12 novembre 2024

Samuel Le Bihan : sa mise au point sur sa fille autiste

S’il a décidé de s’engager dans la lutte contre la maladie, le comédien a pris une grande décision quant à l’avenir de sa fille :  "Il est temps que je lui foute la paix. Elle entre dans l'adolescence, il est temps que je lui foute la paix. Si elle veut s'exprimer un jour, elle le fera, mais ce n'est plus à moi de le faire", confie-t-il avec beaucoup de franchise. Il est vrai que le comédien a souvent évoqué la vie de sa fille. 

Pour nos confrères de Télé-Loisirs, il confiait : "M’occuper de ma fille m’a demandé un véritable engagement. Mais elle est lumineuse, elle a fait des progrès incroyables. Aujourd'hui, elle entre dans l’adolescence, est à l’école, a des copines", indiquait-il avec beaucoup de franchise.

Samuel Le Bihan a toujours été très impliqué dans la vie de sa fille. "Mais il se pose toujours la question de l’avenir. On a peur de ce qui arrivera quand on ne sera plus là, de faire reposer cette charge sur quelqu’un d’autre, ou de ne pas avoir le temps de s’occuper de ses autres enfants. Ces questionnements sont les mêmes pour tous les parents", déclarait-il.

Lors de son entretien pour Nous Deux, l'acteur de 59 ans est aussi revenu sur sa vie privée et sentimentale. "Chaque fois, j’ai envie d’y croire, jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’on n’a finalement pas les mêmes envies", confie-t-il. "J'adore être amoureux et je rêve de ça, faire équipe avec quelqu'un". L’acteur indique alors ne "pas être seul", en ce moment sans être "engagé". "Je ne suis pas malheureux, c’est le principal. "J’arrive avec un paquetage un peu lourd et il faut m’accepter comme ça", souligne Samuel Le Bihan.

Ainsi, le comédien vit un quotidien apaisé avec une femme qu’il aime. Mais hors de question pour lui de trop en dire. L’acteur aime rester plutôt discret sur sa vie privée mais aussi familiale, puisque désormais il compte laisser sa fille faire sa vie tranquillement.

11 novembre 2024

George Clooney : découragé et se sentant piégé, il prend une lourde décision qui pourrait le rapprocher de la France

Le 5 novembre 2024, la nouvelle est tombée comme un couperet. Donald Trump s’est fait élire président des États-Unis lors de l’élection présidentielle américaine 2024. Dans cette lutte portée par Kamala Harris coté démocrates, nombre de personnalités publiques, comme Beyoncé, Taylor Swift, Robert de Niro ou George Clooney, s'étaient investi.

Georges Clooney faisait par exemple partie des fervents détracteurs de Donald Trump. Mais, comme l’a indiqué le DailyMail UK, à l'aune de cette défaite, l’acteur américain de 63 ans s’apprête à faire un choix lourd de sens.

Pendant le furieux jeu qui a opposé les deux candidats à l’élection présidentielle, Georges Clooney avait affiché son soutien pour les démocrates, le parti représenté par Kamala Harris. Dans un éditorial très enflammé publié début juillet par le média américain CNN, la star hollywoodienne avait appelé Joe Biden à retirer sa candidature. Par la suite, il avait assuré qu’il allait faire « tout ce qui [était] en [son] pouvoir pour soutenir la vice-présidente Harris » dans sa campagne. Ce qu’il avait fait, en levant notamment plus de 30 millions de dollars pour le parti !

Le hic ? Maintenant que la rivale de Trump a violemment perdu, les choses se retournent contre le comédien. Certains démocrates affirment désormais qu’il est la cause de la défaite de Kamala Harris à cause de sa mauvaise influence. Ils l’ont notamment critiqué en affirmant qu’il n’avait pas soutenu « immédiatement Kamala Harris » parce qu’il estimait que les démocrates auraient pu « prendre du recul » pour évaluer leurs options. « Tout est la faute de George Clooney ! » lancent même certains. Face à ces reproches, George Clooney a le sentiment d’être utilisé comme « bouc émissaire » et a pris une lourde décision.

