20 janvier 2026

Zack Snyder dévoile les intrigues abandonnées de Justice League 2 & 3

Même enterré, le Snyderverse continue de hanter l’imaginaire des fans de DC.

Zack Snyder vient de lever un coin du voile sur ce qui aurait dû constituer l’arc final de sa saga, en partageant sur Instagram plusieurs images inédites liées à Justice League 2 et Justice League 3 — deux films qui ne verront jamais le jour, mais dont l’ambition apparaît aujourd’hui plus clairement que jamais.

Ces publications s’inscrivent dans une série de souvenirs visuels que le cinéaste distille depuis plusieurs semaines, entre photos de tournage et éléments de préproduction issus de son passage dans le DC Extended Universe. Au cœur du carrousel publié par Zack Snyder, plusieurs images attirent immédiatement l’attention : les cinquième et sixième visuels correspondent à des storyboards de Justice League 2 et 3, jusqu’ici totalement inédits. On y retrouve également des photos de plateau réunissant Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Aquaman, Hippolyta, ainsi qu’un cliché montrant le dos de Ray Fisher dans le rôle de Cyborg.

En légende, une phrase sibylline : "2016 it’s a lot to take in." Une manière de rappeler que cette vision remonte à une autre époque — et à un univers aujourd’hui officiellement abandonné.

Le storyboard s’ouvre sur une scène radicale : "De retour dans la Batcave, Batman regarde avec horreur Darkseid prendre le contrôle total de Superman. Superman se retourne contre Batman, qui ne doit sa survie qu’à une fuite in extremis."

La descente aux enfers se poursuit avec Lex Luthor, persuadé d’avoir gagné, avant de se retrouver face à un Superman aux yeux rouges incandescents : "Superman le fixe, le regarde brûler, et le monde devient rouge pendant que Lex hurle."

Le récit effectue ensuite un saut temporel de 5 ans, nous plongeant pleinement dans l’univers Knightmare, déjà esquissé dans Batman v Superman: Dawn of Justice et dans Zack Snyder’s Justice League.

"Dunes de sable. Fosses solaires fumantes… Autrefois, c’était Gotham. Aujourd’hui, comme le reste de la Terre, elle appartient à Darkseid."

On y découvre un Batman post-apocalyptique, accompagné d’un groupe hétéroclite de résistants — les survivants de la Justice League. Ils avancent vers un manoir Wayne en ruines, Flash traînant derrière lui ce qu’il reste de Cyborg. La scène se conclut sur une réplique glaçante de Bruce Wayne : "Il faut se mettre à l'intérieur avant la nuit. Il arrive…"

Mais l’histoire ne s’arrête pas à la chute. Le storyboard décrit ensuite l’unification des forces de la Terre face à l’invasion de Darkseid :

"L’invasion à grande échelle commence. Trop massive pour que la Justice League l’affronte seule — mais elle ne sera pas seule."

Menés par Superman, les peuples du monde s’unissent : armées, aviations, flottes navales. Wonder Woman et Hippolyta conduisent les Amazones hors de Themyscira pour rejoindre la bataille. Dans les océans, Aquaman appelle les sept royaumes à reconnaître l’existence d’un huitième : la surface. Et à se battre non plus comme ennemis, mais comme alliés.

Ces révélations confirment ce que les fans soupçonnaient depuis longtemps : Zack Snyder préparait une fresque apocalyptique et mythologique, pensée comme un affrontement total entre les dieux, les hommes et les monstres. Une vision sombre, radicale — et désormais condamnée à rester à l’état de storyboard.

Des révélations qui mettent forcément un peu de pression supplémentaire sur les épaules de James Gunn, qui a repris le flambeau du DC Universe...

