20 juin 2022

Al Pacino veut que Timothée Chalamet joue son rôle dans le nouveau Heat

La suite de Heat sortira en librairie en août prochain, écrite par Michael Mann, le réalisateur du film culte sorti en 1995 au cinéma. Cela fait deux ans que son équipe principale devait se réunir pour une projection, et après plusieurs reports liés à l'épidémie de Covid, Al Pacino, Robert De Niro et Art Linson, le producteur de Heat, ont enfin pu participer à une session de questions-réponses avec le public du festival de Tribeca. Le metteur en scène était présent, mais à distance, participant à la rencontre en vidéo car il a été touché par le Covid juste avant l'événement.

Cette projection en 4K a ravi le public, écrit Variety dans son compte-rendu de la soirée, détaillant que de nombreux spectateurs connaissant le film par coeur ont scandé ses répliques cultes au beau milieu de sa diffusion, mais aussi au cours du Q&A, ce qui a parfois déstabilisé Al Pacino. L'interprète du Lieutenant Vincent Hanna a tout de même passé une bonne soirée, et fait quelques révélations. Si la suite de Heat est adaptée au cinéma, il aimerait par exemple que la version jeune de son personnage soit interprétée par Timothée Chalamet, alias Paul Atreides dans Dune. "C'est un acteur merveilleux. Et il a un super look", considère Pacino.

A la question "Comment vous êtes-vous préparés pour ces rôles ?", c'est son partenaire De Niro qui a fait le show en rétorquant avec un sourire : "J'ai braqué quelques banques...". Le duo a aussi confirmé, plus sérieusement, qu'ils n'avaient pas répété la fameuse scène de dialogue dans le café, qui a marqué leur première rencontre à l'écran : "Al et moi n'avons pas répété cette séquence. On trouvait que ce serait mieux de la tourner directement." Pacino confirme : "J'ai souvent répondu aux gens qui me demandaient ce que ça faisait de travailler avec Rob : 'On peut faire ce qu'on veut avec lui.' Peu importe ce que vous jouez, il va vous écouter et réagir en fonction de ce que vous faites, il sera connecté à vous. c'est un vrai luxe de travailler avec quelqu'un comme ça. Car peu importe ce que vous faites, il réagira à cela. Il est toujours là, prêt à jouer avec vous. Je trouve que c'est comme un match de tennis. Dans nos film, il faut toujours maintenir la balle au-dessus du filet pour qu'elle atteigne l'autre personne. Cela offre un bon rythme si vous écoutez bien."

De Niro a aussi profité de la rencontre pour remercier le cinéaste pour "son attention aux détails. Il prend le temps de bien faire, et c'est ça qui rend ses films si spéciaux." Ce à quoi Pacino, qui a lui-même réalisé des films, rétorque : "Et n'oubliez jamais les monteurs ! J'ai toujours l'impression qu'ils arrivent à me rendre plus beau que je ne le suis. C'est quelque chose que je conseille aux acteurs, producteurs, réalisateurs et monteurs : regardez le film avant qu'il soit entièrement monté, car il est difficile de revenir sur quelque chose une fois que c'est fait. Alors que si vous êtes bien attentif dès le début de la fabrication du film, il y a une chance que quelqu'un vous écoute."

Ultime question à propos de Heat : le film de Michael Mann pourrait-il être refait de nos jours ? "Il y a un tas de plus mauvais films que Heat qui le sont, alors pourquoi pas lui ?", répond le producteur du tac au tac. Conscient de l'évolution du cinéma au fil du temps, notamment avec l'arrivée des plateformes de streaming, Pacino ajoute : "Netflix a fait The Irishman, donc c'est jouable, même si cela reste difficile de monter un tel film. Je crois que Netflix, Amazon ou un autre service de streaming pourrait refaire un blockbuster tel que Heat, et même qu'ils se battraient pour le faire."

The Boys : l'extrême droite américaine séduite par certains personnages de la série

Les modérateurs du site Reddit ont eu beaucoup de travail ce week-end. En cause, les discussions autour de la série d’Amazon The Boys, satire se moquant de la politique, des super-héros et de la célébrité et dont certains personnages problématiques ont obtenu les faveurs d'une partie des internautes.

