14 janvier 2025

Disney accusé de plagiat pour Vaiana

The Walt Disney Company fait l'objet d'une action en justice pour violation des droits d'auteur concernant sa saga à succès Vaiana. Pour mémoire, le premier film sorti en 2016 a rapporté 643 millions de dollars dans le monde tandis que le deuxième opus - actuellement toujours en salles - cumule à date, 990 millions de dollars au box-office international.

Déposée le vendredi 10 janvier dernier, la plainte, que Entertainment Weekly a pu consulter, allègue que la saga Vaiana aurait été largement inspirée d’un scénario vieux de 20 ans sans le consentement de son auteur.

L’animateur Buck Woodall affirme que l’ancienne directrice du développement de Mandeville Films, Jenny Marchick, aurait violé ses droits d’auteur en transmettant secrètement à Disney un projet "substantiellement similaire", intitulé Bucky, qu’il avait écrit confidentiellement pour elle en 2004. Selon lui, ce matériel aurait servi de base aux films Vaiana et Vaiana 2.

Bucky suivait l’histoire d’un adolescent polynésien partant dans un voyage périlleux contre l’avis de ses parents et se retrouvant confronté à des demi-dieux et à des personnages issus de la culture polynésienne.

M. Woodall affirme avoir remis à Mme Marchick "des quantités extrêmement importantes de propriété intellectuelle" entre 2003 et 2008. Ces documents comprenaient un scénario complet, des illustrations de personnages, notamment un cochon et un coq, des budgets, une bande-annonce animée, des storyboards, ainsi que des références visuelles pour les décors. L’animateur précise avoir obtenu une protection des droits d’auteur sur ces documents dès 2004, mise à jour en 2014.

Selon lui, Bucky a non seulement inspiré le premier Vaiana, sorti en 2016, mais aurait également servi de base pour Vaiana 2, sorti en novembre dernier. M. Woodall réclame une indemnité de 2,5 % des revenus générés par ces deux films, soit environ 10 milliards de dollars, ainsi qu’une décision de justice confirmant ses droits d’auteur et interdisant toute nouvelle violation.

L’animateur avait déjà intenté une action en justice contre Disney en novembre dernier, mais celle-ci avait été rejetée au motif d’un dépôt de plainte jugé trop tardif. Bien que la nouvelle plainte contienne de nombreuses allégations concernant le premier film, l’essentiel de l’argumentation porte cette fois sur la suite.

De son côté, Disney a fourni des documents de travail pour Vaiana, incluant des idées d’histoires, des ébauches de scénarios, des notes de recherche et des documents de présentation, en défense face aux accusations. Le studio n'a pas souhaité répondre aux sollicitations d'Entertainment Weekly concernant cette nouvelle plainte.

Pour mémoire, Disney avait déjà été accusé de plagiat en 2015 après la sortie de La Reine des Neiges. L'écrivaine Muneefa Abdullah prétendait en effet que Disney avait copié l'une des histoires de son livre "Les Nouveaux contes de fées", intitulée "La Princesse des neiges".

En mars 2016, le tribunal a rejeté sa plainte, concluant que les deux œuvres n'étaient pas substantiellement similaires en termes de scénario, de séquence d'événements, de personnages, de thèmes, de décors, d'ambiance, de rythme ou de dialogues.

Le nouveau film de Bong Joon-ho, Mickey 17, en première à la Berlinale

Grand gagnant de la Palme d’Or 2019 à Cannes avec Parasite, Bong Joon-ho est le premier réalisateur sud-coréen à avoir remporté ce prix. C’est également le premier long-métrage non anglophone couronné de l’Oscar du meilleur film. Depuis, cinq années se sont écoulées sans que le cinéaste ne revienne sur grand écran. Mickey 17 signe son retour, avec Robert Pattinson en tête d’affiche, accompagné de Naomi Ackie, Mark Ruffalo, Steven Yeun et Toni Collette. Selon Variety, la première mondiale est prévue pour la Berlinale, qui se déroulera du 13 au 23 février 2025. 

