01 janvier 2026

Après 37 ans sur M6, Stéphane Tortora s'en va !

De nos jours, rares sont ceux qui font toute leur carrière dans la même entreprise. Et pourtant, c'est le cas de Stéphane Tortora. Ce nom ne vous dit rien ? Et pourtant, promis, vous le connaissez. D'abord commentateur de matchs, ce dernier a eu une brillante idée deux ans après son arrivée sur M6. Pourquoi ne pas imaginer, chaque dimanche, un mini-journal consacré à l'actualité sportive du week-end.

Ainsi, depuis 1989, ce programme baptisé Sport 6 et d'une durée de 6 minutes enchante les téléspectateurs. Toutefois, son format est particulier car, il n'y a ni plateau ni public. À l'antenne, une succession d'images et une voix off devenue emblématique. Celle de Stéphane Tortora. Toutefois, après 37 années de bons et loyaux services, ce dernier a décidé de quitter le navire. En effet, pour lui, M6, c'est terminé.

En effet, il n'adressera plus ses cultissimes "Cartons rouges" en fin d'émission. L'annonce a été faite par le principal concerné sur ses réseaux sociaux ce 31 décembre, juste avant le passage à la nouvelle année. "Au revoir 2025 ! Au revoir M6 ! Vive 2026 ! Ses projets et ses promesses" a écrit le journaliste de 63 ans à ses abonnés sur X et sur Instagram. "Bonne année à vous ! Merci pour votre fidélité. À bientôt. Ailleurs", a-t-il poursuivi. Cela signifie donc que ses admirateurs pourront continuer à suivre ses aventures sans savoir où pour le moment.

En commentaires, des dizaines de téléspectateurs lui ont immédiatement fait part de toute leur admiration pour son travail. "Ma passion du sport est associée à votre voix. Merci pour tout", a écrit Élodie notamment sur Instagram. "Une fois de plus une émission emblématique du PAF disparaît… Tout comme un bout de ma jeunesse. Belle continuation", s'est désolé un internaute sur X. Des anciens téléspectateurs qui ne manqueront pas de suivre ses futures aventures.

Le rappeur français Dooz Kawa est mort

"Il laisse derrière lui le rap en PLS". Le rappeur français Dooz Kawa est mort, annonce sur les réseaux sociaux son label, Modulor. "D’une espèce à part, celui qui faisait partie du parti des oiseaux s’est envolé. Le bad boy de Marseille, Strasbourg, Genève et Toulouse, s’est fait la belle dans une nuit éternelle", peut-on lire dans le message publié sur Instagram.

"Il laisse derrière lui le rap en PLS et une tristesse infinie. On lui offre un bouquet de proses sous forme de pot pourri dans la lumière grise de Grenoble, London, et Paris. La mauvaise graine à fleur de peau a finalement trouvé sa place, enracinée dans nos cœurs", est-il ajouté.

Dooz Kawa laisse derrière lui sa femme et son fils, Milo. "Faisons briller encore son astre de mille feux, car rappelez-vous qu’les étoiles du sol c’est nous. Merci 12 KO", conclut le communiqué du label.

L'annonce de sa disparition a suscité une vague d'émotion sur les réseaux sociaux. "Tu vas manquer mon Dooz (...). Un rayon du soleil s’est éteint mais en nous laissant sa plus belle lumière", écrit notamment sur Instagram le rappeur Davodka, quand l'humoriste et chroniqueuse de France Inter préfère commenter avec des cœurs que des mots.

Ambassadeur d'un rap instrumental et à la prose marquée, Dooz Kawa avait commencé le rap à l'adolescence et créé son premier collectif baptisé T Kaï-Cee, avant de sortir son premier album en solo en 2010. Originaire de Strasbourg, l'artiste s'est démarqué grâce à ses textes poétiques et sa musique à la croisée des cultures, entre jazz manouche et musique des balkans.

Il avait sorti son dernier album - le sixième de sa carrière - Vol de nuit, en septembre 2024. En janvier 2020, en pleine pandémie de Covid-19, il avait publié Nomad's Land, sur lequel figure plusieurs artistes, dont le rappeur et écrivain Gaël Faye.