Dans l’épisode 5 disponible depuis vendredi dernier, Blue Hawk, le nouveau justicier incarné par Nick Wechsler, doit se rendre dans une communauté noire pour s’excuser d’avoir tué un homme non armé. Son discours - au cours duquel il ne se remet pas du tout en question et qui renforce le racisme du personnage qui finit par user de la violence et crier “toutes les vies comptent” ("All Lives Matter" en anglais, un slogan associé à l’extrême droite) - a ainsi été défendu par des fans.

“Non armé ne veut pas dire dangereux. Et c’est bien que son discours ait été sarcastique parce qu’il n’y a aucune raison de s’excuser pour éliminer des criminels”, peut-on notamment lire dans un post Reddit repéré par le journaliste free lance et auteur de la newsletter Garbage Day, Ryan Broderick.

Ce dernier a compilé quelques extraits de ce qui a été écrit sur The Boys sur le site communautaire, en commentant :

“Le forum Reddit sur The Boys est un véritable chaos en ce moment. Des fils de discussion sont verrouillés, des utilisateurs suppriment de rage des comptes entiers. C'est incroyable. Les utilisateurs de droite se plaignent car ils ne veulent pas de politique, mais il est impossible de parler de la série sans eux maintenant. Les fans qui pensaient que Le Protecteur était cool sont en pleine crise.”

Et d’ajouter : “Les gens demandent comment les Redditors peuvent sympathiser avec Le Protecteur (ou Dark Vador ou autre) quand le personnage est si clairement le méchant. Ils savent qu'il est le méchant. Ils veulent que le méchant soit révélé comme étant simplement incompris et ensuite racheté afin qu'ils ne soient pas mal à l'aise.”

Un modérateur de Reddit a confirmé sur Twitter que tous ces commentaires défendant les personnages les plus toxiques du show lui ont donné beaucoup de travail : “Je suis modérateur là-bas. [Nous sommes] 3 jours après le nouvel épisode et les signalements continuent d'affluer à propos de ‘Blue Hawk avait raison’ / ’Becca n'a pas été violée’ etc, des commentaires à gauche et à droite. J'ai passé toute la journée là-dessus.”

Et de préciser, sarcastique : “Nous avons ouvert les candidatures de modérateurs aujourd'hui, vous aussi vous pouvez être un modérateur de TheBoys, c'est *trop amusant*.”

D’autres internautes se sont néanmoins permis de se moquer de tous ceux se plaignant que la série est devenue trop politique, pointant qu’elle l’a en réalité toujours été, tout en célébrant sa manière d’aborder le sujet de façon satirique.

Lors d’une interview à The Digital Fix, le créateur du show, Eric Kripke, a en effet rappelé que la politique a toujours été dans l'ADN de The Boys : “Quand on m’a donné le job, j’ai dîné avec Garth Ennis qui a écrit le comic book. Et je lui ai demandé ‘Qu’est-ce qui t'a inspiré pour le créer ?’ et il m’a répondu ‘J’étais intéressé par le fait de voir ce qui pourrait se passer si tu combines le pire de la politique avec le pire de la célébrité’. Et il a écrit ça en 2006.”

D’ailleurs, pour le scénariste, l’un des personnages les plus effrayants de la série, Le Protecteur, est une caricature de Donald Trump. “Il a toujours été un équivalent de Trump pour moi. J'admets être un peu plus direct cette saison que lors des saisons précédentes. Mais le monde devient plus grossier et moins élégant. L'urgence de l'écriture de notre équipe le reflète”, a-t-il ainsi confié à Rolling Stone.

Et de poursuivre : “Nous sommes plus en colère et plus effrayés au fil des ans, et cela se reflète dans nos scripts. Mais une partie de cela est la direction naturelle de l'histoire du Protecteur. Il a ce mélange vraiment inflammable de faiblesse et d'insécurité totales, et de pouvoir et d'ambition horribles, et c'est juste un combo mortel.”

Puis de conclure : “Donc cela parle de l'auto-victimisation des hommes blancs et de l'ambition incontrôlée. Et il se trouve que ces problèmes reflètent le type qui, c'est encore surréaliste de le dire, était le putain de président des États-Unis.”