Prendre du recul. Ne plus s’impliquer dans la politique américaine autant qu’il l’a fait pas le passé. Et retrouver la paix ! Après cette terrible déconvenue, l’acteur de What Else ? va sans doute vouloir prendre du recul. Et pourquoi pas aller prendre un peu l’air du côté de la France ? Georges et sa femme Amal Clooney possèdent en tout cas un domaine viticole dans le village de Brignoles et a même fait de cet endroit sa propriété permanente.

Il se pourrait donc bien que l’acteur se réfugie dans cette propriété acquise en 2021 pour la modique somme de 8 millions d’euros. La beauté des lieux et le soleil du sud lui feront peut-être oublier les commentaires peu élogieux de ses détracteurs !

Michel Fugain cash sur ses rapports avec Mimie Mathy au début de sa carrière

Les rapports entre Michel Fugain et Mimie Mathy ont parfois été compliqués, surtout lors des débuts. Pour l'histoire, la comédienne a débuté sa carrière aux côtés de Michel Fugain dans sa troupe le Big Bazar.

Dans une interview avec RTL, le chanteur a révélé qu'à l'époque, il ne supportait pas du tout Mimie Mathy ! Il est donc revenu sur leur début de relation compliqué pour une raison particulière : il l'accusait de se servir de son handicap.

Avant de rejoindre la série culte Joséphine, ange gardien sur TF1, Mimie Mathy a fait ses débuts dans le Big Bazar dans la fin des années 70. Au micro de RTL, Michel Fugain a confié qu'il n'a pas tout de suite été ami avec elle, le chanteur n'appréciait pas du tout son comportement au sein de sa troupe. Il a donc poussé un virulent coup de gueule et a avoué ne pas avoir été trop "pédagogue" : il ne supportait pas que Mimie Mathy se serve de sa petite taille pour attirer l'attention.

"Mimie, à un moment, s'est servie de son handicap pour se faire une place au sein d’un groupe de copains, pour exister." a-t-il révélé. Et ce comportement l'a vivement agacé : "Je l’ai attrapée et je lui ai dit : 'Viens ici. Il faut que je te parle ! Tu n'as pas à en faire des caisses avec le fait que tu as un handicap quelconque ! T’es une grande, si tu ne vis pas comme une grande, tu seras toujours une petite. C’est pas comme ça qu’on devient un grand ou une grande dans ce métier !'"

Comment Mimie Mathy a-t-elle réagi ? Alors qu'elle aurait pu le prendre très mal, elle a visiblement réagi assez positivement, et elle a même sûrement bien remercié Michel Fugain pour son coup de gueule. "Elle a arrêté immédiatement et elle s’en est bien portée parce qu’il faut quand même noter que la carrière de Mimie est quelque chose de très exceptionnel !"a-t-il assuré.

Mimie Mathy n'a donc plus utilisé son handicap, le nanisme, pour réussir. "Il a pris le relais de mes parents, Michel. Il m'a aidée à me dire que j'étais différente et que je ne devais pas en faire une faiblesse, mais une force." expliquait-elle, en 2001, sur le plateau de Tout le monde en parle. Lors du mariage entre la comédienne et le restaurateur Benoist Gérard, Michel Fugain était également présent à ses côtés.

Bande-annonce de Mission Impossible 8 - The Final Reckoning, avec Tom Cruise

"Fais-moi confiance, une toute dernière fois." Ethan Hunt va-t-il faire ses adieux, 30 ans après ses débuts dans les pas de Jim Phelps, sous la houlette de Brian de Palma ? Tom Cruise sera de retour dans Mission Impossible 8, l'an prochain. Et le film s'appellera étonnament : The Final Reckoning ! Un temps, il devait s'appeler Dead Reckoning : deuxième partie, puisqu'il s'agira de la suite directe du Mission Impossible : Dead Reckoning sorti en 2023. Mais Paramount a changé son fusil d'épaule et la bande-annonce qui vient de sortir (voir ci-dessous) dévoile donc Mission Impossible : The Final Reckoning.

