17 juin 2025

L'actrice Noémie de Lattre brise le silence sur son addiction à la codéine

Une addiction sur ordonnance, une parole franche. “Super, je suis droguée. Maintenant je le sais.” Dans Contre-Addictions, Noémie de Lattre ne tourne pas autour du pot. Ni autour de sa boîte de cachets. Dans ce 18e épisode du podcast, la comédienne raconte comment, sans s’en rendre compte, elle est devenue accro à un médicament prescrit contre la douleur… et pris un peu comme des clopes. “J’en prenais six par jour, quoi qu’il arrive. Autant qu’on pouvait en prendre.” La codéine s’est installée doucement, mais sûrement. Et quand ses règles arrivaient ? Soulagement : “Ah cool, j’ai mal ! Je peux prendre du médicament.”

Pas de grandes scènes de crise, pas de descente aux enfers façon série télé. Juste un quotidien qui dérape en douce, à coups de Ricola, de chewing-gums et de pilules avalées machinalement. Le tout avec la rigueur d’une élève modèle : “Je suis très structurée, très raisonnable…” Peut-être trop.

Face au miroir (et au danger), Noémie n’attend pas. Elle prend rendez-vous avec le Dr Lowenstein, figure bien connue du monde des addictions. Une heure trente de consultation, un bilan psy, des questions pointues. Verdict ? Continuer… Mais en conscience. Car la comédienne le sait : “Je me mentais à moi-même”

Et ce n’est pas un scoop. Dès l’enfance, elle a dû se débrouiller seule. “À 5 ans, j’avais un papa sur un autre continent qui me vouvoyait, et une maman maniaco-dépressive et alcoolique.” Résultat ? Une hyper-autonomie qui cache aussi ses fêlures. Mais qui n’a jamais entamé sa pulsion de vie. C’est cette même énergie qui l’a poussée à consulter, à parler, à déconstruire.

Parce qu’il touche juste. Parce qu’il parle d’une dépendance pas toujours spectaculaire, mais bien réelle. Parce qu’il le fait sans pathos, mais avec une franchise désarmante. Et surtout parce que Noémie de Lattre réussit à faire ce qu’on attend rarement d’un récit d’addiction : le rendre intelligent, accessible… et parfois drôle malgré tout.

Contre-Addictions, avec son ton sans filtre mais respectueux, signe ici un épisode marquant. Et Noémie de Lattre, elle, offre un exemple lumineux de courage tranquille, celui de se regarder en face, même quand c’est moche. Et de le raconter avec style.

Sandra Oh : la star de Grey's Anatomy est officiellement devenue docteure « pour de vrai »

Quand la réalité rejoint la fiction. Visage de la célèbre spécialiste en chirurgie cardio-thoracique dans la série médicale phare des années 2000, Grey's Anatomy, Sandra Oh a enfin un diplôme en poche qui peut égaler celui de son pendant fictif, interne aux côtés de Meredith Grey (interprétée par Ellen Pompeo). L'actrice de 53 ans, qui n'a jamais eu l'occasion de faire des études à l'université, commençant sa carrière au début de sa vingtaine, a prononcé un discours émouvant devant quelque 10 000 personnes, au Dartmouth College.

"Si vous parvenez à ne pas fuir, mais plutôt à vivre avec votre inconfort et à faire confiance au fait qu’il pourrait vous révéler quelque chose que vous ignorez encore, alors vous pourrez développer une force intérieure qui vous aidera à affronter les épreuves de la vie sans perdre vos valeurs ni le sens de votre identité", a-t-elle énoncé face aux étudiants durant un discours inspirant, où Sandra Oh a évoqué pêle-mêle ses doutes, ses crises de panique et ses astuces pour lâcher prise.

