04 décembre 2024

Ben Stiller en Marty McFly dans Retour vers le futur ? Il avait passé une audition

L'histoire assez dingue du casting de Marty McFly pour Retour vers le futur est aujourd'hui bien connue. Après que de nombreux comédiens aient auditionné pour le rôle, c'est Eric Stoltz qui est finalement choisi par la production. Mais après cinq semaines de tournage, saisis par le doute et désireux d'apporter une touche plus comique au personnage, le réalisateur Robert Zemeckis et le scénariste Bob Gale décident de le remplacer par Michael J. Fox.

Cette histoire géniale dans les coulisses de Retour vers le futur, tout le monde, donc, la connaît. Mais saviez-vous que parmi les acteurs ayant auditionné pour jouer Marty McFly, il y en avait un qui est aujourd'hui devenu totalement incontournable à Hollywood ?

Celui qui aurait pu se glisser dans la peau du personnage, qui est aujourd'hui l'un des poids lourds de la comédie US, c'est Ben Stiller (qui pense qu'il serait quasi-impossible de refaire l'un ses films sorti il y a 16 ans) ! Sur le réseau social X, le compte All The Right Movies a déniché des images de l'audition du comédien, alors âgé de même pas vingt ans et sans aucune expérience à l'écran.

L'audition de Ben Stiller pour Retour vers le futur est à découvrir en images ci-dessous à partir de 2 minutes 50. Mais n'hésitez pas à visionner l'intégralité de la vidéo, qui montre les essais d'autres comédiens pour le rôle de Marty, ainsi que les prestations de Kyra Sedgwick en Jennifer Parker et de Billy Zane en Biff Tannen (Zane obtiendra finalement le rôle de Match, l'un des voyous du gang de Biff).

L'échec de Ben Stiller à cette audition de Retour vers le futur n'a pas du tout eu d'impact négatif sur sa carrière, l'Américain enchaînant très vite en écrivant des sketches pour le Saturday Night Live et en effectuant ses débuts sur grand écran dans la comédie À la poursuite de Lori. La suite, on la connaît, Stiller devenant un nom incontournable du paysage hollywoodien.

Jenifer confie pour la première fois avoir subi plusieurs fausses couches

À42 ans, Jenifer est la maman comblée de trois garçons : Aaron, 21 ans qu'elle a eu avec Maxim Nucci, Joseph, 10 ans dont le papa est l’acteur Thierry Neuvic, et Juvanni, 3 ans qu'elle a eu avec Ambroise Fieschi, un entrepreneur corse. Pourtant, son parcours n’a pas toujours été rose. Le 29 novembre sur France Inter, dans l’émission musicale de Frédéric Pommier, celle qui vient de sortir son dixième album, Jukebox, 2002 – 2012, s’est confiée sur une chanson qui l’a particulièrement marquée, Tears in Heaven, Eric Clapton, sortie en 1992. Le musicien britannique a dédié ce titre à son fils Conor, mort l’année précédente d’une chute accidentelle du 53e étage alors qu’il avait 4 ans.

Si cette chanson la « bouleversera pour l’éternité », ce n’est pas uniquement parce que Jenifer s’est imaginé vivre le même deuil qu’Eric Clapton. C’est aussi parce qu’elle a connu le chagrin de ne pas mener certaines de ses grossesses à terme. « C’est très intime ce que je vais dire, mais j’ai déjà connu par exemple des fausses couches », explique Jenifer au micro de la radio. Et, en écoutant les paroles écrites par Eric Clapton, Jenifer a pu accueillir et accepter sa perte, qu’elle décrit comme « des douleurs très intenses ».

L’artiste confie avoir elle aussi écrit une chanson sur le sujet, mais elle ne se sent pas encore prête à l’offrir au public. « Aurais-je un jour la force de la chanter ? Elle est rangée précieusement », indique la première gagnante de la Star Academy.

Marmaille : pourquoi ce film est une grande première en France ?

