05 juillet 2025

Gangs of New York : Daniel Day-Lewis est allé très loin dans son investissement physique... au risque d'y laisser sa vie

Il faut le reconnaître : Daniel Day-Lewis est un acteur d’exception. Et nul besoin d’avoir vu tous ses films pour savoir que l’acteur anglais met tout en œuvre pour adopter une approche méthodique, lui qui est réputé pour l’intensité dramatique de ses interprétations.

Parmi ses rôles les plus emblématiques figurent Au nom du père, My Left Foot, Le Dernier des Mohicans, Le Temps de l’innocence, The Boxer, Gangs of New York, There Will Be Blood et Lincoln et à ce jour, il reste le seul acteur à avoir remporté à trois reprises l’Oscar du Meilleur acteur, pour ses performances dans My Left Foot, There Will Be Blood et Lincoln.

Ainsi, lorsqu’il s’investit dans un rôle, Daniel Day-Lewis n’hésite pas à s’y plonger complètement : qu’il s’agisse de demander à être appelé “Lincoln” pendant le tournage du biopic du même nom, ou d’apprendre à confectionner des robes pour Phantom Thread, l’acteur pousse son dévouement jusqu’à la fameuse “Method Acting” comme on l’appelle.

Il a d’ailleurs expliqué sa démarche au cours d’une interview pour la BBC : “Une partie de mon travail consiste à m’abandonner dans mes rôles. C’est logique pour moi de chercher à vouloir rester dans ces univers. Mais au-delà de cette logique, c’est aussi mon plaisir, parce que c’est là que se trouve mon travail.”

Cependant, sur le tournage de Gangs of New York, son approche a fini par le rendre malade et aurait même failli le tuer. En effet, comme le rappelle SlashFilm, alors que le drame policier de 2002 de Martin Scorsese se déroule à New York en 1863, Daniel Day-Lewis a expressément demandé à ce que son personnage porte des vêtements d’époque. Il a donc passé tout son temps vêtu avec les habits de son personnage et ce, en dehors du tournage aussi. Malheureusement, ces costumes ne l’ont pas protégé du froid de New York, ce qui l’a conduit à contracter une pneumonie.

Et quand on lui a demandé de porter des vêtements chauds et surtout de se soigner, il a refusé. Ses raisons ? Cela ne l’aiderait pas à rester immergé dans la peau de son personnage et dans l’époque. Toujours en tentant de rester fidèle à son personnage, il a également exigé des remèdes d’époque uniquement, mais cette exigence a été de courte durée, et il a dû finalement céder à la médecine moderne pour ne pas aggraver son cas...

Mort à 56 ans de l'acteur Julian McMahon

Les amateurs de séries le connaissent pour son rôle de chirurgien esthétique cynique dans Nip/Tuk, les fans de superhéros l'ont aimé en grand méchant des 4 Fantastiques... Julian McMahon nous a quittés ce mercredi 2 juillet des suites d'un cancer. C'est son épouse Kelly McMahon qui l'a annoncé à Deadline. L'acteur australien avait 56 ans.

Fils de Sir William McMahon, un ancien premier ministre australien, Julian Dana William McMahon est le 2ème d'une fratrie de trois enfants. S'il se destine dans un premier temps à poursuivre des études de droit à l'université de Sydney, il y renonce à la fin de sa première année pour une carrière plus excitante dans le mannequinat. Remarqué notamment grâce aux publicités qu'il tourne pour Levi's, il obtient l'un des rôles principaux dans le soap The Power, the passion, équivalent australien de la série Dynastie et dans Summer Bay, qui a également été à l'origine des débuts d'acteurs de Guy Pearce, Heath Ledger ou Naomi Watts.

Gagné par le goût du jeu, McMahon monte sur les planches, se produisant aussi bien en Australie qu'en Angleterre ou aux Etats-Unis. S'il apparaît dans des films de seconde zone tels que le teen movie Wet and Wild Summer! ou le thriller Magenta, c'est la télévision qui lui permet de percer dans le métier. Il rejoint en 1992 l'équipe du soap américain Another World. Après une brève participation à sa comédie Will & Grace, le network NBC l'engage pour endosser le rôle de l'inspecteur John Grant dans la série à succès Profiler. Il interprète ensuite le démoniaque Cole Turner durant deux saisons de Charmed.