Une cérémonie organisée ce dimanche 15 juin à Hanover, dans le New Hampshire, où l'actrice n'était pas seulement présente pour distribuer des mots d'encouragements aux élèves. En effet, Sandra Oh a obtenu à titre honorifique le grade de Docteure des Arts de la prestigieuse université lors de cette même journée. "Je n’ai jamais été à l’université. J’ai seulement joué des personnages qui y étaient allés. Alors merci d’avoir contribué à réaliser le rêve de mes parents : que j’obtienne un diplôme. Et un doctorat, qui plus est !", a précisé la Canadienne d'origine coréenne lors de son discours.

L'obtention d'un diplôme universitaire (presque vrai) que l'actrice a partagé, toute contente, avec ses abonnés sur son compte Instagram le lendemain de la cérémonie. On peut voir dans sa publication un carrousel de photos, où l'ex d'Alexander Payne apparaît dans la toge traditionnelle des diplômés américains, une paire de lunette de vue sur le nez. Sur certaines photos, elle est en train de prononcer son discours devant un parterre d'étudiants. Sur d'autres, elle s'affiche le sourire aux lèvres, en train de célébrer cet accomplissement.

"Un docteur, pour de vrai ! (D'accord, honorifique)", salue-t-elle en légende de sa publication, remerciant au passage Shonda Rhimes, créatrice de Grey's Anatomy et ancienne diplômée de l'université du Dartmouth, pour l'avoir aidée lors de l'écriture de son discours. Un diplôme que la star de Killing Eve aux côtés de la britannique Jodie Comer a fêté en grandes pompes, surprenant l'assemblée en dansant sur la chanson Titanium de Sia et David Guetta avant le traditionnel lancer de chapeaux.

Rym Renom : le verdict est tombé, un an de prison ferme pour avoir fait de la publicité à une fausse injectrice

Coup dur pour Rym Renom. En octobre 2022, l'influenceuse avait publié sur Instagram une vidéo choc dans laquelle elle faisait l'éloge d'une certaine Marina, se présentant comme docteure en esthétique capable de transformer les traits du visage. Mais cette promotion mal avisée a rapidement eu des conséquences.

Accusée d'avoir mis en avant une fausse injectrice, la jeune maman a été rattrapée par la justice. Verdict : un an de prison ferme et 25 000 euros d'amende pour pratiques commerciales trompeuses.

"C'est la première fois qu’une telle sanction est prononcée", a déclaré Catherine Bergeret-Galley, présidente du syndicat national de chirurgie plastique (SNCPRE), selon Le Parisien. "Nous nous réjouissons que les magistrats aient pris la pleine mesure de la gravité de la médecine illégale et de sa promotion car des patients ont failli mourir. Jusqu’à présent, les auteurs n’étaient pas assez punis."

Rym Renom, installée à Bali depuis 2023, affirme pourtant n'avoir jamais reçu la convocation à son audience. Un mandat d'arrêt ayant été émis contre elle, elle a donc décidé de rentrer en France fin mai pour s'expliquer. Arrêtée à Roissy en présence de ses enfants, l'influenceuse a finalement été libérée sous contrôle judiciaire et devrait être rejugée le 24 juin prochain.

En attendant, la justice compte bien mettre un coup d'arrêt à la publicité pour les fausses injectrices. En 2024, la répression des fraudes a d'ailleurs renforcé ses contrôles et plus de 290 influenceurs ont été inspectés au cours de l'année.

"Plus de 45 % présentaient des anomalies, les moins graves ont fait l’objet de près de 60 avertissements, les manquements les plus graves de plus de 75 injonctions de mise en conformité", rapporte Marie Suderie, porte-parole de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).

Pour elle, "il est essentiel que les consommateurs restent particulièrement vigilants face aux offres diffusées sur les réseaux sociaux et promues par des influenceurs".

"Les fesses tombent au fil du temps…" : Léana Zaoui lève le voile sur la réalité du BBL

Connue pour ses passages remarqués dans plusieurs émissions de téléréalité comme Les Princes de l’Amour ou Les Anges, Léana est une figure incontournable de l’influence et du divertissement à la française.

