31 juillet 2025

Pretty Woman : Julia Roberts a été particulièrement maltraitée par le réalisateur Herbert Ross

Avant de voir sa carrière mise sur orbite par le triomphe planétaire de Pretty Woman, qui lancera véritablement sa carrière en novembre 1990, Julia Roberts fut l'une des têtes d'affiche d'un film sorti quelques mois plus tôt : Potins de femmes. Une comédie dramatique emmenée par un casting féminin All Stars : Sally Field, Dolly Parton, Shirley MacLaine, Daryl Hannah.

Dans cette adaptation de la pièce de théâtre éponyme signée par Herbert Ross, Julia Roberts y incarne Shelby Eatenton Latcherie, fille du personnage Sally Field, qui s'apprête à se marier. Atteinte d'un diabète de Type 1 et affaiblie, Shelby a récemment appris qu'elle n'aurait jamais d'enfant. C'est son parcours que nous suivons et qui forme le cœur et le fil rouge de Potins de femmes.

Le tournage s'est révélé être un véritable enfer pour Julia Roberts, le cinéaste n'ayant de cesse de la maltraiter. A un niveau tel que ses collègues actrices en furent profondément choquées. A commencer par Sally Field.

En 2013, cette dernière s'épanchait à ce sujet dans les colonnes de US Magazine. "[Herbert Ross] s'en prenait sévèrement à l'une d'entre nous. [...] Il s'en est pris à Julia avec acharnement. C'était pratiquement son premier grand film".

Shirley MacLaine abondait, dans la même interview : "Herb Ross était avant tout un chorégraphe. Cela signifie qu'il pouvait parfois être très sévère, voire très dur. Ce qui m'a le plus marqué dans ce film, c'est la façon dont nous nous sommes soudés après qu'il ait dit à l'une d'entre nous, voire à nous toutes, que nous ne savions pas jouer.

Julia [Roberts] venait chez moi tous les soirs, et me disait : "Je pense que je suis nulle. Qu'est-ce que je fais ?" et elle était vraiment en larmes. Je me souviens du jour où Herb a dit à Dolly Parton : "Pourquoi ne prends-tu pas des cours de théâtre ?"

Toujours selon Shirley MacLaine, Herbert Ross voulait que Julia Roberts se teigne les cheveux et fasse enlever ses grains de beauté, soit par un chirurgien, soit simplement en les arrachant de son visage entre deux prises... Il exigeait également qu'elle mange moins de 1000 calories par jour, affirmant qu'il pouvait immédiatement repérer la prise de poids causée par un seul cracker...

En 2024, Sally Field évoquera à nouveau ce tournage en enfer, au micro du site Vulture. "Herb était très, très, très dur avec Julia. Si vous parlez à Julia, elle vous le dira. Nous nous serrions toutes autour de Julia, car elle était la petite dernière. Elle était en quelque sorte la nouvelle venue".

Ce sadisme chez Ross était semble-t-il régulier. Sur son film suivant, Un pourri au paradis, l'actrice Joan Cusack a elle aussi été maltraitée par le réalisateur. Dans un entretien à Première en décembre 1993 (via slashfilm), Julia Roberts rendra un peu la monnaie de sa pièce au réalisateur :

"ll était méchant et il a dépassé les bornes, à mon avis. Maintenant, il se justifie en disant qu'il essayait de me faire donner une performance qu'il estimait que je n'avais pas. C'est probablement quelque chose sur lequel nous ne serons jamais d'accord. Très bien. Je m'en fous. Mais s'il pense qu'il peut parler de moi de manière aussi condescendante sans que je réagisse... alors il est fou".

Toujours est-il que lorsque le cinéaste est décédé en 2001, aucune actrice de Potins de femmes ne s'est rendue à ses funérailles. Compréhensible...

Jeremy Renner veut retrouver le MCU

Jeremy Renner se prépare à faire son retour chez Marvel. Dans une interview accordée au magazine Empire, la star de Hawkeye a admis qu'il était "sûr qu'on finira par faire une deuxième saison" de la série Disney+ centrée sur Clint Barton (alias Hawkeye), un des Avengers historiques.

Ses déclarations sur son retour dans l'univers cinématographique Marvel font suite à sa révélation selon laquelle il avait refusé une nouvelle saison de Hawkeye après s'être vu proposer la moitié de son salaire pour une deuxième saison.

