14 janvier 2026

Prise pour cible par son frère Eric, Julia Roberts a eu gain de cause

Longtemps marquée par des tensions familiales exposées au grand jour, la relation entre Julia Roberts et son frère Eric semble aujourd’hui trouver un point d’apaisement. Dans ses mémoires à paraître, l’acteur revient sur ses déclarations passées à propos de la star hollywoodienne et reconnaît enfin ses torts, espérant obtenir son pardon.

Dans Runaway Train : Or, The Story of My Life So Far, publié le 17 septembre, Eric Roberts, aujourd’hui âgé de 68 ans, admet que ses propos sur la carrière de sa sœur étaient déplacés. Il y qualifie ses anciennes déclarations de « stupides », reconnaissant avoir minimisé le travail et le talent de Julia Roberts. À l’époque, il avait affirmé que la comédienne oscarisée ne serait jamais devenue une star sans son influence, une sortie qu’il attribue désormais à son ego mal placé.

Dans son livre, Eric Roberts ne se contente pas d’un mea culpa discret. Il exprime clairement son souhait de tourner la page : « J'espère que Julia acceptera ces excuses plus publiques », écrit-il. Eric

Eric Roberts a longtemps été confronté à de lourds problèmes de dépendance, un combat qui a profondément impacté sa vie privée et ses relations familiales. En 2018, il confiait déjà à Vanity Fair que ses addictions avaient largement contribué à détériorer ses liens avec Julia.

L'acteur de 69 ans a mené un long combat contre sa consommation de drogue et d'alcool pendant les années 1980 et 1990. Ces années chaotiques ont laissé des traces, notamment dans sa relation avec sa sœur cadette. À plusieurs reprises, Eric Roberts a exprimé ses regrets et son désir de réparer sa relation avec elle.

Avec le temps, les tensions se sont apaisées. Une réconciliation progressive s’est opérée, notamment lorsque Julia Roberts a soutenu son frère à la naissance de sa fille, Emma Roberts, qui s’est elle aussi imposée à Hollywood. Malgré ce rapprochement, l’acteur s’était vu imposer une règle claire : ne plus évoquer publiquement Julia ni Emma.

Jean-Marc Morandini sur le départ de CNEWS ?

La Cour de cassation a rendu son verdict mercredi 14 janvier 2026 : le pourvoi de Jean-Marc Morandini est rejeté. La condamnation pour corruption de mineurs devient donc définitive. À 60 ans, le présentateur de CNEWS est reconnu coupable d’avoir échangé entre 2009 et 2016 des messages à caractère sexuel avec trois adolescents, notamment en leur demandant des photos dénudées ou en leur soumettant des scénarios explicites.

L’affaire, déjà très médiatisée, avait abouti en mars 2025 à une peine de deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende. Mais la cour a également confirmé une interdiction définitive d’exercer toute activité en contact avec des mineurs, ainsi que l’inscription de Morandini au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

Il ne s’agit plus de simples accusations, la plus haute juridiction française a définitivement confirmé la culpabilité du journaliste. Or, Jean-Marc Morandini continue de présenter "Morandini Live" chaque jour sur CNEWS, où il réalise de très bonnes audiences. Le lundi 1er décembre 2025, l’émission avait attiré 606 000 téléspectateurs avec une part de marché de 16,2%, un record.

Jusqu’à maintenant, la chaîne se reposait sur le principe de présomption d’innocence pour maintenir l’animateur à l’antenne. "Pour nous, il continue d’être présumé innocent et il reste à l’antenne", déclarait une source interne à CNEWS dans Le Parisien. Même discours pour Maxime Saada, président du groupe Canal+, en janvier 2023 : "Il a fait appel et donc pour le moment on ne suspend pas à la justice, […] on attend que ça se déroule".

Mais la procédure est désormais close. En 2016, un accord conclu entre iTELE (ancien nom de CNEWS) et l’animateur prévoyait qu’en cas de condamnation, son contrat serait rompu sans indemnité. La direction respectera-t-elle cet engagement ? Rien n’a encore été annoncé publiquement.

