19 novembre 2024

Javier Bardem fait équipe avec Martin Scorsese et Steven Spielberg pour adapter Les nerfs à vif en série

Voilà un projet qui nous fait trépigner d'impatience... Deadline nous apprend que la série Cape Fear a officiellement reçu le feu vert d'Apple TV+ et réunira une équipe prestigieuse : Martin Scorsese, Steven Spielberg et Javier Bardem.

Conçue par Nick Antosca (The Act), cette adaptation en dix épisodes se base sur le roman de John D. MacDonald, ayant déjà inspiré deux films cultes : Les Nerfs à vif de Jack Lee Thompson en 1962, et son remake signé Scorsese en 1991. L'intrigue, un thriller aux accents hitchcockiens, met l'accent sur la fascination de l’Amérique du XXIème siècle pour le true crime.

Dans cette version revisitée, Max Cady, un meurtrier récemment libéré, revient dans la vie d’Amanda et Steve Bowden, un couple d’avocats. Cette version diffère des précédentes, où seul le mari était avocat. À l’écran, le personnage de Max Cady avait été incarné tour à tour par Robert Mitchum en 1962 et Robert De Niro en 1991, deux performances inoubliables qui confèrent au rôle une aura à la fois terrifiante et emblématique.

En prenant les traits de Max Cady, Javier Bardem renoue avec les personnages sombres et inquiétants, un domaine où il excelle. Déjà oscarisé pour son rôle glaçant de tueur à gages dans No Country for Old Men, il a prouvé sa capacité à incarner des hommes dangereux avec une intensité et une profondeur troublantes. Récemment, il a également marqué les esprits en interprétant un père incestueux dans Monstres : L'histoire de Lyle et Erik Menendez, série à succès de Netflix.

Sa capacité à rendre palpables les nuances psychologiques de ses personnages lui assure une place de choix dans l’univers des antagonistes complexes. Avec Cape Fear, Javier Bardem s’engage une nouvelle fois dans un rôle exigeant, où il devra donner vie à toute la perversion et la détermination implacable de Max Cady, un personnage marqué par une soif de vengeance quasi-mystique.

Le projet Cape Fear repose sur une collaboration chic et choc entre Scorsese, Spielberg et Antosca. UCP, en partenariat avec Amblin Television, est derrière cette production, qui marque aussi le premier projet télévisuel de Scorsese avec Apple TV+, après leur précédente collaboration pour Killers of the Flower Moon.

Cette version télévisée s'ajoute à la longue liste de séries de prestiges, devenues la marque de fabrique d'Apple TV+. En redonnant vie à Max Cady, Javier Bardem devrait apporter à Cape Fear sa capacité à hypnotiser comme glacer le sang des spectateurs, rappelant que certaines figures du mal sont intemporelles.

18 novembre 2024

Elton John dévoile Never Too Late, son nouveau clip, sur sa chaîne YouTube

Une petite dernière ? Elton John a dévoilé sur sa chaîne YouTube ce vendredi 15 novembre à 15 heures une nouvelle chanson et un nouveau clip : Never Too Late. Le chanteur de 77 ans, qui a officiellement clôturé sa tournée d’adieu de 300 dates à Stockholm en juillet dernier, n’en avait visiblement pas fini avec sa carrière.

« Jamais trop tard » ! En français, le titre de la nouvelle chanson d’Elton John (Never Too Late) dont le clip vient d’être dévoilé sur sa chaîne YouTube aux près de 5 millions d’abonnés en dit long sur l’icône pop, bien décidée à ne pas raccrocher les gants.

Après une carrière de près de 60 ans ponctuée de tubes inoxydables (Your Song, Goodbye Yellow Brick Road, Candle in the Wind, Sorry Seems to Be the Hardest Word…), et une tournée d’adieu qui a remporté 939 millions de dollars de recettes, la star signe avec Never Too Late un titre calibré comme un de ces tubes dont il a le secret.

Il s’agit en fait d’un duo, interprété avec Brandi Carlile. De 35 ans sa cadette, la chanteuse américaine sept fois nommée aux Grammy Awards 2023 a coécrit le titre et accompagne Elton John pour une chanson piano-voix aux paroles nimbées de mélancolie, mais surtout d’espoir.