Bimbo assumée, elle ne cache rien de son mode de vie… ni des conséquences de certaines opérations esthétiques. Dans une récente déclaration sur les réseaux sociaux, l'influenceuse a confié avec une honnêteté déconcertante que sa célèbre BBL commence à "tomber" lorsqu’elle délaisse le sport.

Toujours très transparente avec sa communauté, Léana qui vit désormais à Dubaï, a partagé en story un aveu qui a fait sourire autant qu’il a surpris ses abonnés : "Quand je ne fais pas de sport, ma BBL tombe… Mes fesses, elles coulent !".

Une confession cash, à son image, qui rappelle que les résultats des chirurgies esthétiques – notamment le Brazilian Butt Lift (BBL), très en vogue ces dernières années – nécessitent un entretien rigoureux. Car non, les fesses parfaites ne restent pas figées dans le temps si l’on ne bouge plus.

Le BBL, opération consistant à réinjecter la graisse d’une patiente dans ses fesses pour leur donner un aspect plus rebondi, est très populaire chez les influenceuses.

Mais derrière le résultat spectaculaire, le suivi est crucial. Sport, massages, alimentation… Léana le reconnaît elle-même, sans tout cela, "ça retombe".

Ce franc-parler a été salué par certains abonnés qui ont apprécié que la jeune femme lève le voile sur les réalités parfois occultées de la chirurgie esthétique : le résultat n’est pas toujours durable, et le corps évolue.

Léana a toujours joué la carte de la sincérité avec son public. Qu’il s’agisse de chirurgie, de relations amoureuses ou de coups de blues, elle n’a jamais hésité à s’exprimer sans fard.

Ce qui explique sans doute pourquoi elle reste aussi suivie sur les réseaux, malgré les années qui passent et le renouvellement constant du monde de la téléréalité. Avec humour et franchise, celle qui a lancé sa propre marque de prêt-à-porter baptisée Error Paris, rappelle à sa communauté une vérité bien trop souvent tue sur les réseaux sociaux : le corps parfait n’existe pas sans effort, même lorsqu’il est passé par la case bistouri.

Justin Bieber évoque ses problèmes de colère

Les messages de Justin Bieber sur ses réseaux sociaux ne vont pas en s’améliorant. Le chanteur de Baby a partagé hier un message sur son compte Instagram évoquant en quelques lignes ses problèmes personnels et sa lutte pour s’en sortir. Sur fond de Blessed, un tube de Wizkid, Justin Bieber a commencé son message par : « Les gens ne cessent de me dire de me faire soigner. Vous ne croyez pas que si j’avais pu me soigner, je l’aurais déjà fait ? »

La star de 31 ans a ensuite évoqué ses « problèmes de colère », un sujet qu’il avait déjà brièvement abordé auprès de ses abonnés par le passé. « Je sais que je suis brisé, je sais que j’ai des problèmes de colère. J’ai essayé toute ma vie de travailler pour être comme les personnes qui m’ont dit que je devais me soigner comme elle et ça me rend toujours plus fatigué et en colère. Plus j’essaie de grandir, plus je me focalise sur moi-même », a-t-il ajouté, avant de revendiquer à nouveau sa dévotion religieuse dans ses efforts pour ne plus « penser qu’à moi-même ».

La veille, Justin Bieber a partagé une série d’images de lui et de son entourage, notamment constitué à ce moment-là de son épouse Hailey et de leur fils de moins d’un an, Jack Blues, le jour de la fête des Pères. Mais les angles surprenants de ses clichés et certaines légendes les accompagnant, comme une émoticône de doigt d’honneur, ont bouleversé ses fans qui s’inquiétaient déjà depuis plusieurs mois de sa santé mentale au regard de ses posts et de ses apparitions peu glorieuses en public.