En interne, le syndicat Libres du groupe Canal+ s’était déjà opposé au retour de Morandini dans les locaux en septembre 2025, après son éviction de longue date. Et les voix s’élèvent : "CNews serait bien inspirée d’en tirer les leçons", a déclaré Francis Szpiner après l’annonce de la décision de justice.

Parallèlement à cette affaire, Jean-Marc Morandini a aussi été condamné en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel. Il aurait incité plusieurs jeunes comédiens, âgés de 19 à 26 ans, à se dénuder lors de castings pour une web-série qu’il produisait, intitulée "Les Faucons". Un pourvoi est encore en cours.

Avec deux condamnations sur son nom, une situation juridique irréversible et un climat tendu en interne, la chaîne d'information ne pourra sans doute plus retarder une prise de position claire.

L’influenceuse Chiara Ferragni a été acquittée dans le « procès de la brioche de Noël »

L’influenceuse italienne Chiara Ferragni a été acquittée, mercredi 14 janvier 2026, par le tribunal de Milan dans un procès pour fraude aggravée qui a poussé le gouvernement italien à durcir le contrôle des influenceurs. « Il y a une justice dans ce pays », se sont réjouis ses avocats à l’issue de l’audience à huis clos.

« Je suis heureuse, c’est un cauchemar de deux ans qui prend fin », s’est également félicitée Chiara Ferragni, remerciant « tous ceux qui (l)'ont soutenue pendant cette période », notamment ses followers.

Reine des influenceuses de la mode avec ses 28 millions d’abonnés, Chiara Ferragni, 38 ans, était jugée depuis septembre 2025 pour fraude aggravée aux côtés de deux associés. Elle était accusée de s’être frauduleusement enrichie avec des brioches de Noël et des œufs de Pâques caritatifs, ce qui lui avait déjà valu de devoir payer des amendes et des dédommagements.

L’influenceuse avait en effet parrainé, à Noël 2022, un pandoro, brioche traditionnellement vendue à Noël, en laissant entendre qu’une partie des recettes serait reversée à un hôpital, au profit d’enfants souffrant de cancers des os. Mais fin 2024, une journaliste avait découvert que les acheteurs de ce pandoro « Pink Christmas », vendu 9 euros au lieu de 3,70 habituellement, avaient été induits en erreur.

Le fabricant des brioches, Balocco, s’était limité à faire une donation forfaitaire de 50.000 euros à l’hôpital avant l’opération, tandis que la vente avait rapporté plus d’un million d’euros aux sociétés détenues par Chiara Ferragni. Des œufs de Pâques vendus en 2021 et 2022 avaient également été visés dans ce scandale qui a fait les gros titres en Italie.

Le parquet de Milan avait requis une peine d’un an et huit mois de prison contre Chiara Ferragni et son bras droit Fabio Damato, ainsi qu’un an de prison contre le patron de la marque qui a fabriqué les œufs de Pâques. Eux aussi ont été acquittés.

Le juge milanais n’a pas retenu l’accusation de fraude « aggravée » et celle de simple escroquerie était devenue caduque après le retrait de la plainte à l’origine du procès. L’association de consommateurs qui l’avait déposée l’a en effet retirée après le versement de dédommagements par l’influenceuse, a précisé à l’AFP un avocat des associations de consommateurs.

Parallèlement, Chiara Ferragni a déjà dû verser une amende d’un montant d’un million d’euros – infligée par le gendarme italien de la concurrence (AGCM) – pour pratiques commerciales déloyales, soit une somme équivalente aux bénéfices réalisés. La société Balocco avait, elle, été condamnée à une amende de 420.000 euros.

Entre amendes et dons, les sociétés accusées ont déjà reversé environ 3,4 millions d’euros, selon les avocats de Chiara Ferragni.

Chiara Ferragni a débuté sa carrière sur internet en 2009 avec un blog de mode, The Blonde Salad, alors qu’elle était étudiante en droit. La jeune blonde aux yeux bleus avait ensuite été une des premières à surfer sur l’explosion des réseaux sociaux pour se placer dans le milieu de la mode.

Elle est devenue la reine des influenceuses italiennes, collaborant avec Lancôme, Dior ou Chanel, et lançant ses propres marques de vêtements et de maquillage. En Italie et au-delà, ses abonnés suivaient aussi sa vie de couple à Milan avec la star du rap italien Fedez et leurs deux enfants.

