09 octobre 2025

Trailer d’Aucun autre choix, avec Lee Byung-hun et Ye-jin Son

Park Chan-wook, le réalisateur de Old Boy, Mademoiselle, Decision to leave ou Sympathy for Mister Vengeance revient avec Aucun autre choix. Un thriller social porté par Lee Byung-hun (Squid Game) et Ye-jin Son. Inspiré du roman The Ax de Donald Westlake, déjà adapté en 2005 par Costa-Gavras sous le titre Le Couperet avec José Garcia, le film a fait sensation lors du dernier festival de Venise.

Voilà le concept : un père de famille perd son emploi et voit sa vie s’effondrer. Afin de retrouver un poste et son statut social, il décide d’éliminer - littéralement - ses concurrents. La bande-annonce, tendue et millimétrée, est déjà un petit régal. 

Aucun autre choix sortira au cinéma en France le 11 février prochain.

Bande-annonce d'Animal Totem, avec Samir Guesmi

C'est un road-movie singulier que propose la bande-annonce d’Animal Totem : Samir Guesmi incarne Darius, homme à la valise à roulettes à laquelle il est menotté, et qui traverse campagnes et banlieues pour mener à bien une mystérieuse mission. Le film de Benoît Delépine semble jouer autant de la poésie visuelle que de la colère politique, et prend la forme d'un mélange de conte et de pamphlet.

La note d’intention de Delépine, éclaire Animal Totem : "À l’origine, Gustave et moi, dans l’impossibilité de faire notre film Dada pour de tristes raisons financières, avons décidé de faire chacun un album solo : lui à l’Île Maurice, moi en Picardie. Est-ce le souvenir de mon père agriculteur, qui rentrait parfois jaune des pieds à la tête de produits chimiques ? Le bonheur des mois de moisson ? Les plaines céréalières à perte de vue, les humains un peu sauvages, les animaux qui leur survivent ? Figer ces moments importants de ma vie. Autre piste : beaucoup trop de mes proches sont morts du cancer « en bonne santé » - « elle ne fumait pas », « c’est la faute à pas de chance ». Et puis, ces temps-ci, on découvre les PFAS, polluants éternels, partout. Et surtout, on découvre qu’on ne les découvre seulement aujourd’hui parce qu’on ne voulait pas les chercher hier. Décider d’écrire après un combat écologiste gagné dans ma région d’adoption : une usine d’enrobés bitumineux qui menaçait de s’installer à deux pas d’une zone Natura 2000, en bord de Charente. Des envies de hurler. De me venger symboliquement grâce au cinéma."

Delépine y évoque également l’animisme, la grâce des animaux, le désir de filmer avec une "rétine de prédateur"et l’envie de revenir à un tournage léger, libre et presque enfantin. Il explique aussi la découverte de Samir Guesmi et ses airs de "James Bond mâtiné de Monsieur Hulot", qu'on retrouve effectivement dans cette bande-annonce.

Animal Totem sortira en salles en France le 10 décembre 2025,

Good Luck, Have Fun, Don’t Die : la première image du nouveau Gore Verbinski dévoilée

Le grand retour de Gore Verbinski ? Le réalisateur à qui l’on doit les trois premiers Pirates des Caraïbes, Rango, The Weather Man ou The Lone Ranger, fait son grand retour derrière la caméra après huit ans d’absence. Son dernier long métrage, A Cure for Life, remontait en effet à 2017. Aujourd’hui, il revient avec un projet aussi intrigant qu’ambitieux, intitulé Good Luck, Have Fun, Don’t Die, dont Fandango vient de dévoiler la première image officielle sur X.

Porté par Sam Rockwell, Haley Lu Richardson et Michael Peña, le film mêle action, comédie et science-fiction. L’intrigue suit un homme venu du futur (Rockwell, donc) qui fait irruption dans un diner de Los Angeles afin de recruter des clients désabusés. Ensemble, ils devront affronter une intelligence artificielle menaçant l’humanité tout entière.

Sur cette première photo, on distingue des objets qui flottent dans les airs (est-ce lié à la technologie du voyage dans le temps ?), et notamment une figurine en plastique de soldat. Aucune date de sortie n’a encore été annoncée en France, mais Good Luck, Have Fun, Don’t Die sera dans les salles américaines fin janvier prochain. Espérons qu’il en sera de même chez nous…

Indociles sur Netflix : ces établissements pour ados difficiles existent-ils vraiment ?