Thomas, un adolescent réunionnais de 15 ans, n’aspire qu’à remporter un concours de breakdance et partir pour la métropole. Mais quand sa mère le met brutalement à la rue ainsi que sa sœur Audrey, leur monde s’effondre. Placés chez leur père inconnu et livrés à eux-mêmes, ils doivent surmonter l’abandon et se reconstruire.

L'île de La Réunion a souvent accueilli des tournages de films français. Mais Marmaille constitue une grande première : il s'agit du premier film tourné à La Réunion, 100% réunionnais, parlé en créole réunionnais, et bénéficiant d'une sortie au cinéma en France métropolitaine.

"Si La Réunion est devenue depuis plusieurs années maintenant un lieu réputé de tournage accueillant les plus grosses productions, un studio de cinéma à ciel ouvert et un terreau d’histoires inspirantes, c’est la première fois qu’un réalisateur du pays va tenter de conquérir les salles de la métropole", explique le réalisateur Grégory Lucilly dans sa note d'intention.

Et d'ajouter : "Je le fais avec l’honneur d’avoir mis des jeunes de mes rues en premiers rôles, avec le respect dû à notre musique héritée des temps de l’esclavage, le maloya. Je le fais avec l’intime conviction qu’après ce film, vous voudrez danser la vie et vous réunir."

Marmaille bénéficie d'un cadre de tournage singulier et exceptionnel. Mais il est à noter qu'à aucun moment, son réalisateur n'a cherché à rendre cliché ce lieu de tournage. Bien au contraire. Ce décor est en tout cas totalement en phase avec le propos du film, comme Grégory Lucilly de façon très pertinente dans le dossier de presse.

"Je considère que cette île est encore à son âge adolescent. Elle est habitée seulement depuis 400 ans, et est encore en train de se chercher. Je voyais donc là un parallèle avec mes personnages, qui doivent, eux aussi, se battre pour leur avenir. La Réunion est magnifique par son paysage, son métissage culturel – beaucoup d’ethnies et de religions s’y mélangent – comme par la solidarité qui y règne. Je suis fou amoureux de mon île, qui est aussi un personnage central de mon film. Son caractère sauvage, fougueux, par ailleurs, devait déteindre dans le tempérament de Thomas, qui incarne aussi, à cet égard, l’île où je vis."

La force de Marmaille repose beaucoup sur son sujet, rarement abordé au cinéma, et avec son parti pris assez radical. Grégory Lucilly explique d'où lui est venue cette idée de s'emparer de ce sujet : "Un jour, alors que j’épaulais un jeune en difficulté, je me suis retrouvé au service de l’Aide Sociale à l’Enfance à Saint-Leu, à La Réunion. J’y ai rencontré une assistante sociale, qui m’a dit ceci : « Les mères qui abandonnent leur enfant, c’est, pour nous, une situation banale ».

Cette phrase m’a beaucoup choqué et a suscité en moi le désir d’en savoir plus. Je suis ainsi allé à la rencontre de magistrats, d’officiers de police judiciaire, d’assistants sociaux et tous m’ont dit la même chose que cette femme. Pour moi qui ai eu la chance de grandir dans une famille aimante, cela relève de l’impensable. Cette « situation banale » m’a sauté aux yeux le jour où un employé de la Protection de l’enfance m’a fait entrer dans une grande pièce sécurisée : j’y ai découvert des centaines de dossiers suspendus concernant ces enfants abandonnés. Cette quantité faramineuse de dossiers m’a bouleversé. J’ai donc décidé de partir de ce sujet en adoptant le point de vue d’un adolescent."

La radicalité du sujet passe par le fait qu'on ignore pourquoi la mère a choisi d’être absente. "La situation est d’autant plus violente que le père de ces deux enfants les a abandonnés, lui aussi."