Une fois sa réputation ternie, la chute de l’influenceuse a été aussi dure que rapide : elle a perdu des abonnés et sa société TBS a enregistré une perte de 2,3 millions d’euros en 2025, contre 4,4 millions de bénéfice net en 2023. Chiara Ferragni s’est également séparée de Fedez en 2024, après six ans de mariage et une histoire d’infidélité.

L’omniprésente influenceuse s’est faite plus rare pendant un temps. Désormais acquittée, présente au tribunal pour affronter les caméras, elle pourrait tenter de renaître tel un « phénix », du nom d’une de ses sociétés. Elle est déjà revenue timidement sur le devant de la scène fin 2025 avec des vêtements (siglés « club des éternels naïfs », en italien) et une bougie parfumée, ainsi que des images de ses vacances au Brésil et en Colombie.

Le gouvernement italien a profité de cette affaire pour « serrer la vis » aux influenceurs : ceux qui comptent plus de 500.000 abonnés doivent en effet désormais s’enregistrer auprès de l’Autorité italienne en charge des communications (AGCOM), et respecter des règles de transparence.

Rihanna a visiblement envie d’un quatrième enfant

Les admirateurs mélomanes de Rihanna vont devoir se faire une raison : leur idole fait passer ses envies avant les leurs. Et ce n’est pas un mal, au contraire, puisque depuis une décennie, l’interprète de SOS n’a jamais paru plus heureuse.

Depuis qu’elle est devenue une femme d’affaires accomplie avec ses gammes de cosmétiques et de lingerie Fenty, Rihanna s’est consacrée à son épanouissement personnel. En couple avec A$AP Rocky, elle a mis au monde trois enfants et ne dirait pas non à un quatrième !

C’est ce qu’elle a laissé entendre dans les commentaires d’une publication Instagram, quatre mois à peine après avoir donné naissance à sa fille, Rocki. L’une des participantes de l’émission de télé-réalité Love Island, Montana Brown, a partagé une vidéo d’elle où elle se veut pensive. En légende, elle précise son dilemme : « être sexy ou de nouveau enceinte en 2026 ».

Notons que les deux ne sont pas incompatibles, mais ce n’est pas ce qu’a relevé Rihanna. « Attends deux secondes ! Donc je ne suis pas folle alors ? » a écrit la chanteuse, sous-entendant ainsi que c’est également la même question qu’elle se pose.

Les fans de la chanteuse ne l’entendent pas tous de cette oreille. « Tu dois être enceinte avec un nouvel album, ma sœur », peut-on lire en réponse au message de Rihanna. D’autres, avec force émojis en pleurs, l’implorent de les « laisser avoir l’album en premier ». Certains, enfin, estiment que trois enfants, « c’est bien assez comme ça ».

Sur ce dernier point, les propos du papa lors de CFDA Awards en novembre dernier vont à leur encontre. A$AP Rocky avait déclaré, après avoir remporté un trophée, qu’il fêterait ça avec « peut-être un quatrième bébé ce soir ».

Le dernier album de Rihanna, Anti, est sorti en 2016 et les fans n’ont pas vu l’ombre d’un successeur malgré les promesses nombreuses et répétées de la chanteuse.

L'Exorciste III : Le réalisateur William Peter Blatty détestait le titre choisi pour le film

Le film d’horreur de William Peter Blatty, L’Exorciste III (1990), est adapté de son propre roman, L’Esprit du mal ou Legion, dans sa version originale, (1983), qui fait suite à son best-seller L’Exorciste (1971). Bien que les deux livres mettent en scène des personnages communs – le détective Kinderman, qui dialogue avec le père Damian Karras, supposé mort – l’intrigue est très différente. Le roman et le film mêlent enquête policière et thriller sombre sur un tueur en série, très inspiré des crimes du Zodiaque, tout en conservant une dimension surnaturelle. Blatty a non seulement écrit, mais aussi réalisé l’adaptation cinématographique de 1990, pensant qu’elle n’aurait qu’un léger lien avec L’Exorciste et qu’elle adopterait une approche similaire, brouillant les frontières du genre.