Si Parasite traitait des inégalités sociales en Corée du Sud, le réalisateur renoue ici avec la science-fiction. Mickey est un employé dit “jetable” au sein d’une équipe d'astronautes explorant une planète gelée. Dès qu’il meurt, son corps est régénéré, faisant place à une nouvelle version de lui. Dans le roman qui a inspiré Bong Joon-ho, Mickey7 d'Edouard Ashton, le personnage ne connaît qu’une septième version. Robert Pattinson va mourir dix fois de plus, ce qui promet un film à la fois drôle et glaçant. Le réalisateur s’était déjà frotté au genre avec la créature monstrueuse de The Host (2006) et le très connu Snowpiercer (2013). Mickey 17 marque aussi le retour du réalisateur à Hollywood, huit ans après Okja (produit par Netflix).

Depuis l’annonce de sa sortie initialement prévue en mars 2024, Mickey 17 n’a pas cessé d’être repoussé. En Corée du Sud, la date fixée est celle du 28 février. En France, il faudra normalement attendre le 5 mars. La projection à la Berlinale de cette année serait alors sa toute première diffusion, même si une potentielle première est possible en amont dans le pays d’origine du réalisateur, précise Variety.

Les nominations aux Oscars 2025 encore repoussées par les incendies à Hollywood

Le calendrier des Oscars est chamboulé par les feux qui ravagent les environs de Los Angeles depuis une semaine. Après un premier report, les nominations aux Oscars 2025 ont encore une fois été repoussées par l'Academy.

La période de vote devait initialement se terminer ce dimanche 12 janvier. La clôture avait été reportée au mardi 14 janvier pour laisser du temps aux membres de l'Academy touchés par les feux. Mais l'incendie étant toujours en cours, le vote se déroulera finalement jusqu'au vendredi 17 janvier. Ce qui veut dire que l'annonce des nominations, initialement prévue pour le 17 janvier - et déjà reportée au 19 janvier - n'aura finalement lieu que le jeudi 23 janvier. La 97e cérémonie des Oscars, elle, reste prévue le dimanche 2 mars au Dolby Theatre d'Ovation Hollywood.

L'Académie a également annoncé l'annulation du déjeuner annuel des nommés aux Oscars 2025, initialement prévu le lundi 10 février.

"Nous sommes tous dévastés par l'impact des incendies et les pertes profondes subies par tant de personnes dans notre communauté", ont déclaré le PDG de l'Académie Bill Kramer et la présidente de l'Académie Janet Yang dans un communiqué conjoint. "L'Académie a toujours été une force fédératrice au sein de l'industrie cinématographique, et nous sommes déterminés à rester unis face aux difficultés. En raison des incendies toujours actifs dans la région de Los Angeles, nous pensons qu'il est nécessaire de prolonger notre période de vote et de déplacer la date de notre annonce des nominations pour laisser plus de temps à nos membres."

Mais the show must go on et après une semaine de pause forcée au sein des studios hollywoodiens, certaines productions essayent de reprendre les tournages, même si la région de Los Angeles est toujours en proie aux flammes. Les séries NCIS et NCIS : Origins ont notamment repris leurs tournages ce lundi, filmées sur des plateaux fermés, sous la surveillance de professionnels de la santé et de la sécurité (l'atmosphère est très polluée par les fumées). Les membres des équipes touchés par les incendies ou ceux qui ne peuvent pas se rendre sur le plateau en toute sécurité recevront toujours leur paye habituelle, précise la production.

D'autres séries comme Grey's Anatomy, Suits : LA ou la saison 2 de Fallout sont, elles, toujours en arrêt.

Dreamland, un documentaire inspirant qui fait souffler un vent de fraîcheur

“Le rêve est la preuve qu'imaginer, rêver ce qui n'a pas été, est l'un des plus profonds besoins de l'Homme" écrivait l'immense auteur Milan Kundera, dans L'insoutenable légèreté de l'être. Cette conviction est partagée par cinq étudiants en master d’école de commerce, originaires de Chartres, de la Gironde et de la région parisienne.

En 2021, alors même que le monde était encore largement en pleine convalescence avec la pandémie du Covid-19, l'idée d'encourager les jeunes à abandonner leurs peurs, à oser prendre des risques et réaliser leurs rêves, s'est davantage concrétisée, pour prendre la forme d'un documentaire, Dreamland, qui sort en salle ce mercredi.