"Je suis toujours heureux d'être dans cet univers... J'adore tous ces gars, j'adore le personnage", a-t-il déclaré à propos de son incarnation de Clint/Hawkeye dans la franchise de films de super-héros. "Je suis sûr qu'on finira par faire une deuxième saison et d'autres choses. Et je suis heureux de le faire."

Lorsque l'acteur a révélé la baisse de salaire qui lui était proposée pour la saison 2 de Hawkeye, il a précisé que cette offre lui avait été faite après son accident de déneigeuse qui avait failli lui coûter la vie.

"Je me suis dit : 'Wow, ça va me demander deux fois plus de travail pour moitié moins d'argent — huit mois de mon temps, en gros, et vous me payez la moitié ?'", a-t-il déclaré en mai. "Je me suis dit : 'Pardon, pourquoi ? Vous pensez que je ne suis plus qu'à moitié Jeremy parce que j'ai été accidenté ? C'est pour ça que vous voulez me payer la moitié de ce que j'ai gagné lors de la première saison ?'"

Suite à l'accident de chasse-neige de 2023, où il a été "déclaré mort sur la glace", Renner a ajouté qu'il préparait son corps aux exigences physiques liées à l'interprétation de Clint/Hawkeye.

"Mon corps se prépare pour quelque chose comme ça", a-t-il déclaré. "Je ne sais pas si quelqu'un veut me voir en collants, mais mon corps sera beau en collants."

Il a également souligné qu'à la suite de cet accident terrible, il avait décidé de faire de "la santé et le bien-être une partie centrale de [sa] vie", attribuant son rétablissement à son mode de vie.

"Je suis à plus de 150 % de ce que j'étais avant l'accident", a-t-il ajouté. "Le fait que la santé et le bien-être occupent une place centrale dans ma vie m'a permis de m'en sortir. Et même en vieillissant, je me sens plus fort que jamais. J'ai quelques problèmes, notamment au niveau des tendons, et certaines limitations en termes de souplesse et de mobilité, mais j'ai passé beaucoup de temps à me rétablir et à devenir plus fort, ce que je n'aurais pas fait si je n'avais pas été victime de cet accident."

Jeremy Renner a incarné le personnage de Clint/Hawkeye pour la première fois dans Avengers en 2012. On l'a vu pour la dernière fois dans ce rôle dans des extraits d'archives de la série Echo sur Disney+ en 2024. La première saison de Hawkeye a été diffusée en 2021.

Jason Momoa se prépare pour le tournage de Dune 3 et se plie à une exigence bien particulière

"C'est le coup d'envoi ! Dune 3 !" Jason Momoa vient de poster une vidéo sur son compte Instagram, dont l'objectif est de sensibiliser à une cause qu'il défend (voir la vidéo et la légende plus bas). Mais ce post marque aussi le point de départ du tournage de Dune 3.

Pour son personnage, l'acteur doit se prêter à une exigence du réalisateur de Denis Villeneuve dont il se serait bien passé : se raser la barbe ! L'acteur se filme donc en train de se raser, tout en expliquant qu'il déteste faire ça ! Il ajoute que cela fait 6 ans qu'il ne s'était pas rasé !

"Je ne me suis pas rasé depuis six ans, et nous y revoilà. J’ai lancé @mananalu pour aider à éliminer le plastique à usage unique. Maintenant, nous allons encore plus loin, en collaborant avec notre équipe de @Getboomerangwater pour mettre en place un système en circuit fermé qui stérilise et embouteille l’eau sur place. Cela signifie encore moins de déchets, une empreinte de transport réduite, et nos bouteilles en aluminium sont réutilisées encore et encore. C’est ça, l’avenir — et nous commençons à Hawaï. Débarrassons-nous du plastique à usage unique. Pour nos enfants et pour notre planète", indique-t-il en légende de cette vidéo.

En mars dernier, l'acteur révélait lors de l’émission TODAY qu’il serait de retour à Arrakis pour Dune 3. Puis, comme nous l'indiquions en juin dernier, le film marquera les débuts au cinéma de Nakoa‑Wolf Momoa, qui rejoindra ainsi son père.