La rivalité méconnue entre Pierre Ninet et Gilles Lellouche

Tête d'affiche incontournable du cinéma français depuis déjà plus d'une décennie. Pierre Niney était au sommet du box-office en 2024. Cette année-là, il interprétait le rôle-titre de la nouvelle adaptation cinématographique du Comte de Monte-Cristo. Au total, plus de neuf millions de spectateurs se sont déplacés dans les salles obscures pour découvrir ce long-métrage. Ce qui a fait de cette œuvre le deuxième film français le plus populaire cette année-là.

En effet, la comédie baptisée Un p'tit truc en plus, réalisée par Artus, s'était classée première avec plus de 11 millions de spectateurs au cinéma. Pour sa prestation dans le rôle du Comte de Monte-Cristo. Pierre Niney avait été nommé au César du meilleur acteur. Une récompense qu'il avait déjà décrochée en 2015. Pour avoir incarné le célèbre couturier Yves Saint-Laurent dans le biopic qui lui était consacré.

En 2022, Pierre Niney avait une nouvelle fois été nommé au César du meilleur acteur. Cette fois-ci, c'était pour son rôle dans le film Boîte Noire. Face à lui, on retrouvait cette année-là Gilles Lellouche. Nommé pour sa prestation dans le long-métrage Bac Nord. Tandis que François Civil était quant à lui nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle pour ce même film.

"Être nommé aux César cette année. Très cool mais savoir que mon frère François Civil, avec qui on rêve de ce métier depuis presque quinze piges, sera aussi de la partie = petite émotion. Contrairement à ce connard de Gilles Lellouche dont on se serait bien passé. Tu vas rester bien assis au chaud. Tu me diras de quoi j'ai l'air sur scène", avait alors lancé Pierre Niney sur les réseaux sociaux. Avec humour.

"Tu vas regarder l'émission du haut de ta chaumière à la campagne non ? Parce que si tu peux faire une économie d'essence c'est aussi bien. Tu ne vas quand même pas perdre partout", avait ensuite répliqué Gilles Lellouche. Finalement, Pierre Niney avait mis un terme à ce clash amical avec le message suivant : "Humilité et bienveillance seront les maîtres mots de ce combat".

Peu après la cérémonie des César. Les deux acteurs ont partagé l'affiche du film baptisé Goliath. Au sein de ce long-métrage, Gilles Lellouche incarnait le personnage d'un avocat déterminé à faire tomber un géant de l’agrochimie. Tandis que Pierre Niney interprétait le personnage d'un lobbyiste ultra-rapide, qui est justement au service de cette entreprise. Le casting de ce film est complété par Emmanuelle Bercot. Dont le personnage livre une croisade acharnée contre les pesticides.

Vitaa victime d’une nouvelle tentative de cambriolage, son récit bouleversant

Visage emblématique de la scène musicale française. Vitaa a malheureusement vu son année 2025 se terminer de la pire des manières. En fait, le domicile francilien de la chanteuse a été victime d'une tentative de cambriolage le mercredi 31 décembre 2025. Comme l'a révélé le site Purepople.com. La musicienne s'est confiée à ce sujet dans un message publié sur Instagram plus tard le même jour.

"Pour la troisième fois en trois ans, j'ai été la cible d'une tentative de cambriolage ce matin. Trois individus ont essayé de pénétrer à mon domicile, mais Dieu merci, mon système, mon équipe de sécurité et les forces de l'ordre les ont fait fuir. Il y a deux ans, j'ai vécu l'horreur d'un home-jacking et d'une séquestration", a-t-elle premièrement écrit. Tout en dévoilant des vidéos des cambrioleurs prises par des caméras de vidéosurveillance.

"Ce matin, réveillée par la terreur, tous mes sentiments ont refait surface... Quelle tristesse de ne pas se sentir en sécurité chez soi, dans son propre pays... Je suis inquiète pour mes enfants, leur sécurité, leur tranquillité, leur avenir... J'aurais souhaité terminer l'année différemment. À nouveau, je vous le dis : soyez vigilants, prenez soin de vos familles, prenez soin de vous", a ensuite ajouté Vitaa. Pour rappel, la chanteuse avait été victime d'un home-jacking en 2023.