Mr Nobody contre Poutine sur Arte : un documentaire sidérant

Après sa sortie en salle, Mr Nobody contre Poutine est diffusé ce mardi 20 janvier sur Arte, et déjà disponible sur Arte.TV et YouTube (vidéo en fin d'article). Un film choc, récompensé à Sundance et dans la shortlist des Oscars pour la catégorie meilleur documentaire, à voir absolument. Notre critique : 

C’est un document tout autant qu’un documentaire. Un témoignage rarissime car nécessitant de prendre des risques insensés. Ceux qu’a pris en son âme et conscience le Mr Nobody qui donne son titre à ce documentaire : Pavel Talankin, enseignant, vidéaste et coordinateur d’événements scolaires dans la petite ville russe de Karabash. 

Ce Mr Nobody contre Poutine est son carnet de bord en temps de guerre, celle que la Russie a déclaré à l’Ukraine avec son invasion à grand échelle. Avec sa caméra, Talankin montre frontalement la propagande qui a dès lors déferlé dans son établissement scolaire et le danger qu’il y a à refuser de s’y conformer. 

Ce qu’on voit à l’écran a quelque chose de sidérant, renforcé par le ton plein d’humour et d’auto- dérision (à commencer par sa présentation de Karabash comme la ville reconnue… la plus toxique au monde, preuves à l’appui). 

Un tel film ne se juge évidemment pas à l’aune de sa qualité cinématographique mais à celle de la trace qu’elle laisse une fois le mot « fin » apparu à l’écran. Elle est immense. A la hauteur du courage d’un homme qui a choisi de parler quand tout vous pousse au silence, à commencer par votre instinct de survie.

Les stars rendent hommage au styliste italien Valentino, mort à 93 ans

Quatre mois après Giorgio Armani, la mode italienne a perdu un nouveau grand nom. Le styliste Valentino Garavani s’est éteint en début de semaine à Rome à l’âge de 93 ans.

Le fondateur de la maison Valentino et figure phare de la haute couture romaine a côtoyé et habillé de nombreuses stars au cours de sa carrière, dont Ava Gardner, Audrey Hepburn et Gwyneth Paltrow. Il s’est aussi fait une place dans le cœur de certaines top-modèles, qui lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux.

Dans un message rédigé en italien, sa langue natale, sur Instagram, Carla Bruni s’est dit « émue par le départ de l’immense Valentino », que l’ancien mannequin et épouse de Nicolas Sarkozy a eu « l’honneur et le grand privilège de connaître » et pour qui elle a « défilé ».

Elle a accompagné son post d’une photo officielle du défunt, plus jeune, et d’un cliché d’elle à ses côtés.

Une autre top-modèle de la même génération, Cindy Crawford, a également partagé des images d’elle en compagnie du couturier, avec lequel elle a collaboré à plusieurs reprises.

« Je suis profondément attristée d’apprendre le décès de Valentino Garavani », a-t-elle écrit dans la légende. « C’était un véritable maître dans son art, et je lui serai toujours reconnaissante pour toutes ces années où j’ai eu le privilège de travailler à ses côtés. »

La styliste Donatella Versace a fait ses adieux au « maestro » et envoyé une pensée à Giancarlo, le compagnon de Valentino qui « ne l’a jamais quitté pendant toutes ces années ».

Du côté de Hollywood, Gwyneth Paltrow a salué la mémoire de celui qu’elle a eu « la chance de connaître et d’aimer ». Sur Instagram, la star de Shakespeare in Love a posté une photo d’elle embrassant le styliste sur la joue. Dans la légende, la fondatrice de la marque lifestyle et bien-être Goop affirme qu’elle a connu le « véritable » Valentino dans la « sphère privée ».

« L’homme qui aimait la beauté, sa famille, ses muses, ses amis. Ses chiens, ses jardins et les belles histoires hollywoodiennes. Je l’aimais tellement. J’adorais la façon dont il me tannait toujours pour que je "mette au moins un peu de mascara" lorsque je venais dîner. J’adorais son rire espiègle », a confié l’actrice, pour qui ce départ semble marquer « la fin d’une ère ». « Il me manquera beaucoup ainsi qu’à tous ceux qui l’aimaient. »

Sarah Jessica Parker a opté pour un fond noir et des lettres rouges, couleur fétiche de Valentino au point de donner son nom à une nuance. La comédienne a écrit sur Instagram : « RIP Vava », d’après le surnom de Valentino, avec les dates de son anniversaire et de sa mort.