Au-delà de l'évocation du "chapitre final" suggérant la conclusion de la saga, la vidéo commence par quelques bribes du passé d'Ethan Hunt. Comme un album nostalgique retraçant son parcours dans la franchise. Et le slogan du film claque d'ailleurs : "Nos vies sont la somme de nos choix..."

Alors Tom Cruise va-t-il ranger sa panoplie d'espion pour de bon après cet opus ? Absolument rien ne le garantie pour le moment. Et d'ailleurs, l'acteur de 62 ans affiche encore une forme olympique (clin d'oeil, clin d'oeil) dans cette bande-annonce dantesque, où Ethan Hunt s'accroche aux avions en l'air ou explore un sous-marin naufragé au fin fond de l'océan. Des cascades folles, essentiellement réalisées en réel et qui font la force de M:I depuis trois décennies. Première a ainsi pu assister au tournage, il y a quelques semaines, et nous ne manquerons pas de vous raconter toutes les coulisses de cette production explosive dans un prochain numéro.

Mission Impossible : The Final Reckoning fera revenir au casting Esai Morales, ainsi que Simon Pegg, Ving Rhames, Hayley Atwell, Vanessa Kirby, Pom Klementieff, Shea Whigham, Henry Czerny, Greg Tarzan Davis, Mariela Garriga et Indira Varma. De nouveaux visages rejoignent la bande : Hannah Waddingham, Janet McTeer, Holt McCallany, Katy O'Brian, Nick Offerman et Tramell Tillman. Enfin, la vidéo dévoile le retour d'Angela Bassett dans le rôle de la directrice de la CIA Erika Sloane, six ans après Mission Impossible – Fallout.

 Dans Mission Impossible : Dead Reckoning, Ethan Hunt devra faire tomber le dangereux programme d’IA appelé The Entity qui semble prédire chacun de ses mouvements et pourrait provoquer un désastre s’il tombe entre de mauvaises mains. Après avoir échappé à un accident de train calamiteux à la fin de Dead Reckoning, Ethan réalise que l'Entité est cachée à bord d'un vieux sous-marin russe. Mais Gabriel (Morales) est également sur la piste...

Christopher McQuarrie est de retour en tant que réalisateur pour son quatrième volet de la saga.

Notons que la bande-annonce française ne dévoile pas de date exacte (celle du 21 mai 2025 était évoquée précédemment). Elle mentionne seulement une sortie dans les salles l'année prochaine. La bande-annonce américaine est plus précise et parle d'une sortie de Mission: Impossible - The Final Reckoning en "mai 2025".

Thunderbolts : nouvelle bande-annonce

Où sont les Avengers ? Depuis la mort de Tony Stark dans Endgame (en 2019) et la fin de Thanos, la team de super-héros n'a plus été rassemblée. En attendant Doomsday (en 2026) et Secret Wars (en 2027), ce sont les Thunderbolts* qui vont prendre le relais ! Qui ça ?

Marvel présente sa toute nouvelle équipe de vengeurs et dévoile - à l'occasion d'un grand événement qui se tenait au Brésil durant le week-end - de nouvelles images de son prochain film. Une sorte de Suicide Squad de l'univers cinématographique Marvel avec Florence Pugh, Sebastian Stan et David Harbour en têtes d'affiche. Pour encadrer ces têtes brûlées du MCU, pas Steve Rogers ou de Tony Stark. C'est la Comtesse Valentina Allegra de Fontaine, interprétée par Julia Louis-Dreyfus, qui sera la boss des Thunderbolts*. Et pour bien faire les choses, elle leur a acheté un QG. Pas n'importe lequel : comme le montre la nouvelle bande-annonce (ci-dessous), elle a racheté la tour des Avengers, à New York, certainement en vente après Endagme !

Le reste de la vidéo montre aussi une scène du film, dans laquelle le soldat de l'hiver sauve la mise à Yelena & co, alors qu'ils sont traqués par l'armée américaine.

Florence Pugh sera manifestement la tête d'affiche de cette équipe d'assassins, où David Harbour fera office de clown de service et Sebastian Stan (Bucky Barnes) d'empêcheur de tourner en rond. 

