02 décembre 2024

Escort Boys : Cette nouvelle série arrive ce soir sur TF1

En Camargue, quatre garçons, poussés par leurs galères respectives et une délicieuse tourmente, vont se retrouver, par hasard, à vendre leur corps. Amateurs dans un premier temps, mais aidés par l’espiègle petite sœur du groupe, ils vont monter un service d’Escort unique dans la région.

Chaque rencontre deviendra une leçon de vie pour eux. Entre famille, mensonges et demandes toujours plus surprenantes, ils devront apprendre à jongler pour remonter le domaine familial et...s’en sortir enfin ?

C’est Ruben Alves, qui a déjà travaillé sur Miss et La Cage Dorée, qui s’occupe des prises de vues de Escort Boys, une série en 6 épisodes librement adaptée de la fiction israélienne Milk & Honey.

Le réalisateur a également écrit les scénarios avec l’aide de Yael Lebrati Attuil, Marc Syrigas (Les Beaux Gosses) et Hélène Le Gal (Les Reines du ring).

Les quatre rôles principaux ont été confiés à Guillaume Labbé (Je te promets, Les yeux grands fermés), Simon Ehrlacher (un acteur découvert dans Plus belle la vie qui sera prochainement à l’affiche de Cat’s Eyes), Corentin Fila (Mortel) et Thibaut Evrard (Paris Police 1900).

La petite sœur d’un des personnages, et accessoirement la maquerelle du quatuor, est quant à elle incarnée par Marysole Fertard, que les téléspectateurs de TF1 ont pu voir dans Demain nous appartient.

Rossy de Palma, Kelly Rutherford, Amanda Lear, Carole Bouquet, Pascale Arbillot et bien d’autres font également des apparitions en tant que clientes de nos quatre amis.

Après La Cage Dorée et Miss, Ruben Alves s’attaque cette fois-ci à l’épineux sujet des escorts avec Escort Boys, un thème maintes fois exploré dans les séries qui prend ici une dimension toute particulière.

Car dans cette série, ce ne sont pas les femmes qui vendent leur corps, mais bien quatre hommes qui se lancent dans cette nouvelle aventure afin de sortir de la galère.

Pour l’occasion Guillaume Labbé incarne un comédien raté qui revient dans sa Camargue natale suite à la mort de son père. Sur place, il découvre que son géniteur avait de graves problèmes d’argent, et qu’il risque de perdre la garde de sa petite sœur de 17 ans s’il ne parvient pas à éponger les dettes.

C’est alors qu’il découvre que l’un des employés de son père, joué par Simon Ehrlacher, fait des passes et que sa petite sœur était au courant. Il va alors accepter de façon temporaire de devenir escort avec ses trois meilleurs amis, qui sont eux aussi dans la galère.

Au fil des épisodes, et de leurs rencontres, les quatre garçons vont en apprendre beaucoup sur eux-mêmes et sur leur sexualité.

Malgré des prémices qui pourraient laisser présager une série assez légère, Escort Boys parvient très vite à nous surprendre en abordant de nombreux sujets importants et touchants, au point parfois de nous tirer une petite larme.

Si la fiction aborde la question de la sexualité féminine, en cassant les clichés véhiculés par les films pour adultes, elle met aussi en lumière la sexualité masculine à travers les problématiques et les tabous qui entourent ce genre de sujet.

Et si nous aurions pu craindre que les personnages féminins ne soient que des faire-valoir pour nos quatre héros, il n’en est rien. Ruben Alves réussit l’exploit de faire de ces guests des personnages à part entière, avec une histoire et surtout un message fort.

Entre la femme de pouvoir qui a besoin d’un homme à ses côtés pour se faire accepter par ses pairs masculins, la business woman qui voit les escorts comme des objets de plaisir ou encore le mari qui engage l’un des compères pour redonner confiance à sa femme atteinte de cancer, chacune d’entre elles a une histoire puissante et importante qui parvient à s’éloigner des clichés.

Du côté du casting, les quatre comédiens réussissent sans mal à donner vie à ces personnages tout en complexité. Guillaume Labbé incarne avec brio un homme blessé qui a bien du mal à tourner la page, et pour qui devenir escort va s’avérer être une libération.

