12 novembre 2020

Disney+ : un court métrage rescapé du défunt Fantasia 3

Disney+ a mis en ligne plusieurs courts métrages qui faisaient initialement partie de Fantasia 3, un projet avorté du studio. Cette semaine, coup de projecteur sur Lorenzo. Mis en musique sur le morceau Bordoneo y 900 par Juan José Mosalini et son orchestre, Lorenzo raconte la façon dont un chat de rue impitoyable avec ses congénères va, après sa rencontre avec un chat noir, se retrouver avec une queue enchantée qui va l'entrainer dans un tango envoûtant et inarrêtable.

L'idée du court métrage part de Joe Grant, vétéran de chez Disney, qui a commencé avec du dessin de personnages dès 1932. Il restera au studio jusqu'en 2004, après avoir été "animateur clé" sur Frère des ours et travaillé sur La Ferme se rebelle, son dernier long métrage. En 1949, il développe l'idée de Lorenzo, qui n'aboutira jamais. Grant avait aussi officié en tant qu'animateur sur Basil, détective privé, ce qui peut se ressentir lorsqu'on observe bien le chat des deux films.

Mais si l'idée est de Joe Grant, c'est Mike Gabriel, le réalisateur de Bernard et Bianca au pays des kangourous et de Pocahontas qui des années plus tard, met en images le court métrage à partir de papier noir, ce qui lui donne cet aspect sombre et un peu effrayant. Le ton est résolument celui de l'humour noir, ce qui est rarement le choix de l'univers Disney. La morale de fin, implicite, est particulièrement jouissive, comme la vengeance du chat noir moqué au début du film.

A l'époque, le court métrage doit être une des parties de Fantasia 3 (aussi appelé Fantasia 2006). Mais le film ne voit finalement jamais le jour, et Lorenzo, comme d'autres parties terminées du long métrage, tombe dans l'oubli. Il sera diffusé en salles en 2004 avant Fashion Maman, et récoltera une nomination à l'Oscar du Meilleur court métrage d'animation. Invisible ensuite, il est édité dans la Walt Disney Animation Studios Short Films Collection en 2015, avant d'aujourd'hui se retrouver sur la plateforme Disney+.

Joe Biden moqué : ce handicap qu'il a surmonté

Une belle leçon de vie pour Joe Biden. Né à Scranton en Pennsylvanie, le 46ème président des États-Unis élu a eu une enfance des plus normales dans une famille de catholiques irlandais modestes, au milieu de quatre frères et sœurs. Toutefois, un handicap lui a mené la vie dure durant une grande partie de sa vie, mais aussi de sa scolarité : le bégaiement. En effet, avant de se lancer dans une carrière politique auréolée de succès, Joe Biden était bègue. Un handicap qu'il a réussi à surmonter, et un combat qu'il avait évoqué durant un débat télévisé en décembre dernier.

"J'ai travaillé toute ma vie pour vaincre le bégaiement. Et je suis fier d'inspirer des enfants qui passent également par là. Cela s'appelle l'empathie", avait-il répondu sans détour à Sarah Sanders, ex-porte-parole à la Maison Blanche qui s'était moquée de la diction du candidat démocrate, parfois hésitante ou saccadée. Un handicap que Joe Biden a réussi à surmonter avec le temps, ainsi que l'expérience, mais qui figure toujours parmi les moqueries les plus courantes utilisées à son encontre. "Quand on y pense, le bégaiement est le seul handicap qu'on utilise pour humilier quelqu'un", avait-il confié en février dernier sur la chaîne CNN.

Citant notamment le film Le discours d'un roi, sorti en 2010 et qui retrace l'histoire méconnue du Roi George VI, lui aussi bègue, Joe Biden avait appelé les plus jeunes qui souffrent de bégaiement de surmonter ce handicap. "Cela peut se surmonter, avait-il affirmé. Il est extrêmement important que les jeunes qui bégaient ne laissent pas cela définir qui ils sont." Plus assuré et confiant en lui-même, le président des États-Unis élu séduit désormais par son charisme et son côté séducteur, qui n'est pas sans rappeler un ancien président français. "Comme Jacques Chirac en son temps, peu importe l'auditoire, il séduit instantanément", confiait ainsi Gérard Araud.