Wyatt Russell (John Walker/ US Agent), Hannah John-Kamen (Ava Starr/Ghost) et Olga Kurylenko (Taskmaster) complèteront la team. Lewis Pullman (Top Gun: Maverick) incarnera Sentry, qui devrait jouer un rôle majeur dans l'histoire. Reste à savoir quelle sera la mission de ces Thunderbolts* ? Et pourquoi y a-t-il un astérisque au titre ?

Réalisé par Jake Schreier, Thunderbolts*, le 30 avril 2025 au cinéma en France.

Captain America - Brave New World : nouveau trailer

"Vous n'êtes pas Steve Rogers !" Comment être Captain America lorsqu'on n'est que le successeur de Captain America ? La mission de Sam Wilson, ex-Falcon, devenu le nouveau porteur du bouclier protecteur de l'Amérique, s'annonce des plus délicates. D'autant que la nouvelle bande-annonce (ci-dessous) - dévoilée ce week-end lors d'une convention Disney au Brésil - nous apprend qu'il sera carrément opposé au Commander in Chief des Etats-Unis :! Sam Wilson/Captain America contre le Président Thaddeus Ross/Red Hulk, ce sera le face à face qui va faire péter ce Brave New World.

On comprend qu'un attentat terroriste va ouvrir le film. Un attentat visant à tuer le nouveau Président des USA. Thaddeus « Thunderbolt » Ross, ancien général coriace de l'armée américaine, a été élu. Il est désormais interprété par Harrison Ford (suite au décès de William Hurt). On comprend qu'Isaiah Bradley (joué par Carl Lumbly), déjà croisé dans la série Falcon et le Soldat de l'hiver, sera accusé de la tentative d'assassinat. Mais est-ce vraiment lui le méchant ? Et qui veut déclarer une guerre contre l'Amérique ?

Très vite, on devine dans le trailer que Sam Wilson (Anthony Mackie) va être traqué par son propre pays. Et par son propre Président. Le POTUS sera dopé aux rayons Gamma et va se transformer en Red Hulk. Evidemment, ce n'est pas une coïncidence, puisque le personnage a une longue histoire avec le géant vert de Marvel. Le général Ross (sous les traits de William Hurt) est apparu pour la première fois en 2008 dans le MCU à l'occasion de L'Incroyable Hulk de Louis Leterrier. Il tentait alors de zigouiller Bruce Banner (joué à l'époque par Edward Norton), quitte à faire des expériences douteuses et à créer "l'Abomination" (Tim Roth). Il faut rappeler que Banner vivait alors une relation passionnée avec sa fille, Betty Ross. Et justement, Liv Tyler sera de retour, 17 ans plus tard, pour reprendre son rôle dans Captain America : Brave New World.

Le reste du casting introduira l'actrice israélienne Shira Haas (géniale révélation de Unorthodox sur Netflix) dans le rôle de la super-héroïne israélienne Sabra. Giancarlo Esposito (Breaking Bad) sera le méchant Sidewinder et Tim Blake Nelson (Watchmen) incarnera le Leader.

Captain America : Brave New World sortira le 12 février 2025 au cinéma en France. 

La Grande évasion : c’est la seule cascade que Steve McQueen n’a pas osé faire

Steve McQueen était un conducteur hors pair, pilote automobile et pilote de moto et un acteur ayant incarné l'archétype du anti-héros durant les décennies 1960 et 1970. Parmi ses films les plus connus, on cite souvent Bullitt, Papillon ou L'Affaire Thomas Crown, mais aucun d'eux n'est plus populaire que La Grande évasion.

Le film est inspiré d'une histoire vraie et raconte l'histoire des détenus d'un camp de prisonniers de la Luftwaffe qui tentent une évasion massive en pleine Seconde guerre mondiale. Parmi eux se trouve le roi de l'évasion, le capitaine Virgil Hilts (McQueen).

Réalisé par John Sturges et sorti en 1963, La Grande évasion est toujours considéré comme l'un des meilleurs films de guerre de tous les temps, comme en témoigne sa note spectateurs de 4,3 sur 5 sur AlloCiné. Et si le film est resté dans les mémoires, ce sont pour ses thématiques fortes, mais aussi pour ses cascades, et une en particulier.