Et d'ajouter : "Cela fait écho à de nombreuses situations que j’ai rencontrées lors de mon enquête préalable à l’écriture. Malgré la violence de la situation, mon envie était de poser un regard positif sur la famille en racontant l’histoire d’une réconciliation, non pas autour de la mère, défaillante, mais autour du père, qui refait surface par la force des choses et qui va se sublimer grâce à cette situation."

Marmaille sort au cinéma ce mercredi 4 décembre 2024.

Will Smith sera en concert en France pour la première fois l’été prochain

Pour son grand retour en musique, Will Smith s’offre son premier concert en France. Le Positiv Festival a annoncé mardi matin sur ses réseaux sociaux que l’acteur et rappeur se produirait le 31 juillet prochain au Théâtre antique d’Orange, dans le Vaucluse, pour l’événement. « Après plus de 20 ans loin de la scène musicale, @WillSmith2real icône mondiale, choisit le POSITIV Festival et le cadre majestueux du@TheatreAntique pour son retour exceptionnel ! », ont écrit les responsables du festival.

Selon leur communiqué, la star devrait interpréter sur scène ses vieux « hits emblématiques » comme Men in Black (tiré du film du même nom), Miami et Gettin’Jiggy Wit It lors d’une « soirée légendaire ». Après une pause musicale de plus de vingt ans, il est aussi possible que la star, qui semble vouloir retrouver ses premiers talents artistiques, dévoile de nouveaux tubes.

Car c’est en effet dans la musique, et plus précisément le rap, que Will Smith a commencé sa carrière sous le nom de The Fresh Prince. Après plusieurs albums et quatre Grammy Awards, Will Smith s’est lancé dans les années 1990 dans la comédie sur petit écran avec la série Le Prince de Bel-Air, avant de mettre sa carrière musicale entre parenthèses et d’enchaîner les blockbusters et succès hollywoodiens, comme I, Robot (2004), Je suis une légende (2007), Aladdin (2019) et les sagas Men in Black et Bad Boys.

La star a dévoilé l’été dernier un nouveau single en collaboration avec Russ et son fils Jaden Smith, Work of Art, qui devrait être le principal morceau de son prochain nouvel album, selon Variety. L’acteur est aussi remonté sur scène au festival Coachella en avril, aux côtés de J Balvin, aux BET Awards en juin où il a interprété You Can Make It, et sur d’autres scènes en Espagne et au Brésil durant l’été.

La billetterie ouvre ce mercredi 4 décembre. Il va falloir être rapide !

Crossing Istanbul : interdit en Géorgie, ce film poignant brise les tabous sur l’identité et la famille

Lia, professeure à la retraite, s’est promis de retrouver Tekla, sa nièce disparue depuis trop longtemps. Cette quête la mène à Istanbul, ville de tous les possibles. Elle y rencontre Evrim, une avocate qui milite pour les droits des personnes trans, et Tekla lui semble alors de plus en plus proche.

Lia, incarnée avec talent par Mzia Arabuli, n’est pas seule dans sa recherche. Elle est accompagnée d’Achi, un jeune homme fantasque en quête d’évasion, joué avec justesse par Lucas Kankava. Enfin, Deniz Dumanli endosse quant à elle avec finesse le rôle d’Evrim.

Chacun de ces personnages incarne une forme de marginalité. Au fil de leurs échanges, ils réussissent ainsi à trouver un terrain commun dans leurs blessures et leurs espoirs. À travers ce trio, le film questionne la notion de famille : peut-elle se choisir et se reconstruire, même face aux préjugés et aux divisions générationnelles ?

Pour Levan Akin, le réalisateur, Istanbul est bien plus qu’un décor : c’est un personnage à part entière. La ville, vibrant entre modernité et traditions ancestrales, offre à Lia et Achi un espace où se perdre et se redéfinir pour enfin, peut-être, pouvoir mieux se retrouver. Les ruelles animées, les quartiers où tolérance et oppression cohabitent à quelques pas l’un de l’autre, incarnent à merveille les contradictions de ce monde en transition.

