30 décembre 2024

Sofia Vergara : exit Los Angeles, l’actrice débarque à Paris

Un an et demi après son divorce d'avec Joe Manganiello, Sofia Vergara prend ses distances avec Hollywood. Ces derniers jours, la ravissante brune a débarqué à Paris pour les fêtes de fin d'année. L'actrice qui a passé Noël avec son fils, Manolo Gonzales Vergara, fils de son premier mari Joe Gonzales, est en France pour le Nouvel An.

Elle a assisté à l'anniversaire d'Anastasia Soare, fondatrice de la marque de cosmétique Anastasia Beverly Hills, ce 29 décembre 2024. À 52 ans, elle compte parmi les meilleures amies de la femme d'affaires.

Et Anastasia Soare a le mérite de lui avoir redonné le sourire, après une année 2024 forcément un peu difficile. Après 7 ans de mariage avec Joe Manganiello, Sofia Vergara a dû tirer un trait sur leur histoire d'amour. Il voulait des enfants, elle n'en voulait plus.

Comme elle l'avait confié en janvier 2024 à El Pais, Sofia Vergara n'avait pas pour projet d'être "une vieille maman". Surtout quand elle s'apprête "à devenir grand-mère".

Libre, la star avait alors confié : "Je suis bientôt ménopausée, c’est l’évolution naturelle des choses. Quand mon fils deviendra père, qu’il me laisse le bébé quelque temps, et après je le lui redonne et je poursuis ma vie, c’est ce que je dois faire". Et c'est ce qu'elle a fait ces derniers jours, dans la capitale.

Ce week-end, des fans ont également croisé Sofia Vergara dans le quartier huppé de Saint-Germain des Près, devant l'entrée du Bon Marché. Elle faisait surement des emplettes pour son amie Anastasia Soare.

Sofia Vergara a également partagé il y a quelques jours son programme depuis qu'elle est arrivée en France, et il consiste à "manger et se promener". L'héroïne de la série Netflix "Griselda" a tenu parole sur ses deux points. Dans ses photos souvenir, on la voit baver devant un croissant, poser aux côtés d'une statue de Napoléon, et se promener sur les quais de Seine.

L'actrice a également fait une halte pour faire la fête à l'hôtel Costes ainsi que dans un appartement de la capitale. Un voyage qu'elle n'oubliera pas de si tôt.

Canal+ : les prix des abonnements vont augmenter !

L'arrêt de C8 à la fin du mois de février 2025 ne sera pas la seule mauvaise nouvelle pour le groupe Canal +, dans les prochains mois. À partir de janvier 2025, Canal + va devenir Canal +++. En effet, les tarifs de toutes les offres vont augmenter, comme l'a expliqué la direction.

Et ce, sans aucune nouveauté au catalogue, pour le justifier. Et pour cause, les abonnés n'auront plus accès aux chaînes et contenus Disney ainsi que la plateforme Disney+, ni au Pass Press qui permettait de consulter la presse à volonté.

La nouvelle grille tarifaire sera celle-ci : D'abord, Canal+ standard : passe de 27,99 € à 29,99 € par mois. Ensuite, Canal+ (-26 ans) : augmente de 13,99 € à 15,99 €. En plus, C+ Ciné Séries : grimpe de 39,99 € à 41,99 €. Par ailleurs, C+ Ciné Séries (-26 ans) : passe de 19,99 € à 22,49 €, soit une hausse plus significative.

Mais aussi, C+ Sport : de 45,99 € à 47,99 € par mois. Et bien sur, C+ Sport (-26 ans) : ajusté à 24,99 € au lieu de 22,99 €. Enfin, C+ Friends & Family : passe de 79,99 € à 81,99 €, devenant l’une des formules les plus coûteuses du catalogue.