L’artiste a également partagé de nombreux selfies étranges de lui et une nouvelle vidéo dans laquelle on voit un bang posé sur une table, avec ce qui semble être l’image de son propre visage collé sur l’instrument en verre. De quoi inquiéter plus encore ceux qui trouvent que ses communications ressemblent de plus en plus aux errances de Britney Spears sur les réseaux.

Mort à 57 ans de l'acteur David Hekili Kenui Bell

David Hekili Kenui Bell, natif d'Hawaï et acteur du remake en prises de vues réelles de Lilo et Stitch de Disney, est décédé à l'âge de 57 ans. C'est la sœur de l'acteur, Jalene Kanani Bell, qui a confirmé la nouvelle dans un message posté sur Facebook. La cause du décès n'a pas été révélée.

"C'est avec le cœur lourd que je vous annonce que mon petit frère David H. K. Bell, doux, généreux, talentueux, drôle, brillant et beau, passera la journée d'aujourd'hui en compagnie de notre Père céleste" a-t-elle écrit. "David aimait être acteur, faire des voix off, passer du temps avec Brutus et voyager en tant qu'ambassadeur de Kona Brew. L'industrie cinématographique et le divertissement le passionnaient et j'aimais qu'il aime les arts. [...]

Sa capacité à prononcer des répliques avec une compréhension de l'anglais, des connaissances indigènes [...] a fait de lui un diamant brut. Vous pouvez l'entendre sur le système de sonorisation à l'arrivée à l'aéroport de Kona, où il aimait travailler pour créer une expérience client géniale et sûre".

Membre du syndicat SAG-AFTRA crédité aux génériques des séries Hawaii Five-0 et le remake de la série Magnum, il devait participer à un prochain film dans les tuyaux d'Amazon-MGM, The Wrecking Crew, aux côtés de Jason Momoa et Dave Bautista.

Dans la version live de Lilo & Stitch, il joue le rôle du "Big Hawaiian Dude", un personnage qui sert le comique de répétition du film en faisant tomber sa glace à la menthe et aux pépites de chocolat à plusieurs reprises, incapable de la manger.

Cette séquence de Donald Trump avec son épouse Melania exhumée à l'occasion de la parade régale la Toile !

Ébloui par le défilé du 14 juillet auquel il avait été convié par le président Emmanuel Macron, Donald Trump s'était mis à rêver d'avoir lui aussi sa grande parade militaire. Après avoir tenté sans succès, à plusieurs reprises, de faire voter le budget, il est enfin parvenu à obtenir ce qu'il désirait. Le jour de ses 79 ans, ce 14 juin, le président et Melania son épouse de 24 ans sa cadette étaient en tribune à quelques pas de la Maison-Blanche pour assister à la reconstitution de 250 ans d'histoire militaire made in USA. C'est derrière une vitre pare-balles que le 47e président des Etats-Unis et la First Lady ont assisté au spectacle qui a laissé aux témoins de l'évènement une sensation mitigée.

De nombreux habitants de la capitale avaient quitté la ville, ne voulant pas, par leur présence, donner une impression de succès de l'initiative. Dans le pays, la contestation contre la politique du président a donné de la voix sous la bannière "No Kings" (Pas de rois, ndlr). C'est face à un public clairsemé et dans une ambiance morose que le défilé a donc eu lieu. Donald Trump espérait un défilé qui montrerait la toute-puissance de la nation américaine, c'est presque celui de la 7e compagnie qui s'est offerte en spectacle. Soldats marchant de manière non coordonnée, sans enthousiasme, sans rigueur non plus. Pour beaucoup, le manque d'allant des troupes était à mettre sur le compte des coups de tronçonneuse de l'ex-ex meilleur ami de Donald Trump, le milliardaire Elon Musk, dans le budget alloué aux Vétérans. Sur les réseaux, de nombreux anciens militaires ont indiqué que selon eux, ce défilé très mou du genou était une sorte de doigt d'honneur adressé au président par des troupes remontées contre sa politique.