Au cours d'une de ses tentatives d'évasion, le capitaine Hilts parvient à sortir du camp et à récupérer la moto d'un soldat allemand. Avec elle, il poursuit sa fuite mais se retrouve bientôt encerclé par des militaires. Pour tenter de leur échapper, il prend alors de l'élan et saute avec sa moto au-dessus de rails barbelés !

Une cascade des plus impressionnantes mais que Steve McQueen n'a pas pu réaliser. Ayant exécuté toutes ses autres cascades du film, il était logique qu'il effectue celle-ci, mais c'est sa doublure, Bud Ekins, qui se charge finalement de sauter par-dessus ces barbelés à l'écran. Une scène finalement très courte dans le film mais devenue iconique.

Bien sûr, McQueen ne démérite pas dans le film, puisqu'on le voit ramper dans des tunnels étroits et conduire la moto sur toutes les autres scènes, dérapages compris ! Quant à Bud Ekins, il sera si bon sur ce film que McQueen le reprendra pour certaines scènes de Bullitt, autre classique de sa filmographie. Pas de jalousie, que du respect !

09 novembre 2024

Queer : le film censuré en Turquie, MUBI annule son festival

Le MUBI Fest Istanbul, qui devait avoir lieu du 7 au 10 novembre, est annulé. Organisé par la plateforme MUBI, le festival devait cette année avoir lieu à Istanbul donc et devait avoir pour film d’ouverture Queer, le dernier long métrage de Luca Guadagnino (Call Me By Your Name, Challengers), avec Daniel Craig en vedette, loin de son rôle de James Bond.

Cette fois, il incarne Lee, un expatrié américain gay et toxicomane vivant au Mexique, qui poursuit un jeune homme nommé Allerton (Drew Starkey), un militaire de la marine américaine récemment libéré de Jacksonville, en Floride.

Mais le film, basé sur un roman de William S. Burroughs, a fait l’objet d’une censure de dernière minute par les autorités turques qui ont ordonné d’annuler sa projection, estimant son contenu “provocateur” et pouvant être dangereux pour “la paix sociale”.

Il n’en fallait pas plus pour que MUBI, fondée en 2007 par Efe Çakarel, un entrepreneur turc qui plus est, et qui s’est spécialisé depuis dans la production, la distribution et la diffusion de projets d’art et d’essai, réagisse – et avec fermeté. La plateforme britannique a en effet pris une décision irrévocable : annuler l’événement dans son intégralité, affirmant que l’interdiction portait atteinte “à l’essence même et au but” du festival.

Queer, sorti aux États-Unis avec A24, a été présenté en première mondiale à Mostra de Venise où il a reçu des critiques positives si bien qu’après le festival, MUBI a pu vendre le film sur plusieurs territoires, dont le Royaume-Uni, l’Irlande, le Canada, l’Amérique latine, l’Allemagne, l’Autriche, le Benelux, l’Espagne, la Turquie et l’Inde, ainsi que tous ses droits, à l’exception de la diffusion en salles en Italie.

Découvrez la déclaration complète de la plateforme (via Variety) :

“Quelques heures avant l’ouverture du MUBI Fest Istanbul 2024, que nous avons méticuleusement planifié depuis des mois, et qui a été annoncé il y a quelques semaines et qui a affiché complet il y a quelques jours, nous avons été informés que la projection de Queer – le film d’ouverture du festival – a été interdite par une décision du gouvernorat du district de Kadıköy d’Istanbul.

La décision stipule que le film est interdit au motif qu’il contient un contenu provocateur qui pourrait mettre en danger la paix sociale, l’interdiction étant imposée pour des raisons de sécurité. Nous pensons que cette interdiction est une restriction directe de l’art et de la liberté d’expression. Les festivals sont des espaces qui célèbrent l’art, la diversité culturelle et la communauté, rassemblant les gens. Cette interdiction ne vise pas seulement un seul film, mais porte également atteinte à l’essence même et au but du festival.