Mais que se passe-t-il du côté de la chaîne cryptée ? Alors qu'elle vient tout juste de célébrer ses 40 ans, en d'entrer en bourse à Londres, Canal + a également annoncé qu'elle claquait la porte de la TNT, début décembre 2024.

Dans un communiqué, le groupe de télévision de Vincent Bolloré avait ainsi expliqué que ses chaînes de la TNT payante, à savoir Canal+, Canal+ Cinéma, Canal+ Sport et Planète, ne seraient bientôt plus disponible à cet endroit. Une réaction à la décision de l'Arcom de juillet 2024, de couper le signal de C8, en raison de multiples infractions à ses obligations déontologiques, notamment liées aux controverses générées par l'émission "Touche pas à mon poste" de Cyril Hanouna.

Chez les journalistes de "Comment ça marche", on parle de "plusieurs facteurs économiques" pour expliquer ces nouveaux tarifs. D'abord, l'inflation, avec la hausse de la TVA passée de 10% à 20% en 2022, mais aussi l'entrée en Bourse récente du groupe.

Du côté de Canal+, la communication parle d'une volonté de continuer à offrir "la meilleure expérience possible" aux clients. Ces derniers paieront-ils le prix fort pour voir, ou se désabonneront-ils pour préférer Prime ou Netlifx ? Affaire à suivre.

Une Rolex collector volée chez Keanu Reeves à Los Angeles retrouvée par la police… au Chili

Une montre dont le propriétaire fait peu de doute a été retrouvée samedi au Chili. L’acteur Keanu Reeves avait été victime d’un cambriolage dans sa maison de Los Angeles en décembre 2023. Plusieurs montres de luxe et des bijoux avaient alors été dérobés. Un exemplaire unique du modèle Submariner de Rolex faisait partie du butin, rapporte le HuffPost. La gravure suivante y avait été ajoutée : « 2021, JW4, Merci, The John Wick Five ».

L’objet avait été offert en remerciement aux cascadeurs avec lesquels Keanu Reeves avait travaillé sur le tournage de John Wick : Chapitre 4. Sa valeur avait été estimée à 9.000 dollars, soit un peu plus de 8.600 euros. La montre volée a été découverte lors d’une opération de la police chilienne organisée avec le concours des autorités américaines. Quatre maisons ont été perquisitionnées, ce qui a permis de mettre la main sur plusieurs bijoux et montres de valeur.

Selon la police citée par CNN Chili, trois montres appartenant à Keanu Reeves ont ainsi été saisies. Un homme de 21 ans a été interpellé. Il est notamment soupçonné d’être impliqué dans plusieurs vols locaux. Reste que ce cambriolage n’était pas une première pour la star hollywoodienne, qui avait déjà été victime de deux effractions en trois jours en 2014.

Gwyneth Paltrow alimente des théories du complot sur les morceaux les plus écoutés par Spotify Wrapped

Gwyneth Paltrow se joint aux complotistes. L’actrice et fondatrice de la marque de bien-être Goop n’a pas caché sa déception après avoir découvert la rétrospective de fin d’année de son compte Spotify sur les morceaux et artistes qu’elle aurait le plus écoutés en 2024. Lors d’une session de questions/réponses pour Goop, la star de Shakespeare in Love a récemment exprimé ses doutes sur le tri effectué par la plateforme d’écoute.

« Mes données n’étaient pas exactes », a-t-elle lancé. « J’ai (parfois) écouté João Gilberto, comme lors de dîners, mais il est indiqué comme mon artiste numéro un. C’est impossible parce que je l’ai écouté quelques fois, mais pas assez pour justifier cette place ». La star de 52 ans n’est pas la première à remettre en question ce système de collection et classement de données, appelé Spotify Wrapped.

Les résultats de ce système, largement commenté chaque année sur les réseaux sociaux avec le hashtag #SpotifyWrapped, ont suscité plusieurs commentaires et théories du complot sur la viabilité de l’exploitation de données de la plateforme. Sans surprise, la pop star Taylor Swift a été désignée au début du mois la « Global Top Artist » de 2024 après avoir cumulé plus de 26 milliards d’écoutes, selon la plateforme. Un résultat que certains contestent.