Si c’est ce que veut dénoncer Eric Kripke, des internautes, au contraire, voient le personnage d’Antony Starr comme un héros avec des failles qui a besoin d’une rédemption et non comme le dictateur qu’il est devenu. Ce qui a donc récemment nourri de nombreux débats sur Reddit et les réseaux sociaux. 

Ezra Miller dans The Flash : quel avenir pour le film DC ?

Le 21 juin 2023, The Flash sortira enfin sur nos écrans, après de nombreux reports et autres changements de réalisateurs et scénaristes. Film solo consacré à l'homme le plus rapide du monde, introduit brièvement dans Batman v Superman puis vu plus longuement dans Justice League, il doit ouvrir en grand les portes du multivers et permettre à Warner et DC Films de (re)venir concurrence le Marvel Cinematic Universe.

Mais le studio est aujourd'hui confronté à un problème de taille : les démêlées judiciaires de sa star Ezra Miller, actuellement introuvable après s'être rendue coupable de violences physiques et avoir été accusé de détournement de mineur. Selon Deadline, le nouveau PDG de Warner Bros. Discovery David Zaslav n'envisagerait pas de re-tourner le film avec un autre acteur (qui incarne apparemment deux rôles), et se retrouve donc avec deux possibilités : diriger The Flash vers HBO Max, ou le laisser sortir en salles, avec une promotion très réduite (pour ne pas dire inexistante), en espérant que la situation ne s'aggrave pas d'ici-là.

Les sources citées par Deadline lui affirment en tout cas que le studio ne comptera pas sur l'acteur à l'avenir. Ce qui est à la fois peu surprenant et pas tout à fait nouveau, puisque déjà évoqué en avril dernier. Et surtout, hormis Wonder Woman 3 pour Gal Gadot, Warner et DC n'ont depuis longtemps aucun projet pour les membres de leur Justice League. Aussi bien Ezra Miller que Jason Momoa, attendu dans Aquaman 2 en mars 2023.

Si le futur du second semble évidemment lié au box-office du film de James Wan, de bons résultats en salles ont peu de chance de sauver le premier, dont le sort paraît déjà scellé. Il ne reste donc plus qu'à attendre une communication officielle. Ou voir à quoi ressemblera la prochaine bande-annonce de The Flash, où Michael Keaton reprendra son rôle de Batman tandis que Sasha Calle fera ses débuts en Supergirl.

Festival du film de Cabourg 2022 : le palmarès

Cabourg a décerné hier soir son palmarès qui se divise comme à son habitude en deux parties. D’un côté le Comité des Swann chargé de départager les films plus romantiques sortis depuis l’édition précédente du festival. De l’autre un jury présidé cette année par Diane Kurys qui devait faire son choix parmi 6 nouveautés en compétition

Côté Swann d’Or, c’est Pascal Elbé qui s’est imposé, en meilleur film, avec son très autobiographique On est fait pour s’entendre dont il tient le premier rôle avec Sandrine Kiberlain…

Sandrine Kiberlain particulièrement à l’honneur hier soir puisque son Une jeune fille qui va bien a remporté, lui, le Swann d’Or du meilleur premier long métrage et son interprète, Rebecca Marder, le Swann de la Révélation féminine, la toute première récompense de son parcours comme elle l’a expliqué dans un discours très émouvant.

Premier trophée aussi pour son homologue masculin, Yasin Houicha, héros de Fragile d’Emma Benestan, passé trop inaperçu lors de sa sortie en salles (ex- aequo avec Timothée Robart des Magnétiques). Les Swann d’Or du meilleur acteur et de la meilleure actrice sont, quant à eux, revenus à Swann Arlaud pour sa composition en Yann Andrea dans Vous ne désirez que moi de Claire Simon et Fanny Ardant pour Les Jeunes amants de Carine Tardieu, repartie, elle, avec le Swann de la meilleure réalisation, remis par la fille de la regrettée Solveig Anspach qui avait initié avant sa disparition, ce projet inspiré par sa propre mère. Absent sur la côte normande, Mathieu Amalric a, lui, été récompensé par le Prix Gonzague Saint- Bris de la meilleure adaptation pour Serre- moi fort.