À travers une réalisation immersive, le cinéaste capte les petites solidarités du quotidien et les instants de grâce qui transforment ses personnages. Ce contraste entre beauté et tension reflète à la fois la dureté des combats sociétaux et la lumière que peuvent apporter les gestes d’humanité.

Le scénario de Crossing Istanbul a pour point de départ un témoignage poignant que Levan Akin a découvert lors de ses recherches pour son précédent film, And Then We Danced. Le réalisateur raconte avoir rencontré le grand-père d’une jeune fille trans, qui, contre toute attente, l’a soutenue dans un contexte familial et social hostile.

Ce contraste entre les générations et la force de cet amour familial face aux préjugés l’ont profondément marqué. Dans ce nouveau long-métrage, il transpose cette histoire au cœur d’Istanbul, une ville qu’il connaît intimement, pour explorer les notions de solidarité, de résilience et de transformation personnelle.

Si Crossing Istanbul a été acclamé à l’international, il a été interdit en Géorgie, son pays d’origine, en raison de la loi anti-LGBT+. Cette législation, qui reflète un conservatisme croissant, empêche toute représentation positive des personnes LGBTQIA+. 

En s’attaquant à ces tabous, le film expose non seulement les discriminations systémiques, mais aussi les fractures idéologiques d’une société divisée entre traditions patriarcales et aspirations modernes. Cette censure renforce le message du film : un appel à la compréhension, à l’acceptation et au changement.

Aussi politique que poétique, Crossing Istanbul est à découvrir en salle dès maintenant.

Il était une fois Michel Legrand : un documentaire passionnant sur le compositeur

“La Musique, c’est la vie”. Michel Legrand entre au Conservatoire de Paris à l’âge de 10 ans et s’impose très vite comme un surdoué. 3 Oscars et 75 ans plus tard, il se produit pour la première fois à la Philharmonie de Paris devant un public conquis.

De la chanson jusqu’au cinéma, ce véritable virtuose n’a jamais cessé de repousser les frontières de son art, collaborant avec des légendes comme Miles Davis, Jacques Demy, Charles Aznavour, Barbra Streisand ou encore Natalie Dessay. Son énergie infinie en fait l’un des compositeurs les plus acclamés du siècle et ses mélodies flamboyantes continuent de nous enchanter.

Les mélodies enchanteresses de Michel Legrand résonnent encore aujourd’hui et sont associées aux films les plus cultes du cinéma.

“J’ai vraiment senti, au fur et à mesure du film que je faisais, que j’étais en train de tourner le testament de Michel Legrand.”, explique David Hertzog Dessites, le réalisateur. Bercé par les mélodies de Michel Legrand depuis sa plus tendre enfance telle que la bande son de Il était une fois l’espace, il découvre le film Yentl en 1983. C’est une révélation pour le jeune garçon : dès lors, la folie créatrice du compositeur s’empare de David Hertzog Dessites pour ne plus jamais le quitter.

Il était une fois Michel Legrand dresse le portrait d’un virtuose mais aussi celui d’un homme complexe, dont le perfectionnisme atteint des sommets.

 “J’avais envie de montrer qui était réellement cet homme, explique le réalisateur. Et c’est vrai qu’il y a ces moments qui ne sont faciles pour personne et qui font partie intégrante du personnage. Il faut comprendre que Michel était vraiment un enfant, un enfant de 12 ans dans le corps d’un homme de 85 ans, qui peut vous dire : “Je ne suis pas content, je n’ai pas mon jouet.” Michel Legrand était un Peter Pan des temps modernes.”

Outre les collaborations avec Jacques Demy et ses contemporains de la Seconde Vague, David Hertzog Dessites est allé fouiller dans ce qui existait à l’INA et a ainsi découvert près de 32h d’archives, certaines jusqu’alors inconnues du public. À ces séquences précieuses s’ajoutent des moments filmés du processus créatif de Michel Legrand, s’ouvrant généreusement à l'œil acéré de la caméra.