Plus tôt dans l’année, plusieurs internautes se sont plaints de la diffusion en « autoplay » par leur algorithme des morceaux de Sabrina Carpenter, en particulier son dernier grand succès Espresso, alors que la chanteuse et son style pop ne figuraient pas dans leurs préférences. Un événement qui en a amené certains à s’interroger sur les motivations de la plateforme et à alimenter les spéculations sur le véritable succès de certains artistes poussés par des stratagèmes de marketing, comme l’a relevé NME.

Peaky Blinders : le film Netflix ne sera pas la fin !

Voilà une nouvelle inattendue et qui devrait ravir tous les fans de Peaky Blinders ! Le créateur de la célèbre série britannique, Steven Knight, a confirmé lors d’une interview à la radio du Times que la production du film était terminée avant les fêtes de fin d'année, nous rapporte Deadline.

Cependant, aucune date de sortie précise n’a été communiquée pour l'instant. D’après les propos de Steven Knight, on devine que ce sera dans environ un an. Ce projet très attendu marque le retour de Cillian Murphy dans son rôle emblématique de Tommy Shelby, accompagné d’un casting prestigieux incluant Rebecca Ferguson, Barry Keoghan et Tim Roth.

Mais ce film n’est pas conçu comme un point final. Steven Knight a été clair sur ce point : Le film arrive, mais ce ne sera pas la fin. Il laisse entendre que l’univers de Peaky Blinders pourrait s’étendre davantage : "Le film sort et ce ne sera pas la fin". S'agira-t-il d'autres films, d'une autre série ou de la suite en série ?

Mais Steven Knight s'était confié un peu plus en détails il y a quelques jours à Paris Match. Il avait alors révélé s'intéresser à une nouvelle génération, après la Seconde Guerre mondiale.

L’intrigue de la série, qui s’est achevée en avril 2022 après six saisons, suit la famille Shelby dans les années 1920, au cœur de l’Angleterre industrielle et gangstérisée. Le film, quant à lui, se situe toujours en Angleterre, mais durant la Seconde Guerre mondiale. Ce changement d’époque promet de nouveaux enjeux narratifs tout en conservant l’essence du récit initial.

Les détails de l'intrigue du film Netflix (produit en association avec la BBC) sont cependant gardés secrets. En attendant de découvrir les films, les six saisons de Peaky Blinders sont disponibles sur Netflix.

Mort à 83 ans du réalisateur Charles Shyer

Charles Shyer, connu pour avoir mis en scène les comédies culte Le père de la mariée 1 et 2 dans les années 1990, nous a quittés vendredi 27 décembre à l'âge de 83 ans. C'est sa fille, Hallie Meyers-Shyer, qui a annoncé la triste nouvelle aux médias américains.

Après des études à l'UCLA et des débuts comme assistant réalisateur et directeur de production, Charles Shyer s'oriente vers l'écriture. Scénariste pour plusieurs séries télévisées, dont Happy Days, il débute dans le cinéma en signant plusieurs scripts dont celui d'En route vers le sud (1978), réalisé par Jack Nicholson.

En 1980, l'association professionnelle avec sa compagne Nancy Meyers marque un tournant dans la carrière de Charles Shyer. Ils écrivent et produisent La Bidasse, avec Goldie Hawn, Nancy Meyers accompagnant ensuite son mari sur nombre de ses réalisations, de la comédie dramatique Divorce à Hollywood (1984) aux productions plus familiales que sont Baby Boom (1987) et Le Père de la mariée (1991).

Spécialisé dans la comédie, genre qui lui fera notamment diriger Julia Roberts (Les Complices, 1994) et Jude Law (Irrésistible Alfie, 2004), Charles Shyer est aussi capable de tout autre chose, en témoigne la réalisation du drame historique L'Affaire du collier (2001), porté par Hilary Swank.