Bien présente, Françoise Fabian a, elle délivré un superbe discours – dédié à Jean- Louis Trintignant, son partenaire de Ma nuit chez Maud – en recevant son Swann d’honneur des mains d’Aure Atika qui jouait sa fille dans Rose de Aurélie Saada.

Le jury de Diane Kurys a, lui, choisi de primer Nelly & Nadine, un documentaire du suédois Magnus Gertten narrant une histoire d’amour entre deux jeunes femmes née une veille de Noël 1944 au cœur du camp de concentration de Ravensbrück où elles étaient toutes les deux retenues prisonnières. Un film aussi plébiscité par la jeunesse et qui, grâce à cette double mise en lumière, pourrait trouver un distributeur en France. Quant au public qui s’est pressé pendant 4 jours dans les salles du festival du film romantique 2022, il a lui récompensé Maria rêve, le premier long métrage de Lauriane Escaffre et Ivo Müller avec Karin Viard et Gregory Gadebois, dont nous vous confions hier tout le bien que nous en pensions. On pourra découvrir cette comédie romantique en salles le 28 septembre.

Ron Perlman nous parle de Hellboy 3 et de sa divergence avec Guillermo del Toro

Presque 15 ans après la sortie du deuxième opus, Les Legions d'Or Maudites, Hellboy n'a toujours pas eu droit à la conclusion de sa trilogie. Mais la franchise de Guillermo del Toro, adaptée des comics, n'est pas encore morte et enterrée. Elle a survécu au reboot porté par David Harbour, alors Ron Perlman veut encore y croire... même s'il avoue que Guillermo del Toro n'est pas sur la même longueur d'ondes :

"On ne parle pas de Hellboy 3, Guillermo et moi. Il sait ce que je pense et je sais ce que lui pense. Du coup, on n'en parle pas... Enfin, parfois... mais très rarement", nous confie l'acteur de 72 ans, que Première a croisé au 61e festival de télévision de Monte-Carlo.

Le cinéaste mexicain a depuis été oscarisé (pour La Forme de L'eau) et enchaîne les longs-métrages, de Pacific Rim à Pinocchio, en passant par Nightmare Alley.

"Lui a tourné la page, mais moi je vois les choses différemment. J'ai le sentiment qu'il faut absolument qu'on finisse cette trilogie", poursuit Ron Perlman. "Parce que nos films Hellboy ont été pensés pour être en trois parties. Sauf qu'on n'en a fait que deux ! L'histoire n'est pas terminée. Il faut qu'on raconte ce qui se passe ensuite (...) A la fin du deuxième volet, Liz est enceinte et elle attend des jumeaux. Mais on ne sait pas si Hellboy va accomplir sa destinée, qui est de détruire le monde, ou s'il va aller contre et le payer de sa vie. Ca, ça devait être dans le troisième film, mais comme il n'y a pas de Hellboy 3..."

Guillermo del Toro a d'ailleurs déjà mis un terme définitif à la rumeur il y a quelques années, refermant ce chapitre de sa carrière. "Ce n'est pas tellement qu'on a une divergence d'opinion à ce sujet, Guillermo et moi, c'est surtout qu'on a une divergence d'agendas ! Lui fait d'autres choses..." termine d'expliquer Ron Perlman.

L'acteur n'est pas brouillé avec le réalisateur pour autant, puisqu'il est apparu dans Nightmare Alley en début d'année et sera l'une des voix du prochain Pinocchio de Netflix. En espérant encore, qu'un jour, il dira OK pour Hellboy 3.

"Je vous ai donné ma position. Je ne veux jamais dire jamais..." conclut Ron Perlman.

MTV : Chris Evans préfèrerait rejouer la Torche des 4 fantastiques plutôt que Captain America

Actuellement en pleine promotion de Buzz l'Eclair, le spin-off de Toy Story dont il prête sa voix au héros, Chris Evans a expliqué il y a quelques jours à ComicBook.com qu'il ne comptait pas revenir dans le costume de Captain America, personnage qu'il a incarné de 2011 à 2019 pour Marvel : "Cela semble être quelque chose que les gens aimeraient voir alors je ne veux décevoir personne, mais ça me semble difficile... C'était une si belle aventure et j'en suis tellement content. C'est tellement précieux pour moi. Pour que je revienne, il faudrait que ce soit parfait. Ce serait juste effrayant de remuer quelque chose qui m'est si cher. Ce rôle signifie tellement pour moi. Donc, le revisiter, cela signifierait accepter un défi énorme, il faudrait un projet massif."