La consécration arrive en 2003 avec Nip/Tuck, une série osée et irrévérencieuse qui repousse sans cesse les limites sans se soucier des tabous. Il y incarne le Dr Christian Troy, un chirurgien plasticien associé à son meilleur ami. Auréolé du succès du show, le comédien voit le cinéma lui faire les yeux doux. Il devient le méchant (Fatalis) Dr Doom dans Les 4 Fantastiques, rôle qu'il reprend deux ans plus tard pour Les 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent. Dans Prémonitions (2007), un long métrage qui joue sur les espaces temporels, il donne la réplique à Sandra Bullock.

En parallèle à la série Nip/Tuck, pour laquelle il tourne toujours, MacMahon fait une apparition dans une nouvelle adaptation de comics : Red (2010), aux côtés d'un casting en or (Bruce Willis ou Morgan Freeman entre autres), puis tourne avec Milla Jovovich dans un thriller horrifique Faces in the crowd (2011).

En 2021, McMahon revient en force sur le petit écran avec Most Wanted Criminals, une série procédurale produite par le pape du genre, Dick Wolfe. L'aventure dure 3 saisons pour le comédien, qui choisit de mettre un terme à la collaboration pour se consacrer à d'autres projets.

03 juillet 2025

Les Orphelins : bande-annonce avec Alban Lenoir

C'est la nouvelle star de la castagne made in France.

Alban Lenoir sera de retour dans un film qui bastonne et cette fois, ce sera au cinéma. Dans Les Orphelins, il va se venger devant la caméra d'Olivier Schneider, chef cascadeur et coordinateur de combats connu pour son travail sur James Bond (Spectre, Mourir peut attendre), Fast & Furious 6 ou encore Taken. Voilà qui promet du très lourd à l'écran.

D'autant que Les Orphelins est produit par Inoxy Films, à qui l’on doit la saga Balle perdue sur Netflix. La bande-annonce laisse entrevoir un hit d'action intense, avec d'énormes cascades réelles.

Alban Lenoir sera épaulé dans la bagarre par Dali Benssalah. Le reste du casting est composé de Sonia Faïdi, Suzanne Clément, Anouk Grinberg et Romain Levi.

Le synopsis détaille : "Gab et Driss sont amis d’enfance mais vivent des vies très différentes : Gab est flic à l’IGPN, Driss est fixeur pour des voyous. Quand leur premier amour meurt dans un accident suspect, sa fille Leïla, 17 ans, prend l’arme de Gab et décide de mener sa propre enquête. Gab et Driss doivent s’allier pour l’arrêter avant qu’elle ne fasse une grave erreur, tout en affrontant une puissante entreprise prête à tout pour étouffer l’affaire."

Rendez-vous le 20 août au cinéma.

Bande-annonce de Valeur sentimentale, avec Renate Reinsve et Stellan Skarsgård

Après quatre années de silence, Joachim Trier a fait un retour bruyant sous le soleil de la Croisette.

Le cinéaste norvégien de Julie en 12 Chapitres a fait de nouveau fait appel aux talents de la sublime Renate Reinsve pour donner vie à son récit. Une maison d’enfance, des souvenirs enterrés et un père réalisateur qui ne voit qu’à travers son art : voici le ton annoncé par ce premier teaser. Valeur sentimentale sera à découvrir en salles le 20 août 2025.

Joachim Trier nous raconte l’histoire d’une famille en morceaux. Après des années d’absence, un père réalisateur débarque dans la vie de ses deux filles et demande à l’une d’elle d’interpréter le personnage principal de son nouveau film, tourné dans la maison familiale. Cette arrivée imprévue bouscule violemment l’équilibre des deux sœurs et ravive les blessures du passé.

Synopsis : “Agnes (Inga Ibsdotter Lilleaas) et Nora (Renate Reinsve) voient leur père (Stellan Skarsgård) débarquer après de longues années d’absence. Réalisateur de renom, il propose à Nora, comédienne de théâtre, de jouer dans son prochain film, mais celle-ci refuse avec défiance. Il propose alors le rôle à une jeune star hollywoodienne, ravivant des souvenirs de famille douloureux.”

Renate Reinsve connaît bien la caméra de Joachim Trier puisqu’elle tenait le rôle principal de son dernier long métrage intitulé Julie en 12 chapitres. A cette occasion, l’actrice norvégienne avait remporté le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes de 2021. De son côté, Stellan Skarsgård (Anges et Démons, Chernobyl, Dune) collectionne les films américains et scandinaves. Récemment, l’acteur suédois a décroché le prix du Meilleur acteur dans un second rôle dans une série, une mini-série ou un téléfilm pour Chernobyl à la 77ème cérémonie des Golden Globes 2020. Le casting est complété par la comédienne danoise, Inga Ibsdotter Lilleaas (A beautiful life) et par l'américaine, Elle Fanning (Super 8).