Cela fait plus de deux semaines que la série Indociles se fait une jolie place dans le top séries de Netflix. Et même si cela peut paraître étonnant, la série avec Toni Collette s'inspire d'une véritable école pour adolescents en difficulté.

Derrière le thriller psychologique qui captive les spectateurs se cache une réalité dérangeante propre aux États-Unis : c'est qu'on appelle la "troubled teen industry", une industrie multimilliardaire qui gère des centres résidentiels pour adolescents en difficulté.

Ce "business" se chiffre à hauteur de 23 milliards de dollars par an ! Pour vous faire une idée concrète de ces établissements et de leurs effets délétères sur les ados qui y sont expédiés, prenez le temps de regarder ce reportage édifiant de la chaîne britannique SkyNews avec des témoignages de personnes traumatisées par leur expérience :

En résumé, cette industrie américaine englobe une large gamme de programmes résidentiels pour jeunes destinés aux adolescents en difficulté – d'où le terme de "troubled teen industry" – incluant des centres de traitement, des programmes en pleine nature, des camps militaires et des pensionnats dits thérapeutiques. Ces établissements privés, et très coûteux, accueillent des jeunes présentant des troubles d'apprentissage, souffrant de dépression ou de toxicomanie.

"J'ai commencé à développer Indociles en me basant sur beaucoup de choses, mais principalement sur mes propres expériences en tant que jeune personne", confie Mae Martin, qui tient le rôle du policier Alex Dempsey et qui a créé la série, à Tudum.

"J'étais indocile ado au début des années 2000, et ma meilleure amie Nicole a été envoyée dans l'un de ces instituts pour 'adolescents difficiles' quand elle avait 16 ans. Quand elle est revenue et a partagé ses histoires, je suis devenue assez obsédée par cette industrie."

Le personnage d'Evelyn Wade, jouée par l'excellente Toni Collette, trouve ses racines dans Synanon, une organisation bien réelle. "C'était une secte d'auto-assistance dans les années 70 à Los Angeles, qui a finalement été fermée, mais qui s'est en quelque sorte transformée et a fait partie des débuts de l'industrie des 'adolescents difficiles'", explique Martin à Esquire.

On apprend cet article de Life que Synanon pratiquait le "Synanon Game" : des séances de "thérapie d'attaque" où les membres étaient "encouragés à critiquer et humilier les autres", une méthode similaire aux séances de La Chaise montrées dans la série.

Cependant, cette industrie a été confrontée à de nombreux scandales dus à la maltraitance d'enfants, à la corruption institutionnelle et à des décès. En 2007, le Government Accountability Office (un organisme d'audit, d'évaluation et d'investigation du Congrès américain) a publié une étude vérifiant des milliers de rapports d'abus et de décès dans ces établissements depuis 1990.

Paris Hilton a d'ailleurs raconté dans son documentaire This Is Paris – disponible gratuitement sur YouTube – avoir été kidnappée dans son lit en pleine nuit quand elle était adolescente. Une expérience identique au personnage d'Abbie dans Indociles et qu'on imagine bien traumatisante...

Premières images des Légendaires : l'adaptation de cette BD d'aventure

Après le papier et le petit écran, Les Légendaires arrivent bientôt au cinéma !

Née en 2004 sous la plume de Patrick Sobral, la série de bandes dessinées composée de 23 albums s'est déjà vendue à plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde. Si l'œuvre de l'auteur français a déjà donné naissance à 8 séries d'albums dérivées, une adaptation en manga, en jeu de rôle et en série animée, c'est la première fois qu'un film de cinéma va voir le jour.

Et c'est Guillaume Ivernel, réalisateur de Chasseurs de dragons et Spycies qui met en scène ce long métrage qui s'appuie sur les deux premiers tomes de la série.

Les Légendaires, raconte l'histoire d' intrépides aventuriers, jadis, les plus grands héros de leur temps. Mais suite à une terrible malédiction, les voilà redevenus... des enfants de 10 ans ! Danaël, Jadina, Gryf, Shimy et Razzia vont unir leurs pouvoirs pour vaincre le sorcier Darkhell et libérer leur planète de l’enfance éternelle…

L'affiche officielle, également dévoilée ce jour, fait directement référence à la couverture du premier tome de la bande-dessinée.