" Je fais mon retour. Tu l’as entendu en premier, ici même !", annonçait-il à Craig Melvin, avant d’ajouter : "Je ne sais pas si je vais avoir des ennuis, mais c’est comme dans Game of Thrones, vous voyez ce que je veux dire ? Si vous n’avez pas lu les livres, ce n’est pas ma faute, n’est-ce pas ? Oui… je vais revenir."

Bien que son personnage de Duncan Idaho se sacrifie pour permettre à Paul Atreides et à sa mère Jessica de fuir les troupes Harkonnen dans le premier film, dans l’univers de Dune, la mort n’est pas toujours définitive. Comme dans les romans, Duncan Idaho est ressuscité sous forme de ghola, un clone doté de ses souvenirs, par le Bene Tleilax. C’est ce qui explique sa présence dans Dune: Messiah.

On sait d'ores et déjà que cette troisième partie devrait adapter Le Messie de Dune, l'autre roman de Frank Herbert publié en 1969 et présenté comme une suite à Dune. Après douze ans de guerre sainte, Paul Atréides est devenu l'empereur Muad' Dib. Capable de lire l'avenir, il sait quand ses ennemis frapperont.

"Il peut déjouer leurs plans, mais voit plus loin encore. Il sait que tous les futurs possibles mènent au désastre et est hanté par la vision de sa propre mort", poursuit le synopsis officiel du film.

Timothée Chalamet, Zendaya, Florence Pugh, Rebecca Ferguson et Anya Taylor-Joy reprendront leurs rôles respectifs. Jason Momoa, présent dans le premier film mais absent du deuxième, a également confirmé qu'il reviendrait.

Nakoa-Wolf Momoa, fils de Jason Momoa, fera ses débuts au cinéma dans le rôle de Leto II, l’un des enfants de Paul Atreides (Timothée Chalamet) et Chani (Zendaya). L’adolescent de 16 ans partagera l’écran avec l’actrice britannique Ida Brooke, révélée dans la série Silo, qui incarnera sa sœur jumelle, Ghanima.

Ce nouveau film accueille également un nouveau visage et pas des moindres : Robert Pattinson. L'identité de son personnage n'a pas encore été officiellement révélée.

Dune : Troisième partie sortira dans les salles françaises le 16 décembre 2026, soit plus de deux ans après la sortie de Dune : Deuxième partie.

30 juillet 2025

Pour Steven Spielberg, voilà ce qui fait la différence entre les vrais réalisateurs et les autres

Des Dents de la Mer à la saga Indiana Jones en passant par Jurassic Park, La Liste de Schindler et Il faut sauver le soldat Ryan, Steven Spielberg est l'une des plus grandes légendes vivantes du cinéma, personne ne nous contredira là-dessus.

Celui qui a déjà reçu deux fois l'Oscar du meilleur réalisateur, capable de manier pratiquement tous les registres du septième art, de fédérer public populaire et critique autour d'oeuvres éternelles, maîtrise parfaitement son sujet lorsqu'il s'agit de parler cinéma.

Que l'on soit cinéaste en herbe, professionnel du milieu ou spectateur lambda, on boit littéralement chacune de ses paroles lorsqu'il lui arrive de s'exprimer sur le sujet qu'il connaît le mieux. Ce fut notamment le cas en 2005, dans le sillage de la sortie de La Guerre des Mondes. A cette occasion, au micro de Moviefone, Spielberg avait participé à une longue discussion avec Tom Cruise, qui tenait le rôle principal de son film.

Au cours de cette passionnante conversation, il en était venu à expliquer ce qui, selon lui, constituait l'essence même d'un véritable réalisateur :

"Lorsque je regarde des films faits par des étudiants ou des premiers courts métrages, je ne regarde pas comment est [posée] la caméra", avait ainsi commencé par déclarer Spielberg.

"Je peux regarder n'importe quelle publicité et être conscient qu'il y a des réalisateurs derrière qui savent où placer une caméra, comment vendre un produit. Mais sont-ils capables de raconter une histoire qui soit unie, puissante et originale ? C'est ça, le secret. Je suis beaucoup plus intéressé par un raconteur d'histoire qui n'a pas la moindre idée de l'endroit où poser sa caméra que par quelqu'un qui sait tout sur la caméra et rien sur la narration."

