08 janvier 2026

Après les obsèques de Brigitte Bardot, une petite entreprise picarde assaillie par des centaines d’appels

Le 28 décembre dernier, Brigitte Bardot rendait son dernier souffle, à l’âge de 91 ans. Ce 7 janvier, l’icône française a été inhumée à Saint-Tropez, dans un cercueil en osier.

Ce choix, symbolique et engagé, a entrainé une exposition médiatique de la vannerie Candas, située dans la Somme, qui a confectionné le cercueil.

Le 7 janvier dernier, la télévision française diffusait en direct les images des obsèques de Brigitte Bardot, à Saint-Tropez. L’ancienne actrice a été inhumée dans un cercueil en osier unique, qui a aussitôt marqué les esprits. Ce dernier choix de l’icône française a en effet mis un coup de projecteur sur une vannerie de la Somme, à l’origine du cercueil. "Les images du cercueil de Brigitte Bardot ont été diffusées à 11h à la télé, et à 11h10 nous recevions les premiers appels", a expliqué Xavier Quointeau, directeur de la petite entreprise artisanale située au Boisle, auprès de France 3.

"Ça n’a pas arrêté de la journée : que ce soient les appels, les mails ou sur les réseaux. À minuit nous étions encore en train de répondre à toutes les questions et demandes des particuliers et des agences de pompes funèbres" a-t-il ajouté. Décédée le 28 décembre à l’âge de 91 ans, Brigitte Bardot repose désormais dans cette sépulture naturelle au cimetière marin de Saint-Tropez, dans le Var.

Audrey Quointeau, co-gérante de la vannerie a expliqué : "Quelques jours avant les obsèques, nous avons eu l’information du choix du cercueil, mais par respect nous avons choisi de ne rien divulguer avant la cérémonie". Ce n’est pourtant pas la première fois que ce cercueil picard est utilisé à Saint-Tropez. "Il y a quelques mois, nous avons été contactés par la famille de Patrice de Colmont, figure locale à Ramatuelle et patron du mythique Club 55. (…) Il était donc proche de Brigitte Bardot. La famille de l’actrice a peut-être vu le cercueil à ses funérailles", a expliqué le directeur.

"Nous travaillons à partir d’une caisse en bois que l’on habille de notre tressage en osier. Cela prend une quinzaine d'heures et entre 20 et 25kg de matière" a-t-il ajouté. L’osier est "100 % français", récolté localement et dans les Ardennes. Fier, mais prudent, Xavier Quointeau a ensuite conclu : "L’idée n’est pas de surfer sur cette vague, mais de mettre en avant ce savoir-faire ancestral et développer cette activité parallèle pour pérenniser notre entreprise". 

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