Pour cette raison, MUBI a décidé de prendre la position que notre public attend de nous. C’est avec un profond regret que nous vous informons de notre décision d’annuler l’ensemble du MUBI Fest Istanbul. Nous tenons à remercier chaleureusement tous les artistes, le public et les sympathisants qui ont eu hâte de participer au festival. Nous apprécions sincèrement votre compréhension et votre solidarité. Nous savons que vous êtes aussi attristés que nous par cette situation.

Nous continuerons à défendre la protection de la liberté d’expression et de l’intégrité artistique. Des informations concernant le remboursement des billets seront fournies ultérieurement.”

Depuis ses débuts en 2023, le MUBI Fest a pris une ampleur internationale, prévoyant ses prochaines éditions en Amérique du Sud, aux États-Unis, au Canada et en Italie. Cette édition à Istanbul promettait aux festivaliers locaux de découvrir des projets tels que Emilia Pérez de Jacques Audiard, The Substance de Coralie Fargeat, Perfect Days de Wim Wenders, Bird d’Andrea Arnold ou encore Grand Tour de Miguel Gomes.

Queer n’a pas encore de date de sortie prévue en France.

Dressé pour tuer : le film invisible durant 25 ans aux Etats-Unis a été sabordé par son studio

Cinéaste de la violence et surtout en colère, Samuel Fuller a laissé une trace indélébile dans le cinéma américain. J'ai vécu l'enfer de Corée, Le Port de la drogue, Le Jugement des flèches, Quarante tueurs, Les Maraudeurs attaquent, l'extraordinaire Shock Corridor, Police spéciale, pour ne citer qu'une poignée de films... Toutes des oeuvres majeures signées dans les années 1950-1960.

Pourtant, sa carrière ralentit nettement dès les années 60. Toujours en porte-à-faux avec les studios hollywoodiens qu'il insupporte avec ses exigences de contrôle et son tempérament, Samuel Fuller cumule les projets abandonnés faute de producteurs. Boudé dans son pays, il fera même l'acteur sous les traits de personnages secondaires sous la houlette de jeunes réalisateurs qui l’admirent, dont Jean-Luc Godard (Pierrot le Fou), Dennis Hopper (The Last Movie) ou Steven Spielberg (1941).

En 1980, son remarquable film de guerre Au-delà de la gloire, présenté d'ailleurs en compétition officielle au Festival de Cannes et largement nourri de sa propre expérience vécue durant la Seconde Guerre mondiale, sera un échec commercial. Deux ans plus tard, Fuller signe ce qui sera son ultime film américain, avant de s'exiler en France où il terminera ses jours : Dressé pour tuer.

Adapté d'un roman de Romain Gary, datant de 1970 et intitulé Chien Blanc, le récit est basé sur une histoire vécue par l'auteur. Alors qu'elle vivait à Hollywood avec son mari, l'écrivain Romain Gary, l'actrice Jean Seberg, engagée dans la lutte pour les droits civiques, ramena à son domicile un chien blanc trouvé dans la rue. Si de prime abord l'animal lui semblait docile, au fil du temps, il s'est montré agressif envers les Noirs. Le couple a donc entrepris de rééduquer le chien.

"Gary avait écrit une histoire métaphorique sur lui-même et son épouse, le problème des Noirs aux Etats-Unis, les Black Panthers, Edgar G. Hoover... Le livre, c'était sa vie, ses états d'âme, ses problèmes, son cri à lui. Des soucis qui ne me regardaient pas" confia Fuller. Qui était toutefois très réceptif à la question du racisme et la ségrégation.

Produit par Paramount et développé durant plusieurs années durant les 70's, le projet sera pourtant mis en sommeil, jusqu'à être réactivé peu après le suicide de l'écrivain en décembre 1980. Le studio caresse alors l'idée de confier les manettes à Tony Scott, qui serait, dit-on, capable d'en faire un Jaws with Paws; un dent de la mer sur pattes...