La bande-annonce dévoilée ce jour nous montre l'étendue de l'univers créé par l'équipe du long métrage produit par Pan Animation. Le studio a également dévoilé le casting vocal composé de nombreux comédiens de doublage expérimentés.

L'influenceur et humoriste Roman Doduik prête sa voix au héros Danaël, Esthèle Dumand double Jadina, Elise Tilloloy, vue dans Largo Winch : le prix de l'argent, est Shimy, Thomas Sagols double Razzia, Antoine Schoumsky est Gryf, Damien Witecka (voix française de Leonardo DiCaprio) est Darkhell, Arthur Raynal est Elysio, Lila Lacombe double Ibycellia, Lucien Jean-Baptiste prête sa voix au Roi, Marjorie Frantz est La reine, Dorothée Pousséo (VF de Margot Robbie) double Shamira, Aurélie Konaté est Mamy, Christophe Lemoine double Kobi tandis que Bernard Lanneau (voix française de Kevin Costner) est Skroa.

Le long métrage sort dans nos salles le 28 janvier prochain mais une avant-première est déjà prévue au Grand Rex le 9 novembre prochain.

08 octobre 2025

Poupette Kenza : c’est déjà la fin, l’annonce choc

Figure emblématique et controversée des réseaux sociaux, Kenza Benchrif, alias Poupette Kenza, a une nouvelle fois pris tout le monde de court. À seulement 25 ans, mère de trois enfants et exilée à Dubaï, elle avait tenté un virage radical : quitter le monde de l’influence pour entamer des études et poursuivre un rêve qu’elle disait nourrir depuis toujours, celui de devenir médecin. L’annonce de cette reconversion avait été faite le 31 août 2025, suscitant à la fois admiration, étonnement… et scepticisme. À peine un mois plus tard, ce 7 octobre, la jeune femme annonce la fin de cette aventure universitaire, invoquant une vie personnelle trop chargée et la nécessité de se recentrer sur ses enfants. Un revirement express qui relance les débats autour de la sincérité de ses démarches.

Au moment de son annonce, les médias people avaient relayé son ambition de rejoindre les bancs de la faculté de médecine. Cette nouvelle avait été perçue par certains comme une tentative sincère de repartir sur des bases solides après une période particulièrement difficile marquée par des démêlés judiciaires, une incarcération entre juillet et octobre 2024, et une image publique en lambeaux.

Poupette Kenza semblait vouloir se réinventer. Pourtant, dès les premiers jours, plusieurs zones d’ombre entouraient sa démarche, notamment sur la nature réelle de ses études.

Malgré les titres accrocheurs évoquant une entrée en faculté de médecine, il s’est rapidement avéré que Kenza Benchrif n’était ni en PASS ni en LAS, les deux voies officielles menant aux études médicales en France. Elle était en réalité inscrite en licence Sciences de la Vie, de la Terre et Chimie (SVTC), un cursus scientifique qui peut, dans certains cas, mener à des passerelles, mais qui ne garantit en rien un accès direct aux études médicales.

L’influenceuse avait mentionné avoir été acceptée ailleurs avant de rencontrer des difficultés administratives, mais la véracité de ces informations est difficile à vérifier. Certains ont d’ailleurs souligné des incohérences dans ses explications, renforçant l’idée que ce projet d’études aurait pu être davantage une opération de communication qu’une réelle reconversion académique.

À peine un mois après la rentrée, Kenza Benchrif a annoncé mettre un terme à ses études. Elle a expliqué que son quotidien était devenu trop lourd à gérer avec trois jeunes enfants, et qu’elle devait prioriser leur bien-être. L’organisation, les horaires, la charge mentale : tout aurait été trop difficile à concilier avec des études scientifiques exigeantes.

Ce retrait précipité a déclenché de nombreuses réactions en ligne, entre compréhension sincère et critiques acerbes. Une partie de ses abonnés s’est montrée compatissante, saluant son honnêteté. Mais une autre frange du public y a vu une nouvelle mise en scène, un buzz orchestré autour d’un rêve abandonné aussi vite qu’il avait été proclamé.

Zendaya et Inoxtag sont au top des personnalités préférées des jeunes Françaises de 18 à 24 ans

L'une est une comédienne américaine très hype, l’autre une star des réseaux sociaux… Les noms des personnalités pour lesquelles « craquent » les jeunes françaises de 18 à 24 ans viennent d’être dévoilés dans le sondage À quoi rêvent les jeunes femmes ? réalisé pour TF1 et Elle, qui l’a publié mercredi 8 octobre 2025.