En attendant un hypothétique 31e album d’Elton John (qui aurait déjà été enregistré, selon le parolier historique du chanteur Bernie Taupin), la chanson Never Too Late illustrera le documentaire du même nom, diffusé sur Disney+ dès le 13 décembre.

Ce film réalisé par R.J. Cutler et David Furnish reviendra notamment sur les débuts tonitruants et exubérants de l’artiste aux 300 millions d’albums vendus, qui, dans les années 1970 avait réalisé pas moins de dix-sept albums, dont Honky Château (1972), enregistré au château d’Hérouville, dans le Val-d’Oise. Album sur lequel figure la pépite Rocket Man, inspirée d’une nouvelle de Ray Bradbury. Cette chanson devait donner son titre au biopic sur Elton John Rocketman signé par Dexter Fletcher en 2019, un space opéra jouissif et onirique qui révélait notamment les aspects les moins reluisants de la vie de l’artiste (campé par l’acteur Taron Egerton), et sa lutte contre son addiction à l’alcool et aux drogues.

On devrait également retrouver Elton John, le vrai, dans la suite du film This is Spinal Tap, tourné début 2024, où l’artiste devrait faire des apparitions aux côtés d’un autre vétéran, Paul McCartney.

Disponible sur toutes les plateformes, le single de Never Too Late pourrait bien annoncer l’arrivée prochaine du nouvel album d’Elton, promis par Bernie Taupin en mai 2024. 

Mika annonce arrêter « toutes les émissions télé en France »

Mika sera le parrain du Téléthon cette année. Mais après cet ultime engagement, on ne devrait plus revoir Mika sur les télés françaises avant un bon moment…

C’est ce qu’a appris, avec surprise, Nagui, qui le recevait dans Taratata et évoquait ses différentes casquettes dont celle d’animateur. « Je réduis ça », a annoncé le chanteur tandis que le présentateur égrenait tous les pays dans lequel Mika officie, dont l’Espagne, le Royaume-Uni et la France.

Et c’est là que le couperet est tombé.

« Non, en France, c’est fini, j’arrête toutes mes émissions de télé en France », a-t-il lancé face au public déconcerté. L’artiste de 41 ans a précisé que cela ne concerne que son activité d’animation, et pas la chanson.

« Tu ne veux juste plus que le fauteuil se retourne, tu veux que le fauteuil reste droit et que tu puisses parler tranquillement. C’est ça ? » a alors malicieusement lancé Nagui, ce qui a provoqué l’hilarité de Mika, qui s’est bien gardé de commenter sa participation en tant que juré à The Voice.

La treizième saison du télécrochet avait vu le retour cette année de Mika, après cinq ans d’absence, aux côtés de Zazie, Vianney et Bigflo et Oli. La saison prochaine, Zaz, Vianney, Patricia Kaas et Florent Pagny reprendront le flambeau.

P. Diddy est accusé d’avoir contrevenu au règlement carcéral

Sean Diddy Combs a déposé une nouvelle demande de libération sous caution du centre pénitentiaire de Brooklyn, où il attend son procès pour trafic sexuel, racket et transport en vue de la prostitution en mai 2025, mais la justice ne semble pas très encline à lui accorder.

Les procureurs reprochent en effet au rappeur d’avoir tenté d'« échapper à la surveillance des forces de l’ordre » et d'« influencer de manière corrompue les témoignages » de « jury potentiel ». Comment ? Avec cette vidéo d’anniversaire publiée par sa famille.

Selon des documents obtenus par People, la star de 55 ans est accusée d’avoir utilisé l’accès téléphonique d’autres détenus, notamment un « service de messagerie tiers non autorisé », pour communiquer avec plusieurs personnes et d’avoir utilisé ses enfants via leurs propres comptes sur les réseaux sociaux.