Cependant, il restera indissociable des deux comédies culte que sont Le père de la mariée 1 et 2, sorties en 1992 et 1996 en France. Emmenées par Steve Martin, Diane Keaton et Kimberly Williams-Paisley, les deux oeuvres ont marqué les années 1990. Elles ont connu un succès phénoménal, récoltant 165 millions de dollars de recettes mondiales.

Pour rappel, le premier volet nous présente George Banks, incarné par Steve Martin. Ce dernier s'écroule quand sa fille de 22 ans, Annie, lui annonce son mariage avec Brian MacKenzie. C'est à contre-coeur que ce "papa poule" donne son consentement. Mais le jour de la cérémonie, George ne peut que se réjouir du bonheur de sa fille.

Dans le second épisode, nous retrouvons donc sa fille mariée. George croit enfin avoir trouvé la tranquillité quand celle-ci annonce qu'elle attend un enfant. Ne pouvant se faire à l'idée d'être grand-père à son âge, George veut prouver qu'il est encore jeune. Prêt à tout, il va jusqu'à se teindre les cheveux et vendre sa maison familiale pour vivre une autre vie.

Si vous voulez (re)voir ces comédies mémorables, elles sont disponibles sur la plateforme Disney+.

Nosferatu : la scène la plus intense du film racontée par Lily-Rose Depp

Elle est la grande surprise de Nosferatu. Dans le film de Robert Eggers, Lily-Rose Depp donne tout. Elle incarne une jeune femme promise à un bel avenir mais tourmentée par le spectre du monstre. Monstre qui entretient une véritable obsession pour elle. L'actrice donne corps aux scènes les plus marquantes du film.

Parmi elles, une scène de transe assez inoubliable - qui n'est pas sans rappeler Isabelle Adjani dans Possession d'Andrzej Zulawski. Pour AlloCiné, Lily-Rose Depp revient sur les coulisses de ce moment particulièrement fort.

"C'est vrai que c'était intense physiquement et émotionnellement c'est sûr, reconnaît-elle. La scène, celle qui a été le plus dure pour moi, arrive vers la fin du film entre mon mari et moi. C'est une séquence très engageante. Elle était difficile parce que c'était ma deuxième journée de tournage."

"Une fois cette scène terminée, j'étais contente qu'elle soit derrière moi, ajoute-t-elle. Mais ça m'a permise d'être totalement dans l'ambiance du film et dans la peau du personnage. Tu n'as plus besoin de chercher le ton, tu y es quoi ! C'était la scène qui me faisait peur depuis le début donc c'est pour cette raison qu'elle a été tournée le plus vite possible."

Lily-Rose Depp ajoute : "Puis elle est compliquée techniquement. C'est un plan-séquence pour la plupart de la scène et il fallait trouver la bonne émotion, la bonne physiqualité, on a essayé plein de trucs différents. Donc pour en arriver là, oui, ça a demandé beaucoup de travail."

29 décembre 2024

L’ancien président américain Jimmy Carter est mort à l’âge de 100 ans

Un ancien agriculteur est mort ce dimanche 29 décembre à Plains en Géorgie, a annoncé sa fondation. Il était né dans la même ville il y a un siècle. Dans l’intervalle, James Earl Carter Jr., dit Jimmy Carter, aura délaissé ses cultures d’arachide pour présider les Etats-Unis de 1977 à 1981. Une présidence exercée en pleine guerre froide, au milieu de tourments géopolitiques majeurs, confrontée à une fragilisation de l’économie mondiale, et finalement sanctionnée d’une défaite au moment de briguer une réélection.