De son côté, Simon Ehrlacher, qui obtient ici son premier grand rôle, prouve qu’il a du talent à revendre, et parvient à nous toucher malgré son rôle d’homme au cœur de pierre. Corentin Fila et Thibaut Evrard ne sont bien évidemment pas en reste, tout comme la jeune Marysole Fertard, parfaite en jeune femme devenue adulte trop tôt qui cache de nombreuses blessures sous sa carapace revêche.

En somme, sous ses airs de série frivole et légère, Escort Boys traite de sujets profonds et parvient avec brio à mêler drame et comédie. C’est la bonne surprise de cette fin d’année.

La série est d'ores et déjà disponible sur la plateforme Prime Video.

01 décembre 2024

Mort à 75 ans de Niels Arestrup

"J'ai la douleur extrême de faire part de la mort de mon époux, l'immense acteur Niels Arestrup, au terme d'un combat courageux contre la maladie, il s'est entouré de l'amour des siens." C'est par ces mots qu'Isabelle Le Nouvel, également attachée de presse de ce charismatique comédien, a annoncé dans un communiqué son décès survenu ce dimanche 1er décembre à l'âge de 75 ans à son domicile de Ville-d'Avray, dans les Hauts-de-Seine.

Issu d'une famille modeste d'origine danoise, Niels Arestrup grandit en banlieue parisienne et s'inscrit après le lycée au cours de Tania Balachova. Il débute sa carrière au théâtre avant d'apparaître pour la première fois au cinéma dans Miss O'Gynie et les hommes fleurs de Samy Pavel en 1973, puis dans Stavisky d'Alain Resnais en 1974.

Sans jamais abandonner le théâtre, il se construit une carrière atypique faite de seconds rôles de salauds (Les Loups entre eux, 1985 ; La Rumba, 1986) et de personnages ambigüs (La Dérobade ou La Femme flic aux côtés de Miou-Miou). A partir du milieu des années 80, on le voit s'imposer en tête d'affiche de quelques longs métrages comme Le Futur est femme (1984) de Marco Ferreri, où il devient l'amant d'un couple à trois ; La Tentation de Venus (1991), où il joue un chef d'orchestre hongrois aux prises avec l'Opéra de Paris ; Le Pique-nique de Lulu Kreutz (1999), où il incarne un violoncelliste célèbre et malheureux ; ou encore Parlez-moi d'amour (2002), première réalisation de Sophie Marceau où il interprète un mari vieillissant qui se sépare de sa femme.

Malgré son immense talent, ses altercations au théâtre avec Isabelle Adjani et Jean-Paul Roussillon dans la pièce Mademoiselle Julie d’August Strinberg en 1983, ainsi qu'avec Myriam Boyer dans Qui a peur de Virginia Woolf ? en 1996 sont tristement célèbres.

En 2005 et 2009, Niels Arestrup trouve deux de ses rôles les plus forts en tournant pour Jacques Audiard, deux prestations pour lesquelles il reçoit le César du Meilleur Acteur (dans un second rôle) en 2006 et 2010 : on le voit ainsi camper le père, agent immobilier peu scrupuleux, de Romain Duris dans De battre, mon coeur s'est arrêté, et un terrifiant parrain de la pègre corse dans Un prophète, Grand Prix au Festival de Cannes 2009 et également récompensé par 9 César en 2010. Entre-temps, il s'essaie pour la première fois à la réalisation en dirigeant Yvan Attal dans le drame politique Le Candidat (2006) et s'intègre au riche casting du film de Julian Schnabel, Le Scaphandre et le papillon où il côtoie entre autres Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Patrick Chesnais, Marina Hands et même Max von Sydow.

Il apparaît ensuite dans L'Affaire Farewell (2009), un thriller d'espionnage avec Guillaume Canet et Emir Kusturica, puis dans L'Homme qui voulait vivre sa vie (2010), un drame existentiel où il donne la réplique à Romain Duris. Sa prestation lui vaut d'ailleurs d'être nommé une nouvelle fois au César du Meilleur second rôle. En 2011, on le retrouve en tête d'affiche dans Je n'ai rien oublié aux côtés de Gérard Depardieu puis dans Tu seras mon fils où il joue un charismatique viticulteur. Il rejoint parallèlement le casting de Cheval de guerre, fresque internationale signée Steven Spielberg.