On y découvre, côté hommes, un quinté pas si surprenant : derrière le youtubeur Inoxtag (22 % des suffrages), qui a marqué l’année 2024 avec Kaizen, le film qui retrace son ascension de l’Everest, on trouve l’acteur Omar Sy (21 %), longtemps personnalité préférée des français, Squeezie, un autre youtubeur (17 %), le rappeur marseillais Jul (17 %) et l’acteur Pierre Niney (14 %).

Côté personnalités féminines, même dynamique : sur la plus haute marche, l’américaine Zendaya (27 %), actrice de la série Euphoria et de la saga Spider-Man, est talonnée par l’influenceuse française Lena Situations (25 %). Suivent la chanteuse Barbadienne Rihanna et l’actrice française Adèle Exarchopoulos, ex aequo (24 %) et la chanteuse américaine Beyoncé (18 %).

Très riche, le sondage publié par Elle s’intéresse aussi aux désirs, aspirations et craintes de nos jeunes concitoyennes. On y apprend par exemple que si seules 26 % d’entre elles sont confiantes en l’avenir, 58 % se sentent bien dans leur peau et près de la moitié (48 %) rêve de voyager.

Le magazine féminin précise que le sondage À quoi rêvent les jeunes femmes ?, a été réalisé du 27 juin au 1er juillet 2025 via l’Access Panel Toluna et auprès de 1.514 personnes de 18 à 74 ans représentatives de la population française (dont un échantillon de 358 personnes de 18 à 24 ans).

Un simple accident, de Jafar Panahi : pourquoi le film iranien représente la France aux Oscars ?

Onzième film de Jafar Panahi, Un Simple accident a remporté la Palme d'or au 78e Festival de Cannes, prix remis par la présidente Juliette Binoche, et a été sélectionné pour représenter la France aux Oscars. Il ne s'agit pas d'une nomination officielle, seulement d'une sélection. La décision finale sera connue le 22 janvier 2026.

Seulement, bon nombre de spectateurs s'interrogent sur cette décision. Pourquoi le film, écrit et réalisé par un Iranien et tourné dans les rues de Téhéran, ne représente pas son pays d'origine ?

La réponse est simple : en Iran, un film qui outrepasse la censure du régime iranien devient un film hors-la-loi. C'est le cas des œuvres de Jafar Panahi, dont Un Simple accident, qui a dû tourner son long métrage de façon clandestine à Téhéran.

"Pour envoyer son film aux Oscars, il faut que celui-ci sorte en salle dans son pays d’origine. Or, ce n’est pas possible pour moi, explique Jafar Panahi à AlloCiné. Il faudrait adhérer aux conditions de l'État, donc à la censure. Je n'ai jamais fait cela. Malheureusement, nous sommes dépendants de ces règles-là."

Il poursuit : "C'est pour cela qu'il faut trouver une solution. Même si je comprends les Oscars. Il y a beaucoup de prix et la partie internationale reste petite. Peut-être qu'ils ne voient vraiment pas l'utilité de penser à cette partie de leur sélection mais en même temps, il faudrait quand même trouver une solution pour tous ces pays en difficulté."

D'autres pays sont confrontés à ce problème, comme la Russie ou la Chine et les cinéastes de ces nationalités doivent, à leur tour, trouver des solutions.

Pour exister, Un Simple accident a trouvé de l'aide en France, grâce au CNC [Centre national du cinéma et de l'image animée, ndlr], au distributeur Memento ou mk2. "Ce film montre que le cinéma ne connaît pas de frontières et que l’on peut faire tomber les murs qui se dressent entre nous", conclut Jafar Panahi.

Un Simple accident, actuellement au cinéma

Benjamin Lavernhe présentera la 51ème édition des César

Le voile se lève sur la 51e cérémonie des César. La soirée, qui se tiendra le 27 février prochain, mettra à l'honneur le meilleur du cinéma français. Pour présenter la soirée, l'Académie à choisi l'acteur Benjamin Lavernhe, sociétaire de la Comédie-Française, comme maître de cérémonie.