« Tout en essayant d’échapper à la surveillance des forces de l’ordre, l’accusé a, entre autres, orchestré des campagnes sur les réseaux sociaux qui, selon ses propres termes, visent à entacher la composition du jury ; il s’est efforcé de faire fuiter publiquement des documents qu’il considère comme utiles à son affaire ; et il a contacté des témoins par l’intermédiaire de tierces parties », affirme le document. « Pour ces raisons, la Cour devrait refuser à l’accusé une nouvelle audience de mise en liberté sous caution ».

« L’accusé a demandé à des membres de sa famille de planifier et d’exécuter une campagne sur les médias sociaux autour de son anniversaire, dans l’intention d’influencer le jury potentiel dans cette procédure pénale », affirme le document. « Selon les instructions soigneusement formulées par l’accusé, les enfants de l’accusé ont posté une vidéo sur leurs comptes respectifs de médias sociaux montrant les enfants de l’accusé réunis pour célébrer l’anniversaire de l’accusé. »

Les procureurs avancent que la star « a explicitement discuté avec sa famille de la manière de s’assurer que la vidéo avait l’effet désiré sur les membres potentiels du jury dans cette affaire ». Il est également accusé d’avoir tenté de « faire fuiter anonymement des vidéos favorables à sa défense ».

P. Diddy a plaidé non coupable de toutes les accusations portées contre lui. Deux juges ont déjà refusé de le remettre en liberté. Ses avocats ont proposé une caution de 50 millions de dollars.

Eva Longoria : Après la victoire de Trump, le maire de Charleville-Mézières offre « l’asile » à l’actrice

L’info n’est pas tombée dans l’oreille d’un (admirateur) sourd : après que l’actrice Eva Longoria eut quitté les États-Unis – qu’elle qualifie de « dystopiques » depuis l’élection de Donald Trump –, le maire de Charleville-Mézières a proposé de l’accueillir, rapporte L’Ardennais.

« Je propose de donner l’asile à Eva Longoria dans notre bonne ville de Charleville-Mézières, aux portes de la forêt des Ardennes et de France », a facétieusement déclaré l’élu (LR) Boris Ravignon, avant d’assurer : « Je peux lui garantir que jamais Donald Trump ne viendra l’y importuner ! »

Il s’agit bien sûr d’une blague, la cité de la région Grand-Est n’ayant que peu de chances d’attirer l’actrice de la cultissime série Desperate Housewives, qui a soutenu la candidate démocrate Kamala Harris lors des dernières élections présidentielles américaines et vit actuellement entre Espagne et Mexique avec sa famille.

Pour mémoire, Eva Longoria avait fait part de sa déception dès la victoire de Trump connue, déclarant être choquée « qu’un criminel condamné qui crache autant de haine puisse occuper la plus haute fonction » ; avant d’ajouter, fataliste : « S’il tient ses promesses, ce pays va devenir effrayant ».

Planète interdite va avoir droit à son remake

C'est l'un des films précurseurs de l'histoire de la science-fiction au cinéma. Près de soixante-dix ans après sa sortie, Planète interdite de Fred M. Wilcox va avoir droit à un remake de la part du studio Warner Bros. Bon nombre de personnes ont tenté de réadapter ce classique, à l'instar de James Cameron, mais pour des questions de droits, le film original était intouchable.

Débarrassé de cet obstacle, la productrice Emma Watts (Seul sur Mars, Avatar) développe actuellement une nouvelle version. Selon le média Deadline, le scénariste Brian K. Vaughan signe le script. L'auteur est principalement connu pour avoir écrit de nombreux comics, comme Y: The Last Man, Runaways ou encore Ex Machina. Pour la télévision, Brian K. Vaughan avait également scénarisé les trois premières saisons de Lost.

Novateur et fondateur Planète interdite fut le premier film à mettre en scène des humains qui voyagent dans l'espace à la vitesse de la lumière. Le robot Robby fut également l'un des premiers personnages technologiques du cinéma, quelques années avant HAL 9000 dans 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick. Après sa sortie, le fut nommé aux Oscars pour ses effets spéciaux ingénieux.