Interviewé par MTV depuis, il a précisé qu'il se verrait bien en revanche revenir dans le costume de Johnny Storm, alias La Torche Humaine dans Les 4 Fantastiques. "Ce serait bien, non ? Personne ne m'en a jamais parlé, et je sais que je n'ai plus la même apparence. C'était il y a 15... près de 20 ans. Oh mon Dieu, je suis vieux ! Mais j'aime vraiment ce personnage. Je crois qu'ils préparent quelque chose avec Les 4 Fantastiques ? (...) J'adorerais ça. Ce serait plus facile de me vendre ça qu'un retour en Cap. Vous voyez ce que je veux dire ? Cap est trop précieux pour moi, je ne veux pas pervertir cette belle expérience. Mais Johnny Storm, je trouve qu'il n'a pas vraiment eu le succès qu'il méritait. C'était avant que Marvel trouve sa patte... J'adorais ce rôle. Alors qui sait ?" Chris en profite ensuite pour féliciter Hayley Hatwell, qui joue toujours l'Agent Carter (le premier amour de Steve Rogers/Captain America) chez Marvel. 

Pour bien comprendre l'ampleur qu'aurait son retour en Johnny Storm, il faut savoir qu'il l'a interprété en 2005 et 2007 pour Tim Story, dans des blockbusters produits par la 20th Century Fox qui ont bien marché sans pour autant connaître le succès fous des Avengers, qui ont suivi quelque temps plus tard chez Disney-Marvel. Puis cette histoire a été remakée (avec Michael B. Jordan dans son rôle, en 2015) juste avant que le studio ne rachète la Fox et ne parle d'un nouveau blockbuster à venir sur Les 4 Fantastiques. Il se pourrait que plusieurs incarnations se croisent à l'écran dans ce futur blockbuster, depuis la mise en place du "multivers" dans Spider-Man : No Way Home et Doctor Strange in the Multiverse of Madness. Rien ne dit pour l'instant que le studio fera revenir le casting original, ou le suivant, mais c'est une possibilité, sur le papier. Notez qu'un nouvel acteur est apparu sous les traits de M. Fantastique dans le dernier super-film du studio (si vous voulez en savoir plus, c'est ici, mais attention aux spoilers !).

Paul Walker va recevoir une étoile posthume sur le Hollywood Boulevard

La Chambre des Commerces de Hollywood vient de dévoiler la liste des personnalités qui seront à l'honneur cette année en obtenant une étoile à leur nom sur le Hollywood Boulevard. Celle-ci se divise en plusieurs catégories (cinéma, télévision, chanson...) et dans la première, sept personnalités sont mentionnées, dont deux décédées : Paul Walker, le comédien phare de la saga Fast & Furious recevra son étoile à titre posthume, tout comme Juanita Moore, la comédienne nommée aux Oscars en 1960 pour Mirage de la vie, de Douglas Sirk.

Le comédien décédé à seulement 40 ans, en 2013, dans un accident de voiture, ne sera pas le seul acteur de la saga à être acclamé en 2023, puisque Ludacris fait lui aussi partie de la liste. On note ensuite la présente de Uma Thurman, la star de Kill Bill, Bill Pullman (Independence Day), Vince Vaughn (Serial Noceurs, True Detective), et John Waters, le réalisateur de Cry Baby. Deadline publie ici la liste complète des 24 personnalités concernées pour 2023. 

Ce n'est pas la première fois qu'une étoile est remise ainsi à titre posthume. En juin 2021, on avait appris que l'interprète de Leia dans la saga Star Wars allait recevoir cet honneur, en étant sélectionnée parmi les personnalités de 2022. Une décision immédiatement saluée par son partenaire de jeu Mark Hamill, qui a joué son frère Luke Skywalker, ainsi que par ses fans, dont certains avaient décidé de lui fabriquer quelque temps plus tôt une étoile sur le Walk of Fame, à défaut d'une officielle.

