10 novembre 2020

Barbares sur Netflix : une saison 2 pour le péplum allemand

Attention, spoilers. Les paragraphes suivants révèlent des spoilers sur la série Barbares. Si vous ne voulez rien savoir, ne lisez pas ce qui suit.

Créée par Andreas Heckmann, Arne Nolting et Jan Martin Scharf, Barbares est une série allemande qui revisite la célèbre bataille de Teutobourg à travers le parcours d’Arminius (Laurence Rupp), officier germanique ayant reçu une formation militaire romaine qui lui a permis de terrasser l’armée romaine de Varus. Ce péplum impressionnant qui prend quelques libertés scénaristiques avec la réalité historique est vite devenu populaire sur Netflix. Forte de ce succès, la plateforme vient d'annoncer sur Twitter que la série était renouvelée pour une deuxième saison, qui devrait entrer en production prochainement.

Si la première saison se terminait sur la fameuse bataille de Teutobourg, la série va pouvoir continuer d'explorer la vie riche d'Arminius et de ses proches comme l’avait précisé Jan Martin Scharf à Business Insider : "Nous sommes très heureux que la série soit aussi populaire dans les 190 pays où elle a été diffusée, c’est que nous espérions. Alors, que se passe-t-il ensuite ? Il faut patienter. Mais nous avons suffisamment de matière à exploiter". La prochaine saison de Barbares pourrait sûrement se focaliser sur la bataille fratricide entre Arminius et son petit frère Flavus, élevé lui aussi par les Romains. D'un autre côté, Arminius devra également gérer sa relation avec Thusnelda (Jeanne Goursaud), enceinte, et le désir de vengeance de Folkwin Wolfspeer (David Schütter).

Emily Ratajkowski future maman stylée : elle arbore fièrement son baby bump

Le 26 octobre dernier, Emily Ratajkowski surprenait le monde entier en dévoilant sa première grossesse. Depuis, la jeune femme n'a cessé de partager son quotidien de future maman sur Instagram, pour le plus grand bonheur de ses 27 millions d'abonnés. Une grossesse dont elle est fière et qu'elle n'hésite pas à afficher au quotidien. "Je suis complètement et indéniablement impuissante face à presque tout ce qui entoure ma grossesse : comment mon corps va changer, qui sera mon enfant. Mais je ne suis étonnamment pas dérangée. Au lieu d'avoir peur, je ressens un nouveau sentiment de paix. J'apprends déjà de cette personne à l'intérieur de mon corps. Je suis pleine d'émerveillement", confiait-elle à Vogue. C'est donc tout naturellement que la jeune femme a souhaiter à nouveau montrer son baby bump lors de sa dernière sortie le 9 novembre. La mannequin de 29 ans était dans les rues de Los Angeles, vêtue d'un pantalon en jean, d'un haut gris court et d'un cardigan assorti. Le tout dévoilait son baby bump qu'elle a ensuite publié à nouveau dans sa story Instagram.

Si Emily Ratajkowski était très discrète avant l'annonce de sa grossesse, c'est d'une manière très inattendue que celle-ci a souhaité la dévoiler. En effet, la jeune femme a publié une vidéo dans laquelle on peut la voir poser pour la couverture de l'édition digitale américaine du magazine Vogue. Celle-ci la montrait en nuisette orange et touchant son ventre arrondi avec pour légende "Pourquoi je ne veux pas révéler le sexe de mon bébé". Elle a ensuite publié une courte vidéo dans laquelle elle remercie son amie Lena Dunham pour l'avoir aidé à la réaliser, puis une série de clichés où elle s'interrogeait sur son futur bébé, son identité, qui il deviendrait et surtout comment leur vie va changer. Si elle n'a pas souhaité dévoiler la date prévue de son accouchement, elle a cependant expliqué qu'elle en était à sa vingtième semaine de grossesse. Etant donné qu'il est impossible de savoir quand les photos ont été prises, on peut donc en déduire que la femme du réalisateur Sebastian Bear-McClard accouchera en 2021.

