce qu'on a accompli est une progression très fidèle à la pensée de mon père."

Huit ans après le final explosif de la saison 1, Jonathan Pine vit désormais sous l'identité d'Alex Goodwin, un agent du MI6 de bas niveau qui dirige une unité de surveillance discrète à Londres. Sa vie est devenue confortable et sans événements.

Mais tout bascule lorsqu'il repère par hasard un ancien mercenaire de Richard Roper, son ennemi juré de la première saison joué par Hugh Laurie. Cette rencontre fortuite a pour conséquence une confrontation violente avec Teddy Dos Santos, un homme d'affaires colombien incarné par Diego Calva.

Pine se lance alors dans une mission périlleuse qui le conduit en Colombie, où il infiltre un réseau de trafic d'armes avec l'aide de Roxana Bolaños (Camila Morrone), une femme d'affaires qui accepte à contrecœur de l'assister. Sur place, il découvre un complot visant à déstabiliser toute une nation.

Tom Hiddleston se souvient, auprès du New York Times, d'une conversation avec John Le Carré en février 2016 : "L'homme lui-même a suggéré, avec une étincelle dans l'œil, qu'il pourrait peut-être y avoir un moyen d'en dire plus sur cette histoire." L'acteur ajoute que ce nouveau chapitre assume pleinement le passage du temps : "Il fallait reconnaître que le monde avait vieilli de dix ans, que j'avais vieilli de dix ans, que le monde était devenu dix ans plus étrange et plus incertain."

Olivia Colman reprend son rôle d'Angela Burr, tout comme Alistair Petrie (Sandy Langbourne), Douglas Hodge (Rex Mayhew), Michael Nardone (Frisky) et Noah Jupe (Daniel Roper). Le casting accueille également de nouveaux venus : Diego Calva, Camila Morrone, Indira Varma, Paul Chahidi et Hayley Squires.

C'est la réalisatrice Georgi Banks-Davies qui signe l'intégralité de cette saison 2. Elle décrit au New York Times une approche visuelle plus audacieuse, en phase avec le personnage de Pine et son rôle d'infiltré : "Il joue un personnage – un personnage plus audacieux, plus effronté, plus arrogant. La caméra adopte ce style. Le style est plus confiant, plus stylisé et plus sexy."

L'action se déplace principalement en Colombie, entre des repaires de dealers et des villas de cartels, ce qui offre un décor radicalement différent du cadre luxueux et feutré de la première saison. David Farr promet une fidélité totale à l'univers de le Carré, "le monde merveilleusement peu glamour des espions de Le Carré", en y intégrant les obsessions de l'auteur pour la philosophie allemande, le cinéma d'Alfred Hitchcock et les écrits de Sigmund Freud.

Pour les fans de la première heure comme pour les nouveaux venus, ce retour s'annonce comme l'un des événements séries de ce début 2026. Une chose est sûre : après dix ans d'attente, Jonathan Pine n'a rien perdu de son charisme ni de sa capacité à se mettre dans des situations impossibles.

The Night Manager saison 2 est disponible sur Prime Video.

Red Eye : Rachel McAdams a perdu connaissance sur le tournage avec Cillian Murphy

Les accidents arrivent et les plateaux de tournage ne font pas exception : ils peuvent réserver leur lot de frayeurs. Entre cascades, effets spéciaux et simple erreur humaine, filmer un film peut parfois s’avérer périlleux.

Comme le rappelle Looper, c’est exactement ce qui est arrivé sur le tournage de Red Eye : Sous haute pression, le thriller aérien de Wes Craven sorti en 2005, avec Cillian Murphy et Rachel McAdams. Sous-estimé, Red Eye propose une tension haletante du début à la fin. Le film raconte l’histoire de Lisa (McAdams), une jeune femme qui se retrouve kidnappée par un inconnu (Murphy) lors d’un vol commercial à destination de Miami. Son ravisseur la force à participer à un plan visant à assassiner un homme politique, sous la menace de la vie de son père.