En 2012, trois ans après Un prophète, Niels Arestrup retrouve Tahar Rahim dans À perdre la raison, une libre adaptation de l'affaire Geneviève Lhermitte, du nom de cette mère ayant assassiné ses cinq enfants en 2007. Présenté au festival de Cannes en 2012 dans la catégorie "Un certain regard", le film remporte le prix d'interprétation féminine grâce à la performance saisissante d'Emilie Dequenne. A nouveau dans la peau d'un être immonde et manipulateur, l'acteur livre une prestation intense dont lui seul a le secret. 

L'année 2014 est particulièrement dense pour Niels Arestrup : il remporte tout d'abord le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Quai d'Orsay de Bertrand Tavernier, où il interprète Claude Maupas, un chef de cabinet ministériel. L'acteur reste ensuite dans le domaine politique avec Diplomatie où il se livre à un face-à-face tendu avec André Dussollier. L'interprétation des deux hommes dans ce duel historique est unanimement saluée. Enfin, après avoir joué un redoutable criminel qui s'évade de prison et séquestre Gérard Lanvin dans 96 heures, il campe, dans La Dune, un inspecteur spécialisé dans les disparitions tentant de définir l'identité d'un sans-papiers qui reste mystérieusement muet.

En 2015, dans Papa Lumière, Niels Arestrup se glisse dans la peau d'un père bourru et distant tentant d'apprendre à connaître sa fille, lorsque tous deux sont rapatriés d'urgence d'Abidjan vers un centre d'accueil niçois. Parallèlement à ses prestations cinéma, Niels Arestrup s'oppose à Kad Merad dans la première saison de la série politique à succès Baron noir (2016). Second rôle dans Vue sur mer (Angelina Jolie) et Au revoir là-haut (Albert Dupontel), l'acteur tend à se faire plus rare sur les écrans. Il tient toutefois début 2021 le haut de l'affiche de Villa Caprice, où il incarne un avocat aguerri ayant une étrange relation avec son client, l'un des patrons les plus puissants de France (Patrick Bruel). Ses dernières apparitions seront dans la série policière Les Papillons noirs aux côtés de Nicolas Duvauchelle et Divertimento, l'histoire émouvante d'une cheffe d'orchestre, sortis respectivement en 2022 et 2023.

Boulevard de la mort : Kurt Russell n'était pas le premier choix de Quentin Tarantino

Boulevard de la mort de Quentin Tarantino, produit par Grindhouse, possède certainement l’une des listes les plus fascinantes de stars qui auraient pu devenir la tête d’affiche du film : on parle de Sylvester Stallone, Willem Dafoe, John Travolta, Mickey Rourke, Kal Penn et de nombreux autres acteurs notables qui étaient tous pressentis pour le rôle du cascadeur Mike avant que Kurt Russell ne décroche le rôle.

Boulevard de la mort s’appuie fidèlement sur son esthétique kitsch et son postulat absurde : du Tarantino, audacieux comme jamais, avec un peu moins de budget. Mais la puissance du film est due en grande partie à la performance effrayante de Kurt Russell.

Bien sûr, les changements de casting ou les rumeurs de rôles attribués à un autre acteur sont choses courantes dans le domaine. Quentin Tarantino a toutefois tendance à savoir ce qu’il veut et a un talent particulier pour choisir ses acteurs principaux, donc quand il écrit un rôle, on peut s’attendre à ce qu’il ait quelques noms en tête – même si cela ne se concrétise pas toujours.

En voyant la liste des stars potentielles pour Boulevard de la mort, il est difficile d’imaginer une mauvaise performance de la part d’aucun de ces acteurs, chacun aurait transformé Mike en un personnage radicalement différent. Cela dit, Mickey Rourke était le premier choix de Tarantino comme il l’a lui-même révélé mais une incompatibilité d’emploi du temps n’a pas rendu possible cette collaboration.

D’une certaine manière, Mickey Rourke aurait fait un cascadeur Mike presque parfait, de par son physique brut qui fait du protagoniste cette force imposante dans le film : après tout, il ressemble à un gars qui peut prendre des coups et rester debout. Des années de boxe ont laissé à l’acteur des dommages au visage importants, lui donnant l’apparence de quelqu’un qui a traversé des moments difficiles, ce qui serait un physique parfait pour un ancien cascadeur.