Si Jimmy Carter a passé les cinquante années suivantes à travailler dans l’humanitaire, il lègue avant tout à la postérité l’un des mandats présidentiels les plus controversés de l’histoire américaine, entre succès diplomatiques éclatants, déflagrations stratégiques, et échecs politiques cinglants. BFMTV.com revient sur la trajectoire et la carrière d’une personnalité qui aura sans doute moins réussi sa présidence que sa vie d’après.

Jimmy Carter est un homme simple : l’endroit où il a choisi de s’éteindre entouré des siens est aussi le lieu où tout a commencé. Il voit le jour à Plains, en Géorgie, le 1er octobre 1924, dans une famille d’agriculteurs. D’agriculteurs particulièrement pieux : baptistes pour être précis. Une foi qui est la première trame de son existence et sans doute la principale. “C’était un des facteurs majeurs de sa vie. C’était un homme de foi. Il a même enseigné aux Sunday Schools et ce, jusqu’à récemment”, synthétise auprès de BFMTV.com Amy Porter, porte-parole de l’antenne du Parti démocrate en France. L’historienne Françoise Coste, professeure de civilisation américaine à l’Université Toulouse Jean-Jaurès plussoie: “Son christianisme est une éthique de vie, de charité”.

Mais si Jimmy Carter ne se satisfait pas de la vie terrestre, il ne se tourne pas non plus vers les cieux. Jeune homme, il se dirige plutôt vers la mer et rejoint l’Académie navale en 1943. Il en sort avec les honneurs trois ans plus tard, au moment même où il épouse Rosalynn qui restera sa femme jusqu’à sa mort et lui donne quatre enfants. Il sert alors sept ans comme scientifique à bord des sous-marins nucléaires. “C’est l’un des présidents les plus diplômés à avoir jamais été élus, et dans l’ingénierie nucléaire, le secteur le plus en pointe”, note Françoise Coste.

La mort de son père en 1953 le ramène sur le chemin du pays natal, où il reprend la ferme familiale et ses champs de cacahuètes. Dix ans plus tard, le quadragénaire démocrate devient sénateur de l’Etat de Géorgie, conservant son fauteuil jusqu’en 1967. En 1970, il s’empare même du poste de gouverneur, fonction qu’il occupe jusqu’en 1975.

Son ambition lui fabrique un autre rêve, plus grandiose encore. Il postule alors à la nomination du Parti démocrate à la présidentielle de 1976. On n’attend pas grand-chose de ce provincial que les médias connaissent mal, et qui ne connaît personne à Washington. On a tort. Il l’emporte et devient le 39e président des Etats-Unis. “J’avais 20 ans en 1976, et c’était la première fois que je votais pour le président. J’étais étudiante à Paris, j’ai donc voté par correspondance”, sourit Amy Porter. Jimmy Carter gagne toutefois d’extrême justesse une élection qu’on dit promise au prétendant démocrate, et face à un sortant républicain, Gerald Ford, qui ne convainc pourtant pas grand-monde et se présente très affaibli politiquement.

Si Gerald Ford est si faible et si peu estimé, c’est que non seulement il n’a jamais été élu président, mais ne figurait même pas sur le ticket lors du scrutin précédent. Il a seulement remplacé successivement le vice-président Spiro Agnew puis le président Richard Nixon, acculés l’un après l’autre à la démission à cause de l’affaire du Watergate.

Ce scandale est la première piste pour expliquer la victoire atypique de Jimmy Carter à l’automne 1976, deux ans à peine après qu’il a éclaté. “Il a davantage été élu par rejet de Richard Nixon que par adhésion”, confirme Françoise Coste, qui ajoute: “C’est le dégagisme de l’époque”. Le traumatisme de la guerre du Vietnam, mal refermé par la paix signée en 1975 qui consacre la première défaite militaire de la superpuissance américaine, favorise encore l’ascension de Jimmy Carter. On veut changer d’air, se détourner d’un sérail discrédité. Et dire ainsi sa défiance à Washington.