 Poursuivant en précisant que d'après lui, il n'y avait aucun mal à débuter sa carrière en s'inspirant d'autres oeuvres pour leur rendre hommage, Spielberg a insisté sur la nécessité pour un artiste de s'émanciper un jour ou l'autre pour trouver sa propre tonalité, sa manière personnelle de raconter une histoire :

"A un certain moment, vous allez devoir trouver votre voix naturelle, trouver un moyen de donner une voix à la personne que vous êtes. Et d'ailleurs, la personne que vous êtes est originale, véritablement. Vous n'êtes pas moi, vous n'êtes pas votre meilleur ami, ni votre professeur, ni vos parents, vous êtes vous. Chacun des os de votre corps est un os original. Il s'agit parfois d'essayer de comprendre comment exprimer sa propre originalité, et cela prend parfois un certain nombre d'années pour se comprendre soi-même."

Se trouver soi-même et avoir le courage de laisser résonner sa propre voix en racontant une histoire. Être un réalisateur, selon Spielberg, ce n'est donc pas plus compliqué que ça.

Il y a 8 ans, Jean-Pierre Bacri ne s'attendait pas à la question de ce spectateur. Il lui a répondu de manière hilarante

Célèbre pour sa riche et prestigieuse carrière et pour ses rôles dans des films comme Le Goût des Autres, Un Air de famille, Cuisines et dépendances, Didier ou encore On connaît la chanson, Jean-Pierre Bacri a également marqué le public français pour son franc-parler, son sens de la répartie et les réponses parfois cinglantes qu'il lui arrivait de décocher à ses interlocuteurs.

Sans aucune malice mais avec une ironie parfaitement maîtrisée, il avait ainsi offert un hilarant exemple de son talent oratoire à un spectateur (et au reste du public) en 2017, lors d'une avant-première du Sens de la fête.

Durant une session de questions-réponses à laquelle il assistait en compagnie des réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache, une question du public plutôt inattendue avait en effet été posée :

"Est-ce que Jean-Pierre était le premier choix principal ?", avait innocemment demandé un spectateur, sans se douter de ce que Bacri s'apprêtait à lui répondre.

"Ooooh non !", a commencé par s'exclamer ce dernier sous les rires du public.

Loin de se formaliser au sujet de cette interrogation qui aurait pu laisser entendre un choix par défaut des réalisateurs, le comédien s'est alors lancé dans une hilarante tirade, emboîtant le pas à son interlocuteur pour imaginer une situation abracadabrante :

"D'après ce qu'ils m'ont dit, ils ont contacté 17 acteurs avant moi", a-t-il raconté, le sourire au coin des lèvres, devant un public hilare.

"Ils sont [partis] de leur premier choix, et après ils sont descendus, descendus, descendus, Lindon, Auteuil, Cluzet, etc... Et puis à un moment donné, ils étaient complètement égarés. Et quelqu'un leur a dit : 'Et Bacri ?' Ils ont fait : 'Oh non !' Et alors là, on leur a dit : 'Oui, mais tu vois bien qu'il y en a 15 qui t'ont refusé.'"

Loin de s'arrêter en si bon chemin, conscient d'avoir gagné son auditoire, Jean-Pierre Bacri a poursuivi son récit improbable en exagérant de plus en plus :

"Et puis il se trouve que ma mère connait bien leurs mères. Mais complètement par hasard, je ne sais même pas comment elle les a connues. Il se trouve qu'elle leur a passé un petit coup de fil en disant : 'Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a, mon fils, de si moche ?' Ils ont passé le message. Ensuite ils m'ont pris. Enfin, je veux dire, j'ai passé des essais. A 8 reprises. Je suis revenu 8 fois parce qu'ils n'étaient pas archi convaincus."

"Et il se trouve que Agnès Jaoui, qui connaissait la tante d'Eric, lui a dit : 'Vraiment, vous le sous-estimez, je pense qu'il est capable de jouer certains trucs.' Parce qu'elle sait bien que je peux pas non plus tout jouer. Et là ils m'ont repris dans un neuvième essai, et il se trouve qu'ils m'ont pris dans une scène que j'ai su jouer, et ils m'ont pris à contre-coeur. C'est d'ailleurs ce qui fait que j'ai été payé 2500 € pour tout le film."