Comme le rappelle SlashFilm, à sa sortie, L’Exorciste III n’a pas connu un grand succès, mais il a fait l’objet d’une importante réévaluation au fil des ans. Certains cinéphiles le considèrent désormais presque au niveau de l’adaptation originale de 1973 réalisée par William Friedkin. Le rôle de Kinderman est interprété par George C. Scott, qui remplace Lee J. Cobb dans le film de Friedkin, et la suite parvient habilement à mêler enquête policière et mystère surnaturel. Le film comporte également des images fortes et troublantes, dont une fameuse scène d’effroi, et culmine dans une conversation semi-surréaliste explorant les liens entre spiritualité, démons et divin. C’est un film complexe, captivant, ambitieux et, dans l’ensemble, excellent.

À l’instar de son roman, William Peter Blatty espérait que son film de 1990 s’intitulerait également “Legion”, et non L’Exorciste III. Les premières bandes-annonces suggéraient d’ailleurs qu’il avait initialement trouvé un compromis avec les producteurs, puisque le film portait le titre “L’Exorciste III: Legion”. L’auteur voulait en effet que son film se suffise à lui-même, tout en se démarquant de la suite désastreuse de John Boorman, L’Exorciste 2 : L’Hérétique, sortie en 1977. Malheureusement, les dirigeants du studio ont insisté pour que le mot “Exorciste“ figure dans le titre et qu’un exorcisme soit inclus dans le film.

Blatty était convaincu que l’échec commercial de L’Exorciste III serait entièrement imputable à son titre. Selon lui, il était possible de raconter une histoire intéressante et d’attirer un large public sans rappeler le fiasco critique et commercial de Boorman. Il ne souhaitait pas non plus inclure de véritable exorcisme dans le film, ni raconter une histoire centrée sur des exorcistes. Pendant la production, la 20th Century Fox et le studio Morgan Creek ont envisagé différents titres, tels que “L’Exorciste: Legion” et “L’Exorciste: 1990”, mais Blatty a toujours insisté sur le fait que c’était une mauvaise idée.

Sa protestation à ce sujet est consignée dans la biographie de Bob McCabe, The Exorcist: Out of the Shadows (2000) (via SlashFilm) dans laquelle on peut lire :

“Je les ai suppliés, lorsqu’ils cherchaient un titre, de ne surtout pas l’appeler ‘L’Exorciste’ ! ‘L’Exorciste II’ avait été un désastre inimaginable. Impossible de l’appeler ‘L’Exorciste III’, car le public bouderait le film. Et pourtant, ils l’ont appelé ‘L’Exorciste III’. Puis ils m’ont appelé après la troisième semaine, alors que nos recettes commençaient à chuter, et ils m’ont dit : ‘On va te dire pourquoi : ça va faire mal, tu ne vas pas aimer ça – la raison, c’est ‘L’Exorciste II’.’ Je n’arrivais pas à y croire ! Ils avaient complètement oublié mes avertissements !”

Le studio Morgan Creek a donc insisté pour que William Peter Blatty inclue un exorcisme dans le film, un élément absent de son roman original. Blatty a protesté, mais a finalement dû tourner la scène. Jason Miller a été engagé pour reprendre le rôle de Damian Karras pour cette séquence superflue, ce qui a ajouté 4 millions de dollars au budget du film. Cependant, Miller était incapable de jouer en raison d’un alcoolisme extrême, et Brad Dourif a donc incarné le personnage pour le reste du film, toutes ses scènes ayant été tournées a posteriori.

Malgré toutes les remarques et modifications imposées par le studio, L’Exorciste III s’est révélé être une réussite. Les amateurs d’horreur du monde entier ont apprécié son ambition et son audace. Même si la vision originale de Blatty aurait pu être mieux respectée, la version finale reste un film remarquable, fidèle à l’esprit et à l’intelligence de son créateur.

Jean-Marc Morandini condamné : la justice a de nouveau tranché

La justice a définitivement clos un nouveau chapitre judiciaire concernant Jean-Marc Morandini. Ce mercredi 14 janvier, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi formé par l’animateur de CNews, rendant définitive la décision prononcée en appel. Une étape judiciaire majeure dans un dossier qui s’étire depuis plusieurs années.