19 janvier 2026

Mort du couturier italien Valentino à l'âge de 93 ans

Le styliste et grand couturier italien Valentino Garavani vient de s'éteindre à 93 ans, annonce l'agence Ansa ce lundi 19 janvier.

Il est décédé à son domicile à Rome, a ajouté l'agence, citant la Fondation Valentino Garavani et le partenaire de longue date du créateur, Giancarlo Giammetti.

Venu d'Italie à Paris à l'âge de 17 ans, pour y étudier la couture, il a d'abord été le bras droit de Guy Laroche dans les années 1950. C'est en 1959 qu'il crée, de retour à Rome sa maison de couture, s'associant un an plus tard avec l'architecte Giancarlo Giametti.

Il rencontre le succès en 1968 avec sa deuxième collection, la "collection blanche", consacrée à Jackie Kennedy. C'est en Valentino que l'ex-Première dame épouse Aristote Onassis la même année.

Valentino habille alors les stars internationales, de Sophia Loren à Elizabeth Taylor, en passant par Lana Turner ou Audrey Hepburn ou la princesse Diana et plus récemment Sharon Stone, Scarlett Johansson ou Gwyneth Paltrow...

C'est vêtue d'une robe Valentino que Julia Roberts a reçu l'Oscar de la meilleure actrice pour son rôle dans Erin Brokovich en 2001.

Keith Urban en couple avec Karley Scott Collins ?

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe. Après près de 20 ans de vie commune, Nicole Kidman et Keith Urban ont mis un terme à leur mariage.

Leur histoire avait pourtant tout d'un scénario parfait. Une rencontre en 2005 lors d'un événement promotionnel pour l'Australie, un mariage rapide à Sydney en 2006, puis une vie de famille rythmée par les succès professionnels et la naissance de leurs deux filles, Sunday Rose et Faith Margaret.

Ces derniers mois, rien ne laissait vraiment présager une rupture imminente. Keith Urban avait même affiché publiquement son amour pour l'actrice lors des Academy of Country Music Awards 2025, cérémonie durant laquelle il avait ainsi déclaré sur scène : "Ma femme Nicole est là ce soir. Je t'aime babygirl".

À peine la rupture rendue publique, une autre information s'est mise à circuler à grande vitesse. Selon les informations relayées par She Knows, Keith Urban aurait déjà tourné la page. Son nom a rapidement été associé à celui de Karley Scott Collins, jeune artiste de 26 ans en pleine ascension sur la scène country. Chanteuse, ancienne actrice et signée chez Sony Music Nashville, la jolie blonde collabore professionnellement avec Keith Urban depuis 2024. Une proximité artistique qui a visiblement suffi à nourrir les spéculations.

Face à l'emballement, la principale intéressée a tenu à calmer le jeu. Sur Instagram, elle a d'ailleurs réagi sans détour en affirmant : "Les amis, c'est absolument RIDICULE et faux." Un message clair, qui n'a pas empêché la rumeur de continuer à faire parler, tant l'écart d'âge et le timing interpellent.

Simple fantasme médiatique ou malentendu né d'une collaboration musicale, une chose est certaine : la séparation entre Nicole Kidman et Keith Urban marque la fin d'une ère.

Et comme souvent après les grandes ruptures, le moindre geste devient prétexte à interprétation, quitte à transformer une relation professionnelle en romance supposée.