Mort à 67 ans de l'acteur Michael Madsen

L'acteur américain Michael Madsen, célèbre pour avoir incarné Mr Blonde dans Reservoir Dogs et Budd dans Kill Bill, s'est éteint le 3 juillet à l'âge de 67 ans. The Hollywood Reporter a annoncé la triste nouvelle.

"Michael Madsen a été retrouvé inconscient par les adjoints, répondant à un appel au 911 à son domicile de Malibu et a été déclaré mort à 8h25", a déclaré un porte-parole du département du shérif du comté de Los Angeles au Hollywood Reporter .

Liz Rodriguez, sa représentante chez EMR Media Entertainment, a déclaré à THR : "Nous avons compris que Michael avait eu un arrêt cardiaque", a-t-elle indiqué.

C'est durant son adolescence rebelle que Michael Madsen se passionne pour les classiques du cinéma et du théâtre. Après avoir vu Des souris et des hommes au Steppenwolf Theatre de Chicago, il se décide à devenir acteur.

Enchaînant toute une série de petits boulots - peintre en bâtiment, infirmier, réparateur, pompiste, il s'établit à Los Angeles et y décroche ses premiers rôles dans des séries télévisées comme Deux flics à Miami, Cagney et Lacey ou encore St. Elsewhere.

En 1983, il fait ses premiers pas au cinéma en jouant aux côtés du jeune Matthew Broderick dans le film à succès de John Badham War games. Dès lors, il multiplie les petits rôles sur grand écran, comme celui d'un joueur de base-ball dans Le Meilleur (1984) ou d'un cow boy dans Un fusil pour l'honneur (1989).

En 1989, sa prestation de truand psychopathe souhaitant en découdre avec Val Kilmer dans Kill me again l'impose dans les rôles de méchants patibulaires. Une consécration que vient confirmer sa terrifiante performance dans Reservoir dogs (1992) de Quentin Tarantino. Il y incarne Mr. Blonde, gangster passé maître dans l'art du découpage d'oreille.

Malgré tout, Michael Madsen se démarque en interprétant Jimmy, le petit ami compréhensif de Susan Sarandon, dans Thelma et Louise (1991), le père aimant de Sauvez Willy (1993) et le paisible Virgil Earp dans Wyatt Earp (1994) de Lawrence Kasdan.

En 1994, il reprend le rôle du brigand revanchard Rudy Travis, tenu à l'origine par Al Lettieri, dans Guet-apens, le remake du polar de Sam Peckinpah signé Roger Donaldson. Passé du bon côté de la loi, l'acteur à la corpulence massive et au sourire carnassier traque La Mutante (1995) puis, comme Nick Nolte, intègre Les Hommes de l'ombre en 1996.

En tête d'affiche de nombreux téléfilms et séries B directement sorties en vidéo (Vengeance unlimited, Les Derniers jours de Frankie), il doit souvent se contenter de rôles secondaires de durs à cuire au cinéma : le mafieux Sonny Black dans Donnie Brasco (1997), l'agent de la CIA Damian Falco dans le bondien Meurs un autre jour (2002), le tueur Budd dans Kill Bill (2003) de son ami Tarantino, le hors-la-loi Wally Blount, ennemi juré de Blueberry (2004) et retrouve le monde des comic-books dans le Sin City (2005) de Robert Rodriguez.

Il prête sa voix à l'un des personnages du premier chapitre du Monde de Narnia et continue ses participation dans des films de genre, dont le plus connu de cette période reste Scary Movie 4 en 2006.

Face à cela, les réalisateurs français lui accordent toujours leur confiance : Olivier Assayas le fait tourner dans Boarding Gate (2007) aux côtés d'Asia Argento, et Fabrice Genestal dans Krach (2010) avec Gilles Lellouche et Charles Berling. A la télévision, Michael Madsen est aussi l'un des rares alliés de Jack Bauer dans l'ultime saison de la série 24 heures chrono.