Alors que le sourire de Donald Trump s'effaçait progressivement au fil du temps, les internautes ravis faisaient de piquants commentaires. Un internaute a même exhumé une vieille séquence du couple Trump saisie en 2017 (à retrouver ci-dessous), et l'image a refait le tour de la Toile comme une trainée de poudre : "Trouvez vous quelqu'un qui vous aime comme Melania aime Donald Trump", "Lol, elle est très manifestement écoeurée par lui, c'est hilarant", "Parfois je me demande si je ne devrais pas avoir de la peine pour 'Mélanome'. Puis je reprends mes esprits", "Nous ne le supportons pas non plus, Melania, mais au moins tu es bien payée pour supporter ce crapaud orange", "C'est manifeste, elle le DÉTESTE" pouvait-on lire sur X.

"Je veux toujours savoir ce qu'il lui a dit le jour de son investiture en 2016 qui l'a tant dégoûtée. Pas étonnant qu'elle préfère être à NYC où il ne va plus que rarement " a déclaré un autre se remémorant une séquence qui avait également connu un grand retentissement.

La maman de Barron Trump est encore très jeune et pourtant elle a déjà de troublants problèmes de mémoire. Elle a en effet confié deux versions différentes de son premier date avec le sulfureux homme d'affaires. Dans les colonnes de Harper's Bazaar elle se remémorait une rencontre lors d'un gala durant lequel Donald Trump pourtant déjà en galante compagnie aurait désespérément essayé de lui soutirer son téléphone avant qu'elle ne le mette au pas en lui disant que c'est elle qui l'appellerait. "Je voulais voir quel genre de numéro il me donnerait - si c'était un numéro professionnel, de quoi serait-il question ? Je ne comptais pas faire affaire avec lui." Le magnat de l'immobilier a résolu la question en lui donnant tous ses numéros : "le bureau, Mar-a-Lago, la maison à New York, tout." Le couple serait ensuite allé dîner dans l'un des lieux les plus chics de New-York à la fin des années 90.

Dans sa seconde version de leur idylle, rapportée dans le Telegraph, Melania se rappelait plutôt une heure et demie de route en voiture à deux, pour aller visiter une résidence à Bedford que l'homme d'affaires souhaitait acquérir. Ce surprenant date immobilier aurait été fixé après une première rencontre dans les Caraïbes, où elle était en déplacement pour une séance photo de mannequinat. À chacun de choisir sa version préférée ?

La Victoire en chantant : il y a 49 ans, Jean-Jacques Annaud a connu un échec retentissant mais a remporté un Oscar

Quand Jean-Jacques Annaud raconte ses débuts au cinéma, on découvre des anecdotes aussi passionnantes qu’authentiques. Son tout premier long métrage, La Victoire en chantant, en est un exemple frappant. Malgré son Oscar en 1977, Annaud confie n’avoir jamais réellement profité de cette récompense.

Écouter des cinéastes célèbres revenir sur leur parcours est toujours fascinant, surtout quand ils ne cherchent pas à enjoliver la réalité. Jean-Jacques Annaud est l’un de ces rares réalisateurs qui s’ouvrent sans détour, que ce soit lors de masterclass comme celle qu’il a donnée à Lyon en 2023 ou dans de longs entretiens, à l’image de celui qu’il a accordé au magazine Les Années Laser en mai 2024.

En 1976, Jean-Jacques Annaud sortait son premier film, La Victoire en chantant. L’idée lui était venue d’un récit historique sur le Cameroun, écrit par un ecclésiastique, comme il l’a expliqué.

“J’en ai puisé l’idée dans une Histoire du Cameroun écrite par un ecclésiastique, qui racontait comment un général allemand avait résisté dans un petit village au nord du pays aux assauts des Français et des Anglais durant la Première Guerre mondiale.”