Une nature sauvage : annoncé comme une mini-série, ce thriller est renouvelé pour une saison 2 par Netflix

On n'est jamais au bout de nos surprises avec Netflix. Le streamer vient d'annoncer le renouvellement de son dernier hit en date, Une nature sauvage, avec Eric Bana en tête d'affiche. Pourquoi ça nous surprend ? Parce que la série créée par Mark L. Smith et Elle Smith avait initialement été annoncée comme une mini-série. Mais vu son succès, ses 26,1 millions de vues en moins de deux semaines, on comprend pourquoi la plateforme a revu son programme.

"Je suis absolument ravi d'avoir la chance de donner vie à une nouvelle saison d'Une nature sauvage", a déclaré la star Eric Bana à Tudum. "Les réactions à la saison 1 sont la récompense des efforts incroyables déployés par notre équipe pour offrir quelque chose de vraiment unique. J'ai hâte d'accompagner Kyle dans sa prochaine aventure. Un grand merci à Netflix, John Wells Productions, Warner Bros. Television et à nos fans."

Eric Bana reprendra le rôle de Kyle Turner, agent de la branche des services d'enquête du National Parks Service. Dans la saison 2 de la série, cet amoureux des parcs nationaux enquêtera sur une mystérieuse affaire inédite.

"Elle et moi avions imaginé une série indépendante de six épisodes", explique Mark L. Smith à Tudum à propos de la première saison. "Mais plus on s'y plongeait, plus on se rendait compte que le casting était formidable... On s'est dit : 'Oh oui, comment faire pour continuer ?'"

La réponse arrive à la fin de la saison 1. Après avoir résolu l'une des affaires les plus bouleversantes de sa carrière, Turner quitte enfin le parc national de Yosemite et prend la route. C'est un moment cathartique pour le personnage, qui se libère enfin du poids des années passées dans la nature sauvage du parc. Et des souvenirs des souvenirs qui y sont rattachés, à savoir la mort de son petit garçon.

Le départ de Kyle est également un tournant réaliste dans l'histoire de la série ; dans la réalité, les agents de l'ISB se déplacent régulièrement d'un parc à l'autre. En fait, Turner aura visité plusieurs parcs entre les saisons avant d'arriver à sa destination pour la saison 2. "Ce ne sera pas le premier parc où il se rendra depuis Yosemite", explique Mark. "Il a visité de nombreux parcs. Il a été très occupé, travaillant sur de nombreuses affaires. Ce sera la dernière en date et elle aura un impact plus important pour lui."

La nouvelle saison d'Une nature sauvage mettra en scène un parc aussi différent que possible de Yosemite. "Nous avons déjà fait Yosemite. Quel est le prochain parc qui pourrait être différent ?", explique Elle à Tudum. "Chaque parc national a une identité culturelle et géographique très différente. Ce qui est fascinant, c'est de pouvoir explorer ces lieux à travers l'affaire et le parcours de Turner."

"Notre idée était que ce parc soit notre personnage principal, qu'il soit en quelque sorte vivant", explique Elle. "On veut vraiment garder cette idée. Quel que soit le parc qu'on choisit, il sera un personnage et jouera un rôle dans l'état d'esprit émotionnel de Turner."

Rendez-vous dans les prochaines semaines sur les futures annonces sur Une nature sauvage.

Premières images d'Eternity, avec Elizabeth Olsen

Avec Eternity, Elizabeth Olsen fait son retour au cinéma après avoir incarné Scarlet Witch dans le film Marvel Doctor Strange in the Multiverse of Madness. Elle partage l'affiche avec Miles Teller (Whiplash, Les 4 Fantastiques de 2015, Top Gun: Maverick) et Callum Turner (Les Animaux Fantastiques, Masters of the Air et compagnon à la ville de Dua Lipa).

Dans le long métrage, mis en scène par David Freyne, la comédienne incarne Joan, une femme qui vient de mourir et se retrouve dans les limbes. On lui demande alors de choisir où, mais surtout avec qui passer l’éternité. Joan doit décider entre son premier amour (Callum Turner), mort à la guerre, et l’homme avec lequel elle a construit sa vie (Miles Teller).