“Il est un peu sorti de nulle part, c’est-à-dire d’une Géorgie dont tout le monde se fichait à l’époque: c’était le Sud profond, pas connectée aux élites”, dépeint Françoise Coste. Jimmy Carter est d’ailleurs le premier sudiste à parvenir au sommet de l’Etat depuis la défaite des confédérés à l’issue de la guerre de Sécession.

Au-delà de cette question régionale et historique, Jimmy Carter se prévaut d’une qualité supplémentaire aux yeux de l’électorat américain. Ce piètre orateur n’est pas un orgueilleux. “C’est son humilité qui l’a caractérisé toute sa vie”, garantit Amy Porter.

Le charme opère jusqu’à un certain point. Car la réalité politique des Etats-Unis ne cadrant pas tout à fait avec le Monsieur Smith au Sénat de Frank Capra – film dans lequel un élu idéaliste triomphe des vicissitudes du Capitole – la machine Carter ne va pas tarder à se gripper.

“Il n’avait pas les codes, pas de relais dans le Parti. Il avait un côté poisson hors de son bocal, un outsider s’entourant d’outsider… jusqu’à son chef de cabinet qui était son meilleur ami de Géorgie. Or, Washington est une gigantesque machine bureaucratique”, souligne Françoise Coste, autrice notamment de La présidence des États-Unis de Franklin Roosevelt à George W. Bush.

Les relations entre le président et le Congrès sont chaotiques. Et même son parti se bouche un peu le nez, du moins ses caciques. “Il ne s’est jamais bien entendu avec les leaders du Parti au Congrès”, note l’universitaire. La porte-parole des démocrates en France admet elle-même que “tout le monde”, les cadres de sa formation politique compris, “se moquait de lui”, allant jusqu’à l’appeler “the peanut farmer”, soit le producteur de cacahuètes.

Son lien avec son socle électoral se distend lui aussi. Les temps sont troublés, et l’ex-sous-marinier n’est peut-être pas le bon capitaine. Ses concitoyens toisent ce président parfois décrit comme trop analytique, trop humble, voire trop croyant. En effet, la méfiance est telle autour de lui que même son rapport à la religion est mal vu dans certains cercles de ces États-Unis pourtant si chrétiens. «C’est le premier président évangélique revendiqué, donc tenant d’un christianisme de gauche qui a pratiquement disparu aujourd’hui. Et donc ça aussi c’est vu comme plouc», précise Françoise Coste.

Et à l’extérieur des frontières, le tableau est pour le moins nuancé. Certes, Amy Porter plaide pour qu’on n’oublie ni sa restitution du canal de Panama à celui-ci, et surtout la conclusion des accords de Camp David en 1978, soulignant que “faire la paix entre l’Egypte et Israël n’avait rien d’évident”. Mais la militante démocrate regrette bientôt, comme une concession aux détracteurs de Jimmy Carter: “Mais ne retient que la fin de son mandat”.

La fin de son mandat, c’est essentiellement la révolution islamique qui renverse le régime dictatorial du Shah en Iran pour le remplacer par la férule, au moins aussi violente et autoritaire, de l’ayatollah Khomeiny.

Il y a pire du côté de Téhéran. Après la révolution islamique, 52 civils et diplomates américains se retrouvent cloîtrés dans l’ambassade américaine par une foule d’étudiants partisans de l’ayatollah Khomeiny. La séquestration dure du 4 novembre au 20 janvier 1981. Un dossier qui “ mine de l’intérieur” Jimmy Carter selon Françoise Coste qui juge que “personne n’aurait fait mieux dans la circonstance”.

C’est d’ailleurs son administration qui parvient à un accord permettant la libération des ressortissants américains, et le règlement de cette “crise des otages”. Peu importe: cet élargissement n’est pas mis à son crédit. En effet, Jimmy Carter vient alors d’échouer à prolonger son bail à la Maison Blanche.

