Les obsèques de Brigitte Bardot ont débuté ce mercredi 7 janvier à Saint-Tropez, dans le Var, où le village avait été entièrement bouclé pour l’événement. Son fils, avec lequel elle avait entretenu des relations parfois complexes, a accueilli le cercueil en rotin à l’entrée de l’église Notre-Dame de l’Assomption.
Brigitte Bardot avait souhaité des funérailles simples et dépouillées, avec des fleurs champêtres et une liste d’invités strictement sélectionnée par ses proches et sa fondation pour la protection des animaux, cause à laquelle elle avait consacré sa vie après avoir quitté le cinéma à l’âge de 38 ans, au sommet de sa gloire.
Secrétaire général de la Fondation Brigitte-Bardot depuis 2020, Max Guazzini, ancien président du Stade Français Rugby, a été le premier proche à prendre la parole lors des obsèques de l’icône. Depuis l’autel de l’église Notre-Dame de l’Assomption, il a salué l’engagement et la générosité de Brigitte Bardot : "Brigitte était toujours présente pour tous les combats", a-t-il déclaré, rappelant sa "beauté qui a du caractère". Il a ajouté : "Elle était si généreuse et elle a donné tant d'amour. Toute sa vie, elle a incarné la liberté. Elle aimait beaucoup la France, elle aimait sa France." Selon lui, BB restera "un mythe".
Des prestations musicales émouvantes ont également marqué la cérémonie. Mireille Mathieu a interprété Panis Angelicus, déclarant : "Pour moi Brigitte Bardot, c'est la France dans le monde", tandis que Vincent Niclo reprenait Ave Maria, réorchestrée pour l’occasion. Nicolas-Jacques Charrier, fils unique de l’actrice, a déposé une gerbe au nom de sa mère, avec pour seule inscription : "À maman". Même si leur relation avait été complexe, il a assisté à la cérémonie depuis Oslo, où il vit avec ses filles et petites-filles. La musique du film Le Mépris a également accompagné l’hommage, soulignant la carrière cinématographique de BB.
Allain Bougrain-Dubourg, ancien compagnon de Brigitte Bardot et président de la Ligue pour la protection des oiseaux, a pris la parole pour rendre hommage à l’actrice. Visiblement ému, il s’est avancé devant l’autel. Il a lu un texte à tonalité religieuse.
La cérémonie a été ponctuée d’un moment insolite. L’alarme du Système d’Alerte et d’Information des Populations (SAIP) s’est déclenchée, un test mensuel prévu pour vérifier le bon fonctionnement des sirènes en cas de crise. Chaque premier mercredi du mois, entre 11 h 45 et 12 h 15, cette alarme retentit dans toute la France depuis la Seconde Guerre mondiale, sauf certains départements en raison de changements de programmation.

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