Netflix de La Princesse de Chicago 2, avec Vanessa Hudgens

Il y a deux ans Netflix proposait sur son catalogue la romcom de Noël La Princesse de Chicago, dans laquelle Vanessa Hudgens campe à la fois une pâtissière de Chicago et une future princesse qui se ressemble comme deux gouttes d'eau. Elles décident alors  d'échanger leurs rôles ! Dans la suite toujours réalisée par Mike Rohl, les deux femmes se retrouvent pour le couronnement de la future Reine. Mais un troisième sosie fait alors son apparition et risque de compromettre leurs plans, comme en témoigne la bande-annonce. Hudgens jouera donc cette fois non pas deux mais trois personnages. On retrouve à ses côtés la même distribution que le premier volet, ainsi qu’un petit nouveau, joué par Lachlan Nieboer, dans le rôle d’un sérieux prétendant. 

La Princesse de Chicago 2 s’annonce comme un feel-good movie féerique et magique, où il sera question d’amour, de mariage, de prince et de princesse. Un mélange classique mais qui ne peut faire que du bien.

Après Holidate et Un Noël tombé du Ciel, La Princesse de Chicago : dans la peau d’une reine vient compléter la liste des nouveaux films de Noël à ne pas rater sur la plateforme. Il sortira sur Netflix le 19 novembre prochain. 

Renaud : cet événement traumatisant dont il a eu du mal à se relever

Confinement oblige, l'exposition consacrée à Renaud à la Philarmonie de Paris, Renaud. Putain d'expo !, a dû fermer ses portes. Si aucune date de réouverture n'a pour l'heure été avancée, Claire Chazal a tout de même décidé d'en parler dans son émission, Passage des arts, sur France 5, lundi 9 novembre 2020. Pour en faire la promotion, le frère jumeau du chanteur, David Séchan, était en plateau. Il en a profité pour révéler à quel point le chanteur agé de 68 ans avait été bouleversé par les attentats du 7 janvier 2015 perpétué contre le journal satirique Charlie Hebdo. Renaud avait des liens très fort avec la rédaction. "Il a eu beaucoup de mal à s'en remettre, c'étaient tous ses copains. Ça a été une grande détresse et un grand désespoir pour lui", a ainsi expliqué David Séchan.

L'amour de Renaud pour Charlie Hebdo n'est pas nouveau. Déjà en 1982, il avait évoqué pourquoi il ne manquait jamais une occasion de l'acheter le mercredi. "Le seul journal qui m'a fait rire moi dans ma vie c'était Charlie Hebdo", avait-il confié. Renaud avait d'ailleurs collaboré à de nombreuses reprises avec Charb ou encore Cabu, entre 1992 et 1996. Il avait écrit pas moins de cent chroniques. Des dessins et des saillies drolatiques, dont des planches, sont exposées à la Philharmonie.

Un an après les attentats, pour ne surtout pas oublier, Renaud n'avait pas hésiter à reprendre son crayon pour écrire une série de chroniques. "Tant qu'à mourir, je préférerais infiniment qu'on tue l'auteur de ces lignes, héros tombé en martyr de la presse libre à cent sous plutôt qu'au guidon d'une motocyclette qui fait prout-prout ou bouffé par de méchantes métastases très désagréables", avait-il écrit comme pour rendre hommage à tous ses amis lâchement assassinés.

Sans un bruit : un spin-off écrit et réalisé par Jeff Nichols

Après avoir écrit et réalisé les deux volets de Sans un bruit, John Krasinski passe le flambeau. Alors qu'un spin-off est actuellement en développement chez les studios de la Paramount, The Hollywood Reporter informe que c'est Jeff Nichols - le réalisateur, entre autres, de Mud et de Loving -, qui se chargera de scénariser et de mettre en scène ce nouveau projet, né d'une idée de John Krasinski. Ce dernier restera, quant à lui, producteur, aux côtés de Michael Bay, Andrew Form et Brad Fuller.

Le film ne sera donc pas un troisième opus, mais bien une nouvelle entrée dans la franchise. Aucune information ne précise si Emily Blunt, John Krasinski, Noah Jupe et Millicent Simmonds apparaîtront dans le film. De son côté, Jeff Nichols n'est pas étranger à la science-fiction puisqu'on lui doit les films indépendants Take Shelter et Midnight Special, tous les deux avec Michael Shannon. 

Initialement prévu pour mars 2020, Sans un bruit 2 a vu sa date de sortie repoussée pour le 21 avril 2021 à cause de la pandémie mondiale. Doté d'un budget de dix-sept millions de dollars, le premier film, sorti en 2018, avait récolté pas moins de 340 millions de dollars à travers le monde. En France, il avait rassemblé pas moins de 647 910 entrées.