"La nuit dernière, ma famille et moi avons vécu l'une des nuits les plus éprouvantes et traumatisantes de nos vies. Bien qu'on y pense parfois, on n'est jamais préparé à cela et je ne souhaite cette épreuve à personne même pas à mon pire ennemi. Je voulais vous remercier pour vos milliers de messages d'amour et de soutien qui m'ont fait extrêmement chaud au coeur et apaisée", avait-elle alors dévoilé sur les réseaux sociaux.

"Il était presque 6h du matin, il y a tout le monde dans la maison, il y avait mon bébé, ma belle-fille à mon mari, il y a tout le monde, il y a mes enfants qui dorment au sous-sol. Et dans mon sommeil j'entends des coups, des grands coups dans une porte... La vitre elle se brise, moi je suis en nuisette devant la porte de mon dressing", avait également révélé la musicienne dans le documentaire intitulé Vitaa : je m'appelle Charlotte. Diffusé sur TMC.

"Mon mari descend, il me dit : 'Appelle la police, monte avec les enfants'. Les mecs ils ouvrent la porte et là l'alarme elle s'enclenche. Dans les deux chambres d'en haut, il y a ma belle-fille et ma fille de 20 mois. Dans l'histoire, j'ai mes boules Quies, je les avais gardées ce qui fait que l'alarme moi je l'entends moins fort. Et heureusement, ils ont été déstabilisés par l'alarme. Dieu merci, on avait l'alarme", avait finalement conclu Vitaa.

Giulia Sarkozy : son bilan 2025 en demi-teinte

Alors que l'année 2025 est officiellement arrivée à son terme. De nombreuses personnes se sont emparées de leurs comptes sur les réseaux sociaux pour dresser le bilan des 365 derniers jours écoulés. Ce fut notamment le cas de Giulia Sarkozy. En effet, la fille de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni est revenue sur ses joies et ses peines durant cette année passée. Marquée notamment par la condamnation et l'emprisonnement de son père.

"Cette année n’a pas été la plus simple pour nous. Il y a eu des moments compliqués, des doutes, des remises en question. Mais on n’a pas lâché, même quand ça a été dur sur le moment. Cette année nous a surtout appris à nous connaître encore mieux. Et à avancer ensemble. Cette saison a été très importante pour le mental, surtout pour celui de Valentine. Être au pré lui a fait énormément de bien. Elle s’est apaisée, a pris confiance et s’est révélée", a premièrement écrit Giulia Sarkozy.

"En début d’année, elle nous a montré de quoi elle était capable en enchaînant des hauteurs à 1m05 et 1m10, avec beaucoup de courage malgré ça petite taille et son âge. On a aussi malheureusement panaché..un moment fort, marquant, difficile. Mais on n’a pas lâché. On a pris le temps, on s’est relevées et on a continué d’avancer. Et pour ça, je suis très fière. 2025, c’est aussi de nouvelles rencontres", a ensuite ajouté la fille de Nicolas Sarkozy.

"J’ai rencontré Kabriole, une ponette de 5 ans, et j’ai très hâte de voir la suite avec elle ! Grâce aux réseaux, j’ai fait de belles rencontres, et surtout ma communauté a énormément grandi. Merci pour votre soutien, il compte plus que vous ne l’imaginez. Un immense merci à ma coach Laurie, qui a été formidable toute l’année. Merci aussi à Jaruny, Marcus et Roman qui nous ont accompagnées et aidées tout au long de l’année. Votre aide, vos conseils et votre soutien ont énormément compté", a aussi souligné la demi-sœur de Louis Sarkozy.

"On est aussi retournées deux fois dans notre ancienne écurie, dans le sud, où Valentine a été exemplaire. On a pu revenir aux bases, reprendre un peu la cordelette et simplement profiter ensemble. Et puis il y a eu le Longines Paris Eiffel avec Valentine, comme je l’avais fait avec Finola. Une deuxième place, un moment hors du temps, et une immense fierté. Maintenant, place à 2026", a par ailleurs précisé la fille de Carla Bruni.