Des témoignages touchants dans lesquels se glissent parfois des anecdotes comiques rythment par ailleurs le film. Pas question non plus d’oublier ses concerts mémorables à la Philharmonie de Paris ou encore ses collaborations avec les chanteurs et chanteuses français les plus célèbres de son époque.

La captation des derniers instants de Michel Legrand sur scène bouleversera les admirateurs du compositeur, tout autant que les spectateurs néophytes, qui ressortiront assurément de la salle de cinéma en fredonnant les mélodies de Michel Legrand.

Poignant et vibrant d’intensité, Il était une fois Michel Legrand est à découvrir en salle dès maintenant.

Karine Le Marchand propose une pétition pour engager les hypermarchés envers les agriculteurs

Karine Le Marchand poursuit sa mobilisation auprès des agriculteurs. L’animatrice aux commandes de L’amour est dans le pré depuis 2010 a posté un message vidéo sur Instagram lundi 2 décembre pour proposer une idée de soutien aux agriculteurs français. Ces derniers ont repris ces dernières semaines leurs manifestations contre les pressions financières et administratives subies par le secteur, s’opposant aussi à la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur.

En parallèle, la 19e saison de l’émission de dating rural de M6 a touché à sa fin. Pour l’occasion, Karine Le Marchand a remercié les téléspectateurs fidèles sur les réseaux sociaux après la diffusion du dernier épisode hier. L’animatrice de 56 ans en a ensuite profité pour inviter le public à se joindre au vent de protestations des agriculteurs. « J’en profite pour faire un petit coup de gueule pour aider les agriculteurs, parce qu’il ne faudrait pas qu’on les oublie à partir de demain matin et jusqu’au Salon de l’agriculture », a-t-elle déclaré, en référence à la poursuite des actions ce mois-ci et au prochain salon de l’agriculture qui se déroulera du 22 février au 2 mars 2025.

« Il y a très peu de mesures qui ont été mises en application, des mesurettes, depuis un an. Les promesses n’ont pas été tenues. Il faut qu’on arrête de croire les politiques, je ne pense pas qu’ils vont changer grand-chose », a-t-elle poursuivi. « En tout cas, je n’ai pas envie qu’on les attende parce qu’il y a beaucoup de gens qui crèvent de faim ». Pour apporter sa pierre à l’édifice, l’animatrice a ensuite invité les internautes à donner leur avis sur le lancement d’une pétition engageant les « hypermarchés » dans la lutte des agriculteurs.

Forte de ses rapports privilégiés avec les nombreux agriculteurs qu’elle a rencontrés au cours de sa carrière sur M6, Karine Le Marchand a défendu son projet en assurant que le « changement peut venir de l’industrie mais surtout des hypermarchés ». « Je parle avec beaucoup d’agriculteurs et je sais que la vente dans les hypermarchés peut tout changer […] J’ai besoin du soutien des Français - et donc des consommateurs - pour demander pleins de choses aux hypermarchés ». L’animatrice a promis de partager plus de détails sur le projet une fois que sa communauté se serait exprimée. Elle avait déjà soutenu les agriculteurs en se joignant à leur mobilisation en janvier dernier à Paris et sur l’autoroute A4.

03 décembre 2024

Le Corbeau : sorti il y a 81 ans, le film sera interdit à la Libération

Le docteur Germain, qui travaille dans une petite ville de province, se met à recevoir des lettres anonymes signées Le Corbeau, l'accusant de plusieurs méfaits. Cependant, il n'est pas le seul à en recevoir.

Toute la ville est bientôt menacée, et le fragile équilibre se défait. Entre haine et rancœurs, le poison de la suspicion s'installe. Tout le monde, ou presque, devient suspect. Le docteur Germain décide alors de mener une enquête...

"Le Corbeau est un film extraordinaire. C'est irréfutable. Il faudrait être aveugle ou sourd pour lui dénier ce fait. Néanmoins, il a été réalisé sous l'égide de la Continental, durant la guerre, et durant l'occupation allemande.