“Mon premier choix était Mickey Rourke. Cela allait être Mickey et Mickey voulait le faire, mais ensuite ses agents ont commencé… Eh bien, ses agents ont dit : ‘Ils ont besoin de Mickey.’ Et ils ont commencé à nous faire chier”, a déclaré le cinéaste, très cash, au micro de The Hollywood Reporter en 2021.

“Ça se passait au moment où Robert [Rodriguez] faisait son film Planet Terror. Ses agents nous faisaient poireauter. J’ai dit quelque chose comme : ‘Voici notre offre. Vous avez jusqu’à 9h vendredi pour accepter ou refuser l'offre.’ Et ils ont laissé passer la deadline.”

C’est donc Kurt Russell qui a hérité du rôle, un choix finalement idéal pour le rôle principal – un rôle qui est l’une de ses meilleures performances également. Il a depuis retrouvé Tarantino sur son western glacial Les Huit Salopards et a également joué un petit rôle Once Upon a Time… in Hollywood.

29 novembre 2024

Ce rapport compliqué de Philippe Katerine à l’argent

Philippe Katerine a opté pour la transparence. Dans les colonnes de Madame Figaro ce vendredi 29 novembre, il a répondu à de nombreuses questions, concernant son quotidien. L’une d'entre elles concerne un “sujet qui le met hors de lui” et c’est sans hésitation que l’humoriste a déclaré : l’argent. Toutefois, dans un contexte très précis, comme il l’explique. “Je suis mal à l’aise quand les gens parlent d’argent” , a-t-il lancé avant d’ajouter : “Cela vient de mon enfance : mon père le faisait souvent pour des raisons qui lui appartenaient, mais que je ne partage pas”. Contrairement à son père, Philippe Katerine ne souhaite pas l’aborder.

Philippe Katerine précise que, lorsque le sujet de l’argent est évoqué durant un repas, il préfère quitter la table plutôt que de rester. Si dévoiler ses revenus n’est pas un problème pour lui, l’humoriste semble estimer que les repas ne sont pas faits pour discuter de sujets aussi complexes. Pour certains, l'argent peut être une source de problèmes voire d’anxiété et Philippe Katerine préfère éviter d’en parler ouvertement. Un choix que ses proches semblent respecter et que l’humoriste applique à la lettre. 

L'argent n’est pas un sujet tabou pour Philippe Katerine. S’il préfère éviter de l'évoquer lorsqu’il est à table, il n’hésite pas à le faire lors d'interviews. Sa prestation durant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024 a été très remarquée puisque c’est lors du tableau festivités qu’il est apparu. Dans une interview accordée à Konbini, Philippe Katerine avait évoqué le montant qu’il avait perçu. "J’ai été payé 200 euros”, a-t-il lancé avant de poursuivre :  “Je ne sais pas combien ont été payés les autres, j’espère que c’est à égalité".

Philippe Katerine a été cash sur le sujet : "En même temps, je m’en fous. L’idée n’était pas de se faire de l’argent quand j’ai dit 'oui' à ça". En participant à cette cérémonie, l’humoriste avait un but précis : “faire quelque chose d’excitant et transmettre un message de paix”, a-t-il déclaré. Peu importe le montant qu’il percevait, l’humoriste ne souhaitait pas refuser une telle opportunité. Pour rappel, il avait performé sur une table dont l'image a été comparée à La Cène, peinture de Léonard de Vinci. Un moment qui a fait l’objet de vives critiques.  

Durant cette interview, Philippe Katerine a opté pour la transparence. Il a notamment évoqué son quotidien, affirmant être très heureux. “Je le suis au point que ça en est presque honteux”, a-t-il confié. L'humoriste précise ensuite être venu à ses premiers amours. “La peinture, le dessin et les collages car, à mes débuts, j’ai étudié les arts plastiques à l'université de Rennes”, fait-il savoir. Philippe Katerine précise également avoir monté une exposition intitulée Mignonisme qui a débuté au Bon Marché et qui se trouve désormais en Chine. “Je ne suis pas musicien à plein temps : j’aime des personnalités comme celles de Jean-Paul Belmondo, qui se glissait dans une multitude de personnages”, a-t-il conclu.

Catherine Davydzenka privée de jupes à cause de ses profs

Connue pour son rôle d'Hortense Rochemont dans la série Ici tout commence, Catherine Davydzenka était l'invitée du podcast Dhombres et de lumières, ce vendredi 29 novembre. L'occasion pour la comédienne de revenir sur ses projets professionnels, sa relation avec son compagnon Stéphane Blancafort, mais aussi son enfance.