Enchainant les direct-to-dvd (Run or Die, Piraconda, etc.) à une vitesse grand V pour pouvoir payer ses nombreuses pensions alimentaires, Michael Madsen est rappelé par un certain Quentin Tarantino pour prendre part à son nouveau western Les Huit salopards, dans lequel le metteur en scène collabore avec d'autres de ses acteurs fétiches comme Kurt Russell, Tim Roth et Samuel L. Jackson.

Il avait également participé à Once Upon A Time In Hollywood pour Tarantino en 2019. Très prolifique, l'acteur avait bouclé de nombreux projets, notamment pour la télévision, avant de mourir ce 3 juillet 2025 à l'âge de 67 ans.

L’influenceuse Miel Abitbol rencontre Emmanuel Macron pour évoquer son combat

L’influenceuse Miel Abitbol a rencontré cette semaine Emmanuel Macron pour « échanger sur la santé mentale des jeunes ». Un sujet au cœur du combat de la jeune femme de 17 ans suivie par plus de deux millions d’abonnés sur TikTok, où elle a également abordé le harcèlement scolaire et le « revenge porn » (vengeance par le biais de diffusion de contenu intime sans le consentement de la personne concerné) dont elle a été victime dans son établissement scolaire de Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine.

Cette expérience a poussé l’adolescente à créer Lyynk, une application dont l’objectif est de « créer un espace sûr et bienveillant où les jeunes prennent soin de leur santé mentale », tout en améliorant la « communication » avec les adultes « de confiance » dans leur entourage. Le sujet intéresse également le gouvernement, qui a qualifié en début d’année la santé mentale de « Grande Cause nationale ». C’est dans ce contexte que le président de la République a répondu en mars à un appel de la jeune influenceuse en l’invitant à le rejoindre à l’Élysée pour s’entretenir à ses côtés avec des « associations ».

Une rencontre que Miel Abitbol a finalement dévoilée hier dans une nouvelle vidéo d’une vingtaine de secondes au côté du président, qui a précisé à sa communauté que le duo s’était entretenu pendant « une heure et demie » avec des « associations et professionnels ». « On avance », s’est-il réjoui, tout sourire, ajoutant lorsque la jeune femme a déclaré à ses abonnés qu’elle les informerait des « avancées » du sujet : « Sur ce qui marche et ne marche pas ».

Dans une autre vidéo publiée après leur rencontre, Miel Abitbol a expliqué sur TikTok que le but de sa visite avait été de « porter vos messages, votre sentiment de solitude, l’impression d’être mal compris et méprisé par les adultes, la pression scolaire » et le « mal-être » général et silencieux de beaucoup de ses followers. L’influenceuse et son père ont également mis en avant des idées de la fondation portant le même nom que son application, dont « une semaine sans devoirs » pour « relâcher la pression », ainsi qu’une « vraie réforme de l’école » et « davantage de préventions » sur la santé mentale des jeunes. Autant de propositions qui ont amené le président de la République à suggérer un soutien plus important des structures, acteurs et préventions préexistants pour une « prise en charge plus efficace ».

La Résidence : Netflix annule la série

Les temps sont durs sur Netflix. La preuve avec l’annulation, coup sur coup, de deux séries américaines après une saison seulement : Pulse et La Résidence n’auront pas de saison 2, au plus grand regret des fans.

Sortie en mars dernier, La Résidence nous emmenait au coeur de la Maison-Blanche, décor d’une enquête grandeur nature à la Cluedo. Uzo Aduba y interprétait Cordelia Cupp, une brillante détective passionnée d’ornithologie qui a su, à l’issue des 8 épisodes de la saison 1, retrouver le meurtrier parmi 157 suspects.

Malgré quelques longueurs, La Résidence nous avait charmé, avec ses personnages charismatiques, son humour, son intrigue parfaitement ficelé et ses décors. Les abonnés ont aussi été convaincus par le travail du showrunner Paul William Davies et de ses équipes : sur AlloCiné, la série s’offre l’excellente note de 4 sur 5. Mais voilà, cela ne suffit pas.

Même si La Résidence a fait un lancement mitigé selon le site Netflix and chiffres, elle s’est rattrapée au fil des semaines, attirant toujours plus de spectateurs. Finalement, elle a performé aussi bien que La Diplomate, qui est assurée quant à elle de revenir sur nos écrans.

La force de la productrice Shonda Rhimes, qui collabore avec la plateforme depuis plusieurs années (sur Bridgerton notamment) ne semble pas avoir pesé dans la balance, alors que l’on comptait sur son nom pour faire pencher la balance en faveur d’un renouvellement.