Marvel : la star de la série n'aime pas le Hulk de Mark Ruffalo et du MCU

Si la série She-Hulk : Avocate, prévue pour le 17 août 2022 sur Disney +, marquera les débuts de Tatiana Maslany dans le rôle de Jennifer Walters / She-Hulk, elle marquera également le retour de Mark Ruffalo dans le rôle de Bruce Banner / Hulk. C’est en 2012 que ce dernier est apparu dans la peau du héros vert dans le premier volet de la saga Avengers, avant de faire de multiples apparitions remarquées dans différents projets de la franchise.

Au cours de la dernière décennie, Ruffalo a reçu de nombreuses éloges pour sa performance dans le MCU, mais il y a une personne qui n'est absolument pas fan de sa version du personnage. Lou Ferrigno, qui a joué dans la série L’Incroyable Hulk dans les années 1970, a en effet exprimé son dégoût pour la dépendance de Marvel aux images générées par ordinateur.

Dans une récente interview pour le Washington Times, l'acteur a partagé ses sentiments à ce sujet et s’est dit prêt à écraser "tous les CGI" dans les films de super-héros de Marvel. Il y déclare que quelque chose se perd lorsque le personnage aux manières douces du Dr Bruce Banner se transforme en une version générée par ordinateur d'un homme devenu bête.

"Bien que j'apprécie le travail visuel incroyable que ces artistes produisent, il manque les qualités de performance humaines brutes que je pense que seul un acteur peut jouer. Surtout quand il s'agit de Hulk”, a déclaré Ferrigno, aujourd'hui âgé de 70 ans.

Le bodybuilder à la retraite affirme que les Avengers plus récents et Hulk manquent de certaines des qualités humaines essentielles pour amener le personnage de comics à la peau verte à la vie. "Ce qu'il se passe, c'est que [dans] les deux premiers films de Hulk, les CGI s'amélioraient, mais [dans] le dernier, Endgame, j'ai été déçu. Parce que Hulk doit être hideux, il doit être une créature", avait précédemment proclamé Ferrigno au Hamilton Comic-Con Canadien. "Vous voyez dans Endgame, Mark Ruffalo – je pense que cela a beaucoup à voir avec lui et Disney – je n'aimais pas la façon dont il décrivait [Hulk]. Cela a enlevé cette beauté, cette qualité de Hulk. C'est pourquoi beaucoup de gens ont aimé la série."

L'année dernière, l’acteur avait également tweeté à ce sujet : "Je ne peux pas penser à un autre super-héros qui ne soit pas en costume ou en images de synthèse. J'ai travaillé très dur sur mon alimentation et mon exercice pour Hulk. Je n'allais laisser personne tomber. Hulk était aussi mon héros quand j'étais enfant." 

Des propos qui ont provoqué de nombreuses réactions de la part des fans de l’univers Marvel qui ont rapidement mentionné Dave Bautista (Drax) et Chris Hemsworth (Thor), entre autres, en tant qu'acteurs qui s'entraînent physiquement dur pour leurs rôles. 

Cependant, la plupart des adeptes de la franchise semblent satisfaits de la version CGI du personnage de Mark Ruffalo, ce qui n’est toutefois pas le cas de She-Hulk : Avocate. En effet, lorsque la première bande-annonce de la série est sortie, les critiques sont tombées. Alors que beaucoup étaient enthousiasmés par le ton léger de la série et les connexions Marvel, d'autres n'étaient pas satisfaits par les images de synthèses. Marvel a depuis pris les devants, révélant une version déjà mise à jour de la bande-annonce qui montre quelques différences subtiles dans le travail CGI sur le visage de l'héroïne.

Quoi qu’il en soit, l'avocate, elle, débarquera, avec critiques de Lou Ferrigno ou pas, sur Disney+ le mercredi 17 août, un rendez-vous que les fans de Marvel ne manqueront sûrement pas.