Chicken Little : le personnage a failli être une fille mais Disney a refusé

Avec Chicken Little, Mark Dindal - également réalisateur de Kuzco, l'empereur mégalo - s'intéressait à une invasion extraterrestre dans un village peuplé d'animaux et érigait un petit poulet en véritable héros. Pourtant, le personnage - doublé par Zach Braff en version originale et par Loránt Deutsch en version française - devait initialement être une fille. Dans une interview accordée au média Collider, le cinéaste explique avoir été inspiré par sa propre expérience de père pour écrire une histoire centrée sur une relation père-fille. "Mon héroïne était une petite fille très nerveuse et anxieuse, en proie aux crises de panique et aux réactions pour le moins excessives", se remémore-t-il.

Dans le projet initial, Chicken Little - au féminin, donc - rejoignait un camp d'été pour regagner confiance en elle. Ce camp, tenu par des moutons, était envahi par des loups déguisés, prêts à tout pour s'emparer des enfants afin d'en faire un festin. Alors que le projet était déjà bien avancé depuis quelques années et que les storyboards étaient finis, l'ancien PDG de Disney, Michael Eisner, demande à ce que le genre du personnage soit modifié. Le réalisateur apprend que cette décision du président est le résultat d'une étude de marché réalisée par le studio.

"Je me souviens que l'on m'a dit : 'Les filles iront voir un film avec un héros masculin, mais les garçons n'iront pas voir un film avec une héroïne.' C'était le bon sens de l'époque", explique Mark Dindal. Résultat : le projet change totalement de direction. Non seulement Chicken Little devient un petit garçon, mais l'histoire des loups se transforme en invasion extraterrestre. 

Il faudra attendre cinq ans plus tard, en 2010, pour que le succès de Raiponce renverse la tendance. Le film d'animation est suivi, en 2012, par Rebelle, mais surtout La Reine des Neiges, véritable carton à travers le monde avec plus d'un milliard de dollars récoltés. Le phénomène prouve qu'un projet mené par des personnages féminins peut bel et bien rassembler les foules dans les salles. 

David Fincher sur Netflix : encore 4 ans de contrat avec la plateforme

David Fincher et Netflix, c'est une histoire qui marche ! Après les séries House of Cards, Mindhunter et Love, Death + Robots, le réalisateur américain dévoilera le 4 décembre prochain sa quatrième collaboration avec la plateforme de streaming : le long métrage Mank, un biopic du scénariste Herman J. Mankiewicz, incarné à l'écran par Gary Oldman. Mais cette fructueuse relation n'est pas encore arrivée à son terme !

Dans un entretien accordé à Première, David Fincher vient en effet de déclarer qu'il lui restait encore quatre ans d'"un contrat d'exclusivité" avec Netflix. "Et en fonction de la réception de Mank, je vais soit aller les voir tout penaud en leur demandant ce que je peux faire pour me racheter, soit me présenter avec l’attitude du connard arrogant qui exigera de faire d’autres films en noir et blanc", poursuit-il en riant. "Non, je suis là pour leur livrer du "contenu" – quel que soit le sens de ce mot – susceptible de leur amener des spectateurs, dans ma petite sphère d’influence."

Pourquoi David Fincher a-t-il conclu un deal avec Netflix ? "C'est aussi parce que j'aimerais travailler comme Picasso peignait, essayer des choses très différentes, tenter de briser la forme ou de changer de mode de fonctionnement", déclare l'Américain, toujours dans cet entretien avec Première.

Pour rappel, le dernier long métrage de David Fincher pour le grand écran date maintenant de plus de six ans. Il s'agit du thriller Gone Girl, emmené par Ben Affleck et Rosamund Pike.

Connectés sur Prime Video : le premier film français sur le confinement

Confinement oblige, les apéritifs numériques sont devenus, depuis mars dernier, l'un des seuls moyens de se réunir avec ses amis en respectant la distanciation sociale. Ce moment de partage - virtuel, certes - est au cœur du film de Romuald Boulanger, Connectés, disponible sur Prime Video à compter du 12 novembre. Ce qui commence comme une comédie, simple et légère, vire finalement au thriller lorsque l'un des membres de la bande, Nico, est attaqué et séquestré par un individu masqué qui va prendre le contrôle de la conversation et dévoiler leurs secrets. De quoi mettre en péril leur amitié. 