Un choix cornélien qui fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux depuis le lancement de la bande-annonce hier. Le film propose une réflexion sur l’amour éternel, les souvenirs et les chemins de vie, et les internautes n’hésitent pas à commenter, partager des mèmes ou prendre position dans ce triangle amoureux de l’au-delà.

Produite par A24, cette comédie romantique fantastique dans la lignée de Rendez-vous au paradis et de la série The Good Place, sera présentée en première mondiale lors du prochain Festival international du film de Toronto. Aucune date de sortie n'est encore annoncée en France mais les fans l'attendent déjà !

Perla : un drame intense et féministe au cœur de la Tchécoslovaquie communiste de 1980

Vienne, au début des années 1980. Artiste indépendante et mère célibataire, Perla s’est construit une nouvelle vie avec Josef, son mari autrichien, et Júlia, sa fille. Mais le jour où Andrej, le père de Júlia, sort de prison et tente de reprendre contact, le passé ressurgit. Poussée à retourner en Tchécoslovaquie communiste qu’elle avait quittée, Perla entreprend un dangereux voyage, quitte à mettre en péril son avenir et celui de sa fille.

Perla s’impose comme un drame à double lecture : intime, par le prisme de la maternité, du couple, de l’identité ; et politique, en explorant les conséquences d’un régime autoritaire sur les trajectoires personnelles de ses citoyens. La cinéaste slovaque et autrichienne Alexandra Makarová tisse ici un récit où les émotions s’entrechoquent aux contraintes sociales et historiques. Sans jamais céder au didactisme, le film met en lumière la difficulté d’être une femme et une artiste dans un monde régi par des structures patriarcales. Perla rappelle aussi que, parfois, l’exil ne résout pas tout.

Pour incarner Perla, la réalisatrice a choisi Rebeka Poláková, comédienne slovaque au jeu brut et nuancé. Venue du théâtre et non germanophone, elle a sû relever le défi en apprenant ses dialogues phonétiquement. Ce décalage nourrit d’ailleurs le trouble du personnage, à la fois opaque et puissamment déterminé. La comédienne donne à Perla une présence magnétique qui fait résonner toute la complexité de cette femme ni héroïque ni lisse, mais foncièrement libre. À travers elle, le film esquisse aussi un récit puissamment féministe : celui d’une femme qui cherche à se réapproprier son histoire, à s’émanciper des hommes qui l’entourent et, plus largement, à s’affranchir des choix qu’une société patriarcale a tenté de lui imposer.

Le personnage de Perla est très souvent enfermé dans un cadre resserré, à l’image de sa réalité oppressante. La caméra cherche des angles discrets, capte les reflets, filme les portes entrouvertes dans une volonté d’accentuer l’idée d’un passé toujours présent et d’une mémoire visuelle collective teintée de nostalgie. Une scène marquante, inspirée d’un rituel patriarcal, fait basculer le film dans une ambiance quasi cauchemardesque : symbole d’une violence structurelle que Perla ne pourra plus ignorer.

Au cœur du film, la relation mère-fille incarne les traces laissées par les choix passés. Júlia hérite malgré elle des décisions de Perla, et devient le miroir d’une génération prise entre deux mondes. Le personnage de Perla est peintre : ses toiles, qui sont les véritables œuvres de la mère de la cinéaste, traduisent un besoin d’expression dans un monde qui cherche à la faire taire.

On a voulu lui dicter sa vie : se taire, rester, se sacrifier - pour sa fille, pour son mari, pour la société. Mais Perla a toujours refusé de s’enfermer dans un rôle : elle n’est pas seulement mère ou épouse, elle est aussi artiste. Dans une époque fermée par la censure, elle affirme sa voix, coûte que coûte, et reprend en main un destin qu’on a tenté de lui arracher, à elle comme à tant d’autres femmes.

Conçu dans le cadre du programme d’écriture de scénario destiné aux autrices “If she can see it, she can be it”, Perla est une ode à toutes celles qui, comme son héroïne, refusent de se laisser enfermer. En rendant hommage aux femmes de sa lignée, la réalisatrice construit ainsi un pont entre passé et présent, et signe une œuvre universelle. Un récit de résistance douce, de courage silencieux et d’une force rare.

Émouvant et engagé, Perla est à découvrir en salle dès maintenant.