"On espère une année pleine de chance, plus douce. Avec une reprise des concours tranquillement et des objectifs à aller chercher, que ce soit avec Cabriol ou avec Valentine", a finalement conclu Giulia Sarkozy. Avant que sa mère ne lui réponde dans la section des commentaires : "Ma merveille. Je suis si fière de toi. Bonne année à Valentine et à Cabriole. Et bonne année à toi".

la créatrice de mode Jacqueline de Ribes est décédée

La « dernière reine de Paris » s’en est allée. La comtesse Jacqueline de Ribes, styliste, femme d’affaires, figure de la jet-set et symbole de l’élégance parisienne, en particulier aux Etats-Unis, est décédée mardi à l’âge de 96 ans, a déclaré mercredi son secrétariat à l’AFP, s’exprimant au nom de la famille. Jacqueline de Ribes est décédée en Suisse, a précisé à l’AFP Stéphanie Mouly, son assistante.

Amie d’Yves Saint Laurent et de Valentino, mécène et philanthrope, elle avait eu les honneurs du Metropolitan Museum de New York en 2015 pour une exposition présentant une soixantaine d’ensembles, haute couture ou prêt-à-porter - les plus anciens datant de 1962 –, conservés par « la dernière reine de Paris ». Dès 1956, Jacqueline de Ribes figura dans la liste des femmes les mieux habillées au monde. En 1962, elle a été élue au « Hall of Fame » (panthéon) de la mode et célébrée par les plus grands photographes de mode.

Née Jacqueline de La Bonninière de Beaumont le 14 juillet 1929, l’aristocrate, éprise de liberté et passionnée de mode depuis l’enfance, épouse à 19 ans le vicomte puis comte Edouard de Ribes (1923-2013).

En 1962, elle s’essaie successivement au journalisme, au théâtre, à la télévision ou au design d’intérieur, et annonce à ses proches qu’elle va créer sa propre maison de couture, portée par les encouragements d’Yves Saint Laurent, dont elle est une cliente.

Sa première collection est ovationnée par la presse internationale et les Etats-Unis deviennent rapidement son premier marché. Elle dirigera sa maison de couture jusqu’en 1995, avant d’arrêter pour raisons de santé. Fin 2019, la dispersion des œuvres de la collection amassée avec son époux avait récolté 22,8 millions d’euros chez Sotheby’s France, avec notamment des préemptions venues du Louvre et du château de Versailles.

Lovely Bones : Ryan Gosling a pris 27 kilos pour ce film... Et il a finalement été viré par Peter Jackson

Lors d’une table ronde organisée par le Hollywood Reporter en 2010, Ryan Gosling est revenu sur un moment peu glorieux de sa carrière : son renvoi du film Lovely Bones de Peter Jackson en 2007. Initialement choisi pour incarner Jack Salmon, le père de la jeune héroïne du film, Gosling a été remercié très peu de temps avant le début du tournage. Le rôle est finalement revenu à Mark Wahlberg.

À l’origine de ce désaccord : une divergence de vision artistique. Pour mieux s’immiscer dans la peau de son personnage, un père en deuil hanté par la perte de sa fille, Ryan Gosling avait décidé de prendre du poids – près de 27 kilos – et de se laisser pousser la barbe. Il a expliqué avoir atteint ce résultat en buvant régulièrement de la glace Häagen-Dazs fondue. Mais ce changement physique radical ne correspondait pas à ce que Peter Jackson et l’équipe de production avaient en tête pour le personnage.

“Nous avions une idée différente de l’apparence du personnage”, a expliqué Ryan Gosling. “Je pensais vraiment qu’il devrait peser 210 livres (95 kilos).”

Malheureusement, cette interprétation personnelle n’a pas convaincu, et l’acteur a été remercié à la dernière minute. Selon certaines sources, l’annonce aurait même été faite la veille du début du tournage !

Ryan Gosling a également reconnu un manque de communication en amont : “Nous n’avons pas beaucoup parlé pendant le processus de pré-production, ce qui était le problème. C’était un film énorme, et il y avait tellement de choses à gérer, et il ne pouvait pas s’occuper des acteurs individuellement. Je suis arrivé sur le plateau et j’avais tout faux.”