Le 21 mars 2025, la cour d’appel de Paris avait condamné l’animateur de 60 ans à deux ans de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende. La peine s’accompagnait d’une interdiction définitive d’exercer toute profession en contact avec des mineurs et d’une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. Contestant cette décision, Jean-Marc Morandini avait formé un pourvoi en cassation.

La Cour de cassation n’a pas donné suite à sa demande. Dans son arrêt consulté par l’AFP, elle précise : « Après avoir examiné tant la recevabilité du recours que les pièces de procédure, la Cour de cassation constate qu’il n’existe, en l’espèce, aucun moyen de nature à permettre l’admission du pourvoi ». Cette formulation confirme que l’animateur ne disposait d’aucun argument juridique pour obtenir un réexamen.

Les faits dont Jean-Marc Morandini est accusé remontent entre 2009 et 2016. Il aurait envoyé des messages à caractère sexuel à trois adolescents. Deux mineurs de 15 ans auraient reçu des échanges évoquant des scénarios sexuels et des demandes de photos dénudées, tandis qu’un troisième, âgé de 16 ans, aurait été sollicité pour se dénuder et se masturber devant l’animateur lors d’une audition. Le film en question n’a finalement jamais été tourné.

Cette affaire judiciaire n’est pas la seule dans laquelle l’animateur se trouve impliqué. En janvier 2025, il avait également été condamné en appel à 18 mois de prison avec sursis dans un dossier distinct portant sur le harcèlement sexuel lors des castings de la web-série Les Faucons, dont il était le producteur.

Les comédiens âgés de 19 à 26 ans étaient incités à se dénuder. Jean-Marc Morandini a également formé un pourvoi en cassation dans cette affaire. Mais cette dernière n’a pas encore été examiné. Malgré ces condamnations et procédures en cours, il continue d’animer quotidiennement Morandini Live sur CNews.

Seven : R. Lee Ermey a détesté travailler avec David Fincher

 "Je n'étais pas très enthousiaste à l'idée d'être dirigé par un type plus jeune que certains sandwichs que j'ai mangés" a un jour répondu Burt Reynolds, lorsqu'il a évoqué son travail avec Paul Thomas Anderson sur le tournage de Boogie Nights. Un commentaire peu amène soulignant -s'il en était besoin- que les relations entre les deux furent tendues sur le tournage...

A l'instar de P.T. Anderson, David Fincher est lui aussi réputé pour son perfectionnisme et son souci du détail. Parmi les nombreux talents passés devant sa caméra figure R. Lee Ermey. L'acteur, qui nous a quittés en 2018 à l'âge de 74 ans, a cumulé au cours de sa carrière plus de soixante rôles plus ou moins consistants, que ce soit à la TV, au cinéma, ou même sa voix.

En 1995, l'ex sergent instructeur sadique de Full Metal Jacket tourna sous les auspices de Fincher dans un chef-d'oeuvre du thriller qui fera date : Seven. Il y incarne le capitaine de police et supérieur de Brad Pitt et Morgan Freeman. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'acteur n'a pas gardé un souvenir impérissable de son expérience. Dans une interview accordée à UnderGround (via Farout), R Lee Ermey lâchait :

"Il a peur de prendre des risques. Il a peur de laisser qui que ce soit changer un seul mot du scénario... Il veut des marionnettes. Il ne veut pas d'acteurs créatifs. Si vous ne valez rien en tant qu'acteur et que vous n'êtes pas créatif, alors je vous recommande d'aller travailler avec David Fincher, car il ne vous laissera pas jouer, même si vous êtes un putain de bon acteur". Violent.

Lee Ermey n'a pas été le seul à se plaindre du cinéaste d'ailleurs. Les relations entre Fincher et Jake Gyllenhaal furent compliquées sur le tournage de Zodiac. Sur certaines scènes, le cinéaste fit faire à l'acteur pas moins de 70 prises. Fincher a évoqué ces tensions dans un entretien accordé au New York Times en 2020, blâmant l'âge de Gyllenhaal à l'époque et le nombre de personnes qui se disputaient l'attention de la star du cinéma. Il trouvait ainsi que l'acteur était trop distrait.