À l'écran, une distribution explosive mène la danse : Michaël Youn, François-Xavier Demaison, Nadia Farès, Claudia Tagbo, Stéphane De Groodt, Audrey Fleurot, Pascal Demolon, ou encore Vanessa Guide. Tous apportent leur grain de folie dans ce projet singulier. Plus d'actualité que jamais, Connectés est le premier long métrage français à aborder la pandémie de la COVID-19. Écrit durant le premier confinement, le film est rapidement entré en phase de production, avec un tournage qui se tenait du 29 juin au 10 juillet 2020 dans le studio de Bry-sur-Marne.

Ce thriller technologique peut rappeler l'horrifique Unfriended ou encore le drame Searching - Portée disparue dans sa manière d'inclure les spectateurs dans le concept même du film. Ici, le public suit l'intrigue à travers un écran d'ordinateur et a accès aux moindres faits et gestes des personnages, comme s'il faisait partie de la bande. Connectés s'impose comme le film idéal pour ce second - et on l'espère, dernier - confinement.

Emily in Paris sur Netflix : une saison 2 pour la comédie romantique

Emily n'a pas fini de s'émerveiller devant les beautés de la Ville Lumière ! Comme on s'y attendait vu son succès mondial, Netflix vient d'offrir une deuxième saison à la comédie romantique Emily In Paris, avec Lily Collins et Lucas Bravo, entre autres. Aucune date de tournage n'a été annoncée pour le moment mais la série devrait revenir sur la plateforme fin 2021.

Pour rappel, la série tant décriée par les Français raconte les aventures d'une Américaine d'une vingtaine d'années originaire du Midwest, qui part s'installer à Paris après avoir reçu une proposition d'emploi des plus inattendues. Son nouveau challenge : apporter un point de vue américain à une agence de marketing française en difficulté. Créée par Darren Star (Sex & The City, Younger), elle s'est classée dans les Tops 10 mondiaux de la plateforme instantanément et y est restée de longues semaines.

Netflix en a profité pour dévoiler une vidéo promo avec les comédiens qui prononcent... "Deux".

11 novembre 2020

Ingrid Chauvin et Thierry Peythieu, c'est fini

C'est un rebondissement digne de Demain nous appartient. Mariée à Thierry Peythieu depuis 2011, Ingrid Chauvin s'est saisie de son compte Instagram pour relayer une annonce choc ce mercredi 11 novembre : les tourtereaux se séparent. "Parfois, nos vies ont besoin d'être complètement chamboulées, changées, réorganisées", a amorcé l'interprète de Chloé Delcourt en légende de sa publication. "Avec le père de mon fils, nos chemins se séparent. Je me dois de vous l'annoncer, sans pour autant vouloir communiquer davantage. Merci par avance de votre respect que je sais immense", peut-on ensuite lire.

Un pavé retentissant dans la mare. Car, si l'annonce d'Ingrid Chauvin a eu l'effet d'une bombe auprès de sa communauté, c'est parce que la comédienne de 47 ans et Thierry Peythieu paraissaient inséparables, envers et contre tout. Après une fausse couche survenue en 2012, ils avaient accueilli leur premier enfant, une petite fille prénommée Jade, le 17 octobre 2013. Mais la vie a choisi de porter à nouveau atteinte à leur bonheur puisque cette dernière, atteinte d'une grave malformation cardiaque, est décédée le 25 mars 2014, à l'âge de 5 mois. Rêvant de fonder leur propre famille, la comédienne et l'ex-premier assistant réalisateur de la série Les Toqués ont ensuite retrouvé le sourire avec la naissance de leur petit Tom. Un bonheur qu'ils ont tenté de combler avec un troisième enfant.