Voici le synopsis de Planète interdite : "Au XXIIe siècle, le vaisseau spatial C 57 D se pose sur la lointaine planète Altair 4. Une expédition dirigée par le commandant Adams vient enquêter sur la disparition, vingt années plus tôt, du navire spatial Bellérophon et de son équipage. Les explorateurs sont accueillis par Robby, un robot ultra perfectionné qui les conduit jusqu'à la formidable demeure de l'énigmatique Docteur Morbius. Celui-ci, avec sa fille Altaira est le seul survivant de l'expédition précédente qui a été décimée par une force inconnue...

Le Docteur Morbius explique qu'il a découvert qu'il y a plusieurs milliers d'années, la planète était habitée par des êtres à l'intelligence exceptionnelle, les Krells, qui ont mystérieusement disparu, laissant derrière eux des traces de leur civilisation : un cube gigantesque de plusieurs kilomètres de côté capable de fournir une énergie incommensurable."

Aucune information ne précise, pour l'heure, une probable date de sortie mais l'année 2026 marquera le soixante-dixième anniversaire du film original.

Denzel Washington renie certains de ses films dans les années 90

Denzel Washington renie-t-il une partie de ses films des années 1990 ? C'est ce que laissent entendre les propos qu'il a tout récemment tenu au journal Times of London (via Deadline), en pleine promotion de Gladiator II.

"Après Malcolm X, j'ai fait quelques vraies daubes. Cherchez-les - je ne donnerai pas les noms. Elles datent toutes des années 1990. Mais j'étais payé. J'avais des responsabilités."

"Grâce à un super agent, ma carrière s'est construite pour faire de l'argent, l'argent est donc rentré et la vie aussi, avec les factures, quatre enfants et une maison..."

Avec beaucoup de frais personnels, Washington a donc dû beaucoup travailler, et pas toujours dans de bons films, selon lui. Et au passage, il livre dans ce même entretien une analyse de la vie et d'à quel point l'argent était moteur dans ses choix de carrière de 1992 à 2000 :

"Dans la vie, vous apprenez, vous gagnez de l'argent et vous le rendez - vous le redonnez. Donc si vous vivez 90 ans, jusqu'à 30 ans vous apprenez, vous gagnez de l'argent entre 30 et 60... voilà, donc à cette période, je gagnais de l'argent."

Denzel Washington a-t-il les mêmes souvenirs des années 90 que les spectateurs de ses films ? Après Malcolm X, on peut le voir dans Beaucoup de bruit pour rien de Kenneth Branagh, L'Affaire Pélican et Philadelphia en 1993, USS Alabama et Le Diable en robe bleue (1995) mais aussi Le Témoin du mal et He Got Game en 1998 ou Hurricane Carter en 1999.

Un coup d'œil aux notes de ses films sur AlloCiné laisse entrevoir que Programmé pour tuer (1995), La Femme du pasteur et A l'épreuve du feu (1996), puis le film d'action Couvre-feu (1998) sont notés moins de 3 sur 5 en moyenne. De premiers indices ou des notes injustement basses ? N'hésitez pas à aller donner aux classiques de Denzel la note que vous jugerez la plus conforme à la réalité.

Par le passé, l'acteur avait déclaré : "Chaque expérience ratée est un pas de plus vers le succès", et en effet, ce qu'il pourrait qualifier d'expériences ratées dans sa riche carrière, l'a finalement conduit à remporter l'Oscar du Meilleur acteur dans Training Day (2002), et quatre nominations dans cette catégorie entre 2013 et 2022. Il avait remporté avant même Malcolm X l'Oscar du Meilleur second rôle dans le western Glory.

Jurassic World : Rebirth revient aux origines

Dans moins de 8 mois, les dinosaures seront de retour sur les écrans dans Jurassic World Rebirth ! Et pour leur toute nouvelle aventure, les géants du Jurassique feront face à Scarlett Johansson, Jonathan Bailey, Mahershala Ali, Rupert Friend, Manuel Garcia-Rulfo, Luna Blaise et David Iacono.

Le magazine Empire a dévoilé une nouvelle photo du long métrage (disponible plus bas) mis en scène par Gareth Edwards, qui va pour la première fois mettre son expertise en matière d'animaux à écailles (on lui doit Godzilla et Monsters), au service de la célèbre saga lancée par Steven Spielberg en 1993.