Comment inciter la jeunesse à garder ses rêves et les réaliser ? Pour répondre à cette question, ils sont justement partis en voyage à la rencontre des jeunes du monde entier. Du Panama à l'Italie, du Brésil à la France en passant par le Danemark jusqu'au Kirghizistan, ce sont pas moins de 18 pays sur quatre continents qui seront ainsi sillonnés, grâce notamment à la générosité d'une campagne de financements participatifs lancée en mai 2021.

"Notre idée en partant était de faire des rencontres authentiques et nous étions persuadés qu'il existait partout des jeunes inspirants. Alors, pour trouver des témoignages, nous avons simplement cherché à faire des rencontres au gré de notre aventure" raconte le collectif.

"Nous passions en moyenne deux semaines par pays, et essayions de planifier notre prochaine destination une semaine en avance. Parmi les solutions qui ont fonctionné pour trouver des personnes, nous avons pu utiliser les réseaux sociaux et les réseaux d'associations. Parfois même, nous avons rencontré les interviewés directement dans la rue, nous avons pris un café et en découvrant leur histoire, nous avons choisi de filmer l'interaction".

Ces "appels à témoins" ont rencontré un franc succès : plus de 240 personnes ont accepté de raconter leurs expériences; 120 ont été retenues et filmées. Tous ces témoignages ne sont évidemment pas dans le documentaire, qui dure 80 min. Une sélection fatalement drastique.

Dreamland n'est pas pensé ni conçu comme un agrégat de solutions qui seraient livrées clé en main par les jeunes adultes qui racontent leurs expériences, heureuses ou malheureuses. Entre les rêves utopiques, ceux qui sont purement matérialistes ou parfois même philosophiques, les aspirations à un monde plus juste et moins inégalitaire, ou la soif de culture et de l'ailleurs, les témoignages s'entrechoquent, au prix parfois d'un triste et douloureux constat.

Comme celui de ce jeune adulte vivant au Brésil dans un milieu très défavorisé, travaillant à la collecte de déchets. "Les pouvoirs publics ne donnent pas le soutien nécessaire" raconte-t-il. "C'est difficile de réaliser un rêve quand on n'a pas les revenus suffisants. Et dans mon cas, c'est de retourner à l'Université".

Difficile de se construire lorsqu'on n'a pas, ou si peu, de repères structurants auxquels s'accrocher. Lorsqu'on est marqué par la pauvreté et vivant au sein de familles qui tentent davantage de survivre au quotidien que de vivre. Comment rêver lorsqu'on n'a pas d'argent pour se soigner ?

Ce qui ressort aussi, en creux de cette file de témoignages, c'est que cette relève, cette prise de conscience collective et les initiatives qui vont avec, quand bien même la tâche semble herculéenne, se fait ou se fera avant tout au sein de la société civile, face à l'incapacité, feinte ou réelle, des pouvoirs publics, pour solutionner courageusement les problèmes.

13 janvier 2025

L'actrice américaine Dalyce Curry retrouvée morte dans les incendies de Los Angeles

En un peu moins d'une semaine, le bilan humain et matériel causé par les incendies dévastateurs de Los Angeles continue de s'alourdir. Ce dimanche 12 janvier 2025, les restes d'une grand-mère de 95 ans ont été retrouvés après la destruction de sa maison d'Altadena emportée par les flammes. Le média local KABC a relayé les informations du médecin légiste leur révélant l'identité du corps découvert aux alentours de 18h. Il s'agissait de Dalyce Curry, une actrice américaine retraitée et recherchée par ses proches depuis plusieurs jours...