Mais la production ne fut pas simple : le montage financier s’est avéré compliqué, “notamment en France où Claude Berri m’avait affirmé, je le cite, ‘que les films de nè****, ça n’intéresse personne’.”

Finalement, le tournage a eu lieu en Côte d’Ivoire, avec une équipe en grande partie locale.

Le choc fut total quand le film remporta l’Oscar du Meilleur film étranger en 1977. Un triomphe qui venait atténuer l’échec cinglant rencontré en salles françaises, où moins de 175 000 spectateurs étaient venus voir le film. Lors de sa masterclass à Lyon, Annaud avait même lâché : “Mon film a été un bide monstrueux en France, à la grande jouissance de mes confrères”, soulignant l’absence de soutien de ses pairs dans le milieu.

Quant à la célèbre statuette, Jean-Jacques Annaud avoue ne jamais l’avoir vue de près. Le jour où le film a gagné, il était à Paris, pas à Los Angeles. Son coproducteur suisse, Arthur Cohn, avait en effet laissé croire aux Américains qu’Annaud était noir, pensant que cela pourrait aider le film. Une idée assez incroyable, quand on y pense.

“Quand il a remporté l’Oscar, j’étais chez moi, à Paris et non à Los Angeles, car mon coproducteur suisse, Arthur Cohn, avait entretenu auprès des américains l’idée que j’étais noir, et que ça aurait selon lui nui au film s’ils avaient su que j’étais blanc.”

En quelques heures, pourtant, le statut du réalisateur a complètement basculé : “Toujours est-il que je suis devenu en quelques heures un type formidable doublé d’un cinéaste génial, y compris aux yeux de Claude Berri et de mon épouse qui était en train de me quitter de façon tout sauf amiable. La veille, elle me balançait : ‘Tu t’es bien planté mon pote !’ parce que le film ne marchait pas bien en salles.”

Pour finir, il a conclu avec une pointe d’humour amer : “Quant à l’Oscar, je ne l’ai jamais vu. Il doit être sur le bureau d’Arthur Cohn.”

Porté par des acteurs remarquables comme Jean Carmet, Jacques Dufilho et Catherine Rouvel, La Victoire en chantant – aussi connu sous le titre Noirs et Blancs en couleurs – est une satire féroce de la colonisation française. Le scénario a été co-écrit avec Georges Conchon, célèbre auteur et prix Goncourt, qui avait lui-même vu son roman adapté au cinéma quelques années plus tard.

16 juin 2025

"On ne sait plus comment se comporter", Alain Chamfort face à la maladie d’Alzheimer

Alain Chamfort a fêté ses 60 ans de carrière l'an dernier. Pour l'occasion, ce dernier a dévoilé son seizième album studio intitulé L’Impermanence qui pourrait être son dernier. Fragilisé par un cancer des os, il faut dire que le chanteur de 76 ans a vu sa santé décliner ces dernière années. C'est dans l'ombre qu'il s'est battu. Pourquoi ? "Par pudeur, et je ne voulais pas que l'on me plaigne", a-t-il récemment confié à La Tribune Dimanche. Aujourd'hui en rémission, l'interprète de Tombouctou ne se cache plus et révèle que sa maladie n'a pas été sans conséquence sur son quotidien : "Je me sens différent d'avant et un peu plus fragile".

Toutefois, malgré sa fragilité, malgré ce combat particulièrement rude, l'artiste n'a pas dit son dernier mot. Il enchaîne les rendez-vous avec son public qui lui donne l'énergie nécessaire à son bien-être. Ainsi, vingt-trois concerts sont prévus à compter du 21 juin et jusqu'au printemps 2026. Le Parisien sera, notamment, à La Rochelle le 13 juillet prochain ; à Bordeaux le 4 novembre, à Lille le 1er décembre ou encore à La Cigale à Paris le 6 avril 2026.