Cela signifie ceci : que monsieur Clouzot a été payé par les allemands, à la même époque où ces mêmes allemands massacraient à Oradour, remplissaient leurs chambres à gaz de centaines de corps de français, exécutaient les otages français. [...]

Grâce à l'argent allemand, M. Clouzot a mené une vie plaisante pendant que les actes des allemands ont apporté la misère, la honte et la terreur en France".

Ce sont les mots écrits par Joseph Kessel dans le fameux magazine L'Intransigeant, en 1947. Kessel, l'immense romancier, grand résistant et aviateur de la France Libre, auteur, entre autre, de L'armée des ombres, qui sera porté à l'écran par Jean-Pierre Melville.

La formule ravageuse de Kessel à l'égard du second film de Clouzot résume à elle seule toute l'ambigüité tournant autour de ce fabuleux film, produit par la Continental, firme allemande (contrôlée par un homme du nom d'Alfred Greven), qui sera même interdit par la Gestapo en Allemagne, au regard de son sujet sulfureux.

Film maudit, il sera accusé de servir - involontairement ou non - la propagande national-socialiste. On prétendra que les Allemands ont exploité Le Corbeau dans les pays neutres ou occupés en le présentant comme un "témoignage" du degré de dégénérescence morale et de corruption atteint par le régime démocratique et parlementaire français, qui engendraient les ignominies décrites dans le film.

Accusé de ternir l'image des Français, Clouzot fut condamné à une suspension d'exercer son métier par les instances d'épuration du cinéma. L'interdiction du film à la Libération achèvera d'attiser les tensions entre détracteurs et défenseurs du cinéaste. Même s'il sera réhabilité, et le cinéaste avec, en 1947.

Louis Chavance, le scénariste du Corbeau, écrivit le premier jet de son script entre 1935 et 1937, directement inspiré par ce que l'on a appelé "L'affaire de Tulle", qui défraya la chronique judiciaire, entre 1917 et 1922.

Celle-ci débute en décembre 1917 par des lettres anonymes envoyées à des habitants de Tulle, plus spécifiquement à des fonctionnaires appartenant notamment à la préfecture. Ces lettres, signées "L'Œil de Tigre", évoquent d'anciennes tares familiales, trafics illicites, dévoilent infidélités conjugales, le tout dans un mélange de calomnies et révélations.

Cette campagne de médisance et de diffamation engendre un lourd climat empoisonné de suspicion, et finit même par tourner au drame, lorsqu'un greffier, informé que sa femme serait "l'Œil de Tigre", devient fou et meurt à l'asile. Une instruction est alors ouverte.

En 1922, elle aboutit à la condamnation d'une ancienne employée de la préfecture, Angèle Laval, qui, en quatre ans, avec la complicité de sa mère et de sa tante, a écrit et diffusé plus de 1000 lettres.

Sa culpabilité sera prouvée à l'issue d'une interminable dictée collective, au cours de laquelle toutes ses défenses craqueront. Cette épreuve est organisée par un expert graphologue, Edmond Locard, médecin et juriste, directeur du laboratoire de police technique de Lyon, qui fera sur cette affaire des études publiées par la presse médicale.

81 ans après sa sortie, Le Corbeau frappe toujours autant par son atmosphère oppressante et par son étude de moeurs absolument impitoyable. Il est d'ailleurs tout à fait significatif que le nom même du film de Clouzot soit passé à la postérité, devenant une expression commune pour désigner un(e) auteur(e) de lettre(s) de dénonciation anonyme.

Si vous n'avez jamais vu cette merveille, le film est à voir ou revoir sur arte.tv. Il sera rediffusé le 11 décembre à 13h35.

Netflix : The Madness aura-t-il droit à une saison 2 ? Colman Domingo répond !