19 juin 2022

Jennifer Lopez à cœur ouvert sur son enfance, elle se confie sur sa mère

Depuis le 15 juin dernier, Netflix propose à ses abonnés un tout nouveau documentaire sur une célébrité internationale : Jennifer Lopez. Intitulé Halftime, ce programme revient sur la carrière, la vie amoureuse et l’enfance de la chanteuse et actrice de 52 ans. L’occasion d’en savoir plus sur l'éducation à la dure qu’elle a reçue notamment de la part de sa mère, Guadalupe Rodriguez, une Portoricaine de 76 ans. La star a ainsi révélé que celle-ci est quelqu’un de "compliqué" et qu’elle n’a pas forcément eu une vie facile.

"Elle a fait ce qu’elle avait à faire pour survivre et ça l’a rendue forte, mais ça l’a aussi endurcie", a d’abord expliqué Jennifer Lopez, avant de révéler qu’avec ses sœurs Leslie et Lynda, sa mère les "battait pas mal". De son côté, l’intéressée s’est justifiée, en reconnaissant être "loin d’être une mère parfaite". N’ayant visiblement pas de regrets sur la manière dont elle a élevé ses enfants, celle que l’on surnomme "Lupe" a affirmé : "Mais, ce que je peux dire, c’est que j’ai tout fait dans leur intérêt." Sans employer le terme de "violence", elle a assuré avoir été "très exigeante avec elles" pour les aider à s’en sortir dans la vie, "pas pour critiquer, [mais] pour qu’elles visent plus haut".

Concernant sa fille Jennifer, cette ancienne enseignante en maternelle a estimé que c’est celle qui lui "a donné du fil à retordre". "On s’est souvent disputées", a-t-elle déclaré. Pour sa part, la chanteuse s’est remémoré la fois où l’un de leurs clashs l’a conduite à prendre son indépendance. "Ma mère m’a dit : ‘Si tu veux vivre dans cette maison, tu vas faire tes études.’ Nous nous sommes disputées une nuit et je suis partie", a-t-elle raconté. Après cela, la jeune femme de seulement 18 ans s’est retrouvée sans logement et est parvenue à travailler comme clerc de notaire, en combinant des spectacles de danse dans des boîtes de nuit à Manhattan. Ce n’est que quatre ans plus tard qu’elle a connu la lumière en faisant partie des danseuses de Janet Jackson.

Laurence Boccolini se confie sur les attaques sexistes reçues

Interviewée dans les colonnes du Parisien, ce dimanche 19 juin, Laurence Boccolini est revenue sur sa carrière à la télévision, mais aussi à la radio et sur ses projets, que ce soit dans la musique ou dans la fiction. Auprès de nos confrères, la présentatrice de Tout le monde veut prendre sa place a également évoqué les nombreuses critiques qu’elle a pu recevoir depuis qu’elle est connue, mais surtout depuis qu’elle a succédé à Nagui aux commandes du jeu télévisé de France 2.

Catégorique, la maman de Willow a assuré que "tout est plus dur" quand on travaille sur le petit écran et qu’on est une femme, et ce, "physiquement comme moralement". "Les attaques sont beaucoup plus directes et franches", a affirmé Laurence Boccolini, en précisant : "Ce qu’on a dit de moi et sur moi, on ne l’aurait jamais fait avec un homme." Elle a souligné que "plusieurs animateurs [le lui] ont signalé". Depuis qu’elle présente des émissions, l’ex-femme de Mickaël Fakaïlo s’est ainsi rendu compte qu’elle n’avait pas que des soutiens. À l’époque du Maillon faible et de Money Drop, on l’a d’ailleurs, "à chaque fois, donnée perdante". Malgré les nombreuses personnes qui l’ont rabaissée sur son chemin, que ce soit des membres de la profession ou des téléspectateurs non satisfaits, elle a su se faire confiance et avancer, la tête haute.

"Je savais où j’allais, que je pouvais bien le faire, que j’avais travaillé pour", a expliqué Laurence Boccolini, qui a donné un conseil à ses futures consœurs : "Il faut s’accrocher et réussir à convaincre." De plus, l’animatrice a quitté TF1 pour France 2 et, même si elle s’y sent bien, elle a dû accepter d’être moins payée. "L’argent n’est pas un moteur. Je gagne ma vie, mais il faut diviser par cinq ou six par rapport à un prime sur TF1… Mais je ne peux pas faire les choses si je ne prends pas de plaisir ou si je ne travaille pas avec des gens que j’aime bien", a-t-elle affirmé en toute honnêteté.