09 janvier 2026

Bande-annonce de Baise-en-ville

Après avoir été l'un des coups de cœur cannois au printemps 2025 - projeté hors compétition à la Semaine de la Critique en mai dernier - Baise-en-ville pourrait bien devenir l'un des coups de cœur ciné de ce début d'année 2026 dans les salles.

Avec un sens de la loufoquerie bien aiguisé, le réalisateur Martin Jauvat revient avec une nouvelle comédie - son deuxième long métrage après Grand Paris - incarnant un mec de banlieue pavillonnaire en pleine quête personnelle... boostée par une besace, ou plutôt un Baise-en-ville. La bande-annonce promet déjà une comédie un peu folle, peuplée de personnages déjantés.

Martin Jauvat incarne lui-même Sprite, le personnage central, entouré par l’extravagante Emmanuelle Bercot qui jouera une monitrice d’auto-école. William Lebghil sera le beau-frère et  Sébastien Chassagne, le patron d'une petite PME un peu spéciale... Michel Hazanavicius jouera le père sans limite. Et on retrouvera dans le reste de ce réjouissant casting Anaïde Rozam, Mahaut Adam et Géraldine Pailhas.

Synopsis : "Quand sa mère menace de le virer du pavillon familial s’il ne se bouge pas les fesses, Sprite se retrouve coincé dans un paradoxe : il doit passer son permis pour trouver un taf, mais il a besoin d'un taf pour payer son permis. Heureusement, Marie-Charlotte, sa monitrice d'auto-école, est prête à tout pour l'aider - même à lui prêter son baise-en-ville. Mais... C'est quoi, au fait, un baise-en-ville ?"

Baise-en-ville sortira le 28 janvier prochain au cinéma en France.

Jafar Panahi assistera aux Golden Globes, à Los Angeles, ce week-end

Alors que l’Iran est de nouveau secoué par une vague de contestation massive, Jafar Panahi a choisi de rompre le silence. Mercredi, le cinéaste iranien a publié sur son compte Instagram un appel signé par 184 personnalités du monde culturel, sportif et intellectuel iranien, un texte frontal, sans ambiguïté.

“Nous défendrons de toutes nos forces le droit à la liberté d’expression, nous condamnerons la répression et le meurtre des manifestants et nous nous tiendrons aux côtés du peuple iranien.”

Un texte qui n’a rien d’un geste impulsif, insiste Panahi interrogé par Variety. “Ce n’est pas quelque chose que nous avons décidé hier soir”, précise-t-il. “Cet appel a circulé pendant une semaine. Il est signé par 184 personnes issues du milieu du cinéma, mais aussi par des athlètes et des figures importantes d’autres corps de métier en Iran, qui estiment qu’un changement est nécessaire.”

Actuellement aux États-Unis, le réalisateur de Un Simple Accident se retrouve, une fois encore, à distance de son pays au moment où l’histoire s’accélère. Une position inconfortable qu’il connaît trop bien : "La dernière fois qu’il y a eu des manifestations de masse, j’étais en Iran, mais j’étais aussi incarcéré. J’étais en prison, sans accès libre à l’information. C’était très difficile de savoir ce qu’il se passait. Quand quelqu’un recevait un appel de l’extérieur, il venait nous donner des nouvelles en vitesse. Mais à part ça, je ne voyais rien." Cette fois, Panahi est libre — mais loin. "Le destin fait que, là encore, je suis à l’écart de ce qui se passe. Mais dès le deuxième jour des manifestations, j’ai senti que quelque chose était différent. Au quatrième jour, j’ai écrit sur Instagram que je pensais que cette fois-ci, ce serait autre chose."

Depuis Cannes, le cinéaste ne mâche plus ses mots. "Même lors des interviews que j’ai données à Cannes, je disais déjà que, selon moi, le régime était brisé. Il est déjà tombé en fait : politiquement, idéologiquement, économiquement et écologiquement. Sous tous les angles possibles, il est tombé. Ce qui existe encore n’est qu’une coquille. Une coquille qui ne tient que par la force."

Dans le même temps, Jafar Panahi est engagé à titre personnel dans une nouvelle bataille judiciaire avec les autorités de son pays. Son procès est toujours en cours, et l’incertitude demeure totale. “J’ai parlé avec mon avocat hier. Le tribunal s’est réuni, et il doit y retourner dans quelques jours pour connaître la décision. Je ne sais pas encore ce qui a été décidé."