Il succède ainsi à d'autres noms comme Antoine De Caunes, Valérie Lemercier ou encore Florence Foresti. Dans son communiqué, l'Académie explique son choix pour l'acteur "dont la finesse de jeu, l'humour et l’élégance promettent une cérémonie joyeuse, rythmée et généreuse".

En 2024, Benjamin Lavernhe était à l'affiche d'un des plus gros succès français de l'année au cinéma, En fanfare d'Emmanuel Courcol avec Pierre Lottin. Le film avait séduit 2 618 966 Français dans les salles.

Parmi les autres films notables de l'acteur on peut citer Le Sens de la fête d'Éric Toledano et Olivier Nakache, Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal, Le Discours de Laurent Tirard ou encore Jeanne du Barry de Maïwenn.

Cette 51e cérémonie sera, entre autres, marquée par la présence de Jim Carrey qui recevra un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.

Elle a gagné 8 Oscars mais personne ne la connaît ! Qui est cette légende du cinéma injustement oubliée qui a inspiré un personnage culte de Pixar ?

Pendant plus de 50 ans, cette femme a façonné l'élégance des films hollywoodiens, habillant les plus grandes stars mondiales. Pourtant, en 2025, plus personne ne la connaît... à part les cinéphiles aguerris. Cette grande chef costumière, c'est Edith Head, qui a remporté la bagatelle de 8 Oscars sur 35 nominations ! Elle est la femme la plus titrée de l'Histoire de l'Académie, rien que ça !

Née en 1897 en Californie, Edith Head entre au département costumes du studio Paramount en 1924. Elle conçoit son premier costume pour le film muet The Wanderer en 1925. Son talent se fait véritablement remarquer en 1933 avec Lady Lou, où elle imagine la célèbre robe portée par la sublime Mae West.

En 1938, elle devient la première femme à prendre la tête du département des costumes d’un grand studio hollywoodien. Edith Head déploie son génie pendant 43 ans à la Paramount, avant de rejoindre Universal en 1967, à l’âge de 70 ans, sans doute pour retrouver son ami Alfred Hitchcock, avec qui elle avait collaboré sur 11 longs-métrages, dont le fameux Sueurs froides.

Parmi ses créations les plus notables, on peut citer la célèbre robe blanche créée en 1952 pour Elisabeth Taylor dans le film Une place au soleil. Son travail sur le film lui vaudra son 4ème Oscar. À l'époque, cet habit était une véritable révolution : il s'agissait de la première robe sans bretelle.

Elle a remporté un tel succès que tous les couturiers et designers des années 50 ont décidé de la copier. La robe est par la suite devenue un modèle pour les mariages et les bals de fin d'année dans les lycées américains. Elle reste encore incontournable aujourd'hui. 

Avant cette consécration, elle avait déjà été célébrée dès 1950, avec une première statuette pour son travail sur L'Héritière, avec Olivia de Havilland et Montgomery Clift. L'année suivante, elle avait réussi l'exploit de glaner deux Oscars pour deux films différents, Samson et Dalila et Eve. À l'époque, il y avait deux catégories pour les costumes, un pour les films en couleur et un autre pour les films en noir et blanc.

Après Une place au soleil, elle remporte encore 4 autres récompenses pour autant de grands classiques : Vacances romaines (1954) et Sabrina avec la très classe Audrey Hepburn (1955), Voulez-vous pécher avec moi (1961) et L'Arnaque (1974). Par ailleurs, son talent pour la création des costumes n'était pas uniquement au service des tournages.

Les actrices n'hésitaient pas aussi à la solliciter pour qu'elle dessine des robes portées lors des cérémonies, en particulier les Oscars. "Mon credo, c'est de faire en sorte que le public remarque les acteurs, et non les vêtements", aimait-elle souvent rappeler. 

Fun fact : son influence est si puissante que Pixar lui a rendu hommage en créant un personnage à son image : Edna Mode dans la saga Les Indestructibles. Avec ses grosses lunettes rondes et sa coupe courte pourvue d'une frange caractéristique, Edith Head était une figure reconnaissable entre 1000.

Disparue en 1981 à l'âge de 83 ans, cette reine de l’élégance hollywoodienne ne portait, paradoxalement, que 4 couleurs : le noir, le blanc, le beige et le marron. En tout, Edith Head a travaillé sur plus de 440 oeuvres, et créé près de 700 costumes au cours de sa prolifique carrière. 44 ans après sa mort, son influence reste très présent et son héritage perdurera encore très longtemps.