Gerard Butler : après La chute du Président, un quatrième film pour la saga

Et de quatre pour Gerard Butler ! Après La Chute de la Maison Blanche, La Chute de Londres et La Chute du président, l'acteur britannique de 50 ans reprendra son rôle de l'agent des services secrets Mike Banning pour un quatrième volet de la saga d'action, ainsi que le rapporte le site Deadline. Aucun détail sur le scénario n'a encore filtré.

Intitulé Night Has Fallen, le long métrage, qui sera réalisé par Ric Roman Waugh, déjà aux commandes de La Chute du président, se tournera en Bulgarie. Pour rappel, les trois premiers volets de la franchise ont rapporté plus de 520 millions de dollars de recette à travers le monde. En France, après le premier film signé Antoine Fuqua qui a attiré plus de 334 000 spectateurs, chaque opus a réussi la performance de réunir à chaque fois un peu plus de public en salles (respectivement 375 000 puis 398 000 pour La Chute de Londres et La Chute du président).

09 novembre 2020

Patrick Cohen : cette expression osée qui a choqué les chroniqueurs de C à vous

C'était LA séquence du jour. Tous les jours de la semaine, l'équipe de C à vous décrypte l'actualité. Alors que les élections américaines ont tenu en haleine le monde entier, c'est Maxime Switek qui s'est rendu aux États-Unis afin de recueillir les impressions de ses citoyens après l'élection de Joe Biden. Sur place pour les besoins de la chaîne d'information BFMTV, le chroniqueur n'a pas pu terminer son reportage. Et pour cause, un manifestant torse-nu a monopolisé le micro. On peut ainsi l'entendre crier : "La France est magnifique. Les escargots ! J'adore les croissants. J'adore les omelettes au fromage !" Une séquence qui a fait le tour du monde et qui a amusé près de 10 millions de personnes !

Si Maxime Switek pensait clôturer le sujet, c'était sans compter sur Patrick Cohen et son expression osée ! Ce dernier a en effet demandé : " Maintenant, il faut raconter ce qu'on ne voit pas. Est-ce qu'il fait un chat-bite ? " Ce à quoi a rétorqué le chroniqueur : "Ah non ! Patrick !" Amusé, Maxime Switek a révélé : "C'était très amical. Ce qui est drôle c'est qu'avec toutes les équipes de BFM qui étaient sur le terrain, on a essayé évidemment d'avoir les personnes qui étaient les plus contentes, les plus joyeuses et qui parlaient le mieux etc. Il y avait un petit concours, il y avait Thomas Misrachi qui était aussi dans la rue et on cherchait évidemment entre guillemets les bons clients. Et quand je vois passer ce monsieur qui est adorable, qui est super sympa... Je le vois passer, on discute deux minutes et je lui dis : 'Alors toi, reste-là.' Et voilà..."

En mars 2018, le chroniqueur avait déjà fait une blague graveleuse sur le plateau de C à vous . En plaisantant, Olivier Baroux, réalisateur des Tuches, avait déclaré : "J'ai eu un chien qui s'appelait Vagin une fois, mais j'ai vite arrêté parce que c'était gênant, dans la rue, c'était gênant !" Alors, Patrick Cohen avait demandé s'il avait des grosses lèvres... Une blague qui avait beaucoup fait rire les invités, mais qui avait choqué l'équipe de l'émission et notamment Anne-Elisabeth Lemoine qui s'était insurgée en déclarant : "Pas le 8 mars !"

Défaite de Donald Trump : son ex-femme Ivana sort du silence balance sur son caractère

"L'Amérique, je suis honoré que vous m'ayez choisi pour guider notre superbe pays. Le travail qui nous attend est certainement difficile, mais je vous promets cela : je serai le président de tous les Américains, que vous ayez voté ou non. Je garderai la foi que vous avez placée en moi." Après plusieurs heures, et jours d'attente, la nouvelle est tombée : Joe Biden a été élu 46e président des Etats-Unis. L'éviction de Donald Trump, qui n'accepte toujours pas sa défaite - a suscité beaucoup de réactions.