La petite-fille de la victime, Dalyce Kelley, a confirmé la triste nouvelle via Facebook et pleure la disparition de sa "grand-mère bien-aimée", également connue sous le nom de Momma D. "Elle a fait un beau chemin et influencé ma vie de bien des façons. Cette perte est dévastatrice", déclare la jeune femme qui est la dernière à avoir vu la défunte en vie dans la soirée de mardi dernier. Comme beaucoup d'Américains, Dalyce Kelley n'imaginait alors pas que l'incendie, qui s'était déclaré quelques heures auparavant, allait faire autant de dégâts. Après avoir reçu une alerte nocturne relatant une panne d'électricité dans le quartier de sa grand-mère, elle s'est rendue au chevet de la nonagénaire. Mais impossible de rejoindre la résidence complètement brûlée à son arrivée. Les cinq jours suivants ont été un cauchemar pour la famille, qui attendait désespérément des nouvelles des pompiers ou policiers jusqu'à ce dimanche noir... Au moment où ces lignes sont écrites, 24 morts - dont un jeune acteur - sont à déplorer, 16 personnes sont toujours portées disparues et 150 000 personnes ont été contraintes d'évacuer leur domicile, rapporte le Daily Mail.

Dalyce Curry a fait carrière dès les années 1950 et a tourné dans plusieurs longs-métrages du Black Hollywood pendant des décennies. Elle est aussi parvenue à figurer au sein de productions mondialement connues comme Les dix commandements, Blues Brothers ou encore Lady Sings the Blues aux côtés de Diana Ross. Du haut de ses 95 ans, Momma D était, certes, retraitée des plateaux de tournage mais encore en bonne santé, selon sa petite-fille.

Beyoncé fait don de 2,5 millions de dollars par le biais de sa fondation aux victimes des incendies de Los Angeles

Beyoncé s’est jointe aux efforts pour apporter de l’aide aux victimes des incendies ravageant le comté de Los Angeles depuis le 7 janvier. La fondation Beygood de la chanteuse a déclaré hier sur les réseaux sociaux qu’elle avait créé un fonds de soutien et versé 2,5 millions de dollars pour les « personnes et communautés affectées par les feux ».

« Los Angeles, nous sommes à vos côtés », peut-on lire dans un post Instagram rendant compte des dons versés par l’association de la star. « BeyGOOD passe à l’action en annonçant la création du LA Fire Relief Fund (Fonds d’aide aux victimes des incendies de Los Angeles) et en faisant un don de 2,5 millions de dollars ».

Le message précise ensuite que cette aide revient aux résidents de la région « d’Altadena/Pasadena », au nord de la ville californienne, pour « répondre aux besoins immédiats des personnes touchées » par les incendies difficilement contrôlables, notamment en raison des vents persistants dans la région.

Les incendies de Los Angeles ont également touché de près la famille de la chanteuse de Crazy in Love. La mère de la star, Tina Knowles, a en effet déclaré sur Instagram pendant le week-end que sa maison de Malibu avait succombé aux flammes.

« C’était mon endroit préféré, mon sanctuaire, mon lieu de bonheur sacré. Maintenant, il a disparu ! », a-t-elle déploré dans la légende d’une vidéo montrant la mer près de son ancienne demeure.

Plusieurs autres célébrités ont versé des fonds ou approvisionnements, comme les stars de téléréalité Paris Hilton et la famille Kardashian, ou ont donné de leur temps dans des banques alimentaires comme le prince Harry et son épouse Meghan Markle, ou encore l’actrice Jennifer Garner, pourtant frappée par le deuil d’une amie ayant péri dans les incendies. D’autres ont lancé des appels aux dons sur leurs réseaux sociaux, comme la chanteuse Charli XCX, qui a notamment invité les marques de luxe lui offrant des vêtements à orienter leurs cadeaux vers d’autres personnes « dans le besoin ».

Ils sont aussi de plus en plus nombreux à avoir perdu leurs demeures dans la région, à l’instar de Mel Gibson, Patrick Bruel, Paris Hilton, Adam Brody, Anthony Hopkins, et bien d’autres encore, mais ils ne sont pas les plus à plaindre. Nombreux sont les anonymes, comme l’a noté Tyler Perry, a s’être vu refuser le renouvellement de leur assurance logement récemment et n’ayant pas du tout les moyens de la reconstruire. Le nombre de décès liés aux incendies s’élevait hier à 24, selon le County medical examiner de Los Angeles, tandis que plus de 180,000 personnes ont été évacuées.