L’un des moments les plus mémorables du film se déroule dans les toilettes de l’avion, où les deux personnages s’affrontent dans une confrontation physique intense. Lors de la première prise, Cillian Murphy devait plaquer son partenaire contre le mur. Mais le timing de l’acteur n’était pas parfait. Dans l’action, Rachel McAdams se cogne la tête et perd connaissance. Heureusement, elle se remet rapidement, et l’incident a été traité avec humour sur le plateau et figure même dans le bêtisier du film, preuve que la mésaventure n’a laissé aucune rancune entre les acteurs.

Pour les cinéphiles attentifs, un détail charmant émerge si l’on observe de près la scène finale : la main de Cillian Murphy protège subtilement la tête de Rachel McAdams lors du choc. Un petit geste qui témoigne à la fois de la prudence des acteurs et de l’atmosphère de camaraderie qui règne malgré le suspense intense du film.

Cet incident rappelle que derrière l’écran, le tournage reste un véritable travail d’équipe où la sécurité des acteurs est primordiale, même lorsque la fiction demande de simuler des moments de danger extrême. Red Eye n’est peut-être pas le film le plus célébré de Wes Craven, mais il reste un exemple fascinant de ce que peut impliquer la réalisation de scènes à haut risque – et de la façon dont l’humour et le professionnalisme aident à surmonter les petites frayeurs du quotidien cinématographique.

Red Eye : Sous haute pression est à retrouver sur Paramount+ ainsi qu’en VOD.

Denzel Washington a refusé d'être un des héros du film

Denzel Washington, double lauréat d’un Oscar, est reconnu pour son talent caméléon et sa capacité à incarner des personnages extrêmement variés. Mais même les plus grands comédiens font parfois des choix qu’ils regrettent. Pour Washington, ce regret concerne l’un des thrillers les plus marquants des années 1990 : Seven de David Fincher.

L’acteur a révélé en 2013 avoir décliné l’offre de participer au film : “Seven m’a été proposé il y a quelques années. J’ai dit non. Brad Pitt a fini par jouer le rôle. Allez comprendre ! Sur ce coup-là, je me suis planté”, confiait-il, avec une pointe d’amertume, à Playboy Magazine (via Genius).

L’année suivante, lors du Festival du Film de Toronto, il est revenu sur ce choix et en a expliqué les raisons : “Quand j’ai lu le scénario de Seven, je me suis dit que c’était trop. Et puis j’ai vu le film et je me suis dit ‘Mon Dieu’. Mais de toute évidence, ce rôle n’était pas pour moi, il était fait pour Brad.”

En 2018, dans une interview vidéo face à Jamie Foxx pour Grey Goose Vodka, il a de nouveau évoqué ce rôle manqué lorsque Foxx lui a demandé s’il regrettait un choix passé : “Je pensais que le scénario était trop démoniaque, puis j’ai vu le film et je me suis dit : ‘Oh, j’ai tout gâché’. Mais, tu sais, ça a bien fonctionné.”

Malgré ce regret, il est clair que Denzel Washington aurait parfaitement pu incarner David Mills. Toutefois, la destinée du rôle semblait tracée pour Brad Pitt. En 1995, Seven a connu un immense succès, générant plus de 327 millions de dollars au box-office mondial et multipliant presque par dix son budget initial. Mais cette année-là, Washington ne chômait pas : il apparaissait dans trois autres productions.

Aujourd’hui encore, Seven reste un classique du thriller. Le film, qui a propulsé la carrière de David Fincher, suit l’enquête de deux détectives : le novice David Mills (Brad Pitt) et le vétéran William Somerset (Morgan Freeman), confrontés à un tueur en série s’inspirant des sept péchés capitaux.

10 janvier 2026

Le Prisonnier : c’est peut-être la série la plus bizarre de l’Histoire, mais c’est un chef-d’œuvre de la télévision

Vous aimez les séries à mystères, celles où l'on ne comprend pas tout dès le début et où les secrets sont révélés petit à petit ? Alors on a le show idéal pour vous !