On ne peut que faire savoir notre déception face à l’annulation de La Résidence : la série a su créer un personnage principal remarquable qu’on avait hâte de revoir à l’écran. On espère qu’une chose : que la brillante Uzo Aduba arrive à trouver un nouveau rôle à la hauteur de son talent.

L’annulation de Pulse était quant à elle un peu plus prévisible. La série médicale américaine, une première pour Netflix, n’a jamais réussi à vraiment décoller depuis son lancement en avril dernier. Si les spectateurs français lui ont donné la moyenne clémente de 3,6 sur 5, elle n’a pas été aussi bien reçue sur les autres territoires.

Pulse nous a emmené au coeur du centre de traumatologie de niveau 1 le plus fréquenté de Miami où une jeune urgentiste Danny Simms (Willa Fitzgerald) est promue de manière inattendue au poste de résidente en chef au milieu des retombées d'une relation amoureuse.

Marchant sur les plates-bandes de Grey’s Anatomy sans jamais la dépasser, Pulse manquait de personnalité et de cachet pour plaire au grand public. Dans un océan rempli de séries médicales, elle n’avait rien en plus pour se démarquer (à l’inverse de The Pitt sur Max).

L’un de ses créateurs, Carlton Cuse, était d’ailleurs passé à autre chose depuis quelques semaines déjà. Il travaille avec Netflix sur l’adaptation d’un roman de Dan Brown qui marque le grand retour de Robert Langdon, après la trilogie Da Vinci Code...

USS Alabama : le film avec Denzel Washington et Gene Hackman pourrait avoir une suite

Après Top Gun et Jour de Tonnerre, le grand producteur Jerry Bruckheimer entend jouer la carte de la nostalgie jusqu'au bout. Lors d'une interview réalisée par Rich Eisen, le magnat d'Hollywood a révélé qu'une suite à USS Alabama était actuellement en développement.

Le film de Tony Scott, avec Denzel Washington et Gene Hackman, fête par ailleurs ses 30 ans en 2025. "Nous avons un très bon scénariste-réalisateur qui travaille avec avec la Navy actuellement pour savoir ce qu'il se passait sous l'eau et nous avons Denzel Washington. Si nous lui donnons un bon scénario, je pense qu'il le fera", explique le producteur qui refuse de donner le nom du metteur en scène.

Une partie des dialogues du film original avaient été écrits par Quentin Tarantino - le célèbre cinéaste n'est pas crédité. "Nous avions Tarantino et Robert Towne pour le premier film, mais je ne sais pas si nous allons reproduire ce type d'écriture pour la suite", ajoute Jerry Bruckheimer.

Dans USS Alabama, le commandant du plus puissant sous-marin nucléaire, Franck Ramsey, un vétéran de l’armée américaine engage pour le seconder Ron Hunter, un jeune officier. Leur mission est de se rendre près des côtes soviétiques et d’anéantir, si besoin est, les sous-marins utilisés par des nationalistes radicaux russes, prêts à déclencher une 3ème guerre mondiale.

N’étant pas d’accord sur les suites à donner à un message qu’ils viennent d’intercepter, les deux officiers américains vont livrer une guerre psychologique au sein même de leur sous-marin…

Le film de 1995, qui s'inspire en partie d'une histoire vraie, s'imposait comme un impressionnant huis clos porté par deux excellents acteurs. Que réserve la suite ? Il faudra s'armer de patience pour la découvrir.

L'Homme qui rétrécit : premières images de Jean Dujardin dans ce remake d'un film de science-fiction culte

Pour son prochain film, Jean Dujardin passe d'1m82 à... 1 centimètre ! Seize ans après l'adaptation cinématographique du livre de Frédéric Beigbeder, 99 francs, Jean Dujardin et le réalisateur Jan Kounen se retrouvent pour L'Homme qui rétrécit.

Il s'agit d'une nouvelle adaptation du roman de science-fiction de Richard Matheson qui a déjà donné lieu au classique de Jack Arnold sorti en 1957. Le film est coécrit par Jan Kounen et Christophe Deslandes.

Le long métrage à la frontière entre drame intime, aventure et science-fiction suit Paul, un homme ordinaire, qui partage sa vie entre son entreprise de construction navale, sa femme Elise (incarnée par Marie-Josée Croze), et leur fille Mia.