Tyler Perry dénonce les assureurs immobiliers ayant refusé de renouveler leurs contrats avant les incendies

Si les feux se poursuivent dans le sud de la Californie, l’heure est déjà à la reconstruction, à commencer par comment payer.

Parmi ceux qui ont vraiment tout perdu, certains n’avaient pas pu renouveler leur assurance habitation, et leur volonté n’est pas remise en cause. C’est ce que dénonce le réalisateur Tyler Perry, qui vit en Californie.

« Voir une fille utiliser un tuyau d’arrosage pour essayer de protéger la maison de ses parents âgés de 90 ans parce que leur assurance immobilière a été annulée me retourne l’estomac », a écrit le cinéaste sur son compte Instagram.

Et de demander : « Suis-je le seul à trouver cela écœurant que les sociétés d’assurance se font des milliards grâce à la communauté pendant des années, et ensuite, sans crier gare, peuvent annuler des millions de polices d’assurance des gens grâce auxquels ils ont fait des profits ? »

Les propos de Tyler Perry, qui accuse les assureurs de « laisser les gens sans rien par pur appât du gain », font écho à une enquête publiée hier dans le Los Angeles Times. Le journaliste est allé à la rencontre de plusieurs sinistrés, aux portefeuilles bien moins garnis que les célébrités ayant fait la Une ces derniers jours.

Ainsi, un homme de 55 ans exerçant le métier d’assistant personnel et vivant à Pacific Palisades dans sa maison, aujourd’hui en ruine, depuis son enfance a été dans l’incapacité de renouveler son assurance habitation à la fin de l’année dernière, l’assurance ayant plus que quadruplé : de 4.500 dollars à 18.000 dollars par an. Se tournant vers un autre assureur, ce dernier lui demande d’abattre 10 arbres autour de sa propriété pour une assurance remboursant moins bien que la précédente. Le coût de l’opération étant là encore trop élevé, il a décidé d’être « à poil » et de faire avec les moyens du bord : en arrosant suffisamment son terrain.

« J’ai grandi et vécu ici pendant 50 ans, je n’avais jamais rien vu de tel », explique-t-il à propos des incendies qui ont tout balayé.

De même, une journaliste télévisée de 83 ans à la retraite depuis seulement un an a vu son appartement, acheté en 1978 à Pacific Palisades et dont elle avait remboursé le crédit, complètement détruit par les flammes. L’assurance avait refusé de renouveler son contrat « à cause de l’état de la toiture ». Les papiers ayant brûlé dans la catastrophe, elle s’inquiète de l’imbroglio administratif dans lequel elle risque de se retrouver. Par ailleurs, en ce qui concerne l’immeuble qui abritait son logement, le syndic a lui aussi eu bien du mal à le faire assurer : un total de 20 millions de dollars, ce qui fait 550.000 dollars par appartement. Pas assez pour que l’octogénaire puisse reconstruire quoi que ce soit dans ce quartier devenu celui des très riches où elle vivait depuis presque 50 ans.

Un autre habitant, professeur des écoles vivant dans cette maison d’Altadena depuis 16 ans, s’est vu refuser le renouvellement de son assurance après avoir pourtant effectué toutes les réparations demandées par l’assureur – et qui lui ont coûté 30.000 dollars. Il a finalement trouvé une société acceptant de le couvrir, mais jusqu’à 300.000 dollars. Une propriété comme la sienne vaut aujourd’hui 1,3 million de dollars.

Tous ont déclaré au Los Angeles Times que de nombreuses compagnies d’assurances refusent de délivrer des polices en Californie à cause des risques croissant… d’incendie. Les assureurs, visiblement loin d’être du côté des climatosceptiques, ont refusé de répondre au journaliste.

Pourquoi The Flash s'est planté au box-office, selon son réalisateur

Sorti en salles au début de l'année 2023, The Flash d'Andy Muschietti a été perturbé par des retards, des reshoots et les problèmes de santé mentale de sa star, Ezra Miller. Les critiques mitigées ont scellé le sort du film, qui a fait perdre à Warner Bros environ 200 millions de dollars lors de son exploitation au cinéma.