Cependant, une autre version de cette séparation existe. Fran Walsh, épouse et collaboratrice de Peter Jackson, a déclaré que Gosling lui-même avait exprimé des doutes sur sa légitimité pour le rôle :

“Ryan est venu nous voir deux ou trois fois et nous a dit : ‘Je ne suis pas la bonne personne pour ce rôle. Je suis trop jeune’. Et nous avons dit : ‘Non, non, non. Nous pouvons te faire vieillir. Nous pouvons éclaircir tes cheveux.’ Nous étions très enthousiastes.”

Finalement, l’équipe aurait constaté que Ryan Gosling n’était pas à l’aise, et aurait préféré opter pour un autre acteur : “Ce n’est que lorsque nous étions en pré-production et que nous avions le casting là-bas que cela est devenu de plus en plus clair : il était tellement mal à l’aise à partir de là, et nous avons commencé à sentir qu’il n’était pas la bonne personne. C’était notre aveuglement, le désir de faire que ça colle [avec lui] quoi qu’il arrive.”

Lovely Bones, porté par Saoirse Ronan, Mark Wahlberg, Rachel Weisz, Susan Sarandon et Stanley Tucci (nommé à l’Oscar du meilleur second rôle pour sa prestation), suit l’histoire d’une adolescente assassinée qui observe depuis l’au-delà sa famille en deuil et la traque de son meurtrier.

Pour Ryan Gosling, cette mésaventure s’est soldée par la constatation suivante : “Ensuite, j’étais gros et au chômage.” Heureusement, cet épisode n’a en rien freiné son ascension fulgurante à Hollywood.

Et ce n’était qu’un rôle manqué parmi tant d’autres. Avant de briller dans La La Land ou Barbie, l’acteur avait été envisagé pour de nombreux films majeurs : Batman v Superman, Cinquante Nuances de Grey, 28 jours plus tard… Découvrez une liste de 10 rôles auxquels il a failli prétendre ici.

Plus de quinze ans après les faits, Saoirse Ronan est revenue avec beaucoup de recul sur cet épisode marquant du tournage, en 2024 dans le podcast Happy Sad Confused. Le départ de Ryan Gosling du projet avait été un moment qui l’avait profondément affectée à l’époque, mais qu’elle juge aujourd’hui compréhensible.

Au moment du lancement du film, Saoirse n’était encore qu’une adolescente. Elle venait tout juste de connaître une reconnaissance fulgurante grâce à sa première nomination aux Oscars, obtenue à 14 ans pour Reviens-moi. Depuis, sa carrière n’a cessé de s’épanouir, avec trois autres nominations à la clé. C’est dans ce contexte qu’elle avait commencé à travailler avec Ryan Gosling, allant jusqu’à entamer “quelques préparatifs” avec lui avant le tournage.

L’annonce de son éviction avait été difficile à encaisser. Elle se souvient notamment de l’attachement qu’elle avait développé à son partenaire de jeu – et même à son entourage : “Je pense que j’aimais Ryan. Et son chien, George, et j’étais juste triste qu’il ne soit plus là.”

Avec le recul, l’actrice reconnaît cependant que cette décision n’avait rien de personnel et estime aujourd’hui que le changement de casting était inévitable et fondé sur des différences d’approche artistique et d’expérience de vie.

“Je leur ai parlé [à tous les deux] depuis et cela arrive. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce n’est pas nécessairement personnel. C’est comme si parfois vous n’étiez pas sur la même longueur d’onde. Mark a pu intervenir, et il était père. Il était père de, je ne sais pas, trois enfants ? Il a probablement vécu une expérience de ce genre que Ryan n’a pas ressentie. Ryan avait 27 ans. Il était jeune.”

Loin de laisser des traces amères, cet épisode semble avoir été digéré par tous les intéressés. La preuve : quelques années plus tard, Saoirse Ronan et Ryan Gosling se sont retrouvés sur Lost River (2014), premier long-métrage réalisé par l’acteur. Une collaboration dont l’actrice garde un très bon souvenir, évoquant des retrouvailles “géniales”, avant de souligner : “Et, encore une fois, il est juste le même. Il ne change pas.”