D’errements en maladresses au plan national, face à une forte inflation, à un chômage qui grimpe, démuni devant une désindustrialisation qui prend un tour sévère et une économie secouée par les chocs pétroliers, Jimmy Carter commence à avoir une tête de mauvais souvenir. Son teint terne, ses cernes qui s’étendent dans un visage qui ne cherche plus à sourire sont raccord avec le (res)sentiment populaire. C'est un sortant essoré qui lance sa campagne de 1980. Et face à lui, le charismatique et optimiste candidat républicain Ronald Reagan. Non seulement celui-ci bat celui-là mais ce n’est pas une défaite. C’est un désastre. Il n’a plus qu’à rentrer chez lui, à Plains.

Dernier clou dans son cercueil politique : les Iraniens poussent le vice jusqu’à libérer leurs otages douze minutes après l’investiture effective de Ronald Reagan. “C’était l’ultime pied-de-nez”, observe Amy Porter. Jimmy Carter peut de toutes façons tomber la montre, car la suite s’annonce longue. Jimmy Carter fait figure de paria et lors de la décennie suivante, on rencontre peu de démocrates pour se réclamer de lui.

L'avantage après un tel camouflet international et un tel signal de l'électorat, c'est qu'on n'a plus de question à se poser. Il ne songera jamais à reconquérir le Bureau ovale, où cet homme simple mais pas exempt de paradoxes et de fascination pour la pop culture des seventies avait fait défiler les rockstars, de son ami Elvis Presley à Bob Dylan, en passant par les Allman Brothers.

Sans regret selon Françoise Coste: "Il avait une vie familiale très épanouie, heureuse avec sa femme, il était nourri par sa foi, en bons termes avec ses enfants. Il n’avait plus besoin de la présidence pour son bonheur". Tout juste la professeure remarque-t-elle qu'il aurait encore pu faire un très bon secrétaire d'Etat vu son goût pour la diplomatie. “Il a fait des missions diplomatiques pour plusieurs présidences, il s’est notamment rendu en Corée du Nord. Mais il ne faut peut-être pas négliger une chose: il ne cherchait pas de rôle car il n’en voulait pas!” fait valoir Amy Porter.

Qu'à cela ne tienne, Jimmy Carter s'ouvre à sa manière une fenêtre sur le monde. Au cours des années 1980, il crée la Fondation Carter, qui promeut les droits de l'Homme, puis embrasse la cause de l'ONG Habitat for Humanity, qui construit des logements pour les déshérités. “Les gens se souviendront de son après-présidence remarquable. On peut avoir une opinion négative de son mandat mais personne ne dirait du mal de l’action qui a suivi. Il a réécrit son histoire”, développe Amy Porter.

Des activités que Jimmy Carter mène de front durant les dernières décennies et lui valent une ultime consécration: le prix Nobel de la paix. Cette onction internationale, décernée entre deux guerres du Golfe qu'il désapprouve l'une comme l'autre sans pouvoir bien sûr les empêcher et dans la foulée de l'effondrement des tours jumelles, se couvrirait presque, cependant, d'une patine ironique.

Il puise peut-être sa consolation ailleurs. Ses tournées humanitaires et l'âge avançant - avec son cortège de maladies, d'accidents, de déclin et de remords médiatiques d'une presse qui ne l'a pas épargné avant de s'attacher au personnage - Jimmy Carter regagne une certaine popularité auprès des Américains.”Il s’est réconcilié avec la gauche”, célèbre en premier lieu Amy Porter qui affirme même que ce retour en grâce s’étend au-delà de sa seule famille politique.

"C’était le bon mec au mauvais endroit et au mauvais moment", soupire Françoise Coste qui retient le souvenir d'"un président malchanceux, maladroit". "Maladroit parce qu’il n’a jamais admis qu’il n’avait pas les codes et n’a rien fait pour les acquérir", dit-elle. Mais de saluer: "Un président avant-gardiste, le premier à parler de l’après-pétrole, dès 1979". "Il avait 40 ans d’avance, c’était son côté ingénieur", affirme de surcroît l'historienne: "Il a même mis des panneaux solaires sur les toits de la Maison blanche". "La première décision de Ronald Reagan a d’ailleurs été de les enlever", ajoute-t-elle.