Qui est réellement responsable de ce flop ? Muschietti ? Miller ? Le nouveau patron du studio, David Zaslav ? Le premier n'a visiblement pas été réprimandé par les dirigeants de la firme, puisqu'il est toujours censé mettre en scène The Brave and the Bold pour le DCU de James Gunn et Peter Safran. Le réalisateur reconnaît cependant cet échec, et il évoque plusieurs raisons pour lesquelles il pense que The Flash n'a pas trouvé son public.

Interviewé en espagnol à ce propos par Radio TU, et relayé par Reel Anarchy, il parle ouvertement "des problèmes de santé mentale" de son acteur principal, accusé, en marge de sa production, d'avoir agressé des fans, consommé des drogues en présence d'enfants, manipulé des jeunes femmes fragiles psychologiquement...

"Cet échec, c'était le résultat de la gestion d'un problème de santé mentale, vous savez, commence-t-il. C'est comme ça que ça s'est passé, disons. Je veux dire qu'iel [Miller] était confronté à un problème de santé mentale, et quand on fait un film, il y a des choses qu'on ne peut pas contrôler. L'une d'entre elles est la crise de relations publiques que traversent les acteurs. Iel a eu des problèmes sur cette période, il y a eu l'arrestation à Hawaï, etc. Personnellement, j'ai eu une très bonne expérience avec Ezra. C'est un grand acteur, un grand comédien, qui m'a beaucoup surpris. Et puis, vers la fin, j'ai découvert tout cela...

Muschietti précise que ce ne sont pas seulement les crises d'Ezra Miller qui sont responsable de l'échec de The Flash. Il rejette également la faute sur le personnage en lui-même, affirmant qu'il n'était tout simplement pas aussi populaire auprès des cinéphiles, en particulier auprès de la gent féminine, que Batman ou Superman, par exemple.

"Lorsque vous dépensez 200 millions de dollars sur un film, Warner veut que même votre grand-mère aille au cinéma, détaille-t-il. Et j'ai découvert dans des conversations privées que beaucoup de gens ne s'intéressaient tout simplement pas à Flash en tant que personnage. En particulier le public féminin."

Muschietti ne mentionne pas le fait qu'il soit arrivé sur ce projet suite à l'abandon de cinq réalisateur, et que la firme a dû engager de nombreux scénaristes pour repenser The Flash en cours de fabrication, mais cela a forcément pesé sur son accueil en salles. Le film est également sorti au moment où le DCEU était repensé entièrement par la Warner Bros., les films du "Snyderverse" devant laisser le champ libre à ceux supervisés par James Gunn.

A la rédaction de Première, on a plutôt bien aimé The Flash. Voici un extrait de notre critique, suivie de la bande-annonce du film :

Paradoxe : The Flash, le superhéros le plus rapide de l’univers DC aura pris son temps pour arriver sur nos écrans. (...) Première évidence, Ezra Miller est un Flash parfait ! On l’avait jusque-là cantonné au rôle du rookie et de l’élément comique (en particulier dans la Justice League de Whedon). On découvre ici que l’acteur est capable d’insuffler une véritable émotion au personnage. Cela tient à sa composition, mais aussi à l’astuce la plus intéressante du scénario. L’histoire oppose en effet très rapidement deux Barry Allen. (...) On a beaucoup glosé sur les caméos de superhéros, l’apparition de Zod et des figures du passé, ou sur le retour de Michael Keaton en Batman. Mais Muschietti – qui après Mama et les deux chapitres de Ça s’éloigne de l’horreur flamboyante – reste rivé sur son héros. Les 20 premières minutes du film, très amusantes (le sauvetage des bébés, le complexe de Barry au sein de la Justice League, le lasso de la vérité de Wonder Woman) fonctionnent comme une suite à Justice League, et servent à définir le Barry original avant de lancer le film quand ce dernier va se mettre à remonter le temps.

La vie devant moi : un drame autour de la rafle du Vel d’Hiv

Les deux acteurs de la Comédie-Française Guillaume Gallienne et Adeline d’Hermy sont réunis dans un drame signé Nils Tavernier, La vie devant moi. Le fils du réalisateur et producteur Bertrand Tavernier s’attaque à la lourde histoire de la plus grande arrestation de Juifs faite en France, la rafle du Vel d’Hiv. 