Quant à l’idée même d’une relaxe, le cinéaste se montre d’un pessimisme lucide. "En Iran, il existe une expression parmi les prisonniers à propos de l’appel. Le mot signifie ‘réexaminer une décision’. Mais les prisonniers disent plutôt ‘confirmer la décision’. Voilà ce que signifie l’appel dans le système judiciaire iranien. En général, ils confirment ce qu’ils ont déjà décidé."

Pendant ce temps, Panahi découvre une autre réalité : celle d’un public international qui, enfin, peut voir ses films librement. "C’est une expérience nouvelle pour moi”, explique-t-il. "Avant, les règles de l’Académie ne permettaient pas à mes films d’être sélectionnés, parce qu’ils n’étaient pas projetés dans mon pays — ce que l’Iran n’aurait jamais autorisé. Sans la sélection française, cette campagne n’aurait sans doute pas existé." Les projections américaines l’ont marqué. "Les salles étaient pleines. Les spectateurs restaient pour les questions-réponses. Cela m’a procuré une immense joie."

Jafar Panahi confirme par la même occasion qu'il assistera bien aux Golden Globes dimanche soir.  Il sourit, presque surpris par lui-même : “Nous sommes arrivés à Los Angeles hier soir, après Palm Springs et New York. Puisque nous sommes à L.A., bien sûr que nous irons. J’imagine que je dois aller aux Golden Globes..." Un Simple Accident, production française et Palme d'Or à Cannes, sera très bien représentée avec 4 nominations dont deux pour le cinéaste exilé.

Psycho Killer : le film s'intéressera aux crimes d'un tueur en série sataniste

Voilà plus d'une décennie que le scénariste Andrew Kevin Walker tentait de développer Psycho Killer d'après un script écrit en 2007. Près de 20 ans plus tard, le film prend forme, enfin, grâce au studio Disney - à travers 20th Century Studios.

L'histoire se concentre sur un tueur masqué et anonyme, surnommé Satanic Slasher, qui sème la terreur à travers les États-Unis. Lors d'une rencontre fortuite dans les plaines du Kansas, il abat un officier de police sur la route.

Seule témoin du drame : la jeune épouse du patrouilleur – elle aussi policière. Bien décidée à démasquer le meurtrier, elle se lance à sa poursuite.

Si le nom du scénariste Andrew Kevin Walker ne vous dit rien, il est l'auteur de Seven, classique de David Fincher avec Brad Pitt et Morgan Freeman. Avec Psycho Killer, le scénariste revient à ses premières obsessions.

Au casting, on retrouve Georgina Campbell (Barbare), Logan Miller (Love, Simon) et Malcolm McDowell (Orange Mécanique).

Psycho Killer est attendu dans les salles américaines le 20 février prochain. Pour l'heure, aucune date de sortie française n'a été annoncée.

Team Démolition : premières images avec Dave Bautista et Jason Momoa

Disponible sur la plateforme Prime Vidéo le 28 janvier, Team Demolition réalisé par Angel Manuel Soto (Blue Beetle) s’annonce comme LA comédie d’action de la rentrée. La bande-annonce vient d’être dévoilée, et elle nous promet déjà un divertissement aussi drôle que spectaculaire, porté par un duo de superstars adoré des fans de blockbusters états-uniens : Jason Momoa (Aquaman) et Dave Bautista (Les Gardiens de la galaxie). 

Se déroulant dans les rues de l’île d’Hawaï, Team Démolition nous raconte l’histoire de deux demi-frères brouillés, Jonny (Jason Momoa) et James (Dave Bautista), qui se voient contraints de faire équipe après la mort mystérieuse de leur père. Alors qu'ils tentent de découvrir la vérité, des secrets enfouis refont surface et les loyautés sont mises à l'épreuve, révélant un complot qui menace de détruire leur famille. Ensemble, ils sont prêts à tout détruire sur leur passage.

Si le duo Jason Momoa et Dave Bautista ne suffisait pas à vous convaincre, sachez que le script de Team Démolition est signé de l’écrivain et scénariste Jonathan Tropper, un nom qui ne vous dit peut-être rien, mais c’est pourtant à lui que l’on doit la série d’action culte Banshee avec Antony Starr, ainsi que la série See, dont l’acteur principal était déjà Jason Momoa. Un auteur qui commence à compter à Hollywood, puisque c’est à lui que Lucasfilm a confié le scénario du prochain film de la saga Star Wars, intitulé Star Wars : Starfighter avec Ryan Gosling dans le rôle principal. 