En 2007, Jack Gyllenhaal avait expliqué au même journal que Fincher "peint avec les gens, et c'est difficile d'être une couleur". Une manière plutôt poétique de souligner le niveau d'exigence du metteur en scène... Robert Downey Jr sera plus frontal et plus drôle. En parlant aussi de ses relations avec Fincher sur le tournage de Zodiac, il avait lâché cette pépite : "Je pense être la personne idéale pour travailler pour lui, car je comprends les goulags".

Une option humour plutôt absente du grief de R Lee Ermey à l'encontre de Fincher. Du reste, les deux n'ont d'ailleurs plus retravaillé ensemble...

Il y a 35 ans, Ryan Reynolds a failli arrêter sa carrière d'acteur après avoir joué dans cette série pour ados

Mondialement célèbre pour son rôle de Deadpool chez Marvel, Ryan Reynolds aurait pu ne jamais incarner ce personnage emblématique, ni même aucun de ses autres rôles marquants. En effet, après une première expérience de comédien à l'âge de 15 ans, il a quitté le milieu, lessivé, avant d'y revenir quelques années plus tard.

Nous sommes en 1991 et le futur interprète de Deadpool a réussi à obtenir son premier rôle en tant qu'acteur dans une série pour ados : Fifteen. L'histoire nous emmène au coeur du lycée fictif Hillside, nous présentant des élèves confrontés aux difficultés liées à l’adolescence.

On y retrouve Ashley Frasier (Laura Harris), élève modèle de l'établissement. La jeune femme s’effondre discrètement sous l'intense pression scolaire. Son petit ami, Matt Walker (Todd Talbot), est le sportif emblématique du lycée. Ce dernier sombre dans la toxicomanie, seul moyen selon lui de s’intégrer à son cercle social très macho.

Fidèle aux clichés, toute histoire de lycée a ses pestes. Brooke Morgan (Robyn Ross) en est l'incarnation. Egocentrique, elle est perpétuellement agacée par Ashley, qu’elle juge indigne de Matt. Avec son amie loyale Kelly (Enuka Okuma), les deux jeunes filles complotent pour séparer le couple parfait.

Heureusement, le meilleur ami d’Ashley et de Matt, Jake Desodade (Ken Angel), intervient souvent pour apaiser les tensions lors de leurs disputes. Parmi ces personnages apparaît un visage familier que les spectateurs reconnaîtront sans doute : un jeune Ryan Reynolds au sourire éclatant, dans le rôle de Billy Simpson.

Billy est le petit frère de Courtney Simpson (Sarah Douglas), la meilleure amie d'Ashley, plus naïve et réservée. L'intrigue de Billy est en grande partie centrée sur la séparation de ses parents et de ceux de Courtney.

Bien que tous deux soient bouleversés par la nouvelle, Courtney continue de recevoir le soutien de Matt, Ashley et Jake. Billy, en revanche, n'a guère d'amis sur qui compter. Sa soeur aînée étant constamment occupée avec ses propres amis, il refoule ses émotions, surtout après que Courtney soit partie vivre chez leur mère, tandis que Billy reste avec leur père.

En manque de repères, en proie à une solitude extrême, Billy va traverser de lourdes épreuves. Ce rôle a beaucoup coûté à Ryan Reynolds, qui a décidé de se retirer des plateaux après avoir interprété Billy Simpson pendant 18 épisodes en 1991. Après Hillside, il a mis sa carrière d'acteur entre parenthèses pour travailler dans un entrepôt et participer à l'ouverture d'un restaurant pendant 2 ans.

Interrogé à ce sujet lors de l'émission Kelly and Michael sur YouTube en 2016 (repérée par Collider), le comédien s'est laissé aller à quelques confidences. "C'était mon premier job, la série Hillside pour Nickelodeon. J'étais payé 150 dollars par épisode. Gagner cette somme, c'était un rêve qui se réalisait pour moi", a-t-il confié.

"Mais j'ai arrêté le métier d'acteur après cette expérience car j'ai détesté ça. Je le faisais juste pour sortir de chez moi. J'ai donc travaillé ensuite dans un entrepôt puis dans un restaurant pendant 2 ans. Et je suis très content de l'avoir fait car ça m'a empêché de tomber dans les addictions aux drogues comme de nombreux enfants acteurs", a révélé Ryan Reynolds.