Depuis qu'elle est jeune Catherine Davydzenka avoue ne pas se rendre compte de sa beauté naturelle et de ses atouts physiques. "Je n’ai jamais eu conscience de mon potentiel de séduction, même aujourd’hui", observe-t-elle. Pourtant, à l'école, elle recevait déjà des remarques. Non pas de la part de ses camarades de classe, mais de ses professeurs...

Elle explique que son apparence lui a "valu beaucoup de problèmes". "Apparemment, les autres en ont eu conscience pour moi. Même à l’école, avec mes professeurs, ça se passait très mal. À 12 ou 13 ans, j’ai eu droit à des convocations de profs qui me disaient qu’il fallait que je m’habille autrement, que je n’avais pas le droit de porter des jupes, ni des débardeurs, que ça excitait les garçons et qu’ils étaient déconcentrés par ma présence", se souvient-elle.

Elle ajoute : "Et moi, je ne comprenais pas pourquoi, car je ne connaissais même pas la notion de désir à l’époque !". Les professeurs appuyaient sur le fait que ses tenues vestimentaires pouvaient être un danger pour elle en dehors de l'école. "Ils me disaient que, même pour moi, je ne me rendais pas compte ! Que j’allais me faire agresser dans la rue, alors que je ne savais même pas ce que ça voulait dire", raconte l'actrice de 26 ans.

Avec sa notoriété, Catherine Davydzenka est la cible de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. Des commentaires au sujet de son physique qu'elle tente, tant bien que mal, d'ignorer. "La plupart du temps, je m’en fiche. Sauf lorsque cela génère des injustices toujours aussi incompréhensibles à mes yeux", lâche-t-elle.

"Pour moi, la notion de beauté est subjective. Mais, parfois, la vision des autres est dure à porter, surtout quand on n’a pas la même qu’eux ! J’ai eu beaucoup de difficultés, plus jeune, à me détacher de l’image que l’on voulait me coller à la peau, cette espèce de figure de la féminité qui ne me correspondait pas du tout. Mais c’était il y a longtemps !", conclut-elle finalement dans le podcast.

Dossier 137 : Dominik Moll tourne son nouveau film avec Léa Drucker

Trois ans après avoir fini le tournage de La Nuit du 12, Dominik Moll reprend du service. Le réalisateur français d'origine allemande vient de lancer la production de Dossier 137. 

Il s'agira à nouveau d'un film policier, dans lequel Léa Drucker tiendra le premier rôle, celui de Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, qu'on découvre sur cette première photo (ci-dessus).

Le synopsis détaille : "Le dossier 137 est en apparence une affaire de plus pour Stéphanie, à la police des polices. Une manifestation tendue, un jeune homme blessé par un tir de LBD, des circonstances à éclaircir pour établir une responsabilité. Mais un élément inattendu va troubler Stéphanie, pour qui le dossier 137 devient autre chose qu’un simple numéro."

Lauréat de trois César pour La Nuit du 12 (Meilleur film, Meilleur réalisateur et Meilleur scénario adapté), Dominik Moll a écrit le scénario original de son nouveau film avec Gilles Marchand, son collaborateur depuis Harry, un ami qui vous veut du bien (2000).

Dossier 137 est produit par Haut et Court (également distributeur), en coproduction avec France 2 Cinéma. Le tournage se déroule à Paris, Saint-Ouen et Saint-Dizier dans la Haute-Marne. Pas encore de date de sortie.


Emily Blunt - Jungle Cruise : "C’est Dwayne la fille dans ce film"

En ce vendredi soir, Jungle Cruise revient sur M6. A sa sortie  durant l'été 2021, Première avait été agréablement surpris par ce film d'aventure portée par Emily Blunt et Dwayne Johnson (actuellement de retour au casting vocal de Vaiana 2 au cinéma). Alors voici un peu de lecture avant de le (re)voir à la télévision.

Interview du 29 juillet 2021 : La comédie d'aventures Jungle Cruise est l'une des bonnes surprises de cet été, notamment grâce à l'alchimie entre ses deux comédiens principaux : Emily Blunt et  Dwayne Johnson. Deux stars qui s'entendent également très bien en coulisses, à en juger par notre interview du duo au sein du n°520 de Première (juillet-août 2021, avec Fast & Furious 9 en couverture). Voici un extrait.