Par contre, il faut prendre une machine à remonter le temps et vous replonger en 1967. Oui, il y a presque 60 ans. La série s'appelait Le Prisonnier, et elle était créée et jouée par l'acteur irlando-américain Patrick McGoohan. Et on a du mal à imaginer aujourd'hui à quel point la série a rendu fou les téléspectateurs britanniques à l'époque de sa sortie.

Un agent secret pose sa démission à ses supérieurs et rentre chez lui en furie. On le voit préparer ses affaires pour partir en vacances, mais quelqu'un introduit du gaz soporifique par la serrure de son appartement et il s'endort. A son réveil, il se trouve "au Village", une petite bourgade située en bord de mer où personne n'a de nom mais porte un numéro. L'ex-agent secret est désormais "Numéro 6".

Il découvre que le chef du Village, "Numéro 2", veut lui soutirer les raisons de sa soudaine démission et le retiendra prisonnier au Village tant qu'il n'aura pas révélé ces informations. Avec pour maxime "Je ne suis pas un numéro, je suis un homme libre", Numéro 6 ne va avoir de cesse de découvrir qui est le chef de cette organisation, le Numéro 1, et de faire tourner en bourrique les Numéros 2 successifs.

Durant les 17 épisodes que compte la série, le personnage de Numéro 6 va connaître différents états d'esprit. D'abord en rébellion totale contre son emprisonnement, il va ensuite chercher à comprendre ce que font là les autres habitants, comment fonctionne le Village, poser des questions pour en apprendre plus sur son emplacement géographique et, bien sûr, comment s'en échapper.

Ses interlocuteurs sont tantôt des villageois apeurés, tantôt des êtres manipulés par les autorités locales et Numéro 6 se sent assez vite moins seuls, mais qui croire ? Numéro 2 et ses équipes sont passés maîtres dans la manipulation mentale, la psychologie et les nouvelles technologies pour faire avouer à quiconque leurs secrets les plus enfouis. Heureusement, à ce petit jeu, Numéro 6 se montre lui aussi particulièrement retors.

La série était visionnaire et engagée puisqu'en 1967-1968, elle envisageait déjà un monde dans lequel le moindre de nos faits et gestes est filmé (et donc espionné), elle critiquait le consumérisme, la passivité politique des habitants du Village et la tyrannie exercée par les Numéros 2.

Affirmant jusqu'au bout son identité inclassable, le show se termine par un final psychédélique, flamboyant et même avec une fin ouverte, ultime provocation envoyée aux téléspectateurs qui s'attendaient à y trouver toutes les réponses à leurs interrogations. "Tout est clair si vous avez réfléchi en regardant les épisodes" semble être la seule réponse proposée par ce final inoubliable, mais qui a frustré nombre de fans.

Sans Le Prisonnier, il n'y aurait peut-être pas eu Twin Peaks ou Lost... D'ailleurs, ce héros seul contre tous, qui souhaite comprendre une organisation qui le dépasse, retenu prisonnier par des gardiens beaucoup trop polis ("Bonjour chez vous !") et souhaitant lui soutirer quelque chose que lui seul possède et peut leur donner... Ça ne vous rappelle pas un peu Pluribus ?...

Catherine Lara révèle avoir fait son coming-out à 5 ans

Invitée de Faustine Bollaert aux côtés de François-Xavier Demaison et Jean-Pierre Castaldi, Catherine Lara s’est livrée sans détour. À 80 ans, l’autrice-compositrice-interprète a évoqué son rapport à l’amour, sa jeunesse et son refus persistant d’être enfermée dans une définition figée de la sexualité.

Lors de l’émission diffusée le vendredi 9 janvier, l’animatrice a interrogé Catherine Lara sur les marqueurs forts de son identité. Son apparence, mais aussi sa vie intime, ont été évoquées. L’artiste, déjà connue pour sa parole libre, n’a pas esquivé le sujet. Elle a rappelé qu’elle avait très tôt compris son attirance pour les êtres, sans distinction de genre. Une réflexion qu’elle avait déjà partagée publiquement par le passé. Invitée en 2023 dans Un dimanche à la campagne, elle confiait face à Philippe Lellouche : “J’ai fait mon coming-out à l’âge de 5 ans. J’ai démarré très tôt !”