29 juillet 2025

Breezy est le pire échec au box-office de Clint Eastwood

En 1973, Clint Eastwood est le roi du cinéma de dur-à-cuire ! Il enchaîne les westerns et a cartonné avec L'Inspecteur Harry deux ans auparavant. Cette année-là, il met en scène deux longs métrages : L'Homme des hautes plaines, un western âpre, violent et sans concession et Breezy, un film avec lequel il va perdre une partie de son public.

Breezy (jouée par Kay Lenz), c'est une jeune hippie de 20 ans qui rencontre Frank Harmon (William Holden), 55 ans, homme riche, divorcé et sans attache. D'une rencontre fortuite naît un amour inattendu qui n'est pas du goût de tout le monde.

Breezy sort le 16 novembre 1973 à Los Angeles et le 18 novembre à New York mais se fait secouer par une partie de la critique qui y voit simplement un "may-december", c'est-à-dire une relation à l'écart d'âge disproportionnée (54 ans pour Holden, 19 pour Lenz). Une autre partie de la presse soulignera également l'audace d'Eastwood de sortir un film sur une romance, sur un thème sur lequel personne ne l'attendait à cette époque.

Quoi qu'on en pense, le film est un échec cuisant au box-office, rapportant environ 200 000 dollars aux Etats-Unis, ne remboursant absolument pas son budget estimé à 750 000 dollars. Déçu et mécontent de ce mauvais résultat, Clint Eastwood blâme deux décisions prises en amont de la sortie.

Eastwood a décidé de faire un film pour la jeunesse, pensant son Breezy dans l'air du temps, mais à cause des scènes de nudité féminine, la Motion Picture Association of America classe le film "R", impliquant que les mineurs de moins de 17 ans ne peuvent voir le film. Par ailleurs, le cinéaste reproche à son distributeur (Universal) de ne pas avoir fait son travail (via Focus on Film) : "Le public a évité le film car il n'a pas bénéficié d'assez de publicité et a été vendu comme absolument pas attrayant."

Conséquence : douché par cet insuccès et en attribuant en partie la responsabilité à Universal, Eastwood part faire ses films suivants chez Warner, qui devient et restera globalement sa maison de cœur, qui lui laissera toute liberté artistique durant des décennies. Un mal pour un bien !

24 ans après, cette interview de Brad Pitt est toujours aussi drôle

Beaucoup ont en tête ses fausses interviews avec Jean-Pierre Castaldi, avec Lambert Wilson, avec Michel Galabru ou avec Jean-Pierre Mocky. Mais l'humoriste Raphaël Mezrahi, principalement connu pour les pièges qu'il s'était amusé à tendre à de multiples stars françaises, s'est également attaqué à des célébrités américaines au début des années 2000.

Toujours vêtu de son horrible veston marron et de son épouvantable cravate, muni de son célèbre calepin, de sa légendaire inexpérience et de ses questions totalement improbables, il avait ainsi pu se retrouver face à George Clooney, à Samuel L. Jackson et donc... à Brad Pitt.

En 2001, à l'occasion de la sortie d'Ocean's Eleven (premier du nom), Mezrahi s'était amusé à "interviewer" la superstar hollywoodienne, qui interprétait le rôle de Rusty Ryan dans le film de Steven Soderbergh. Comme à son habitude, il avait su manier avec talent la gêne, la maladresse et un anglais déplorable pour obtenir un grand moment de télévision.

Demandant tout d'abord à Brad Pitt de définir le genre de son film en lui proposant des possibilités sous forme de QCM, il lui confiait ensuite qu'il ne l'avait jamais trouvé aussi beau que dans ce long métrage, avant de lui demander s'il ne pensait pas que Julia Roberts avait été trop bien payée, s'il connaissait bien Las Vegas et s'il était ami avec le reste du casting.

"Je crois qu'il y a un problème de communication", finissait par s'exclamer l'acteur, mi-amusé mi-interloqué, après avoir fait preuve d'une patience et d'un professionnalisme assez impressionnants pendant toute la première partie de l'interview.

Le résultat (à redécouvrir ci-dessus) ? Un moment d'anthologie entre le plus grand escroc de l'interview à la française et l'une des stars les plus célèbres du cinéma américain.