Son ancienne et première épouse, Ivana Trump, a elle aussi pris la parole. Celle qui a partagé la vie de l'ancien président des Etats-Unis a fait savoir sans langue de bois dans les colonnes de People qu'il était "un mauvais perdant". "Il n'aime pas perdre, alors il va continuer à se battre. Encore et encore", a-t-elle assuré. Ivana Trump est bien placée pour connaître le caractère de l'homme politique puisqu'ils ont été mariés de 1977 à 1992 et ensemble, ils ont fondé leur famille. Ils ont accueilli trois enfants : Ivanka, Donald et Eric Trump.

Très soucieuse de l'avenir de ses enfants, qui vont "bien" malgré la défaire de leur père, Ivana Trump a annoncé être "pressée" que ces derniers quittent Washington D.C., pour leur bien-être personnel. "Je veux qu'ils vivent leur vie normalement, qu'ils aient des vies normales", a-t-elle expliqué. "Je pense qu'ils ont aimé être près de Donald, participer à la campagne électorale, mais heureusement c'est terminé. Maintenant, je ne sais pas vraiment ce qu'ils vont faire".

Selon elle, la famille pourra avancer seulement si Donald Trump avoue ouvertement sa défaite. "Je ne pense pas qu'il a le choix. Il doit dire qu'il a perdu. Il n'aime pas être perdant, je le sais. Mais s'il a perdu, il a perdu...", a-t-elle lâché. Si elle est inquiète pour ses enfants, son discours n'est pas le même quand elle évoque son ex-mari qui, dit-elle, a "beaucoup d'argent et plusieurs endroits où vivre et profiter de sa vie".

La Reine Margot sur France 5 : les coulisses complexes et éprouvantes de ce film d'époque avec Isabelle Adjani

C'est sous l'impulsion de Claude Berri, réalisateur et producteur prolifique à l'origine de certains des plus grands succès cinématographiques français, que naît La Reine Margot. Lui et Patrice Chéreau, homme de théâtre et cinéaste à l'univers intimiste, ont alors déjà collaboré sur L'Homme blessé et Hôtel de France. Enthousiasmé par ce dernier film réalisé avec des élèves du Théâtre des Amandiers de Nanterre et désireux de le voir s'atteler à un projet populaire, Berri propose à Chéreau d'adapter Les Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas. Mais c'est Jean Becker qui possède les droits du livre. La scénariste Danièle Thompson suggère alors de porter à l'écran une autre de ses œuvres : La Reine Margot.

Sur fond de guerre de religion qui déchire la France du XVIème siècle, La Reine Margot relate le mariage arrangé entre la catholique Marguerite de Valois, alias Margot (Isabelle Adjani), et le protestant Henri de Navarre, futur Henri IV (Daniel Auteuil). Six jours après leur union a lieu le massacre de la Saint-Barthélémy, durant lequel 4000 protestants sont tués. C'est lors de cette nuit d'horreur que Margot rencontre le comte de la Môle (Vincent Perez), un noble protestant, dont elle va tomber passionnément amoureuse.

Le roman de Dumas est dense : il faut cinq ans de préparation et neuf versions successives du scénario (dont une dernière datée d'avril 1993, la veille du tournage) avant que le film ne voie le jour. Le duo Chéreau-Thompson pense à de nombreuses reprises que le projet est enterré. Cette dernière revient sur ces « quatre ans de tête-à-tête acharné, le monde entier contre nous, le monde entier avec nous... » durant lesquels son comparse est « épuisé par sa propre énergie, assommé par les devis trop élevés, les coupes trop radicales. [...] Patrice enthousiaste, puis soudain brisé, mains nouées, regard traqué — un dessin d'Egon Schiele »*. Leur scénario se nourrit notamment de lectures de documents d'époque, comme la Correspondance de Catherine de Médicis et Les Mémoires de Marguerite de Valois, mais aussi du Roman de Henri IV d’Heinrich Mann. À partir de l'ouvrage de Dumas, ils décident de se concentrer sur la monstrueuse famille des Valois pour livrer un drame shakespearien épique.

Chéreau se lance à trois reprises dans la préparation du film. Adjani, pour laquelle le film est écrit, se fait désirer, décline le rôle avant de l'accepter enfin, convaincue par une note d'intention écrite par le réalisateur. Berri, lui, est accaparé par sa propre superproduction, Germinal. D'une durée initiale de 4h30, La Reine Margot passe à 2h39 et bénéficie, grâce à une coproduction européenne entre la France, l'Italie et l'Allemagne, d'un budget de 120 millions de francs (soit 18 millions d'euros), budget qui sera dépassé de 20 millions de francs.

