23 janvier 2026

L'humoriste Djimo mis en examen pour viol après une plainte déposée en 2023

C’est une mise en examen qui place l’humoriste Djimo dans la tourmente. Le stand-uppeur de 35 ans a été mis en cause le 15 janvier 2026 dans une affaire de viol, à la suite d’une plainte déposée en mars 2023 par la comédienne de doublage Élise Vigné. Cette dernière avait alors travaillé comme régisseuse dans un club de stand-up à Paris. Cette dernière avait alors travaillé comme régisseuse dans un club de stand-up à Paris.

Cette démarche s’inscrit dans le sillage du mouvement #MeTooStandUp, qui a vu émerger plusieurs témoignages de femmes dans le milieu de l’humour. L’affaire, révélée par Mediapart, concerne des faits présumés qui se seraient produits dans un contexte professionnel.

Dès 2024, une information judiciaire avait été ouverte pour des faits qualifiés de « viol commis en réunion » impliquant Djimo et un autre humoriste, Lenny M’Bunga. À cette étape de la procédure, Djimo avait été placé sous le statut de témoin assisté pour viol commis en réunion, sans être formellement mis en examen. Ce statut permettait aux enquêteurs de poursuivre leurs investigations sans mise en cause officielle.

L’évolution vers une mise en examen implique désormais une instruction judiciaire plus poussée, avec une requalification des faits et un examen détaillé par le parquet et le juge d’instruction.

Djimo conteste fermement les faits reprochés. Par la voix de son avocat, il déclare que cette mise en examen « ne repose sur aucun élément nouveau ». Conformément au droit, il bénéficie de la présomption d’innocence tant qu’un jugement définitif n’aura pas été rendu.

Selon nos confrères, une seconde personne serait alors entrée dans la chambre, restée dans l’obscurité, et l’aurait pénétrée sans son consentement. Croyant qu’il s’agissait toujours de M’Bunga, elle affirme avoir demandé d’arrêter. L’homme aurait quitté la pièce précipitamment et elle dit avoir trouvé Djimo sur le palier pantalon ouvert.

Ce dernier, présumé innocent, conteste fermement ces accusations. Son avocat, Me Gabriel Dumenil, dénonce une mise en examen « particulièrement critiquable » et assure qu’aucun élément nouveau ne la justifie. Il souligne que les faits allégués remontent à plus de dix ans et qu’un juge d’instruction avait auparavant estimé l’absence d’indices graves ou concordants. La défense a d’ores et déjà engagé des recours.

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