Une actualité riche que l'ex de Lio a évoqué, ce week-end, sur Europe 1. Quelques jours plus tôt, il était aussi l'invité de France Inter. Mais, cette fois, le père de famille est venu parler d'un sujet bien plus douloureux. En effet, le 10 juin dernier, il a pris la parole aux côtés de Denise Lauprêtre, présidente de l'association France Alzheimer (93) afin de parler de son rôle d'aidant.

La vidéo a notamment été diffusée sur la chaîne Youtube de l'association France Alzheimer. Alain Chamfort raconte : "Ma maman a été diagnostiquée un peu avant ses 80 ans. C'était relativement tardif". Son père s'est alors rapidement senti dépassé. "Il n'était pas prêt pour ça et il m'a appelé au secours régulièrement. Ma sœur et moi prenions le relais pendant les moments de crise", a ajouté le chanteur-compositeur sur France Inter.

Une situation particulièrement difficile à vivre. "Nous avons vu les choses se désagréger de jour en jour". "Il y avait bien sûr les petites inattentions, qui nous faisaient rire au début. Mais ensuite, le caractère de ma mère a changé. Ses raisonnements ont changé. Son implication dans la vie de tous les jours lui a échappé" s'est remémoré l'ex ami de Claude François.

Du coup, sa sœur et lui ont dû prendre une lourde décision : placer leur mère dans "un établissement géré par la Croix Rouge" juste avant que la situation ne se dégrade. "Maman parlait de moins en moins. Elle perdait la vue. Elle sentait mauvais. L'éloignement de notre relation se faisait de plus en plus sentir. On a été obligés de réaliser cette dégradation et on ne pouvait rien faire", a-t-il ajouté alors que sa maman est aujourd'hui décédée. 

Laurent Ruquier né par « accident » : cette phrase assassine que lui disait souvent sa maman

Frédéric Lopez a ce génie qu'on lui confie des choses qu'on ne confie à personne d'autre. Et ce 15 juin 2025, c'est Laurent Ruquier, d'habitude intervieweur, qui s'est prêté au jeu.

Il était parmi les invités de "Un dimanche à la campagne", ce dimanche, sur France 2. Et il a raconté un souvenir d'enfance qui va émouvoir beaucoup de ses fans.

En effet, à 62 ans aujourd'hui, Laurent Ruquier ne s'est jamais caché de ses origines modestes. Dernier enfant d'une fratrie de 5 enfants, il a grandi au Havre.

Et si aujourd'hui, il est un incontournable de la télévision, de la radio, et du théâtre, au sein de sa famille, il n'était pas désiré.

En effet, Laurent Ruquier raconte que sa maman l'a eu "vers 39 ou 40 ans". Il était "un accident", comme elle le lui répétait à loisir. En compagnie de la chanteuse Melody Gardot et la comédienne Caroline Anglade, il s'est souvenu qu'il avait "souvent entendu" cette remarque.

Si bien que "Dès qu’il y avait des gens nouveaux à la maison, à un dîner, elle disait ça", dit-il. La mère de Laurent Ruquier ajoutait aussi "si la pilule avait été là, il ne serait pas là".

Et s'il avoue bien volontiers "Ce n’est pas très agréable rétrospectivement à entendre", Laurent Ruquier sait aussi que sa mère "n’avait pas les codes de ce qu’il fallait dire et ne pas dire devant les enfants".

Si son parcours professionnel dit probablement tout de ce que Laurent Ruquier a cherché, lui, assure qu'il n'en a pas pris ombrage.

Et d'expliquer : "Ce n’était pas méchant de sa part, comme une blague. Et c’était la vérité d’ailleurs. Elle faisait un constat, c’était la réalité. Je ne lui en veux pas, c’est comme ça". Et de conclure toutefois : "Je ne peux pas dire que cela m’a traumatisé quand elle disait cette phrase, mais avec le recul, je me dis qu’elle n’était pas très adroite".