Attention, spoilers ! Cet article revient sur l’intrigue et la conclusion de The Madness. Si vous n’avez pas vu la série et ne souhaitez pas en connaître la teneur, ne poursuivez pas votre lecture.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps avant de voir The Madness en tête du top Netflix, alors que la série est sortie jeudi dernier. Ce thriller efficace qui se situe entre Le Fugitif et The Night Agent suit Muncie Daniels – joué par Colman Domingo – un journaliste politique de la télé qui se trouve pris au piège d’une terrible conspiration. Il est injustement accusé d’avoir tué un suprémaciste blanc alors qu’il était retiré dans les Poconos pour écrire un livre.

Au cours d’un entretien avec Deadline, Colman Domingo a exprimé son intérêt pour une saison 2.

Au cours de l’interview, l’acteur – dont la popularité a grimpé auprès de la jeune génération grâce à son rôle dans Euphoria et qu’on a déjà vu sur Netflix dans Rustin – a partagé son expérience de travail sur la série. Alors qu’il donne ses points de vue sur le thème de The Madness et son personnage, Muncie Daniels, il exprime clairement son désir de travailler sur une saison 2.

Il a ainsi déclaré : "Je ne dis pas souvent cela à propos d'un projet parce que j'aime passer d'un projet à l'autre et avoir de bons moments dans une série, puis continuer ma vie et faire quelque chose d'autre. Dans cette série, je pense que Muncie a plus à offrir. J'aimerais vraiment m'engager dans une saison 2, alors on verra si les gens pensent qu'il a plus d'histoire en lui aussi, donc j'espère que les gens regarderont."

Outre les audiences qui sont bien évidemment déterminantes pour un éventuel renouvellement, il faut noter que The Madness a d’abord été présentée comme une mini-série. Cependant, on a déjà vu d’autres mini-séries obtenir des prolongations grâce à leur succès surprise comme ce fut le cas pour Acharnés par exemple.

02 décembre 2024

Grégoire Bonnet : la série Scènes de ménages lui a coûté son mariage

Depuis 2015, Grégoire Bonnet joue le personnage de Philippe dans Scènes de ménages sur M6. Il incarne ainsi un pharmacien d’âge mûr aux côtés d’Amélie Etasse alias Camille. Et s’il continue d’apprécier ce rôle après près de dix ans à la télévision, celui-ci a eu un impact non négligeable sur sa vie personnelle.

Le samedi 30 novembre, l’acteur de 58 ans était invité dans l’émission Censuré pour Télépro. L’occasion pour lui de faire des confidences sur sa séparation avec Aurélie, la mère de sa fille Églantine.

Interrogé sur ses rôles sur le petit écran, Grégoire Bonnet a révélé avoir décidé de faire de sa carrière sa priorité. Un choix qui a cependant eu des conséquences sur sa vie personnelle. “J’ai commencé à être récurrent dans Nina et Scènes de ménages en même temps et j’étais au théâtre le soir. Cela m’a valu une séparation” s’est-il souvenu.

Malgré la fin de sa relation, celui qui incarne le docteur Proust sur France 2 a avoué : “Il faut passer à la caisse de toute façon”. Si David Barbet lui a fait remarquer que sa carrière lui avait donc “coûté cher”, il a répondu avec humour : “Ouais, mais j’ai gagné pas mal”. Depuis sa séparation, l’acteur a réussi à garder des relations cordiales avec la mère de sa fille.

Malgré la fin de son histoire d’amour, Grégoire Bonnet garde le sourire. En effet, celui qui a admis vivre “un peu en ermite” a trouvé “la bonne personne”. Le couple a cependant décidé de vivre séparément. “Elle a deux enfants et moi, les enfants des autres… Je les adore, mais il y a une implication, un engagement, un déménagement… En fait, je suis devenu très flemmard je crois” a-t-il expliqué.

Au quotidien, l’interprète de Philippe vit donc seul dans son appartement parisien. Une situation qui lui convient parfaitement. Il a d’ailleurs précisé : “Au début, ça a été très difficile pour moi, mais maintenant, c'est super de vivre seul. Être chez soi, pénard, seul, c’est un luxe”. Des confidences pour le moins sincères.