Ryan, lui aussi, ne tarit pas d’éloges sur la jeune actrice : “C’est un génie. Elle m’a permis de devenir un meilleur acteur. J’avais l'impression de travailler avec une maîtresse, une figure emblématique de l’âge d’or du cinéma. Quelqu’un de supérieur à moi en tout point. C’est Meryl Streep réincarnée”, a-t-il déclaré au Irish Sun en 2017.

Aujourd’hui, tous deux évoluent dans le cercle proche de Greta Gerwig et nombreux sont les admirateurs qui espèrent les voir partager à nouveau l’affiche. Après tout, leur collaboration avortée sur Lovely Bones n’a peut-être été qu’un rendez-vous manqué – et Hollywood adore les secondes chances.

Les Evadés a été censuré en raison d'une affaire incroyable à la résonance internationale

Les Évadés de Frank Darabont est largement cité parmi les plus grands films jamais réalisés. Pourtant, malgré cet immense succès critique et populaire, ce classique du 7e art a été complètement censuré en Chine en 2012. La raison ? Des tensions diplomatiques entre Pékin et Washington.

Ce n’est un secret pour personne : en Chine, la censure est omniprésente. Aucun domaine culturel n’est épargné, et le cinéma, bien entendu, est en première ligne. Des critères de censure parfois étonnants sont appliqués : les histoires impliquant des fantômes, des esprits ou des morts-vivants sont interdites, la représentation de l’homosexualité est soigneusement évitée, et tout ce qui touche à des “pseudo-sciences” ou défie les lois de la physique est également proscrit. Des films comme Retour vers le futur n’ont donc aucune chance d’être diffusés légalement dans le pays.

Inspiré de la nouvelle Rita Hayworth et la rédemption de Shawshank de Stephen King, le film de Frank Darabont a rassemblé, au fil des années, une véritable communauté de passionnés. Cette histoire de résilience, de courage et d’amitié entre deux détenus – interprétés magistralement par Tim Robbins et Morgan Freeman – est devenue un pilier de la culture cinématographique mondiale.

Mais en 2012, Pékin a décidé de faire disparaître le film du web chinois. Une décision qui ne doit rien au hasard.

À l’origine de cette censure, un événement bien réel : la spectaculaire fuite de Chen Guangcheng, avocat aveugle et militant des droits de l’homme, assigné à résidence dans le village de Dongshigu. Après des années de harcèlement et d’emprisonnement, il parvient à s’échapper en pleine nuit et trouve refuge à l’ambassade des États-Unis à Pékin. Cet épisode provoque une crise diplomatique majeure entre les deux pays.

Rapidement, sur les réseaux sociaux et dans les médias étrangers, la comparaison avec Les Évadés devient inévitable. Certains parlent même de “The Dongshigu Redemption” – en référence au titre original du film, The Shawshank Redemption. Une analogie qui ne plaît pas du tout aux autorités chinoises : voir un dissident comparé à un héros de cinéma épris de liberté est un parallèle trop fort à tolérer. Résultat : le film est effacé des moteurs de recherche et devient temporairement invisible en Chine.

Mais cela a peut-être renforcé la portée du film à l’international. Tim Robbins, dans une interview donnée en 2014, a confié à quel point ce film avait changé la vie de nombreuses personnes à travers le monde. Il se souvenait même d’une conversation avec Nelson Mandela, ancien prisonnier politique devenu président de l’Afrique du Sud, qui lui avait avoué combien Les Évadés l’avait inspiré.

Le film continue encore aujourd’hui, par-delà les frontières et les contextes politiques, de faire vibrer des millions de spectateurs. Cela ne plaît peut-être pas à tous les gouvernements mais c’est finalement ce qui fait sa grandeur.

Le Seigneur des Anneaux : 25 ans après, l'audition d'Andy Serkis en Gollum reste toujours un grand moment

Il y a clairement un avant et un après la fabuleuse trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson; une trilogie fleuve qu'il a mis sept ans à mettre amoureusement sur pied. Car Jackson a réussi le tour de force à l'époque à remettre au goût du jour un genre jusqu'alors mal-aimé et totalement tombé en disgrâce, et pour lequel plus d'un Executive de Majors n'aurait auparavant pas misé une poignée de clous.