Écrit par David Koepp, scénariste d'origine de la franchise, Jurassic World Rebirth reviendra aux sources si on en croit les dires du cinéaste au magazine.

"Le film revient à ce que j'aimais dans l'original, avec plusieurs histoires qui s'imbriquent ensemble et des moments d'action stressants et amusants à la fois. En tant que réalisateur, j'ai eu beaucoup d'occasions de m'amuser et de jouer avec le public".

Gareth Edwards ajoute : "L'action se déroule des années après les événements de Jurassic World Dominion. Les dinosaures sont en liberté dans la nature. C'est donc une continuité à la précédente trilogie, tout en entamant un tout nouveau chapitre dans la chronologie de Jurassic".

Notons que les dinosaures préférés des spectateurs devraient bien être présents comme le confirme le réalisateur : "Il y a certains dinosaures qu’il serait criminel de ne pas inclure".

Le cinéaste revient ensuite sur le personnage incarné par Scarlett Johansson et précise : "Elle cherche un sens à sa vie après avoir quitté l’armée, et cette opportunité se présente : après ça, elle n'aura plus jamais besoin de travailler. Mais au cours de ce voyage, elle commence à remettre en question les implications éthiques de ce qu’ils font." L'héroïne de ce film devrait donc se remettre en question au fil de l'histoire.

Pour rappel, dans Rebirth, la comédienne interprète Zora Bennett, une spécialiste des opérations secrètes, à la tête d’une équipe chargée d’une mission ultra confidentielle visant à sécuriser le matériel génétique de trois dinosaures qui sont la clé d’un remède miraculeux qui pourrait bien sauver l’humanité.

Duncan Kincaid (Mahershala Ali), son bras droit, est chargé de guider le paléontologue Henry Loomis (Jonathan Bailey) et le représentant des grandes sociétés pharmaceutiques, Martin Krebs (Rupert Friend). Mais l’expédition croise une famille de civils naufragés, dont l’embarcation a été renversée par des dinosaures aquatiques en maraude. Ils se retrouvent tous bloqués sur une île où ils vont découvrir le secret le plus révoltant qui ait jamais existé, sinistrement caché au monde depuis des décennies.

Tourné l'été dernier entre la Thaïlande, Malte et en studio au Royaume-Uni, Jurassic World Rebirth est annoncé dans nos salles obscures pour le 2 juillet 2025, soit trois ans à un mois prêt, après Le Monde d'après.

Splinter Cell : l''adaptation cinématographique de la célèbre série de jeux vidéo d’Ubisoft est annulée

En 2012, Ubisoft annonçait qu’un film basé sur la franchise "Splinter Cell", inspirée par Tom Clancy, était en préparation avec Tom Hardy dans le rôle du héros, Sam Fisher. Le réalisateur Doug Liman (Edge of Tomorrow, La Mémoire dans la peau) avait ensuite rejoint le projet… mais celui-ci est rapidement tombé dans l’oubli.

Cinq ans plus tard, le producteur Basil Iwanyk déclarait à Collider qu’un scénario existait, bien qu’il soit "encore un peu long". Sept ans plus tard, et après des années sans avancée, le producteur a annoncé au site The Direct l’abandon définitif de cette adaptation cinématographique.

"Ce film aurait été génial… Mais nous n’avons jamais réussi à le finaliser, que ce soit au niveau du scénario ou du budget. Pourtant, il aurait été incroyable. Nous avons travaillé sur des tonnes de versions différentes, mais ça devait être intense et impressionnant. C’est l’un de ces projets qui nous échappent, et c’est vraiment triste."

Il n’y aura donc pas de film basé sur la série de jeux d’infiltration lancée en 2002 par Ubisoft. Tom Clancy, écrivain spécialiste du roman d’espionnage (créateur, entre autres, de la série de romans Jack Ryan, adaptée en films et séries), avait collaboré au scénario du premier jeu pour renforcer le réalisme de l’intrigue. Splinter Cell suit les aventures de Sam Fisher, un agent spécial travaillant pour une organisation gouvernementale secrète appelée Echelon 3. Fisher est un expert en missions d’infiltration à haut risque, opérant aux quatre coins du globe.