Ainsi, Ingrid Chauvin et Thierry Peythieu s'étaient lancés dans un véritable parcours du combattant, initié après la mort prématurée de Jade, afin d'adopter un enfant. La procédure d'adoption lancée, le couple a attendu cinq ans avant de perdre espoir, les démarches ayant été suspendues avec la naissance de Tom. L'agrément a touché à sa fin au mois de novembre 2019 et le rêve des principaux concernés volait en éclats une bonne fois pour toutes car, étant âgés de plus de 45 ans, ils ne peuvent plus faire de nouvelle demande. "Cette frustration est énorme", confiait-elle dans nos colonnes au mois de juin 2020, "Pour les parents plus jeunes, l'agrément peut être renouvelé. Pour nous qui avons dépassé 45 ans, ce n'est plus possible." Un obstacle trop lourd à surmonter ?

Christina Perri enceinte : la chanteuse hospitalisée avant la naissance de son bébé

Christina Perri qui en est maintenant à son troisième trimestre de grossesse a partagé un selfie en direct de l'hôpital dans sa story Instagram le 10 novembre. "Hey les amis, eh bien rien ne se passe jamais comme prévu", a-elle débuté. "Le bébé a un problème donc je vais devoir rester à l'hôpital jusqu'à ce qu'il sorte, ce qui pourrait être très bientôt. Et qui est beaucoup trop tôt", a-t-elle précisé. Suivie par plus d'un million d'abonnés, l'interprète de Thousand Years leur a demandé "d'envoyer un peu d'amour au petit coeur qui bat en moi pour que nous traversions tout cela". Elle n'a pas non plus manqué de remercier les médecins et infirmiers en confirmant qu'elle "ferait tout ce qu'ils suggèrent". Un message entendu par ses abonnés qui n'ont cessé de lui envoyer leur soutien, ce à quoi la chanteuse a immédiatement répondu. "Je ne peux même pas imaginer tout l'amour que vous m'avez envoyé. Je vais vivre au jour le jour, minute par minute et espérer que tout ira bien. Je me sens en sécurité et entre de bonnes mains", explique-t-elle.

La maman de Carmella a ensuite publié une nouvelle story ce matin afin de donner des nouvelles à ses abonnés. "Je viens de pleurer longuement. J'essaie de ressentir chaque sentiment au fur et à mesure qu'il se manifeste. Aujourd'hui, j'ai ressenti beaucoup de tristesse et de colère et je n'ai pas dormi de la nuit. Je dois juste rester positive et prendre chaque instant comme il vient", écrit-elle. Même si le début de son message est triste, Christina Perri s'est quand même montrée rassurante en expliquant que les "signes vitaux de mon bébé vont bien, tout comme les miens". Elle a également précisé à ses abonnés qu'elle les tiendrait au courant dans les jours qui viennent et qu'en attendant, elle essayait de rester calme et forte.

Christina Perri est mariée à Paul Costabile, un animateur et reporteur depuis 2017. Ils ont une fille Carmella, née en 2018. Avant sa grossesse actuelle, la chanteuse avait fait une fausse couche à 11 semaines en janvier dernier. Une mauvaise nouvelle qu'elle avait partagé avec ses fans en expliquant qu'elle voulait "continuer d'aider à changer l'histoire et la stigmatisation entourant les fausses couches, le secret et la honte" mais aussi que cette épreuve lui avait rappelait "à quel point les femmes sont incroyables et puissantes pour donner la vie". Si le couple avait d'abord expliqué qu'ils souhaitaient attendre le moment venu pour essayer à nouveau, c'est en juillet dernier que la jeune maman avait annoncé la bonne nouvelle sur son compte Instagram. "Carmella va être grande soeur !!! Notre bébé arc-en-ciel arrive en janvier", écrivait-elle en légende. A ce jour, le sexe du bébé n'a toujours pas été annoncé.

La 7ème compagnie au clair de lune sur TMC : un mauvais souvenir pour Gérard Jugnot

Après les cartons de Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? et On a retrouvé la 7ème compagnie (quasiment 8 millions d'entrées cumulées), un troisième et dernier volet sort en 1977 intitulé La 7ème compagnie au clair de lune. L'action est déplacée en 1942 au sein de la Résistance. Chaudard est de retour dans sa quincaillerie alors que Pitivier et Tassin, ses anciens compagnons, annoncent leur visite au grand désespoir de Mme Chaudard : elle et son frère cachent dans la cave le chef du réseau local de la Résistance, le commandant Gilles, qui organise une livraison d'armes qui vient de Londres.