L'Inconnue : première photo avec Léa Seydoux

Un visuel trouble pour faire patienter les fans ! Le magazine Les Cahiers du cinéma a diffusé une première photo du film fantastique L'Inconnue d'Arthur Harari.

On y devine Léa Seydoux, rôle principal féminin du film.

Elle y donne la réplique à Niels Schneider. Ce film français fantastique qui s'annonce très intrigant est l'adaptation d'un roman graphique consigné par Lucas et Arthur Harari, édité chez Sarbacane en novembre 2024.

À bientôt 40 ans, David Zimmerman est photographe mais personne ne le sait. Alors qu'il ne sort presque jamais de chez lui, des amis le traînent dans une fête insensée. Il y repère une femme dans la foule, ne peut en détacher le regard, la suit… Au coeur de la nuit, sa vie bascule. David se réveille… dans le corps de l'inconnue.

Dans les colonnes de Deadline, on apprend plus précisément qu'il s'agira d'un film de "body-swap", soit littéralement d'échange des corps.

Il s'agit de la troisième réalisation d'Arthur Harari après Diamant noir et Onoda(bande-annonce ci-dessus). Pour mémoire, Arthur Harari est aussi le coscénariste d'Anatomie d'une chute (qui a reçu la Palme d'Or, les César du Meilleur Film, de la Meilleure Réalisation ou du Meilleur Scénario Original, ou encore l'Oscar du Meilleur Scénario Original).

AlloCiné, c’est tous les jours plus de 40 articles traitant de l’actualité du cinéma et des séries, des interviews, des recommandations streaming, des anecdotes insolites et cinéphiles sur vos films et vos séries préférés. Vous abonner à AlloCiné sur Google Discover, c’est l’assurance d’explorer au quotidien les richesses d’un site conçu par des passionnés pour des passionnés.

Il prêtait sa voix à Michael Caine : le comédien français Frédéric Cerdal nous a quittés à l'âge de 81 ans

Si vous êtes fan de la trilogie The Dark Knight, vous reconnaitrez forcément sa voix. Le comédien français Frédéric Cerdal nous a quittés ce samedi 3 janvier à l'âge de 81 ans. Metteur en scène, auteur et acteur de théâtre, il est également connu pour sa carrière dans le domaine du doublage, et notamment pour avoir prêté son timbre chaleureux et solennel à Michael Caine dans ses derniers films.

Né à Paris en 1944, Frédéric Cerdal (de son vrai nom Alain Lebert) rêve de jouer la comédie dès l'âge de 14 ans. Après avoir étudié au Conservatoire de 1965 à 1968, il monte rapidement sur les planches et entame une carrière dans le théâtre, d'abord en tant qu'élève à la Comédie-Française, puis dans la troupe du Centre théâtral du Limousin à Limoges, et au théâtre des Deux-Lions à Paris.

C'est à la fin des années 80 qu'il commence à explorer le monde du doublage, prêtant sa voix si caractéristique à de nombreux comédiens anglophones. Outre Michael Caine, qu'il a notamment doublé dans tous les films de Christopher Nolan après avoir remplacé Dominique Paturel sur Batman Begins en 2005, Frédéric Cerdal a également doublé John Cleese (dans la saga Harry Potter), Anthony Hopkins (dans Rebel Moon) ou encore Jon Voight (dans Les Animaux Fantastiques).

Côté télévision, on pouvait l'entendre prêter sa voix à John de Lancie (Q) dans les séries Star Trek, ainsi qu'à trois personnages de Game of Thrones (Ser Barristan Selmy, Qhorin Mimain et le mestre Aemon).

Egalement très actif dans le jeu vidéo, il a vocalement participé à de nombreuses licences telles que World of Warcraft, God of War, Prince of Persia ou encore Fallout.

Il s'est éteint le 3 janvier 2026 à l'âge de 81 ans.

08 janvier 2026

Jennifer Garner révèle ce qui lui a fait le plus de mal dans son divorce avec Ben Affleck

Jennifer Garner et Ben Affleck ont trois enfants ensemble : Violet, 20 ans, Fin, 17 ans, et Samuel, 13 ans. Mariés en 2005, les deux acteurs ont finalisé leur divorce en 2018. Une époque qui laisse un goût amer à l’actrice d’Arrête-moi si tu peux, comme elle s’en est confiée à Marie Claire UK.

« Il faut savoir faire preuve d’intelligence quant à ce que l’on peut et ne peut pas gérer, et je ne pouvais pas gérer ce qui se passait », analyse-t-elle. Cependant, selon elle, « ce n’est pas ce se passait » autour de leur divorce « qui était difficile », c’était « la rupture réelle d’une famille ».