Elle précisait alors sa vision de l’amour, qu’elle n’a jamais voulu restreindre à une étiquette. “Je veux dire par là que j’ai toujours aimé les hommes et les femmes. C’est un être qui m’attire. J’ai toujours vu l’amour comme ça. J’aime les hommes plus que bien des femmes. J’aime l’être humain”. Une constance dans son discours, confirmée à nouveau sur France 3.

Face à Faustine Bollaert, la musicienne des années 1980 a tenu à nuancer les termes employés pour parler de sa sexualité. Lorsque l’animatrice évoque son “homosensualité”, Catherine Lara réagit immédiatement. Elle rappelle qu’elle s’est toujours sentie “libre d’aimer une femme, un homme, mais d’aimer quelqu’un surtout”. Une précision essentielle à ses yeux.

La chanteuse de Nuit magique explique également pourquoi elle rejette certaines définitions. “Je n'aime pas les (femmes), j'aime une femme et j'aime les hommes aussi donc je n'ai pas envie d'être enfermée. Je trouve que le mot homosexualité est un peu réducteur par rapport à mon amour pour la vie et à mon amour des êtres, des hommes et des femmes”. Un positionnement qu’elle assume depuis plusieurs décennies, aussi bien dans ses prises de parole que dans ses chansons, notamment Automne, écrite par Luc Plamondon en 1983.

Ce point de discorde permanent entre Josiane Balasko et sa fille Marilou Berry

Jamais Josiane Balasko et Marilou Berry ne s'était retrouvées ensemble sur scène jusqu'à présent. C'est désormais chose faite. Mère et fille se donneront la réplique dans Ça, c'est l'amour, du 23 au 26 janvier prochain, aux Théâtre des Bouffes-Parisiens. Mise en scène par Julie Anne-Roth, la pièce suit l'histoire d'une mère de famille qui s'incruste chez sa fille et son genre le soir de Noël sans avoir été invitée.

"Elle s'incruste et là, ça va être l'occasion de vous dire des choses. Ce sont des choses qui arrivent à tout le monde. On a tous un moment donné un poids de ses parents, d'avoir des parents qui débarquent alors que ce n'est pas prévu", expliquait Josiane Balasko à Léa Salamé dans le 20 Heures de France 2, le 17 décembre dernier. Une franche réussite que sa talentueuse fille mène de bout en bout.

Ce lundi 5 janvier 2026, Anne-Elisabeth a convié Josiane Balasko et Marilou Berry à venir promouvoir leur première collaboration théâtrale sur le plateau de C à vous. En fin d'interview, les invitées du jour ont accepté de se prêter à un petit quizz censé vérifier que l'une et l'autre se connaissent bien. La première question a été posée à Marilou Berry : "Quelle est la caractéristique physique que vous avez héritée de Josiane ?". Sans conteste, son nez, selon elle. Un point de discorde avec sa mère.

"Elle affirme le contraire", a révélé Marilou Berry. Josiane Balasko a plié un débat insoluble par une pirouette. "Je me suis fait refaire le pif. Il ne faut pas ressembler à ma fille, c'est tout", a rétorqué l'ex-membre du Splendid. Sa fille semble regretter cette intervention chirurgicale, estimant que Josiane Balasko avait "un très beau nez". "Quand je vois les photos d'elle jeune où elle est persuadée d'être grosse et moche alors que franchement ils sont forts pour lui avoir fait croire ça, je trouve qu'on a exactement le même nez", a-t-elle souligné, contre l'avis de sa mère.

La relation entre Josiane Balasko et Marilou Berry a été placée de longue date sous le signe de la complicité. Avec quelques incidents en chemin. Comme cette fois où la seconde a annoncé à la première son désir d'embrasser le même métier qu'elle. La fille de Philippe Berry avait alors 16 ans.

"Elle m'a dit : 'Si je ne suis pas actrice, j'irais faire le tapin à Hollywood'", s'est remémorée Josiane Balasko lundi dernier sur France 5. Si elle a fait rire les chroniqueurs de C à vous, l'anecdote n'en demeure pas moins véridique, selon la principale intéressée...