Pierre Tornade, Erik Colin et Robert Dalban quittent le casting. Pour compenser leur départ, Gérard Hérold, André Pousse, Jean Carmet, Gérard Jugnot rejoignent la distribution. Ce dernier, dans le rôle du beau-frère de Chaudard, a multiplié jusqu'alors les apparitions au cinéma (Les Valseuses, Monsieur Klein, Le Locataire...) mais arpente surtout les planches avec la troupe du Splendid. Sur le plateau de La 7ème compagnie au clair de lune, il fait les frais du caractère exigeant du réalisateur, Robert Lamoureux, qualifié par ses collaborateurs de « tyrannique », « soupe au lait » ou encore « difficile ».

Il n'est pas le premier puisque Jean Lefebvre et Aldo Maccione notamment ont subi l'intransigeance du cinéaste sur les précédents opus. Bon vivant et farceur, Maccione a même claqué la porte entre les deux premiers films, fatigué du sérieux et de l'autorité du réalisateur qui ne cessait de le rappeler à l'ordre. Jugnot, alors jeune et manquant d'assurance, n'échappe pas à la fermeté de Lamoureux. Il se souvient : « Plus Robert me hurle dessus, moins j'assure ma voix. On fait 40 prises, je suis liquide. Henri Guybet me rassure en me disant qu'avant moi, c'était lui qui morflait et que Jean Carmet avait eu droit la semaine précédente à 45 prises » (extrait de Ça tourne mal ! L'histoire tumultueuse et méconnue du cinéma français de Philippe Lombard).

Pour Gérard Jugnot, cette expérience marque la fin des petits rôles dans sa carrière : l'année suivante sort Les Bronzés, son premier grand rôle dans un succès populaire.

Speed sur CStar : un film culte... Auquel personne ne croyait !

Le scénariste Graham Yost a l'idée du pitch de Speed grâce à Runaway Train (1986) emmené par Jon Voight, Rebecca De Mornay et Eric Roberts. Il s'agit d'un film de prison et d'action où un train lancé à sa vitesse maximale ne peut plus s'arrêter. Ce long métrage est à l'origine écrit par Akira Kurosawa, d'après un article relatant une histoire vraie. Graham Yost rédige un scénario centré sur ce modèle, avec un bus ne pouvant ralentir sous peine d'exploser, et le soumet à la Paramount.

Moyennement convaincu, le studio le propose toutefois à John McTiernan, qui refuse de l'adapter car il le trouve trop proche de ses précédentes réalisations (comme Piège de cristal). Il décide alors de donner le script à un directeur de la photographie qu'il connaît bien, Jan de Bont, qui se montre intéressé. De son côté, la Paramount se désengage du projet parce qu'elle pense que le public n'a pas envie de voir un film se déroulant intégralement dans un bus...

Jan de Bont et Graham Yost toquent alors à la porte de la Fox qui accepte de financer le long métrage, mais à condition que des scènes à l'extérieur du véhicule soient ajoutées. Ils écrivent donc les séquences de l'ascenseur au début (permettant par la même occasion de développer la psychologie du méchant incarné par Dennis Hopper) et du métro à la fin. Ces changements plaisent à la Fox, qui donne son feu vert pour commencer le tournage.

Toutefois, quelques jours avant le début des prises, un certain Joss Whedon (futur réalisateur d'Avengers) est engagé pour réécrire la quasi totalité des dialogues et faire d'autres modifications (notamment rendre le personnage de Keanu Reeves plus sérieux). Il n'est d'ailleurs pas prévu que le héros de Speed soit joué par l'acteur, puisque Stephen Baldwin, Tom Cruise, Tom Hanks, Wesley Snipes, Woody Harrelson, Bruce Willis et Jeff Bridges sont d'abord envisagés.

A sa sortie, Speed totalise pas loin de 283 millions de dollars de recettes à l'international pour un budget estimé à 30 millions. Il s'agit du plus gros succès du réalisateur Jan de Bont après Twister et ses 476 millions. Une suite voit donc le jour en 1997. Intitulée Speed 2 : Cap sur le danger (avec Jason Patric en remplacement de Keanu Reeves) et se situant sur un bateau, elle récolte "seulement" 150 millions de dollars alors qu'elle en coûte 110.