Samuel Fuller héritera finalement du projet, mais tout sera fait dans l'urgence absolue. Il n'aura que trois semaines pour réécrire le scénario avec un encore novice Curtis Hanson, le futur réalisateur de L.A. Confidential. Pourquoi une telle précipitation ? Une grève des scénaristes justement, censée débuter en avril 1981. Fuller n'aura que 42 jours pour mettre en boîte son film, pas un de plus. Un délais ultra serré, parce qu'une autre grève, cette fois-ci des réalisateurs, menace...

La sortie de Dressé pour tuer fut un calvaire pour Fuller. Malgré son message à caractère anti-raciste, le film a été vivement critiqué par des associations et mouvements de lutte pour les droits civiques, comme la NAACP (National Association for the Advancement of Colored People). Cette dernière fut d'ailleurs invitée sur le tournage pour anticiper et éventuellement rectifier les "aspects potentiellement racistes du film", à l'initiative de la Paramount, déjà inquiète de la réception du film sur un sujet aussi brûlant.

Fuller n'en fut même pas informé. Lorsqu'il l'apprit, il en fut logiquement meurtri. "J'étais sidéré. Pourquoi une organisation aussi prestigieuse que la NAACP ne s'était pas livrée à des recherches et n'avait pas vérifié mes antécédents avant d'envoyer quelqu'un espionner mon travail ?"

Entre rumeurs malveillantes sur le supposé racisme du film alors qu'il en est l'exact inverse, et vives controverses, le film devient, aux yeux du studio, radioactif. Qui décide carrément d'annuler sa sortie sur le territoire américain, alors prévue en juin 1982. Il ne sortira finalement que sur cinq écrans, à Denver, en novembre de la même année. Et encore, pour une seule semaine. C'est dire la violence de la gifle adressée au cinéaste.

Cinq ans plus tard, Fuller expliquera que le studio avait sacrifié son film par peur que le Ku Klux Klan ne provoque des remous autour du film, notamment dans les Etats du Sud. "Si la façon dont Au-delà de la gloire avait été charcuté et avait ébranlé ma résolution à continuer à faire des films à Hollywood, le verrouillage de Dressé pour tuer l'avait complètement détruite. Paramount m'a utilisé en tant que bouc émissaire de manière à remédier à son manque de détermination et de courage".

En 1984, la diffusion d'une version remontée du film, prévue sur la chaîne NBC, sera elle aussi annulée. C'est dire si le sort s'est acharné sur lui. En fait, il faudra attendre 2008 pour que Dressé pour tuer soit vraiment découvert au Etats-Unis, grâce à la parution du DVD sorti chez le prestigieux éditeur Criterion.

Puissamment mis en scène, porté par une sublime partition d'Ennio Morricone, Dressé pour tuer est un film absolument bouleversant, porteur d'une charge émotive à fendre les pierre en deux. Le film testament d'un immense cinéaste. Si vous n'avez jamais vu cette merveille, dont la charge et le propos reste tout à fait d'actualité, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

L'acteur américain Tony Todd est mort à 69 ans

Tony Todd nous a quittés. Son décès, confirmé par son agent, est survenu mercredi dernier à son domicile de Marina Del Rey, en Californie, à l’âge de 69 ans. La cause de sa mort n’a toutefois pas été dévoilée.

Pour Tony Todd , tout a commencé à l’Université de Connecticut où il a étudié avant d'intégrer la prestigieuse O'Neill National Theatre Institute, une école de théâtre où il y apprend les fondamentaux de l’art dramatique. Il peaufine ensuite son jeu d’acteur au Conservatoire Hartman à Stamford puis au Trinity Square Repertory Theatre Conservatory, situé à Rhode Island. Todd apparaît dans une douzaine de pièces, rejouant tantôt des classiques, tantôt des œuvres plus expérimentales : il interprète notamment du Shakespeare, du Molière, du Tennessee Williams et du James Baldwin. Sa versatilité et la richesse de son répertoire dramatique lui permettent d’acquérir une réputation dans le milieu. Todd devient lui-même enseignant en art dramatique et crée alors un programme social à destination des jeunes en grande difficulté en leur proposant le théâtre comme voie d’insertion.