« C’est la perte d’un véritable partenariat et d’une véritable amitié qui était difficile », ajoute celle qui a fait le choix de mettre entre parenthèses sa carrière pour élever ses enfants, sans pour autant considérer cette décision comme un « sacrifice ».

« C’était vraiment difficile d’aller travailler et cela a clairement influencé les choix de carrière que j’ai faits », a simplement expliqué la comédienne de 53 ans, qui sera à l’affiche de La Dernière chose qu’il m’a dite sur Apple TV le 20 février. Aujourd’hui, Jennifer Garner est « fière de la façon dont ils avancent dans la vie et fière qu’ils fassent tant d’efforts ».

Ben Affleck déclarait de son côté en juin avoir « vraiment de la chance d’avoir une excellente co-parent et partenaire en la personne de Jennifer Garner, la mère des enfants, qui est merveilleuse et formidable, et avec qui je travaille très bien ». L’acteur a, lui, surtout, réglé ses problèmes d’addiction et poursuivi sa carrière à l’écran.

Jennifer Garner fréquente aujourd’hui l’homme d’affaires John Miller, tandis que Ben Affleck a finalisé son divorce de Jennifer Lopez au début de l’année dernière.

Maxime Switek a eu la "moitié du visage paralysé" à cause de son rythme de travail

Les trajectoires médiatiques sont parfois façonnées par des sacrifices invisibles. Celle de Maxime Switek en est un exemple. À 45 ans, le journaliste incarne aujourd’hui le 20h BFM sur la chaîne d’information. Mais son parcours n’a pas été de tout repos loin de là.

Pour rappel, c’est dans l’émission de France 5, C à vous, que le journaliste a été révélé en 2013. Et il y est resté durant sept saisons, d’abord aux côtés d’Anne-Sophie Lapix puis d’Anne-Elisabeth Lemoine. En parallèle, il menait de front la matinale d’Europe 1 entre 2011 et 2015. Une période charnière. À l’époque, ses journées commençaient au cœur de la nuit. Une cadence qui a une des conséquences sur sa santé.

Invité sur le plateau du Buzz TV ce mercredi 7 janvier, le présentateur du 20H de BFMTV est revenu sur cette période de sa vie. "Il ne faut pas être fâché avec son réveil", a-t-il lancé, avant d’ajouter : "Me lever à 1h55 du matin, je suis traumatisé, j’ai toujours l’horaire en tête". Et le journaliste de se confier un peu plus sérieusement : "Ça fatigue, ça use le corps et j’ai eu des problèmes de santé à cause de ça". Maxime Switek a poursuivi : "Ce qu’on appelle une paralysie à frigore, c’est-à-dire, la moitié du visage paralysé". Il a ensuite rassuré : "C’est beaucoup moins grave [qu’un AVC] parce que ça repart. C’est resté bloqué 12 jours". 

Le présentateur de BFMTV a ensuite détaillé son rythme de l’époque : "Je dormais en deux fois, après j’ai cumulé la matinale et France 5. Je me levais à 2h du matin, j'arrivais au travail à 3h30, je repartais à 9h30, j'allais me recoucher. Et je repartais à 15h à France 5 et ça recommençait comme ça cinq jours par semaine. J'ai tenu quatre ans donc au-delà de la matinale, ce rythme-là, il use." Même les recommandations des médecins n’avaient pas suffi à l’arrêter. "Quand les médecins m’ont dit de ralentir, je me suis dit ‘très bonne idée, je vais faire les deux’". Aujourd’hui, il l’assure : "Je ne le referais plus. C’était de la folie !"

En octobre 2025, dans une interview accordée à Gala, Maxime Switek évoqué déjà son rythme de travail. À la question : "N’êtes-vous pas fatigué avec ce rythme effréné à l’antenne ?", il avait répondu : "La préparation des émissions peut être fatigante, surtout avec toutes les émissions spéciales qu’on enchaîne, mais je ne vais pas me plaindre... Je ne vais pas à la mine, ce serait ridicule." Et de nuancer légèrement : "Mais je ne vous cache pas qu’à la fin des 3h15 de direct, je suis un poil rincé."

Après les obsèques de Brigitte Bardot, une petite entreprise picarde assaillie par des centaines d’appels

Le 28 décembre dernier, Brigitte Bardot rendait son dernier souffle, à l’âge de 91 ans. Ce 7 janvier, l’icône française a été inhumée à Saint-Tropez, dans un cercueil en osier.