Après Pirates des Caraïbes, c’est LE nouveau film tiré d’une attraction Disney, ça met la pression ?

DJ : Hum… (À Emily.) Tu veux répondre en premier ?

EB : Non, vas-y, je t’en prie. T’es meilleur que moi sur le sujet.

DJ : OK. (Il prend une grande inspiration.) Je pense parler en notre nom en disant que forcément, ça représente une occasion de faire partie d’une histoire qui, à son niveau, a accompagné plein de familles partout dans le monde, dans leurs loisirs, leurs bons moments, pendant plusieurs décennies. Si on remonte aux origines, l’attraction existe depuis 1955 quand même ! Donner vie à cette aventure au cinéma, et, on l’espère, établir un pont avec ceux qui l’ont vécue et appréciée, c’est un gros défi. L’autre challenge, c’était le développement du film, qui a pris un certain temps. Il fallait savoir comment adapter correctement la chose, en l’étoffant mais sans trahir l’idée de base, pour offrir le meilleur spectacle possible. L’objectif, c’est évidemment de satisfaire les aficionados de Disney mais aussi de transcender l’attraction de départ afin de plaire à tous les autres qui vont la découvrir avec le film.

EB : T’as vraiment assuré !

Qu’est-ce qui vous séduisait chez Frank et Lily, vos personnages respectifs ?

EB : J’étais vraiment attirée par…

DJ : (Il se montre du doigt.)

EB : J’étais vraiment attirée par Dwayne Johnson, évidemment. (Rires.) J’ai été séduite par la mentalité de Lily, son état d’esprit, sa soif de découverte, son optimisme… C’est un personnage positif. Chaque jour, elle se lève avec de l’espoir. Elle me faisait rire aussi avec son côté téméraire et imperturbable. Et puis, elle est en avance sur son époque… L’action se déroule en 1917, et on ne peut pas dire qu’elle soit une conformiste ! Elle a l’esprit vif, elle est tenace, déterminée. Au fond je pense que c’est ce qui m’a plu : on est loin du « rôle de la fille dans un film d’aventures ». D’ailleurs, c’est Dwayne la fille dans ce film.

DJ : Une grande fille quand même. (Rires.) C’est une des forces du script. Depuis les premières moutures, c’est un scénario que j’ai personnellement écrit ; ne vous fiez pas au générique. (Rires.) Je me suis dit que c’était cool que ce soit Emily la « Indiana Jones » du duo. À ses côtés, tu as ce capitaine qui n’a pas du tout le même point de vue qu’elle, pour plein de raisons. J’aime beaucoup ce que son personnage apporte à la tonalité du film, et ce qu’elle représente aussi.

Dwayne, au fond, ça devait être reposant de ne pas être l’aventurier du film ?

EB : Attention, je ne suis pas non plus sa boss, ça reste un binôme, mais oui, c’est vrai qu’il est moins défini par ce côté-là.

DJ : J’ai aimé ça pour le coup. Le fait que mon personnage n’ait pas la position habituelle à laquelle on peut s’attendre. C’est effectivement reposant de ne pas être celui qui est tout le temps moteur de l’action. En plus, c’est quelqu’un qui se gargarise beaucoup, qui galvanise la foule, qui promet de résoudre tous les problèmes…

EB : Frank est très cynique, finalement.

DJ : Oui, on peut même le trouver un peu « malveillant », à sa façon. Il est opportuniste, et on ne peut pas du tout lui faire confiance… Que des choses que je n’avais jamais jouées auparavant. C’était excitant pour moi. Le coller à un « Indiana Jones » qui est son exact contraire, c’est intéressant, encore plus s’il est joué par une femme.

EB : On a tous les deux accroché à la dynamique des personnages, ils sont l’antithèse l’un de l’autre. Dès leur rencontre, tu sais que ça va être marrant à regarder et qu’il y aura un côté African Queen ou À la poursuite du diamant vert. C’est le genre de duo où chacun est vraiment le contraire de l’autre, dans sa façon de penser, ses opinions, son identité.