Les Enfoirés 2026 : voici les vraies raisons de l’absence de Mimie Mathy

"Aujourd'hui, on n'a plus le droit : ni d'avoir faim ni d'avoir froid !"… Des paroles écrites par Jean-Jacques Goldman et entonnées chaque année par des dizaines d'Enfoirés. L'idée est celle de Coluche. Souvenez-vous… En 1985, l'humoriste a eu l'idée de fonder les Restos du cœur. Une association qui, depuis, vise à venir en aide à celles et ceux qui sont dans le besoin. En 2024/2025, 1,3 million de personnes ont ainsi pu être accompagnées.

Pour ce faire, 78 000 bénévoles œuvrent activement et quotidiennement dans l'ombre pour porter cette association. Des bénévoles qui, chaque année, sont conviés au concert des Enfoirés. Cette année, sept shows ont été organisés à l'Accor Arena de Paris. Le dernier aura lieu ce 19 janvier en présence de 55 artistes. Parmi eux, il y les anciens comme Zazie, Jenifer, Michèle Laroque ou encore Patrick Bruel mais aussi des petits nouveaux comme, cette année, Helena et Marine de la "Star Academy" mais aussi Styleto et Jarry.

Mais, sur les 55 artistes présents, il y a une absence qui n'est pas passée inaperçue : celle de Mimie Mathy. De 1994 à 2021, la star de Joséphine, ange gardien n’a pas manqué une seule édition. Absente en 2022 et 2024 pour raisons médicales, le public avait été ravi de la retrouver sur scène aux côtés de ses camarades l'an dernier. D'ailleurs, il se faisait une joie de la revoir à l'Accor Arena mais… la comédienne de 68 ans n'a pas pu faire le déplacement.

Pourtant, elle l'avait promis. "Pour ma part, je serai avec les Enfoirés début 2026. Même si je cours moins que d’habitude, je peux encore faire des choses. C’est pour la bonne cause, et je vais retrouver les copains. On va bosser comme des malades mais c’est pour moi une réunion de famille depuis 1994 : on a vu les enfants des uns et des autres naître puis devenir adultes aujourd’hui" confiait-elle à Télé Loisirs peu de temps avant le grand rendez-vous.

Mais alors que s'est-il passé ? Ce dimanche 18 janvier, Anne Marcassus a pris la parole. La directrice artistique des Enfoirés a expliqué à nos confrères de Ciné-Télé-Revue la raison de cette absence. "Mimie a une bronchite carabinée", a-t-elle confié avant d'apporter une précision importante. Tous les artistes absents suivent le concert via un groupe Whatsapp : "Ils sont là avec nous, derrière nous" promet Anne Marcassus.

Julio Iglesias : Accusé de délits sexuels, le chanteur espagnol demande le classement de la plainte qui le vise

Il passe à l’offensive : accusé de délits sexuels, le chanteur espagnol Julio Iglesias, superstar mondiale des années 1970 et 1980, a demandé le classement de la plainte déposée par deux ex-employées, estimant que la justice espagnole n’était pas compétente, dans un document transmis lundi 19 janvier 2026 par son avocat.

« Le ministère public […] doit déclarer, sans autre formalité, l’absence de compétence juridictionnelle espagnole pour les faits dénoncés, classer immédiatement l’enquête préliminaire et mettre fin à la campagne médiatique causant un grave préjudice à la réputation » du chanteur de 82 ans, écrit José Antonio Choclán dans cet écrit adressé au parquet de l’Audience nationale, juridiction spécialisée dans les affaires sensibles à Madrid, et consulté par l’AFP.

Deux anciennes employées de la star ont déposé plainte en Espagne le 5 janvier 2026, assurant avoir été victimes d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel de la part de Julio Iglesias qui, selon elles, abusait de son pouvoir auprès d’employées souvent jeunes et en situation de précarité. L’une d’entre elles a aussi décrit aux médias ayant révélé l’affaire des faits pouvant être qualifiés de viols.

Le conseil du chanteur, qui a bâti son succès sur son image de séducteur, explique que « les faits dénoncés se seraient produits entre janvier et octobre 2021 dans les résidences que M. Iglesias possède en République dominicaine et aux Bahamas, et non en Espagne », que les plaignantes ne sont pas espagnoles et ne résident pas non plus en Espagne.