Ce choix, symbolique et engagé, a entrainé une exposition médiatique de la vannerie Candas, située dans la Somme, qui a confectionné le cercueil.

Le 7 janvier dernier, la télévision française diffusait en direct les images des obsèques de Brigitte Bardot, à Saint-Tropez. L’ancienne actrice a été inhumée dans un cercueil en osier unique, qui a aussitôt marqué les esprits. Ce dernier choix de l’icône française a en effet mis un coup de projecteur sur une vannerie de la Somme, à l’origine du cercueil. "Les images du cercueil de Brigitte Bardot ont été diffusées à 11h à la télé, et à 11h10 nous recevions les premiers appels", a expliqué Xavier Quointeau, directeur de la petite entreprise artisanale située au Boisle, auprès de France 3.

"Ça n’a pas arrêté de la journée : que ce soient les appels, les mails ou sur les réseaux. À minuit nous étions encore en train de répondre à toutes les questions et demandes des particuliers et des agences de pompes funèbres" a-t-il ajouté. Décédée le 28 décembre à l’âge de 91 ans, Brigitte Bardot repose désormais dans cette sépulture naturelle au cimetière marin de Saint-Tropez, dans le Var.

Audrey Quointeau, co-gérante de la vannerie a expliqué : "Quelques jours avant les obsèques, nous avons eu l’information du choix du cercueil, mais par respect nous avons choisi de ne rien divulguer avant la cérémonie". Ce n’est pourtant pas la première fois que ce cercueil picard est utilisé à Saint-Tropez. "Il y a quelques mois, nous avons été contactés par la famille de Patrice de Colmont, figure locale à Ramatuelle et patron du mythique Club 55. (…) Il était donc proche de Brigitte Bardot. La famille de l’actrice a peut-être vu le cercueil à ses funérailles", a expliqué le directeur.

"Nous travaillons à partir d’une caisse en bois que l’on habille de notre tressage en osier. Cela prend une quinzaine d'heures et entre 20 et 25kg de matière" a-t-il ajouté. L’osier est "100 % français", récolté localement et dans les Ardennes. Fier, mais prudent, Xavier Quointeau a ensuite conclu : "L’idée n’est pas de surfer sur cette vague, mais de mettre en avant ce savoir-faire ancestral et développer cette activité parallèle pour pérenniser notre entreprise". 

Judith Godrèche peine à retrouver du travail au cinéma depuis sa lutte contre les violences sexuelles

Judith Godrèche a été la témoin malheureuse des « conséquences » de ses prises de paroles contre les violences sexistes et sexuelles dans l’industrie du cinéma. L’actrice et réalisatrice, qui a accusé en 2024 les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon de viol sur mineur pour des faits présumés datant de son adolescence, s’apprête à sortir un nouveau livre autobiographique, Prière de remettre en ordre avant de quitter les lieux, aux éditions Seuil.

À cette occasion, l’auteure de 53 ans a récemment confié au magazine Elle que son combat public, qu’elle a notamment porté devant le Sénat deux ans plus tôt pour l’ouverture d’une commission d’enquête sur ces violences dans le milieu du cinéma, l’avait fait blacklister auprès de certains collègues. « Ils ont bloqué mon numéro », a-t-elle déclaré, comme l’a repéré Télé 7 Jours. « Seule la cheffe opératrice Caroline Champetier m’a appelée et la réalisatrice Claire Denis m’a écrit. Un mot très touchant ».

Par conséquent, Judith Godrèche, qui a commencé sa carrière à un très jeune âge, ne se voit plus offrir beaucoup de rôles, « même pas de la figuration pour traverser la rue ». « Il n’y a pas que le désir des réalisateurs ou des réalisatrices qui entre en jeu, il y a aussi un marché, une réalité du financement », a-t-elle expliqué à la publication. « Vu mes prises de position, je ne suis peut-être pas le meilleur atout aujourd’hui. Qui sait… »

Après sa prise de parole sur la scène des César en 2024, Judith Godrèche a affirmé au Parisien qu’elle ne « lâcherai (t) pas » son combat « douloureux », malgré une certaine culpabilité et le « sentiment de "trahir" en quelque sorte la grande famille du cinéma ». Auprès du magazine Elle, la cinéaste a estimé qu’elle constaterait les « gains » de cette lutte une fois qu’elle aurait reposé ses armes. Mais ce n’est pas pour tout de suite !