Jugé trop complexe à écrire et à financer, le long métrage inspiré des aventures de ce héros vidéoludique ne verra donc jamais le jour. Netflix prépare de son côté Splinter Cell: Deathwatch, une série animée inspirée des jeux.

For All Mankind : ce chef-d'oeuvre est invisible depuis 35 ans en France

S'il diffère naturellement par sa forme des oeuvres fictionnelles, le champ émotionnel ouvert par le documentaire peut être d'une puissance absolument dévastatrice. Parce qu'il aborde des sujets touchant parfois à l'intime, des questions qui nous heurtent profondément et nous interrogent, sur notre rapport au monde, aux autres et au vivant. Et, heureusement, de nous émerveiller aussi, dans ce que l'Homme peut avoir de meilleur en lui. A ce titre, For All Mankind se pose là, aussi rare que précieux.

L'histoire de la conquête spatiale et des missions Apollo a depuis très largement été illustrée sur petit comme grand écran, avec de nombreuses oeuvres solides. Citons, dans une poignée d'exemples, Apollo 13 évidemment; l'excellente série De la Terre à la Lune diffusée à l'époque sur HBO; le récent et formidable Apollo 11, sorti en 2019 et projeté sur écran IMAX.

On peut même inclure les oeuvres évoquant les théories conspirationnistes ou dystopiques comme le très solide Capricorn One de Peter Hyams; le remarquable faux documentaire Opération Lune en 2002, qui revient sur l'idée que l'administration américaine ait voulu se couvrir d'un éventuel échec de la mission Apollo 11 en réalisant en studio, avec l'aide de Stanley Kubrick, des images des premiers pas de l'Homme sur la Lune. Plus récemment, Apple a diffusé l'excellente série For All Mankind, qui évoque l'idée que la course spatiale n'a jamais pris fin et reste largement devancée par les russes.

Si le documentaire For All Mankind dont on parle possède le même titre, il ne joue pas du tout dans le même registre. Sans doute le plus extraordinaire documentaire jamais consacré au sujet, cité à l'Oscar en 1990, For All Mankind est le fruit d'un phénoménal travail de sélection au sein des archives de la NASA réalisé par Al Reinert, considéré à juste titre comme un des meilleurs spécialistes sur le sujet. Il a notamment travaillé sur la série De la Terre à la Lune.

For All Mankind retrace l'histoire des missions "Apollo", uniquement à partir d'images d'archives de la NASA. Mais il y a plus : la force des images réside notamment en ce que chaque équipe des missions Apollo embarquait une petite caméra pour se filmer et filmer leurs découvertes, quand ce n'étaient pas les astronautes eux-mêmes qui embarquaient leurs propres caméras. Le résultat ? Des plans pour certains tellement beaux qu'ils en deviennent irréels. Ou presque.

Au lieu de se concentrer seulement sur les faits, Al Reinert a cherché à évoquer les aspects humains de cette extraordinaire odyssée. Racontée par les astronautes eux-mêmes qui se sont succédés au gré des missions et rapportèrent leurs petits films, ils se souviennent et commentent les images, qu'ils ont eu le privilège de voir, de vivre, au nom de l'Humanité : For All Mankind.

Dégraissé jusqu'à l'os au prix d'une sélection absolument drastique des images d'archives (il dure à peine 1h19), porté par une musique élégiaque et hypnotique spécialement composée par Brian Eno qui a depuis fait le tour du monde (et réutilisée à maintes reprises, notamment par Steven Soderbergh dans Traffic), For All Mankind se paye même le luxe de proposer des séquences pas loin d'être bouleversantes.

Pas étonnant que Christopher Nolan place très haut dans son panthéon personnel ce documentaire d'Al Reinert, dont on se doute qu'il a dû le revoir avant de mettre en boîte Interstellar. Si vous n'avez qu'un seul documentaire à voir sur ce sujet, For All Mankind s'impose comme une évidence.

Le (grand) malheur, c'est qu'aucun éditeur français n'a encore jugé bon de sortir cette merveille absolue en DVD ou même en Blu-ray, contraignant les plus anglophiles à se tourner vers l'import. Ca fait quand même beaucoup de peine.