DJ : C’était vraiment spécial pour moi, pas seulement pour ces raisons, mais parce que je suis un gros fan d’Emily depuis pas mal de temps. Mais je n’étais pas sûr d’avoir l’occasion de bosser avec elle un jour. Sérieusement : elle a démarré avec des monuments comme Judi Dench alors que moi, je faisais Le Roi Scorpion…

EB : C’est vrai, maintenant que tu le dis, j’étais tellement plus célèbre que toi !

DJ : Je n’étais qu’un minable en comparaison, je me demandais en boucle : « Comment ça pourrait arriver ? » (Rires.)

EB : Alors que moi, quand on m’a parlé de lui, je ne comprenais pas de qui il s’agissait. « Tu vas tourner avec Dwayne Johnson. » Dave comment ? Qui ça ?

DJ : « Dean Johnson ? » (Rires.)

Propos recueillis par Yérim Sar

L'histoire de Jungle Cruise : Chercheuse intrépide, la doctoresse Lily Houghton quitte Londres pour explorer la jungle amazonienne à la recherche d’un remède miraculeux. Pour descendre le fleuve, elle engage Frank Wolff, un capitaine roublard aussi douteux que son vieux rafiot délabré. Bien décidée à découvrir l’arbre séculaire dont les extraordinaires pouvoirs de guérison pourraient changer l'avenir de la médecine, Lily se lance dans une quête épique. L’improbable duo va dès lors affronter d’innombrables dangers - sans parler de forces surnaturelles - dissimulés sous la splendeur luxuriante de la forêt tropicale. Alors que les secrets de l’arbre perdu se révèlent peu à peu, les enjeux s’avèrent encore plus grands pour Lily et Frank. Ce n’est pas seulement leur destin qui est en jeu, mais celui de l’humanité tout entière…

Ben Stiller : "Les gens n'arrêtent pas de me parler de Click"

Qui se ressemble... Ben Stiller et Adam Sandler sont très copains depuis des lustres. Ils traînent souvent ensemble, ont même parfois joué ensemble, et du coup, certains spectateurs ont visiblement du mal à la différencier. Même si la ressemblance physique n'est pas spécialement frappante, Ben Stiller a raconté à Jimmy Fallon être souvent alpagué par des fans qui veulent lui parler du film Click de 2006... dans lequel il ne joue pas :

"Adam et moi, nous sommes amis depuis... je ne sais pas, 30 ans ou quelque chose comme ça. Et les gens n'arrêtent pas de nous confondre. Adam me racontait qu'une fois, quelqu'un lui a dit en Italie : "Ben Stiller, je t'aime !" Et moi quelqu'un me dit un truc du genre : 'hé mec, Click a changé ma vie'!" Du coup j'ai répondu : 'Mais non, je ne suis pas Adam Sandler. Je suis Ben Stiller.'Et souvent ils me disent : 'Qui ça ?'"

Ben Stiller et Adam Sandler ont notamment joué ensemble dans The Meyerowitz Stories en 2017, les stars en 2017, ou plus ancienneemnt dans Happy Gilmore (1996).

Netflix : une saison 3 pour la série L’Impératrice

C’est ce qu’on appelle une success story. En septembre 2022 Netflix ajoutait à son catalogue L’Impératrice, une mini-série allemande centrée sur la rencontre entre Sissi et celui qui deviendra son futur mari, Franz. Les spectateurs, qui sont tombés sous le charme de la série et de ses deux interprètes, en redemandent. Deux ans plus tard, la plateforme met en ligne la saison 2.

Dans cette saison 2, notre héroïne campée par Devrim Lingnau doit faire face aux difficultés de la maternité, à un mariage qui prend l’eau et à une belle-mère qui continue de lui mettre des bâtons dans les roues.

Les spectateurs ont en tout cas répondu présents puisque L’impératrice est depuis quelques jours la série la plus regardée sur la plateforme. De quoi augurer une saison 3, qui n’a pour le moment pas été annoncée.

Pour prédire si Netflix va renouveler ou non un programme, il faut regarder plus en détail les chiffres de visionnage. Et pour cela, il faut aller faire un tour sur le site Netflix and Chiffres qui analyse les datas semaine après semaine. Et malgré la première place de L’Impératrice en France et dans une dizaine d’autres pays, voilà ce qu'il en est réellement :

“La série allemande évènement The Empress revient pour sa deuxième saison et disons-le tout de suite, il va y avoir une baisse d’audience par rapport à la saison 1 puisqu’avec seulement 4,4M d’EVCs (Équivalents de Visionnages Complets) en 3 jours, on part sur des bases inférieures. Il faudra voir dans les prochaines semaines si cette chute se confirme ou si la saison 2 parvient à raccrocher les wagons un peu.”