L’avocat explique également que les délits doivent, selon lui, être « poursuivis sur le lieu de commission » ; et dans le cas où cela ne serait pas possible, alors ils « pourraient, éventuellement, être poursuivis en Espagne ».

Le parquet espagnol ne peut « s’arroger un pouvoir unilatéral pour se transformer en procureur universel, les tribunaux espagnols non plus, et il n’est pas possible non plus qu’il soit accordé à la victime un droit d’option sur la juridiction qui lui serait la plus commode », écrit-il.

Les ONG Women’s Link Worldwide et Amnesty International, qui accompagnent les deux plaignantes, avaient expliqué que la plainte avait été déposée en Espagne parce que la législation y était plus favorable dans ce type d’affaires.

Les deux plaignantes doivent prochainement être entendues par la justice espagnole, qui leur « a accordé le statut de témoins protégés » selon ces associations.

Né en 1943, Julio Iglesias, interprète de Je n’ai pas changé ou Pauvres diables (Vous, les femmes), avait vu sa carrière décoller dans les années 1970 avant de devenir l’artiste hispanophone – et, incontestablement, l’Espagnol – ayant vendu le plus de disques dans le monde avec des centaines de millions d’albums écoulés.

Les deux patrons de Warner Bros. défendent encore Joker : Folie à deux

La suite du Joker, de Todd Phillips, qui avait valu l'Oscar du meilleur acteur à Joaquin Phoenix, n’a pas connu le succès attendu. En effet, si le premier film avait généré un milliard de dollars de recettes, le deuxième se place loin derrière en rapportant seulement 207,5 millions de dollars au box-office pour 200 millions de budget.  

Ce deuxième volet raconte le procès et la détention d’Arthur Fleck, aka le Joker, avec la particularité de mettre en scène de nombreuses séquences musicales reflétant l’état psychologique de l’ennemi juré de Batman. Autre nouveauté, l’intégration du personnage d’Harley Quinn, la compagne du Joker, interprétée par Lady Gaga.

Des choix de scénario et de mise en scène qui n’ont pas su séduire le public. Pour autant, les deux boss de Warner, Michael De Luca et Pamela Abdy, continuent de défendre le film. Interviewés dans The Wrap, ils confient leurs impressions sur cet échec. "J’ai vraiment aimé le film. Je l’aime toujours…", déclare Pamela Abdy. Michael De Luca poursuit : 

"C’était vraiment une œuvre à contre-courant. Peut-être trop pour un large public habitué aux productions plus mainstream, mais je trouvais que Todd (Phillips, le réalisateur) et son scénariste Scott (Silver) ont fait la chose que peu de réalisateurs et scénaristes font, ils ont décidé d’innover.  Je les estime beaucoup pour cela, mais malheureusement le film n’a pas trouvé son audience."

Les deux producteurs s’attribuent volontiers l’échec du film et assument leurs erreurs. En réduisant le nombre de projections tests, les dirigeants du studio n’ont pas pu anticiper le désastre commercial.

Même si le premier opus livrait déjà des séquences musicales - on se souvient de la scène culte de la descente des escaliers du Joker, qui sert d’ailleurs d’affiche au film - Joker : Folie à deux va encore plus loin dans l'aspect musical. Un parti pris risqué, largement critiqué à l’époque par le PDG de Warner, David Zaslav, selon The Hollywood Reporter.

Cette suite a en revanche été très appréciée par le célèbre cinéaste Quentin Tarantino, connu pour ses BO aiguisées. En avril dernier, dans le podcast de Bret Easton Ellis, il saluait les choix artistiques et surtout le geste de Todd Phillips :

"Le Joker a réalisé ce film. Tout le concept, le fait qu’il ait dépensé l’argent du studio comme ça, c’est ce que le Joker aurait fait, d’accord ? Et il sort ce gros cadeau surprise, c’est le lapin qui sort du chapeau, il te sert la main et tu prends une décharge de 10 000 volts. Il envoie chier tous les fans de comic books. Il envoie chier le public du film. Il envoie chier Hollywood, tous les actionnaires de DC et Warner Bros. Todd Phillips est le Joker."