Après avoir quitté l'université et déménagé à Los Angeles à 19 ans, l'artiste a fini par revenir à la comédie. Il a enchaîné les seconds rôles, passant d'un acteur peu passionné par son métier à une star hollywoodienne pleinement épanouie. Il s'en est toutefois fallu de peu pour que le grand public ne connaisse jamais le talent d'un certain Ryan Reynolds !

César 2026 : voici l'affiche de la 51ème cérémonie

Le 28 janvier prochain, on connaitra enfin les nominations de la cérémonie des César 2026. En attendant, l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma vient de dévoiler l’affiche de la 51e Cérémonie des César.

Vous l'avez put être identifié : ce visuel reprend un extrait du film Le Sens de la Fête d’Éric Toledano et Olivier Nakache, avec Benjamin Lavernhe. Comme l'indique l'Académie dans un communiqué, "la lune, au cœur de la composition, ouvre un espace poétique et onirique, invitant à l’imaginaire et au rêve pour une soirée placée sous le signe de la célébration du cinéma".

L’astre fait également écho à un film avec Jim Carrey : Man on the Moon. "Un clin d’œil assumé à Jim Carrey, qui recevra sur la scène de l’Olympia le César d’Honneur 2026, conférant ainsi à l’affiche une dimension à la fois moderne et hautement symbolique."

La 51ème cérémonie des César se tiendra le 27 février 2026. Elle sera retransmise en direct et en clair par Canal+, depuis la mythique salle de L'Olympia à Paris. L'événement sera également visible en streaming sur CANAL+.

Elle sera présidée par Camille Cottin et présentée par Benjamin Lavernhe entouré de nombreux artistes.

Pour mémoire, l'année dernière, Le Comte de Monte Cristo était parti en tête des nominations aux César 2025 (14 citations), devant L'Amour ouf (13) et Emilia Perez (12).

13 janvier 2026

Julio Iglesias : le chanteur de 82 ans accusé d'agressions sexuelles et de viols

L'information fait la Une de la presse en Espagne mais aussi de nombreux pays tant la notoriété du chanteur pointé du doigt traverse les frontières de son pays natal. Ce chanteur, c'est Julio Iglesias. Tout a commencé ce mardi 13 janvier 2026 lorsque nos confrères de elDiario.es et Univision ont annoncé que deux anciennes employées de l'artiste de 82 ans ont décidé de le poursuivre en justice pour des faits qui se seraient produits en 2021.

Les faits reprochés sont très graves puisque l'enquête publiée dans la presse espagnole fait part d'agressions sexuelles et de viols. Une plainte a par ailleurs été déposée le 5 janvier dernier contre le crooner né à Madrid. D'ores et déjà, la ministre espagnole de l’Égalité, Ana Redondo, s'est montrée intransigeante. "Face au machisme, on ne peut pas fermer les yeux parce que le déni intensifie le problème. J'espère que l'enquête ira jusqu'au bout", a-t-elle lancé sur le réseau social X.

Dans l'enquête dévoilée ce jour, les deux plaignantes ont raconté en détail l'enfer que leur aurait fait vivre la star de la chanson. Des détails très crus de la part de cette employée de maison et de son ancienne physiothérapeute.

Selon les plaignantes, les faits se seraient donc déroulés en 2021 dans les maisons privées du chanteur en République dominicaine et aux Bahamas. "Je me sentais comme un objet, comme une esclave en plein XXIe siècle", a raconté l'une des deux plaignantes sous le pseudonyme de "Rebeca" dans l'article du média Univision. "Il me mettait les doigts partout", a ajouté cette jeune Dominicaine, qui avait 22 ans à l'époque des faits présumés.

L'autre plaignante, quant à elle, était la physiothérapeute du musicien et elle avait 28 ans lorsqu'elle a commencé à travailler pour lui. Pour le moment, à l'heure où nous écrivons ces lignes et malgré de nombreuses sollicitations, Julio Iglesias n'a pas souhaité réagir à ses graves accusations ni même ses avocats.