Le tournage se déroule entre la France et le Portugal sur plus de six mois. Les acteurs sont soumis à de rudes conditions. « Chaque jour de ce tournage sous tension permanente était comme une montagne à franchir » **, raconte Dominique Blanc. Vincent Perez, lui, passe plusieurs nuits de tournage à moitié nu, couvert de faux sang, et se blesse même avec son épée : « Nous, les acteurs, on savait qu'on allait se faire mal. Chéreau attendait de nous qu'on dépasse nos limites »**. Quant au réalisateur justement, il a le souci du détail : « À Bordeaux, nous avons refait des rues entières : on les montre à peine, comme on montrerait une rue aujourd'hui. Cela demandait quinze jours de travail à l'équipe de décoration, cela ennuyait les riverains, il fallait retirer les lampadaires, noircir les maisons, mettre de la terre [...] ». ***

Une fois les prises de vues achevées, un montage provisoire est présenté au Festival de Cannes. Ce n'est que sous la pression de Miramax, qui refuse de sortir le film aux États-Unis en l'état car trop long, que Patrice Chéreau accepte de le raccourcir de 20 minutes. Fait rare, cette nouvelle version sort en France le 16 décembre 1994. Un nouveau montage, qu'on peut qualifier de director's cut, est projeté dans le cadre de Cannes Classics en 2013.

La Reine Margot remporte cinq César, dont celui de la meilleure actrice pour Adjani, ainsi que le Prix du Jury et le Prix d'interprétation féminine pour Virna Lisi à Cannes. Il s'agit du plus grand succès de Chéreau avec plus de deux millions de spectateurs. Toutefois, Claude Berri ne manquera pas de souligner : « Le film est magnifique, il fera la réputation internationale de Patrice, mais à ce jour il reste au moins encore quarante millions à récupérer, qui ne le seront jamais »****.

*Patrice Chéreau, un musée imaginaire, éd. Actes Sud.

**Sur Arte, « La Reine Margot », de Patrice Chéreau, film monstre, Mathilde Blottière, sur telerama.fr

***Entretien avec Patrice Chéreau et Danièle Thompson réalisé par Serge Toubiana le 27 mars 1994.

****Auto-portrait, Claude Berri, Le Livre de Poche.

Amélie Nothomb en colère, fait une forte et rare sortie médiatique

Depuis le 30 octobre dernier, toutes les librairies de France sont fermées, en raison du nouveau confinement annoncé quelques jours auparavant, par Emmanuel Macron. Alors que cette décision tombe juste avant la période des prix littéraires, le monde de la culture est en rage. Ces dernières semaines, les auteurs comme Maxime Chattam, illustrateurs, éditeurs et libraires ont été nombreux à lancer un appel au gouvernement, qui n'a volontairement pas écouté celui lancé par le Syndicat national de l'édition (SNE), le Conseil Permanent des Écrivains (CPE) et le Syndicat de la Librairie Française (SLF). Même l'ancien Président François Hollande s'est joint à eux, comme il l'avait fait savoir ce 29 octobre sur Europe 1.

À son tour, Amélie Nothomb a décidé de porter sa voix à cette même-cause, via un entretien vidéo accordé à L'Obs, l'autrice de renom s'est exprimée depuis son bureau. "Bonjour, je suis Amélie Nothomb. Et je tiens à déclarer qu'il faut le plus vite possible rouvrir les libraires", commence-t-elle. Évoquant "la terrible épreuve" que traverse la France, l'écrivaine ajoute que "nous avons plus que jamais besoin de livres" et qu'il ne s'agit pas seulement d'"une question économique".

Sur sa lancée, la romancière de 53 ans poursuit : "Bien sûr que les librairies courent un grave danger et il y a de quoi s'en faire. Mais, supporter une crise telle que celle que nous supportons en ce moment, sans pouvoir lire tous les livres que nous avons envie de lire, à n'importe quel moment, me paraît juste intolérable". Pour conclure son appel, Amélie Nothomb a tenu à préciser qu'elle est "totalement consciente de l'importance de la crise sanitaire", mais néanmoins qu'il doit y avoir des solutions possibles pour rouvrir les librairies, sans courir de risque de contamination. Un mouvement porté sur les réseaux sociaux par le hashtag #RouvrezLesLibrairies, soutenu par de nombreuses personnalités.