Il est donc trop tôt pour le moment pour annoncer un renouvellement de manière certaine mais il n’y a pas vraiment à s’inquiéter pour Sissi et Franz (Philip Froissant). Surtout que les scénaristes ont encore énormément de matière pour écrire la suite. La souveraine ne trouve la mort qu’à 60 ans et a vécu une vie assez mouvementée, tout comme son mari Franz.

La guerre qui frappe de plein fouet l’Empire Autrichien va toucher tous les membres de sa famille : son frère, son fils et sa femme… Et si l’Empereur va revenir indemne de sa mission diplomatique à la fin de la saison 2, il aura encore d’énormes challenges politiques à relever, si saison 3 il y a.

L'actrice mexicaine Silvia Pinal est morte à 93 ans

La grande star mexicaine Silvia Pinal nous a quittés le 28 novembre à 93 ans, a annoncé le ministère de la culture du gouvernement du Mexique (via Deadline) : "Le ministère (...) déplore le décès de l'actrice Silvia Pinal. Avec une carrière qui s'étend sur plus de six décennies, elle a participé à plus de 60 films et pièces de théâtre. Son héritage perdure en tant que pilier fondamental du cinéma, du théâtre et de la télévision au Mexique. Qu'elle repose en paix."

Star incontestée dans son pays natal du Mexique, Silvia Pinal Hidalgo est née à Mexico d'un père chef d'orchestre à la radio qui ne la reconnait pas et d'une mère serveuse qui l'élève avec son nouveau mari, journaliste et politicien, Luis G. Pinal, qu'elle considère comme son vrai père, et à qui elle emprunte son nom pour la scène.

Très tôt intéressée par les arts, elle suit des études dans ce domaine à Mexico, et auditionne pour un rôle à l'opéra dans La Traviata. C'est un échec, et elle prend alors des cours de comédie et fait ses débuts au théâtre. Quinze jours après avoir été engagée, elle apparaît brièvement dans El pecado de Laura de Julián Soler en 1949. Elle enchaine trois autres films cette année-là, mais son nom apparaît très bas aux génériques.

En 1953, elle obtient l'Ariel (Oscar mexicain) du Meilleur second rôle féminin pour Un rincón cerca del cielo, dans lequel son personnage positif et aidant (que l'on aide en retour à un moment critique) touche le public. La suite de la décennie lui réussit puisqu'elle remporte 3 nominations à l'Ariel de la Meilleure actrice, dont deux victoires pour Locura pasional (1956) et La dulce enemiga (1957).

En 1958, elle est la tête d'affiche du western romantique Le Rebelle d'Emilio Fernández et trois ans plus tard, est choisie par Luis Buñuel pour jouer le rôle d'une novice dans Viridiana, qui remporte la Palme d'or au Festival de Cannes. L'année suivante, le cinéaste espagnol refait appel à ses services pour le huis clos L'Ange exterminateur et le moyen métrage Simon du désert (1965).

On la retrouve ensuite en second rôle dans la super-production La Bataille de San Sebastian signée Henri Verneuil (1968) et le film de requin Shark le mangeur d'homme, de Samuel Fuller et Rafael Portillo (1969). Par ailleurs très à l'aise dans la comédie, c'est dans ce genre qu'elle tourne majoritairement au Mexique, et ce jusqu'à sa mort.

Plusieurs telenovelas vont lui permettre de poursuivre sa carrière comme Carita de ángel (2000, 53 épisodes), Soy tu dueña (2010, 143 épisodes) ou encore Mi marido tiene familia (251 entre 2017 et 2019!), et la font connaître par un nouveau public.

Surtout, elle devient en 1985 la présentatrice de Mujer, casos de la vida real, une série anthologique basée sur des événements réels de la vie quotidienne au Mexique. Un programme qui a même été accompagné d'une aide sociale pour aider les personnes en difficulté ayant écrit à la série pour qu'y soit racontée leur histoire. La série durera jusqu'en 2006 avec 671 épisodes.