Inspiré de faits réels, le film raconte l’histoire de Tauba Birenbaum, une jeune adolescente interprétée par Violette Guillon, qui échappe à la rafle du 16 juillet 1942 avec sa mère (Adeline d’Hermy) et son père (Guillaume Gallienne). Ils trouvent refuge chez les Dinanceau, dont la femme est jouée par la talentueuse Sandrine Bonnaire. Ne devant être que temporaire, leur silence s’éternise entre les murs d’une petite chambre de bonne sous les toits parisiens, où la peur d’être découvert pèse sur les deux familles.

La bande-annonce s’ouvre sur une archive vidéo de cette femme battante, dont le témoignage fait partie des 50 000 recueillis par Steven Spielberg et sa Fondation Shoah. L’histoire de Tauba Birenbaum est à découvrir en salle à partir du 26 février. Si vous êtes trop impatient, vous pourrez vous procurer le roman du même titre, écrit par Guy Birenbaum, le fils de Tauba, le 29 janvier prochain.

Sylvester Stallone : sa mythique voix française décédée en 2024 est recréée pour ce film d'action... Le résultat suscite de nombreuses réactions outrées

C'est peu dire que l'utilisation de l'Intelligence Artificielle au sein de l'industrie du cinéma est devenue un véritable abcès de fixation. En particulier dans le monde des comédiens et comédiennes de doublage.

Si James Earl Jones avait par exemple donné son accord de son vivant pour que Disney puisse continuer à utiliser sa voix grâce à l'intelligence artificielle dans de futures productions, il y a aussi des cas épineux.

Comme celui d'Alain Dorval, voix française mythique décédée en février 2024 à l'âge de 77 ans, qui fut notamment le comédien de doublage attitré de Sylvester Stallone chez nous.

Selon les informations rapportées par Variety, la société ElevenLabs, spécialisée dans la création de voix grâce à l'intelligence artificielle, a recréé celle d'Alain Dorval pour le film à venir de Sylvester Stallone, Armor, censé débouler chez nous directement sur la plateforme Prime Video en mars prochain.

Une création faite avec l'accord de la famille d'Alain Dorval. "Il y a une grande différence entre créer artificiellement une nouvelle voix - ce à quoi mon père était fermement opposé - et ramener à la vie un acteur dont la voix est profondément ancrée dans notre imaginaire collectif", a déclaré sa fille Aurore Bergé, actuelle ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, dans un communiqué cité par Variety.

"Recréer la voix d’Alain Dorval est l’occasion de montrer comment la technologie peut honorer la tradition tout en créant de nouvelles possibilités dans la production cinématographique", commente pour sa part Mati Staniszewski, PDG d’ElevenLabs.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont été désagréablement surpris par les extraits du film, faisant part de leur déception en raison d’une différence flagrante entre la voix d’Alain Dorval et celle créée par le biais de l’IA.

Aurore Bergé semble rétropédaler depuis la diffusion de cet extrait. "J'ai donné mon accord pour un essai. Uniquement un essai. Un accord me garantissant strictement que ma mère et moi même serions en validation finale avant toute utilisation/ publication. Et que rien ne pourrait se faire sans notre accord.

Je découvre... sur X que cet engagement n'est pas respecté. Je n'ai jamais validé une telle diffusion. Et mon père ne l'aurait jamais validée en l'état", écrit-elle sur son compte X.

Des propos qui complètent ceux qu'elle a écrit un peu plus tôt dans une story publiée sur son compte Instagram, où elle était justement interpellée à ce sujet. "En l'espèce ici, ils ont dévoilé la bande-annonce en laissant croire que le film allait sortir avec la voix de mon père via l'intelligence artificielle. Ce n'est pas le cas.

Le film avait déjà été doublé par un autre comédien. Donc l'objectif n'a jamais été une quelconque commercialisation mais un hommage à un artiste disparu que nul n'arrivera, intelligence artificielle ou pas, à faire oublier et remplacer".