Visionnaire, peut-être, sous certains aspects, Jimmy Carter semble aussi le dernier des Mohicans à d'autres regards. Ainsi, il n'a pas voulu monnayer son séjour à Washington, à capitaliser sur son expérience internationale en facturant des millions de dollars pour quelques conférences.

Il en deviendrait tentant d’en faire le parent pauvre de la politique américaine… "Disons qu’il est resté middle class", pondère Françoise Coste: "Mais il n'y en a pas beaucoup des présidents américains qui soient restés de la classe moyenne après leur présidence".

Les Etats-Unis ont donc perdu l'un des représentants de leur classe moyenne, et Plains son plus célèbre producteur de cacahuètes.

Taylor Swift fait un don de 250.000 dollars au Kansas City Educational Center

Taylor Swift a fait un don conséquent à Operation Breakthrough, un centre éducatif qui œuvre à l’amélioration des conditions d’apprentissage des enfants de Kansas City. En guise de remerciement, l’organisation a publié une vidéo touchante sur X où les enfants du centre expriment leur gratitude envers l’interprète de Shake It Off.

« Merci Taylor, on t’aime tous », déclare notamment un petit garçon arborant un bonnet des Kansas City Chiefs.

Operation Breakthrough est une association particulièrement chère à Travis Kelce, le petit ami de la pop star, qui la soutient activement. Grâce aux dons du joueur des Chiefs et d’autres bienfaiteurs, l’organisation accompagne près de 400 élèves chaque année et a pu ouvrir dix unités pédagogiques pour enseigner une vingtaine de compétences professionnelles aux étudiants.

Un impact concret que le don de Taylor Swift ne manquera pas de renforcer.

You va bientôt s'arrêter sur Netflix

Bye Bye, You. Netflix a confirmé que sa série avec Penn Badgley en tueur en série reviendra pour une cinquième et ultime saison en 2025. Dont on découvre cette semaine les posters "teasers" remplis de clins d'oeil et d'indices. Vous pouvez compter sur "des adieux mortels", s'amusent ses créateurs en accroche. "Trésors coupables", peut-on lire sur le deuxième visuel, un jeu de mots avec l'expression "guilty pleasure/plaisir coupable".

"Joe Goldberg revient à New York pour vivre paisiblement... jusqu'à ce que sa vie parfaite soit menacée par les fantômes de son passé et ses propres désirs obscurs", prévient le synopsis officiel de la dernière saison.

Netflix continue clairement de jouer avec "les fantômes de son passé" sur ces images qui font référence à de nombreuses personnes - à la fois mortes et vivantes- qui ont croisé le chemin de Joe au fil des saisons. On reconnaît, en vrac : Guinevere Beck (Elizabeth Lail), Love Quinn (Victoria Pedretti), Tom Lockwood (Greg Kinnear), Marienne Bellamy (Tati Gabrielle), Benjamin "Benji" Ashby III (Lou Taylor Pucci), Delilah Alves (Carmela Zumbado), Malcolm Harding (Stephen Hagan), Adam Pratt (Lukas Gage) et le Dr Nicky (John Stamos).

Badgley a terminé le tournage de la dernière saison en août, après une quatrième saison de YOU délocalisée à Londres. Joe sera donc de retour à New York pour cette dernière intrigue initialement annoncée fin 2024 sur la plateforme. Les fans devront finalement patienter jusqu'en 2025 pour savoir comment finit son histoire... "Allez, hop, Joyeux Noël !", s'amuse le CM français du service de streaming. Le show sera-t-il prêt dès le début de l'année prochaine ?