Les deux patrons de Warner mènent une politique plutôt ambitieuse : apporter une dimension auteuriste aux films commerciaux et blockbusters de leur société de production. Si cela n’a pas payé avec Joker : Folie à deux, le succès inattendu au box-office de Sinners ou encore du dernier film de Paul Thomas Anderson, Une bataille après l’autre, confortent les producteurs dans leurs choix.

Alter ego : bande-annonce avec Laurent Lafitte

C’est le grand retour de Nicolas et Bruno ! Le célèbre duo de Message à caractère informatif présente cette semaine son nouveau long-métrage, Alter Ego, en compétition au Festival de comédie de l’Alpe d’Huez. L’occasion de dévoiler sa bande-annonce, avec deux Laurent Lafitte pour le prix d’un ! 

Synopsis : Alex a un problème : son nouveau voisin est son sosie parfait. Avec des cheveux. Un double en mieux, qui va totalement bouleverser son existence.

Blanche Gardin, Olga Kurylenko, Marc Fraize et Zabou Breitman complètent le casting d’Alter Ego, qui arrivera en salles le 4 mars prochain. Le dernier passage au cinéma de Nicolas Charlet et Bruno Lavaine remonte au film de détournement À la recherche de l'ultra-sex, sorti en 2015. Auparavant, ils avaient connu un échec cruel avec Le Grand Méchant Loup, malgré la présence de Benoît Poelvoorde, Léa Drucker, Kad Merad et Charlotte Lebon. 

Peter Jackson se demande encore comment il a pu faire Le Seigneur des Anneaux

3 films, 17 Oscars, des millions de fans, 2,9 milliards de dollars dans le monde... Adaptée de l'oeuvre immortelle de J.R.R. Tolkien, la trilogie du Seigneur des Anneaux, réalisée par Peter Jackson au début des années 2000, est indéniablement l'une des plus grandes sagas de l'Histoire du cinéma.

Et 25 ans après, le cinéaste néo-zélandais n'a pas encore fini de nous raconter son épopée en Terre du Milieu. Récemment interrogé par le magazine Empire pour célébrer l'anniversaire de la trilogie, il a ainsi accepté de regarder furtivement dans le rétroviseur, considérant avec une certaine tendresse, mais aussi avec un petit frisson, le jeune réalisateur fougueux et impétueux qu'il était à l'époque.

Pour lui, il serait en effet impossible de relever un défi aussi colossal aujourd'hui.

"Mais qu'est-ce que nous avions dans le crâne ?", a-t-il ainsi plaisanté.

"Aujourd'hui, j'hésiterais même à envisager le fait que nous puissions faire quelque chose de la sorte. C'est presque écrasant de repenser à cette époque. J'étais plus jeune, nous étions tous plus jeunes, et enthousiastes, et naïfs."

Egalement interrogée par Empire, la scénariste Philippa Boyens a évoqué la "vista" hors du commun de Peter Jackson au moment du tournage :

"Il y a des moments où il visualisait vraiment les choses, parce que c'est de cette manière que son cerveau fonctionne. Vous savez... c'est comme suivre Gandalf au bord du gouffre, et combattre le Balrog."

Un quart de siècle plus tard, c'est donc avec affection que les artisans du Seigneur des Anneaux repensent à ce voyage cinématographique extraordinaire, mais sans tomber dans la nostalgie.

"Cette période ne me manque pas, parce que ça n'aurait pas d'intérêt", affirme ainsi Peter Jackson.

"Ça s'est produit, et c'est passé. La vie continue et j'ai fait quelques trucs depuis. Mais je suis évidemment fier de ces films."