Ceux qui découvrirent en salle la trilogie en gardent encore un souvenir ému. Une saga gorgée de séquences mémorables, des acteurs totalement habités par leurs rôles et portés par une fantastique mise en scène, un vrai souffle épique et tragique, une BO fabuleuse signée Howard Shore... Un univers à la fois merveilleux et violent qui montre aussi combien Peter Jackson est un immense conteur d'histoire.

Si cette saga a beaucoup fait pour mettre sur orbite les carrières de ses têtes d'affiche, quoiqu'à des degrés divers, elle a en revanche incontestablement joué un rôle majeur pour celle d'Andy Serkis, qui interprète Gollum, un personnage virtuel complexe qui emprunte la gestuelle, la voix et les expressions faciales du comédien.

Sans jamais apparaître à l'écran (sauf lors d'une courte scène illustrant le passé de Hobbit de la créature dans Le Seigneur des anneaux : le retour du roi), l'acteur livre une performance impressionnante, plébiscitée par le public et la critique.

C'est dans cette optique que l'on se replonge dans sa sensationnelle audition filmée pour le rôle, qu'il semblait être né pour incarner.

Depuis, Andy Serkis est largement devenu une figure incontournable de la Performance Capture; une expertise qu'il a d'ailleurs mise à contribution dans son studio de production créé en 2012, The Imaginarium Studios, qui applique et développe des outils de performance capture et de production virtuelle afin de créer des personnages numériques pour le cinéma, la télévision, les jeux vidéo, la réalité augmentée, la réalité virtuelle et la réalité mixte.

L'acteur - devenu aussi entre-temps réalisateur- n'en aura jamais vraiment fini avec l'univers de Tolkien. A telle enseigne qu'il reviendra prochainement en Terre du Milieu aux commandes du film Lord of the Rings: The Hunt for Gollum, annoncé en 2023 et situé près de 60 ans avant La Communauté de l’Anneau. Mais aussi, bien entendu, en endossant à nouveau le rôle de Gollum, qui a fait sa gloire voilà déjà 25 ans. 

Albert à l'ouest : Liam Neeson n'a accepté de jouer dans ce western qu'à une condition…

La série animée de Seth MacFarlane, Les Griffin, reste encore aujourd’hui une source de controverse, notamment à cause de son humour satirique et ses nombreuses références à la culture populaire. Si la série fait rire des millions de téléspectateurs, elle a aussi souvent suscité l’agacement de certaines célébrités qui ont été la cible de ses blagues piquantes. Parmi ces stars, une en particulier a vu son image quelque peu tournée en dérision dans la série : il s’agit de Liam Neeson, célèbre pour ses rôles dans des films d’action à succès comme Taken.

En 2014, pour sa comédie western décalée Albert à l’Ouest, Seth MacFarlane a souhaité intégrer Liam Neeson au casting en lui proposant le rôle de l’antagoniste, Clinch Leatherwood (une référence à Clint Eastwood). Lorsque Neeson a reçu le scénario, il ne s’est pas contenté d’accepter le rôle les yeux fermés. Il a imposé une condition qui allait surprendre MacFarlane : il voulait que son personnage parle avec son véritable accent irlandais, et non avec l’accent américain souvent employé dans ce genre de films.

Cette exigence n’était pas anodine comme le rappelle SlashFilm. En effet, elle constituait une sorte de revanche de la part de Liam Neeson après qu’une blague dans Les Griffin se soit moquée de l’idée même qu’il puisse apparaître dans un western en gardant son accent irlandais. La satire de la série avait suggéré, avec son humour mordant, que cet accent ne collait pas au genre, ce qui avait visiblement fait réagir l’acteur.

Finalement, Seth MacFarlane a accepté de céder à cette demande, ce qui a donné lieu à l’une des rares performances où Liam Neeson conserve fièrement son accent naturel, offrant au personnage de Clinch Leatherwood une authenticité et un charme singuliers. Ce choix a non seulement permis à Neeson d’incarner son rôle avec plus de liberté, mais a également ajouté une touche d’originalité et d’humour au film.