Avec son 1m96 et sa voix caverneuse, Tony Todd ne passe pas vraiment inaperçu. Il fait sa première apparition au cinéma en 1986 dans le drame fantastique Sleepwalk. Repéré par Oliver Stone, il rejoint alors le casting de Platoon (id.), un film de guerre dans lequel il interprète un Marine héroïnomane. Doté d’une très forte présence en tant qu’acteur, Todd commence à enchaîner les seconds rôles dans des films-cultes comme Colors de Dennis Hopper où il incarne un vétéran du Vietnam, et Bird de Clint Eastwood. En 1990, il tient l’affiche de La Nuit des morts-vivants de Tom Savini, un remake du film-culte de George A. Romero.

C’est justement dans le cinéma fantastique que Tony Todd va en partie se spécialiser puisqu’on le remarque dans Voodoo Dawn (1991) de Steven Fierberg puis dans The Crow (1994) d’Alex Proyas, deux films de genre. Mais c’est sans conteste avec Candyman (1992) que l’acteur trouve un rôle à son imposante taille. Dans ce film d’horreur où il donne la réplique à Virginia Madsen, Todd interprète un démon à la fois effrayant et envoûtant qui hante ceux qui osent citer son nom devant un miroir. Il reprendra d’ailleurs le rôle-titre dans deux suites, Candyman 2 (1995) et Candyman 3 : Le jour des morts (1999), qui ne connaissent pas le succès du premier volet. Le charisme du bonhomme ne fait plus aucun doute. Il poursuit les tournages de films d’horreur, genre qui lui réussit bien, avec Wishmaster (1997) où il croise Robert Englund, Shadow Builder (1998) d’après un roman de Bram Stoker, ou encore une nouvelle adaptation du Dr. Jekyll et Mr. Hyde (2006). Tony Todd interprète aussi des rôles de second plan dans quelques thrillers de série B comme Sunset heat (1992) où il retrouve Dennis Hopper ou encore Rock (1996) avec Sean Connery et Nicolas Cage. En 2000, il change complètement de registre avec Le Secret, un drame romantique présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes, et où il campe un séducteur qui fait succomber une femme mariée à ses charmes.

Le comédien entreprend quelques petites apparitions dans plusieurs séries télévisées comme New York Police Blues, Star Trek : Voyager, Smallville, Charmed, Les Experts : Miami ou Stargate SG-1. Il est aussi au générique de 24 heures chrono, où il tient deux rôles différents : ainsi, il est rapidement aperçu en inspecteur de police dans un épisode de la saison 3, avant d’incarner un tyran militaire d’un petit pays d’Afrique dans le téléfilm 24: Redemption puis dans la saison 7 qui est en le prolongement. Plus tard, il jouera également dans les séries Chuck, Hawaii Five-0, Dead of Summer, Riverdale, Scream, et prêtera sa voix iconique au personnage de Zoom dans de nombreux épisodes de The Flash.

En matière de films d’épouvante à suites, Tony Todd n’est pas en reste puisqu’après un rôle dans les deux premiers volets de Destination Finale, il interprète le Révérend Zombie dans Butcher - La Légende de Victor Crowley (2006) et sa suite (2010). L’acteur prête sa voix grave et rocailleuse au personnage du Fallen dans Transformers 2: la Revanche en 2009, avant de reprendre son personnage énigmatique de Monsieur Bludworth dans Destination Finale 5 en 2011.

 Avec bien plus de 200 crédits à son actif, Tony Todd n’a jamais cessé de travailler, prêtant souvent son talent et sa réputation à des thrillers sortis directement en vidéo au cours des dernières années. Il a ainsi enchaîné les films et séries et prêté sa voix à de nombreux projets dont récemment, au personnage de Venom dans le succès PlayStation, Spider-Man 2.

En 2021, il a même fait son grand retour dans son rôle culte avec Candyman de Nia DaCosta, une suite directe du film original de 1992, co-écrite par DaCosta, Jordan Peele et Win Rosenfeld.

Son profil sur IMDb répertorie actuellement plus de neuf projets en post-production : le moins que l’on puisse dire est que l’acteur emblématique n’avait donc pas encore dit son dernier mot.

Tony Todd laisse dans le deuil ses deux enfants, Alex et Ariana.