Lors d’une sortie en mer, il se retrouve confronté à un étrange phénomène météorologique inexpliqué. Dès lors, Paul rétrécit inexorablement, sans que la science ne puisse lui expliquer pourquoi ni lui être d’aucun secours. Il va devoir se battre pour survivre dans cet environnement banal devenu périlleux. Lors de cette expérience, Paul va se retrouver confronté à lui-même, à son humanité, et tentera de répondre aux grandes interrogations de l’existence.

C'est la seconde fois que Jean Dujardin rétrécit pour les besoins d'un film après la comédie romantique de Laurent Tirard, Un Homme à la hauteur en 2016.

Le long métrage, qui marquera le retour de Jan Kounen à la réalisation cinq ans après Mon cousin avec Vincent Lindon et François Damiens est annoncé dans nos salles de cinéma le 29 octobre prochain.

L'acteur oscarisé en 2012 pour son rôle dans The Artist sera ensuite à l'affiche du drame historique de Xavier Giannoli, Des rayons et des ombres et de Montagnes Russes, la prochaine comédie dramatique de Cyril Gelblat.

Neuromancer devient une série pour Apple TV+

C'est un de ces chefs d'œuvre de la littérature de science-fiction réputés inadaptables et pourtant Apple TV+ se risque à proposer son adaptation en série prochainement sur sa plateforme.

Il faut dire que le service de streaming s'est spécialisé dans les séries de science-fiction ambitieuses, à gros budget et époustouflantes et elle ne compte pas s'arrêter là, comme For All Mankind, Foundation, Silo et Constellation. Et sa prochaine grande série SF s'annonce grandiose.

L'année dernière, le service de streaming a acquis les droits d'une nouvelle fiction SF basée sur un chef d’œuvre de la littérature, réputée inadaptable. C'est le roman Neuromancien écrit par William Gibson et publié en 1984 qui va devenir une série pour Apple TV+.

Ce livre multiprimé est considéré comme le roman fondateur du mouvement cyberpunk et a inspiré de nombreuses œuvres telles que le manga Ghost in the Shell et le film Matrix.

Il y a déjà eu de nombreuses tentatives d'adaptation de ce roman, notamment du vidéaste et pro des effets spéciaux Chris Cunningham (Alien 3, A.I. Intelligence Artificielle), du réalisateur Vincenzo Natali (Cube) et de Tim Miller (Deadpool).

Mais c'est finalement en série de 10 épisodes que Neuromancier va être adapté par le duo Graham Roland (Fringe, Jack Ryan) et J.D. Dillard (Devotion, The Twilight Zone).

Pour le moment, une saison de Neuromancer a été commandée par Apple TV+ mais si le succès est au rendez-vous, la série pourrait être renouvelée pour d'autres épisodes, étant donné que William Gibson a donné deux suites à son roman - Comte Zéro (1986) et Mona Lisa s'éclate (1988) - pour constituer la trilogie intitulée "Sprawl".

Apple TV+ a dévoilé un très court teaser de la série de science-fiction en production. Ces premières images très intrigantes nous plongent directement dans l'ambiance cyberpunk de l'œuvre littéraire avec un décor connu des lecteurs et lectrices.

Il s'agit du Chatsubo Bar, tenu par Ratz, un homme aux dents de fer et aux bras musclés. C'est dans ce lieu que se retrouvent les criminels et les hackers, dont le héros Henry Dorsett Case, un "cowboy" du cyberespace, un hacker qui sillonne la Matrice, dans la Conurb, la plus grande mégalopole du monde située en Amérique du Nord.

Il est le meilleur et rien ne lui résiste. Mais un jour, étant trop gourmand, il décide de doubler son employeur. Celui-ci, en représailles, lui injecte une mycotoxine russe qui détruit de manière sélective une partie de son système nerveux, celle qui est reliée aux "trodes" (les électrodes de sa console informatique). Case perd alors toute capacité à se connecter à la Matrice : pour lui, tout est perdu, il n'est plus rien...

Composée de 10 épisodes, la première saison de Neuromancer est portée par par Callum Turner, que l'on avait déjà vu dans Green Room et Les Animaux Fantastiques mais qui a véritablement explosé l'année dernière avec la série de guerre spectaculaire Masters of the Air (produite par Steven Spielberg et Tom Hanks).

En production depuis le début de l'année au Japon, Neuromancer compte également dans ses rangs Briana Middleton, Joseph Lee, Mark Strong, Peter Sarsgaard, Emma Laird, Dane DeHaan, André De Shields, Max Irons, Marc Menchaca et la Française Clémence Poésy.